06.12.2010

LES CONTREPARTIES SIGNIFICATIVES A RECEVOIR AVANCEES PAR LES FRANCOPHONES …

 

 

Dans une interview accordée au quotidien Le Soir des samedi 4 et dimanche 5 décembre 2010, Olivier Maingain, député-bourgmestre, président du FDF, rappelle à bon escient les « garanties significatives » avancées par les partis francophones, en front commun, pour un accord sur l’octroi d’une plus grande autonomie des Régions en matière fiscale, notamment :

- reconnaissance irréversible de Bruxelles en tant que troisième Région 

- acceptation que son organisation ne dépende que de la seule volonté de Bruxelles

- acceptation de briser le carcan qui enferme Bruxelles en Flandre par l’élargissement de la Région de Bruxelles-Capitale.

 

Les partis francophones négociateurs s’en tiennent-ils strictement à ce qui a été entendu entre tous les partis francophones réunis en front commun ? Des voix se font entendre dans la presse quotidienne que Elio Di Rupo, président du PS, aurait cédé sur ce point aux exigences flamandes en renonçant à l’élargissement de la Région bruxelloise à sa périphérie francophone. Est-ce vrai ?

 

L’autonomie fiscale des Régions, fortement demandée par la Flandre, n’est-elle pas l’arme qu’elle peaufine pour intégrer Bruxelles quand le Plan Start - dénommé aussi Plan Leterme -

de construction d’une « ville business » en Région flamande, adossée à l’aérodrome national de Zaventem, sera opérationnel d’ici une dizaine d’années ?

 

Les Francophones ne doivent-ils pas être attentifs à ce projet flamand qui vise la délocalisation, en Région flamande, des sièges sociaux des sociétés établis à Bruxelles

vidant directement Bruxelles d’une source de revenus ? Elio Di Rupo tient-il compte de cet élément dans les concessions envisagées ?

 

Voulez-vous bien nous faire part de votre opinion ?

22.11.2010

COMMUNAUTAIRE : UN PAL B FLAMAND... ?

 

En théorie, c'est oui. En pratique, c'est non, titre avec pertinence Le Soir du lundi 22 novembre 2010.

Entendons-nous bien. Pour la Flandre, il n'y a pas de Plan A ni de Plan B, il y a un Plan flamand élaboré en 1917 avec la bénédiction du général allemand Moritz von Bissing pendant l'occupation allemande de la Belgique au cours de la Grande Guerre 1914-1918.  Pour la Flandre, il y la Flamenpolitik qui lui fixe comme objectif  la constitution d'un Etat flamand unilingue avec Bruxelles comme capitale, et un Etat wallon bilingue français/flamand avec Namur comme centre administratif et Liège comme centre culturel. Un Etat wallon plombé par l'arrière-pensée de l'Empire allemand d'intégrer à terme la Wallonie pour former un axe routier Aachen (Aix-la-Chapelle), Liège, Bruxelles, Antwerpen (Anvers), permettant à l'Empire allemand d'avoir un accès direct aux Océans par le port d'Anvers.  Cet axe Ruhr-Anvers se réalisera en 2011-2012 par l'adoubement du Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie au Benelux. Punt aan de lijn. Point à la ligne. Tout le reste n'est que littérature captieuse.

Au demeurant, les déclarations des partis flamands énumérées dans le quotidien Le Soir du lundi 22 novembre 2010 confirment notre point de vue : Bruxelles, ville flamande, capitale de la Flandre à part entière.

Voyons les choses avec lucidité ! En Belgique :

- les Affaires générales, c'est avant tout une affaire flamande

- les Affaires étrangères, c'est avant tout une Belgique flamande

- l'Union européenne, c'est avant tout une Belgique flamande

- la Défense, c'est une affaire flamande

- l'Intérieur, c'est une affaire flamande

- la Justice, c'est une affaire flamande

- les responsabilités majeures sont pour les Flamands

- les responsabilités mineures, c'est pour les Francophones.

