15.09.2011

OLIVIER MAINGAIN : "BRISER LE CARCAN BRUXELLOIS"

 

Olivier Maingain, président du FDF, député fédéral, ancien échevin de Bruxelles-Ville, actuel bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, juriste, plaide en faveur d’un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie : C’est la manière d’établir une relation équilibrée entre Bruxelles et ses deux régions voisines, le gage d’un Etat stable ». Son combat, sa conviction, sa foi.

Il livre sa stratégie avec clarté dans ses contacts avec la presse et dans le mensuel du FDF « Perspectives francophones » : élargir Bruxelles, ratifier la convention-cadre, étendre les pouvoirs de la Communauté française.

Dans un contact avec David Coppi, journaliste, publié dans Le Soir du 18 août 2011, il rappelle : «  L’existence de l’arrondissement de BHV était une compensation au tracé de la frontière linguistique au début des années soixante. Donc, si d’aucuns du côté flamand estiment aujourd’hui qu’ils sont en droit de remettre en cause l’existence de BHV, nous sommes en droit, nous, de remettre en cause la frontière linguistique… ».

Il éclaire la portée d’une scission de BHV. « … Il est faux de faire croire aux gens, pontifie-t-il, que l’on va stabiliser le pays parce que l’on va scinder le pays. Si on laisse faire les choses aux conditions des partis flamands, la scission sera la préfiguration du confédéralisme voire du séparatisme… Une scission de BHV et l’acceptation d’une frontière linguistique, qui deviendrait une future frontière d’Etat, sont les plus puissants leviers pour nourrir le nationalisme et le séparatisme au Nord du pays. Car, dans ce cas-là, Bruxelles est enfermée en Flandre… Ceux qui n’auront pas le courage de dire non à la scission de BHV n’auront pas davantage le courage demain de dire non à la scission de la Sécu, voire même du pays. C’est la grave erreur des Francophones : ils ne voient jamais dans l’étape d’une négociation institutionnelle ce qui prépare déjà l’étape suivante dans le point de vue des Flamands ».

Il exprime sa détermination dans son analyse livrée au quotidien La Libre Belgique des samedi et dimanche 10 et 11 septembre 2011 : « La meilleure des formules, souligne-t-il, c’est le rattachement à Bruxelles des six communes à facilités…Prenons cette liste de fabuleuses compensations exceptionnelles… Cela ne répond pas au problème fondamental de l’enfermement de Bruxelles… Le projet d’étouffement de Bruxelles est en marche ! Mais c’est cela la scission de BHV : l’accaparement par la Flandre de Bruxelles. Il faut desserrer l’étau territorial qui enferme Bruxelles sinon à terme la Flandre va faire croire au monde entier que Bruxelles est effectivement en Flandre…

Il met en garde. « … Je suis au regret de dire que la Communauté urbaine, c’est une tranche de lasagne supplémentaire et c’est absolument sans intérêt… C’est un début de mise sous tutelle de la Région bruxelloise… Les Flamands nous demandent de préparer la prospérité future de la Flandre qui va nous mettre en difficulté, d’enfermer Bruxelles en Flandre… Le CD&V veut les avantages du séparatisme sans les inconvénients… ».

Il s’ouvre. « … Je suis déterminé… Ceux qui pensent qu’on va stabiliser le pays avec un accord très déséquilibré se trompent et trompent l’opinion publique. Il faut aussi arrêter de nous dire que la ;prospérité d’un pays dépend de la scission d’un arrondissement ? Personne ne réclame cela au niveau européen. C’est honteux. C’est un chantage… ».

13.08.2011

LE SORT DU FRANCAIS EN BELGIQUE ENTRE LES MAINS DU MR..

C’est bien le sort de la langue et de la culture françaises qui se joue dans la sphère politique. Ce n’est pas le sort de la Belgique en tant qu’Etat souverain qui est en péril ; la Flandre, nonobstant des déclarations d’ultranationalistes et d’autres dits démocrates, l’a dit et répété : « Nous  ne voulons pas la fin de la Belgique, nous voulons une Belgique flamande, confédérale sous notre vasselage ».

Le PS de Elio Di Rupo, le CDH de Joëlle Milquet, Ecolo de Jean-Michel Javaux, ont marqué leur accord pour qu’il en soit ainsi.

Il reste le MR de Charles Michel, formation politique groupant diverses tendances parmi lesquelles le PRL, le FDF, le MCC, qui se tait ; la méfiance et la défiance sont dans ses rangs.

L’intérêt personnel y prévaudra-t-il sur l’intérêt général de la Communauté française ? Didier Reynders joue son poste de ministre (mais, on dit qu’il briguerait une fonction internationale), Charles Michel met en jeu la place du MR sur l’échiquier électoral, Olivier Maingain joue son poste de Bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert et les maïorats et majorités FDF à Bruxelles et en périphérie.

