09.03.2009

IL DEVAIT NOUS GOUVERNER...

RUDY AERNOUDT : BIENVENUE CHEZ LES LIBERAUX (PRL) = = Février 2009. Au cours d’un vote tendu qui voit la division dans la Fédération M R (PRL-FDF-MCC), tous les parlementaires MCC votent « contre », les parlementaires FDF se divisent en « contre » et en « abstention », tous les PRL, majoritaires au sein du M R, votent « pour », Rudy Aernoudt (LiDé) est adoubé ; il signe le contrat en trois points que lui présente Didier Reynders : = = 1. il occupe la troisième place sur la liste européenne = = 2. les adhésions de membres de LiDé au M R se feront à titre individuel = = 3. l’adhésion au M R entraîne ipso facto l’adhésion au programme M R sans autre alternative. = = On comprend difficilement l’adhésion de Rudy Aernoudt et de son parti LiDé aux trois points du contrat sans avoir obtenu une substantielle contrepartie. Lui, qui avait affirmé qu’il ne « rejoindrait le parti libéral que s’il acceptait son manifeste en dix points » ! Un accord secret était-il signé entre les deux parties ? = = Il est permis de le penser. Très rapidement, Rudy Aernoudt cadre son adhésion au programme du M R en déclarant, en substance, à la radio qu’il rejoint le M R en fonction d’un « choix stratégique » de rassemblement des forces libérales en Wallonie, dont l’objectif est de changer les choses en Wallonie mal gérée par le PS et les… syndicats. = = Son populisme et les dérives qu’il charrie ne pouvaient que braquer les composantes FDF et MCC du M R contre l’intégration de LiDé et de son leader Rudy Aernoudt. Didier Reynders dut rapidement, dans les 48 heures, faire marche arrière et dénoncer l’accord, l’encre de la signature étant à peine séchée ! = = Avec le messie du Nord, le « bienvenu » chez les libéraux du M R, il n’y aurait plus eu de chômeurs et de chômeuses en Wallonie, il y aurait eu des gueux et des gueuses. = = Avec le coloris du Nord, il n’y aurait plus eu du rouge en Wallonie, il y aurait eu du noir, du jaune et du gris bleu. = = Avec la gouvernance du Nord, il n’y aurait plus eu de carriéristes en Wallonie, il y aurait eu des ilotes. = = Un vent venant du Nord, attisé par le M R, allait souffler en permanence sur le Sud. Le nordet remplaçait le suroît. = = Rudy Aernoudt, le cheval de Troie de la Flandre que voulait chevaucher le président du M R Didier Reynders, ira dès lors seul aux élections ; il déposera ses propres listes aux élections régionales, une francophone et une néerlandophone à Bruxelles. Un récent sondage ne lui accorde qu’un minime pourcentage ne lui rapportant aucun siège.

07.01.2009

PAIX ET FRATERNITE...

Telle est la devise du Club Richelieu de Bruxelles. Un club Richelieu, souligne R/Jean-Luc Robert, président du Club Richelieu de Bruxelles, n’est pas qu’un lieu de rendez-vous mensuel à l’occasion d’une conférence. Notre devise « Paix et fraternité » nous ouvre d’autres voies. Il en va de même de nos objectifs que sont la défense de la langue française et l’aide à l’enfance… = =Nous devons être davantage ambitieux en matière de défense de la langue française, ponctue R/Jean-Luc Robert. Prenons contact avec nos instances et préparons une rencontre ; les Sommets de la Francophonie, organisés par l’Organisation internationale de la Francophonie, OIF, revêtent une importance primordiale pour l’avenir de notre langue et même de notre culture auxquelles nous sommes tous tant attachés. Y être présents activement. Aussi, l’absence du Rwanda au Sommet tenu récemment à Québec et son désir d’adhérer au Commonwealth n’est pas une bonne nouvelle. Tout comme la perception d’un recul de l’utilisation du français dans la fonction publique européenne. Le président R/Jean-Luc Robert invite à une réflexion à cet égard.

15:28 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paix, fraternite, objectifs, oif, richelieu |  Facebook |

07.11.2008

LECONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA SOCIETE BELGE ...

Ironie d’un participant à la réunion au « Sommet » entre le Fédéral et les Régions !Une grand-messe flamande ! L’expression des sensibilités flamandes : « Le touche pas à ma Flandre, le modelage de la Wallonie aux intérêts de la Flandre ».Ainsi les secteurs de l’environnement, de l’énergie et de l’emploi sont discutables dans les limites où les analyses n’empiètent pas sur les plates-bandes de la Flandre. Un « Sommet » qui accouche d’une simple « stratégie concernée » selon le schéma flamand : constitution de cinq groupes de travail avec mission de rentrer un rapport sur la conjoncture pour le prochain « Sommet » fixé au 25 novembre prochain! + +Au menu, cinq objectifs, à savoir : = =1. La crise bancaire = =2. L’emploi = =3. Les investissements publics, routiers, ferroviaires, télécoms = =4. L’observatoire des prix = =5. Le soutien aux exportations. = =Qu’attendre ? Un marchandage politico-communautaire, comme d’habitude, à l’avantage de la Flandre ! Un certain scepticisme sur la capacité des représentants francophones à rééquilibrer les rapports Nord/Sud.

