23.06.2009

SANTE OUBLIQUE - UN S.P.F. TRES FLAMAND !

Pas étonnant. Mais l’article publié dans le mensuel Diagnostic n° 269, juin 2009, du Gerfa, nous interpelle. Il montre et démontre la passivité des représentants francophones face à la flamandisation des services publics. A la lecture de cet article, on peut se poser la question : Que font-ils donc au sein du kern et du Conseil des Ministres ? + + Le rédacteur de Diagnostic nous dit : On nous bassine les oreilles avec la règle de la parité qui protégerait les francophones à l’Etat fédéral. Nous avons déjà démontré que c’est un leurre au conseil des ministres, puisque le Premier est systématiquement flamand et que les fonctions régaliennes échappent en grande partie aux Francophones. Dans l’administration fédérale, la règle de la parité est de plus en plus mise à mal comme au S.P.F. « Santé publique, Sécurité de la Chaine alimentaire et de l’Environnement », plus prosaïquement ministère de la Santé publique. + + Ainsi dans ce département dirigé par la socialiste Laurette Onkelinx, le comité de direction est aux mains de la Flandre... 7 Néerlandophones et 2 Francophones. + + Comme d’habitude, et cela semble une stratégie concertée, les trois fonctions-clés d’encadrement (Personnel, Budget et Technologies de l’information et de la communication) sont aux mains des Néerlandophones. + + Si on y ajoute le fonctionnaire dirigeant de l’I.S.P. (Institut de Santé publique) Johan Peeters (N) et le fonctionnaire dirigeant du CERVA (Centre d’Etudes et de Recherches vétérinaires et agricoles) Pierre Kerckhofs (F), on arrive au chiffre de 8 N et 3 F. + + De plus, les Francophones n’occupent pas des fonctions stratégiques, car les compétences de Van Hoegarden et de Moreau ne soutiennent pas la comparaison avec la direction générale des Hôpitaux ou avec les fonctions d’encadrement. + + Et ce n’est pas qu’au comité de direction que le déséquilibre règne puisque les fonctions supérieures ne sont accordées qu’à des agents du rôle linguistique néerlandais, que le porte-parole du ministère est néerlandophone, que le chef de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaine alimentaire (AFSCA) est néerlandophone et que le responsable des relations extérieures est également néerlandophone. + + On peut s’étonner que la ministre de la Santé (P.S.) laisse persister une telle mainmise, d’autant qu’elle est manifestement irrégulière puisque les lois sur l’emploi des langues garantissent la parité dans les emplois de direction. + + Une fois de plus, les Francophones ne se défendent pas et laissent faire, comme de multiples dossiers où le centre de gravit bascule totalement au profit du nord du pays. + + Dans ce S.P.F., pardon, FOD, MEN SPREEKT NEDERLANDS... et tant pis VOOR DE FRANSTALIGEN qui comptent pour du beurre !

15.04.2009

LE GOUT DU COMMENTAIRE

A travers le prisme d’un Français de Belgique+++J.-B. QUICHERON, par courriel - Lorsque je suis arrivé en Belgique en 1966, comme la moyenne des Français de l’époque, je ne connaissais guère ce petit royaume bien sympathique. Je n’en connaissais surtout pas les problèmes linguistiques ni l’histoire. Je débarquais d’Allemagne où je m’étais assez bien intégré et mon avenir allait probablement se dessiner à Bruxelles. Je me rappelle les émissions radiophoniques de l’époque où l’on vous ressassait les oreilles des questions communautaires que j’ignorais totalement. Ceci avait le don de m’irriter, car ayant vu la richesse des Belges d’alors – à faire pâlir d’envie nombre de Français – je ne comprenais pas pourquoi on s’enquiquinait dans ce pays de cocagne de ces questions qui me semblaient somme toute secondaires. + + +Voilà maintenant 40 ans que je réside dans une commune à facilités et vis avec une charmante épouse belge francophone. Tous les quatre – nos deux fils compris – parlons couramment le néerlandais et pourtant nous ne fréquentons guère la communauté flamande. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi il en est ainsi. Peut-être que le fait de parler une langue de grande diffusion nous rend moins sensible à la culture néerlandophone. En y réfléchissant de plus en plus et surtout en voyant les problèmes linguistiques s’exacerber, je m’aperçois de la grande différence entre le fait d’être ‘vlaamssprekend’ et ‘vlaamsvoelend’. Je me sens parfaitement à l’aise dans ce pays et dans notre commune flamande qui est finalement francophone à 60% et néerlandophone à 40%. Mais même si ma culture est internationale (je suis interprète de conférence allemand-anglais-néerlandais), je continue à respirer en français et à m’alimenter (culturellement et dans le quotidien) en français. Je ne vois pas bien qui pourrait s’arroger le droit de me faire penser ou agir autrement, d’autant que le français est une des langues officielles de la Belgique... +++Vous avez la faculté de lire la suite sur le site de la Ligue Wallonne de Bruxelles via www.liguewallonnebruxelles.be

17.03.2009

BHV : NON BOYCOTTAGE DES ELECTIONS...