L’intérêt général s’imposera-t-il au MR la défense de la langue et de la culture françaises ?

Le choix du MR fixera le choix du citoyen.

05.04.2011

BRUXELLES DANS SES LIMITES NATURELLES ? FAUT-IL Y CROIRE ?

 

Olivier MAINGAIN, FDF : « L’élargissement de Bruxelles figurera sur la table des négociations ».

Dans une interview récemment accordée au groupe Sud-Presse (La Capitale, La Meuse, La Nouvelle Gazette), Olivier Maingain a clairement dit que l’élargissement de Bruxelles figurera dans ses priorités s’il est appelé à la table des négociations au sein de la délégation du M R. Signalons à ce sujet qu’il a encore tout récemment reçu des assurances du nouveau président, Charles Michel, de figurer dans cette délégation.

« Je rappelle » dit le président amarante « tous les partis francophones se sont engagés à l’époque à demander l’élargissement qui est la garantie réelle d’assurer la stabilité au coeur du pays ».

Pour Olivier Maingain, l‘élargissement de Bruxelles doit faire partie de la discussion face à des partis flamands qui exigent, eux, la scission de l’arrondissement de BHV. Que ceux-ci considèrent l’élargissement comme un sujet tabou, n’effraie nullement le président des FDF.

« Je ne dis pas aux Flamands de ne pas mettre sur la table leurs exigences qui ne font pas plaisir aux Francophones. C’est le principe de la négociation. Mais pourquoi, dans le même temps, les Francophones devraient-ils s’abstenir de le faire ? Si je dis non d’office à des revendications flamandes, il n’y a pas de négociations. Idem, si les Flamands réagissent de la même manière. Je signale que le FDF n’a jamais été responsable d’une rupture dans les discussions passées auxquelles il a participé. Et s’il n’y a pas d’accord, cette fois, après plus de 8 mois de négociations, ce n’est pas notre faute non plus … »

Source : Perspectives francophones n° 65, mars/avril 2011.

22.03.2011

UNE FEDERATION WALLONIE-BRUXELLES : UNE UTOPIE ?

 

Pour Olivier Maingain, président des FDF, c’est non : « Bien au contraire, c’est la réponse au nationalisme flamand ». Il s’en exprimé dans un débat sur BEL-RTL animé par Pascal Vrebos et dans une interview de Bertrand Henne sur les ondes de la RTBF, après deux tentatives avortées, faites par des politiciens francophones, d’une réflexion avancée sur un avenir commun aux Francophones de Bruxelles et de Wallonie. Guy Debisschop, rédacteur en chef de Perspectives francophones, centre la pensée de Olivier Maingain : « Il est indispensable de créer un lien territorial entre Bruxelles et Wallonie ». Ecoutons Olivier Maingain :

- Sur les ondes de BEL-RTL : « Nous sommes aujourd’hui confrontés à une crise existentielle de la Belgique. Il faut constater que les négociations à 7 constituent un échec, qu’elles ont poussé le pays au bord du précipice »

- Sur les ondes de la RTBF : « Il faut répondre de manière forte à ce nationalisme flamand. Comment ? Une première réponse constructive est le désenclavement de Bruxelles, en créant un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie. Mais la réponse la plus forte que nous puissions apporter est la fédération Wallonie-Bruxelles face à des Flamands qui sont entrés dans la logique de l’aventure institutionnelle et qui veulent préparer l’indépendance de la Flandre à leurs conditions ». Olivier Maingain met en garde les Francophones en cas d’acception de la scission de BHV : « … Et si un jour la Flandre prend son indépendance et que nous avons accepté une scission de BHV sans élargissement, en application du droit international, Bruxelles sera en Flandre… avec l’accord des Francophones ».

- Au forum des F.D.F. : Nous ne servirons pas les plats à ceux qui veulent le séparatisme à leur avantage en emportant dans leurs bagages Bruxelles et la périphérie. Ceux qui accepteront la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, accepteront la scission de la sécurité sociale… Si le CD&V veut, comme il le dit, que Bruxelles soit mise sous tutelle, d’une manière ou d’une autre, qu’il fasse clairement le choix d’une Flandre indépendante avec la N-VA, nous construirons un avenir commun aux Wallons et Bruxellois ».

Utopie ? Ces déclarations nous paraissent utopiques, chimériques. Des déclarations sans lendemain. Du verbalisme. Nous attendons toujours un plan concret de construction émanant des bureaux des partis de la Région wallonne, des collèges communaux bruxellois… Nous attendons l’organisation d’un congrès destiné à poser les fondations et les murs porteurs d’une véritable union entre la Wallonie et Bruxelles, régions de langue et de culture françaises.

 

19.11.2010

PROBLEME DE GOUVERNEMENT : QUE SE PASSE-T-IL ?