20.10.2008

LA REFORME DE L'ETAT - OBJECTIFS DU M R...

Au regard de la position des partis flamands qui veulent très vite une réforme de l’Etat hors BHV et de la nomination des trois bourgmestres francophones élus démocratiquement le 10 octobre 2006, le M R se positionne par la voix de son Vice-président, Olivier Maingain, FDF. + + Le M R a trois objectifs ; il souhaite fermement que ces trois objectifs soient rencontrés dans une réforme de l’Etat équilibrée. Ces trois objectifs sont : + + 1. Garder un fédéralisme équilibré où l’Etat fédéral a encore un rôle d’arbitre et donne des garanties aux francophones du pays. Il ne peut être question d’entrer dans le schéma du confédéralisme imaginé par la Flandre. = =2. Bruxelles doit être une Région à part entière à l’égal des deux autres Régions. Un respect d’engagements antérieurs. = =3. Une rectification de la frontière linguistique. On ne peut accepter la logique flamande qui vise à faire de la frontière linguistique actuelle une frontière d’Etat. = = Une constatation. Un fédéralisme équilibré passe par un désenclavement de Bruxelles du territoire flamand. Bruxelles est le cœur économico-financier-culturel de l’ensemble de la Belgique. L’intégration de Bruxelles en Flandre signifie la mort économique de la Wallonie et la mort de l’Etat constitutionnel Belgique puisque succéderait à l’Etat Belgique constitutionnel un Etat flamand de fait. Les Wallons et les Flamands doivent comprendre que le cœur de la Belgique doit se développer au sein d’un espace vivable ; cet espace mord sur la Flandre et sur la Wallonie. Les uns et les autres doivent accepter un élargissement économique de Bruxelles. = = Trois objectifs à suivre.

07.12.2007

GUY VERHOFSTADT Ier A... VERHOFSTADT III ?...

Il s’est, du reste, posé en Premier ministrable dans sa déclaration d’intronisation de « conseiller particulier » du Roi Albert II. Tenue vestimentaire impeccable, ton grave, style pur : « l’heure est grave », « la crise s’éternise au-delà du raisonnable », « le pays est confronté à des défis socio-économiques importants qui ne peuvent attendre », « notre pays a besoin d’une réforme des institutions », « c’est ensemble et dans le dialogue que nous pourrons trouver des solutions »…Pas d’arrogance, pas d’exclusives, pas de mots revanchards, mais des mots du cœur, des mots de confiance, des mots de foi, des mots d’espérance… Ensemble. Les ingrédients du parfait homme d’Etat, du parfait gentleman. Le séducteur, l’enchanteur.Guy Verhofstadt se fixe deux objectifs :Premier objectif : Une réforme des institutions. « Notre pays a besoin d’une importante réforme des institutions… dans les meilleurs délais »Deuxième objectif : Règlement des dossiers urgents. « Il importe de régler certains dossiers urgents qui dépassent le cadre des affaires courantes. Je veux vérifier comment et dans quel contrat nous pourrons nous y atteler ».Cette double mission, si bien emballée, ne contient-elle pas dans un emballage doré le plan flamand de réforme de l’Etat de A à Z approuvé, en 1999, par tous les partis flamands ? Dans l’affirmative, les Franciens, sous l’empire de Guy l’Enchanteur, présenteront à la Flandre, en toute soumission, un coq déplumé et vidé de ses entrailles, prêt pour une immersion en apnée dans le bouillon flamand. Les Bruxellois, tête basse, remettront les clefs de la Ville à Gracieuse Flandre.Cette double mission ne contient-elle pas, dans son emballage doré, les éléments de gouvernance par « pouvoirs spéciaux » ? Dans l’affirmative, les Franciens se réveilleront, un beau matin de nuit étoilée, sous régime flamand majoritaire. Ils chanteront en chœur, en flamand, guidé par la baguette du Maître : C’est ensemble et dans le dialogue que nous trouvons des solutions. Merci Maman,… ». Ensemble.Car, que couvrent les paroles de Patrick Dewael, Open VLD, vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur ? « Le Parlement peut parfaitement se prononcer au cas par cas sur certains dossiers majeurs. Il ne doit pas avoir peur de son ombre ; il peut parfaitement décider de transformer une proposition de loi en projet de loi (Ndlr : p.ex. la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, sans élargissement de Bruxelles) ». La page est tournée… La Belgique est België. Paraphrasant André Cools, ancien Président du PS : la dernière chance pour un accord équilibré entre les deux communautés est passée… La communauté française est morte.Raymond WATRICE