POURQUOI LES 21 BOURGMESTRES DE BHV NE BOYCOTTERONT-ILS PAS LES ELECTIONS EUROPEENNES ?… + + + Ne croyez pas que la Flandre s’adoucit, que ses édiles se mettent à cultiver la sagesse ! Bien loin de là ! Croire à la sagesse retrouvée de la Flandre, vous vous tromperiez lourdement. C’est tout simplement le résultat d’une opération arithmétique. + + + Le nombre de parlementaires belges à envoyer à l’Europe est, de par l’extension de l’Europe à de nouveaux Etats membres, ramené de 24 à 22. L’arrêté royal du 24 octobre 2008, publié dans le Moniteur belge du 23 novembre 2008, a réparti les 22 mandats entre 13 Néerlandophones, 8 Francophones et 1 Germanophone. Comment la répartition des sièges a-t-elle été faite ? + + + De droit, la Communauté germanophone obtient 1 siège ; il reste dès lors 21 sièges à répartir entre la Communauté française et la Communauté flamande sur la base de leur population. + + + Le nombre de Francophones pris en considération comprend le nombre d’habitants dans la circonscription électorale de Wallonie, augmenté du nombre de Francophones de l’arrondissement administratif de Bruxelles déterminé sur la base des votes émis en faveur des listes francophones. + + +Le nombre de Néerlandophones pris en compte s’obtient en prenant le nombre d’habitants dans la circonscription électorale de Flandre, augmenté du nombre d’habitants de l’arrondissement administratif de Hal-Vilvorde et de la partie des habitants de l’arrondissement administratif de Bruxelles qui a voté pour des listes flamandes. + + + Vous observez que les Francophones de la périphérie, habitant dans l’arrondissement administratif de Hal-Vilvorde, sont automatiquement comptés comme « Flamands ». Ce qui augmente la « population flamande » de 78 518 Francophones, avec comme conséquence que les Flamands obtiennent le dernier siège au détriment des francophones ! Voilà pourquoi les 21 bourgmestres flamands ne boycotteront pas les élections européennes du 7 juin prochain ! Ils ont obtenu satisfaction ! + + + Dans la réalité du terrain, la répartition des sièges devait attribuer 12 sièges aux Flamands, 9 sièges aux Francophones et 1 siège aux Germanophones. Au lieu de cette répartition représentant la réalité du terrain, les Flamands obtiennent 13 sièges, les Francophones 8 sièges et les Germanophones 1 siège. + + + Du côté francophone, on a une fois de plus avalé la couleuvre sans réaction ! Acceptation de l’assimilation de la population francophone à la population flamande. Les partis francophones n’ont rien dit, aucun d’entre eux. Ont-ils caché la manœuvre flamande par omission ? Nous nous posons la question ;Pourquoi ? + + +Les ministres francophones faisant partie du Conseil des Ministres et du Kern devaient avoir le courage de remettre en question l’accord douteux de 1989, contresigné par Philippe Moureaux, PS. Les Flamands, eux, n’auraient pas hésité un millionième de seconde avec menace de boycott à l’appui. = = =Reposons la question : Que font nos Vice-Premiers ministres et les ministres francophones au Conseil des Ministres et au Kern ? Sont-ils les béni-oui-oui des intérêts exclusifs de la Communauté flamande ? Il suffit de prendre le cas de la défiscalisation qui, dans la réalité, renforce la puissance financière de la Flandre…

06.11.2007

SONDAGE EN PERIPHERIE : UNE INDICATION ...

Selon un sondage réalisé pour le RTBF et la VRT parmi 600 habitants de la périphérie bruxelloise dont 68 % sont francophones et 28 % néerlandophones :- Plus d'un Flamand sur deux est favorable au maintien des facilités à condition que sa commune reste en Flandre - Trois personnes sur cinq souhaitent la suppression de la circulaire Peeters- 86 % des néerlandophones sondés souhaitent rester attachés à la Flandre- 68 % des francophones consultés prônent le rattachement à Bruxelles- 57 % de l'ensemble des personnes consultées souhaitent le maintien des facilités sir leur commune reste en Flandre.- 30 % des prsonnes interrogées sont favorables à une extension des facilités- 72 % des sondés estiment que le français devrait pouvoir être parlé lors des séances du conseil communal- 61 % de ces personnes souhaitent la suppression de la circulaire Peeters -- Conclusion ; les communes à facilités penchent pour Bruxelles.