01.03.2010
LES SOCIETES LITTERAIRES ET LES LIGUES WALLONNES...
C’est à partir de 1870 que se sont développées des sociétés littéraires wallonnes et des Ligues wallonnes en Wallonie et à Bruxelles, en réaction aux premières lois linguistiques votées par le Parlement à la suite de pressions du Mouvement flamand. Presque chaque commune d’une certaine importance avait sa ligue wallonne, son cercle littéraire et sa troupe théâtrale. Leur objectif était la promotion des langues régionales et de la langue française, de la culture régionale et de la culture française, ainsi que la défense des intérêts des Francophones, notamment, pour l’accès aux emplois publics.+ + + Pratiquement, chaque commune de l’agglomération bruxelloise avait sa Ligue wallonne. Au fil des ans, les Ligues perdirent de leur influence ; les unes après les autres se rapprochèrent de la Ligue wallonne d’Etterbeek et s’y intégrèrent. C’est à ce moment que la Ligue wallonne d’Etterbeek, restant seule sur le territoire de l’Agglomération bruxelloise, changea de nom. Tout d’abord, elle opta pour le nom de Ligue wallonne de Bruxelles, puis en 1982 pour le nom de Ligue wallonne de la Région de Bruxelles ; dans la foulée, elle modifia le titre de son bulletin mensuel, L’Alliance Wallonne, par celui de La Ligue Wallonne. La Ligue wallonne d’Etterbeek voulait ainsi marquer que la Région de Bruxelles s’étendait à sa périphérie. Sous sa nouvelle dénomination, elle milite contre les exigences nationalistes de la Flandre et pour la solidarité entre Bruxelles et la Wallonie au sein d’une Fédération Wallonie-Bruxelles. + + + La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles attend que se lève un vent de libération à Bruxelles, Liège, Arlon, Namur, Nivelles, Charleroi, Mons, Tournai. Elle attend qu’une voix lance le mot libérateur. Sur les traces de Jules Delaite qui, en 1898, s’écriait : « Prenons ouvertement l’offensive et poursuivons l’obtention d’un régime séparatiste ». En 1912, il faisait le voeu de voir « la Wallonie séparée de la Flandre en vue de l’extension de son indépendance vis-à-vis d’un pouvoir central et de libre extension de ses activités propres ». C’était dans les années d’avant la guerre de 1914-1918. Gageons qu’il associerait maintenant à ses paroles la Région de Bruxelles, dans le cadre de la solidarité Wallonie-Bruxelles.
15:06 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ligue wallonne, independance, separatiste, offensive, jules delaite |
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30.01.2009
L'OFFENSIVE FLAMANDE SUR BRUXELLES SE PRECISE : NE SOYONS PAS NAIFS...
… Exclamation de l’Echevin de la Ville de Bruxelles, Mohamed Ouriaghli, PS, à la lecture du livre-programme distribué par Pascal Smet, SP.A, ministre bruxellois flamand de la Mobilité et échevin empêché de la Mobilité et de l’Urbanisme à la Ville de Bruxelles. « Ne soyons pas naïfs ; la revendication de suppression des communes est une vieille revendication flamande qui vise à transférer des compétences vers un niveau de pouvoir où les Flamands sont surreprésentés », souligne l’échevin Mohamed Ouriaghli. + + Dans son livre-programme « Une ville, une ambition », Pascal Smet, SP.A, fusionnent les 19 communes pour former le Grand Bruxelles. Une revendication du Mouvement flamand qui a pris corps pendant l’occupation allemande de 1940-1945. Exit la Région bruxelloise, intégration pure et simple de Bruxelles en Flandre – au demeurant capitale de la Flandre – suivie d’une épuration du français. + + L’offensive flamande sur Bruxelles s’exprime par la projection de l’image d’une ville multiculturelle à fondement flamand. Un florilège de néologismes pour désigner les institutions culturelles se propage : « Palais des Beaux-Arts » devenu « Bozar », « Kiosque » devenu « Kiosk », « Boutique » devenue « Bootik », « Cinémathèque » rebaptisée « Cinematek »… Les trams, les bus, le métro, les taxis, les vélos de la ville sont repeints en gris, en noir et jaune(glissant vers l’orange)… La griffe du gentil, du souriant, du modéré, Pascal Smet. + + Ne souriez pas ! Demain, en Wallonie, « Tec » deviendra « Tek. Le temps des « K » ; la « Komedie ». Le tout-au-Flamand.