"Un vieux réflexe de l'Etat-CVP qu’on a connu avant l'arrivée de Verhofstadt (OpenVLD, ndlr). On nomme des siens et on nomme des Flamands" tempête Daniel Ducarme, député MR. C'est la Belgique d'Oostend (Ostende) à Arlon ! Une Belgique flamande !

Serait-ce cette Belgique que les négociateurs francophones préparent dans une Réforme copernicienne ?

Les négociateurs francophones doivent savoir que, nous attendons, nous les citoyens d’en bas, un véritable front francophone, soucieux AVANT TOUT de l’intérêt général de la Communauté française, de l’intérêt de tous les citoyens francophones et non de l’intérêt particratique. Un véritable front francophone porteur de choix positifs pour l’avenir de Bruxelles, de la Wallonie et  de la langue française.

20.06.2009

BRUXELLES : 2 MINISTRES ET 1 SECRETAIRE D'ETAT POUR 51 818 ELECTEURS FLAMANDS...

Est-ce équitable ? Une adaptation du nombre de postes ministériels ? Impossible, le nombre de ministres est fixé dans une loi. Les Flamands, au cours des divers réformes de l’Etat, ont bien manœuvré ! On mesure la naïveté des négociateurs francophones... +++Une comparaison des scrutins 2004 et 2009. +++En 2004, les des scrutins régional et européen, les listes néerlandophones ont enregistré 62 516 électeurs et les listes francophones 391 216 électeurs. +++En 2009, lors des mêmes scrutins, les listes flamandes enregistrent 51 818 électeurs, soit une réduction de 10 698 électeurs ; de leur côté, les listes francophones relèvent 408 970 électeurs, soit une augmentation de 17 754 électeurs. En pourcentage, cela nous donne une diminution de 17,11 % de l’électorat flamand, et une augmentation de 4,54 % de l’électorat francophone. +++Conséquence. +++ Au niveau de la Région bruxelloise, cela ne change pas. Les Flamands conservent leur nombre de fonctions ministérielles. + + + Par contre, au niveau européen, la Flandre, selon le quotidien flamand De Standaard, perdra un siège au profit de la Wallonie en 2014 ; les Flamands occuperont 12 sièges au lieu de 13, les francophones 9 au lieu de 8, et les germanophones conservent leur siège. A voir ! Selon le mantra à la flamande : « ce que j’ai, je le conserve, ce que tu as, cela se renégocie ».

22.08.2008

LE FORUM DES CITOYENS ... UNE INVITATION A L'ECOUTE...