14:23 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, wallonie, communes, offensive, bootik, mohamed ouriaghli, cinematek |
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07.01.2008
OFFENSIVE "AERIENNE" SUR BRUXELLES...
Titre de la Carte blanche de Gauthier van Outryve, rédacteur en chef de la revue "Mille Décibels", publiée dans le quotidien Le Soir des 08 et 09 octobre 2005. Les médias, le monde politique, le monde socio-économique, personne n'en parlent. La Peur... d'offenser le Pouvoir ? ---De quoi s'agit ? Il s'agit de "vider" Bruxelles de ses rentrées fiscales au profit de la Flandre en dotant celle-ci d'une porte internationale ouverte sur le monde économique et en lui faisant supporter toutes les nuisances du trafic aérien : le Plan Start, élaboré, peaufiné, lancé par celui que la Flandre veut pour gouverner la Belgique : Yves Leterme, CD&V, Monsieur Flandre d'abord ! Un plan socio-économique pire que le Plan Anciaux de dispersion des nuisances sonores !Le Plan Start a été décortiqué par Gauthier van Outryve ; il est surprenant et décevant que la Région bruxelloise, dirigée par Charles Picqué, PS, se soit tue et se taise. ---Le Plan Start consiste à ériger une ville d'affaires à côté de l'aéroport de Bruxelles-National à Zaventem, en territoire flamand. Des centaines de mètres carrés de bureaux seront construits. Le trafic aérien sera doublé. La dispersion des nuisances sonores sera adaptée à l'intensité des vols. 821 millions d'euros seront investis… Tel est le schéma du Plan Leterme. ---Conséquences pour Bruxelles. ---Les conséquences négatives de l'implantation d'une ville d'affaires à la porte de Bruxelles sont lourdes pour la Région bruxelloise. Une déperdition économique. Alléchées par des conditions d'implantation intéressantes, de nombreuses entreprises n'hésiteront pas à franchir la "frontière linguistique" et déménager leurs bureaux à Zaventem. De même, les investisseurs étrangers s'installeront dans l'Eldorado flamand où couleront à flot des millions d'euros. ---A la déperdition économique, se greffe une grave menace environnementale pour Bruxelles, dénonce Gauthier van Outryve : "Grosso modo, la vocation du plan de dispersion était de diviser par deux les nuisances dans le Noordrand afin que la pression sur ses habitants ne puisse jamais dépasser le niveau initial. Un rapide calcul permet de comprendre que la charge des nuisances sur Bruxelles, sur l'Oostrand et sur le nord du Brabant wallon, au moins doublée depuis le Plan Anciaux, devrait à terme être quadruplée… Le plan de dispersion n'est rien d'autre qu'un plan de captation, un transfert d'habitabilité depuis une zone bruxelloise et francophone vers une zone authentiquement flamande… Jamais aucun autre moyen d'affaiblir Bruxelles n'aura été aussi efficace…". ---Didier Reynders, MR, et Laurette Onkelinx, PS, n'ont pas bronché en Conseil des Ministres ; ils ont laissé le ministre Landuyt, SP.A, être l'instrument docile de Bart Anciaux (Spirit). ---Le gouvernement Verhofstadt III ne fera rien, bien au contraire, pour améliorer la situation puisque le nouveau ministre chargé de la Mobilité n'est autre que Yves Leterme, CD&V, auteur du Plan Start… ---En conclusion de son analyse, Gauthier van Outryve fait un constat morose : "… La Région bruxelloise n'a plus qu'à user de son droit de légitime défense. Aucune grande ville européenne n'a à subir autant de nuisances aériennes pour des motifs uniquement politiques… La crise des nuisances aériennes est une épreuve de vérité. De ce conflit, Bruxelles sortira renforcée ou sans grand espoir pour son avenir". ---Les politiciens francophones sauveront-ils Bruxelles ? Ne l'ont-ils déjà pas abandonnée dans leur lutte fratricide pour le Pouvoir ?
14:45 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : offensive, aerienne, analyse, gauthier van outryve, lutte, pouvoir, region, bruxelloise |
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