Une invitation aux président(e)s et co-président(e)s des partis politiques à écouter la voix de la sagesse populaire, la voix des citoyens d'en bas. Avis puisés dans les médias. ++ • DURAY André : … D'un côté de la frontière linguistique comme de l'autre, chacun est convaincu qu'il est dans son bon droit face à la réalité manichéenne qui oppose le sarkozysme à l'éliotisme… ++ • NEIRYNCK Stéphane, 1340 Ottignies : … Après tout , pourquoi ne pas essayer l'aventure du séparatisme ? Le Wallon n'est pas plus bête ou moins courageux que le Flamand. Par contre, il est certainement moins bien géré ou, pire, moins bien gouverné. Et il commence à être moins bien formé. S'il vous plaît, plaidons coupable. La gestion de l'argent public et du capital humain exige autant, voire plus de rigueur et de savoir-faire que la gestion d'une entreprise privée. C'est loin d'être le cas. A qui la faute ? A l'impunité ? … ++ • VAN DE BERG Guy, 1060 Saint-Gilles : … Dans le contexte inéluctable de scission (ou de confédéralisme), le bilinguisme imposé à Bruxelles me semble totalement contre-productif pour l'avenir des francophones. D'ailleurs, dans les faits, de plus en plus de jeunes Flamands et Wallons favorisent déjà l'anglais comme seconde langue… De nombreux citoyens d'origine étrangère ont le mérite d'avoir appris correctement le français, pourquoi donc leur imposer une langue régionale, le flamand ?… ++ • BAEYENS Remi, 1000 Bruxelles : … Du côté des négociateurs francophones, on peut aussi s'étonner d'un comportement politique douteux : on ne se présente pas à des négociations en disant : "Nous ne demandons rien". Pourquoi alors négocier ? C'est une humiliation pour l'autre partie, ce qui n'arrange rien. C'est faire preuve d'un piètre sens politique malgré la présence d'éminents professeurs d'université aux côtés des négociateurs… ++ • RACHART F., 4970 Stavelot : … Faut-il être déconcerté par la demande flamande de plus d'autonomie ? Je ne le crois pas dès que l'on considère comme pleinement fondée une vision d'un fédéralisme évolutif, ouvert à l'autonomie et réservant autant que possible une certaine solidarité interrégionale et interpersonnelle. Que ce soit un besoin d'association ou un besoin de plus d'autonomie qui prédomine, peu importe, c'est le propre de l'organisation fédérale de les concilier… ++ • PETIT Jean-Paul. Perte des valeurs : … Ce qui m'inquiète par ailleurs, comme criminologue, c'est que cette attitude délibérément méprisante, ou gravement inconsciente, d'un nombre croissant de nos dirigeants (cfr Charleroi) ne peut que se répercuter sur notre jeunesse, car "l'exemple vient d'en haut" et si les "grands" ne montrent plus que tels exemples, on peut s'attendre à une recrudescence de la "perte des valeurs", et donc à une explosion des incivilités et aussi de la délinquance ! … ++ • LEHOUCK Emile. Mieux vaut une vraie scission : … Décidément, lorsqu'on lit les déclarations de certains dirigeants flamands, on se demande si la Belgique existe encore. Il y a quelque temps, l'un d'eux déclarait qu'il fallait considérer les Wallons s'installant en Flandre comme de simples immigrants ; aujourd'hui, le bourgmestre de Lennik fait enlever tous les drapeaux belges de se commune. Il les remettra, affirme-t-il, lorsque la Belgique sera devenue une confédération. En réalité, la différence entre fédération et confédération n'est pas très claire. Même l'Union européenne, qui répond bien à la définition, précise d'une confédération, "association d'Etats souverains" tend au fédéralisme en ce sens que de plus en plus de décisions importantes sont prises à Bruxelles et que, depuis le début, les pays riches aident les pays pauvres. La Suisse est depuis longtemps un modèle de (con)fédération : les cantons jouissent d'une grande autonomie, mais ne contestent pas les prérogatives de l'Etat central ; chacun parle sa langue, mais n'est pas offensé par la langue de l'autre ; les Suisses sont très fiers de leur nationalité. Rien de tout cela ne semble faire partie du programme des flamingants actuels. Mieux vaut une vraie scission qu'une Belgique qui n'existerait plus que sur le papier…

04.01.2008

LES FLAMANDS TRAVAILLENT DUR...

les Flamands en général, j’ai des doutes quand on sait que 4 Flamands sur 5 de plus de 50 ans ne travaillent plus… --Mais leurs négociateurs ? Eux, certainement. Et bien même ! - - On nous informe que, se haussant un peu du col, la Flandre se prétend la région la plus riche du monde… Ouais, s’ils le disent. - -Une des raisons de cette « richesse » ? Les effets des accords du Lambermont conclus en 2001 à la demande des francophones (on comprend mieux pourquoi ils se disent n’être plus demandeurs de rien…). Petit rappel, ces accords ont permis le refinancement des Communautés et Régions. Mais, évidemment, ils profitent davantage à la Flandre car les moyens complémentaires versés à l’enseignement sont, depuis lors et jusqu’en 2012, basés sur le rendement régional de l’IPP. Soit 34 % pour la Communauté française et 66 % pour la Flandre. - - Mais que faisons-nous encore ensembles dans ce pays ? Comment s’étonner du sous-financement de notre enseignement ? Et pourtant malgré ça… Depuis la dernière guerre, aucun prix Nobel (*) n’a été attribué à un Flamand… Je me demande ce qu’en pense ce bon Leterme ? - - (*) George Pire (Nobel de la Paix en 1958, Albert Claude (Nobel de Physiologie et de Médecine en 1974, Christian De Duve (Nobel de Physiologie et de Médecine en 1974), Ilya Prigogine (Nobel de Chimie en 1977) - -www.claude-thayse.net