 

Amis, voyez-vous s'élever une fumée blanche ?

 

13 juin 2007, Wallons et Bruxellois se relaient au haut de la Tour Belgique ; ils scrutent l'horizon. La relève transmet chaque jour le même message : "Rien à signaler".

10 juin 2010, trois ans plus tard, au haut de la Tour Belgique, Wallons et Bruxellois se repassent le même message "Rien à signaler". Aucune fumée blanche ne s'élève dans le ciel en surcharge d'électricité.

Dans le monde politique, les responsables se réunissent en catimini dans des lieux super secrets ; les entrées et les sorties se font par des portes secrètes… "Discrétion" ; "Aucun commentaire" ; "Aucune communication"… Le jeu du "Tout va très bien Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien…"

Le Roi fait appel à des législateurs, spécialistes des fonctions en "eur" : informateur, clarificateur, préformateur, médiateur, conciliateur... qui font appel à des experts officiels (Banque Nationale, Bureau du Plan) pour assister les experts des centres d'études des partis politiques… Et les sentinelles, wallonnes et bruxelloises, du haut de la Tour Belgique, ne voient désespérément rien venir, pas de fumée blanche à l'horizon. Elles se relaient, jour après jour, avec la mine des jours de deuil ; elles se passent et repassent les mêmes lettres "R.A.S.".

Le front francophone est aux abonnés absents ; une brève rencontre furtive sur une stratégie à développer en cas d'un coup de force flamand, à la Chambre des Représentants, scindant l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Le black-out complet. Tout ce que le citoyen reçoit, le mandant cependant, ce sont les éclats des invectives que les responsables politiques lancent à la tête de l'un et de l'autre. La N-VA est catégorique : "Pour nous, tout est fini si le PS ne change pas de position… Le vrai problème est que le PS a peur de l'autonomie fiscale pour les entités fédérées. Pour le PS, la réforme ne peut rien couter à la Wallonie, il faut un refinancement de Bruxelles et du fédéral. Il est clair que c'est la Flandre qui recevra la note." Le PS, un zeste de mépris, pontifie : "Pour ce qui concerne la N-VA, adressez-vous à la N-VA…"

Ces responsables politiques ne doivent-ils pas rendre des comptes aux citoyens ? S'ils sont dans une logique de "séparation", qu'ils le disent. S'ils sont dans une logique de "nation ethnique", qu'ils le disent. S'ils sont dans une logique de "nation citoyenne", qu'ils le disent. S'ils sont dans logique d'une "Belgique féodale", qu'ils le disent. S'ils sont dans une logique d'une "Belgique évanescente", qu'ils le disent. Qu'ils aient le courage politique de poser la question aux citoyens dans une consultation populaire !

C'est l'appel de Olivier Maingain, président du FDF : "Il n'y a aucune raison que les francophones renoncent à une demande constante et unanime : l'élargissement de Bruxelles. Une consultation permettrait d'expliquer à la population l'enjeu et de lui demander son avis… Si affirmer ses positions dans une proposition de loi est une provocation, autant mettre la démocratie entre parenthèses".

C'est l'appel d'un collectif des jeunes venant de différents horizons politiques ; il évoque la primauté du principe de solidarité "pour permettre de surmonter les difficultés qui touchent la Belgique, mais également pour restaurer la confiance aujourd'hui  malmenée des citoyens envers leurs élus". Un participant appel à "l'actuelle redéfinition du paysage institutionnel belge".

C'est l'appel du citoyen : savoir ce qui se négocie.

C'est l'appel pressant de nos adhérents à travers leur soutien actif au credo de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles.

08.11.2010

APOPHTEGMES A MEDITER

* Olivier MAINGAIN, président du FDF : "Accepter la scission pure et simple de BHV, c'est accepter que la frontière linguistique devienne une future frontière d'Etat. Et là, ne pas obtenir l'élargissement de Bruxelles - ou au moins un lien  territorial avec la Wallonie - c'est mettre Bruxelles en Flandre".(Le Soir du 06.09.10).

 

*NATIXIS, banque d'affaires  : "La Wallonie n'est clairement pas la région la plus assistée d'Europe". (Le Soir du 14.10.2010)

 

* Paul MAGNETTE, PS, ministre : "Le rattachisme est une idée lunaire qui ne fait que trois adeptes en Wallonie…".

 

* Béatrice DELVAUX, rédactrice en chef, Le Soir du 22.10.2010 : "Gardez à portée de main votre répertoire des blagues en "eur". Car si ce conciliateur n'est pas un … leurre, rien ne permet de croire, sauf l'envie, qu'il fera l'affaire".

 

* Julien DELAITE, Ligue wallonne de Liège 1898, appelle à la séparation administrative (fédéralisme) avec la Flandre : "Chacun maitre chez soi ; un Parlement fédéral composé à parts égales de Wallons et de Flamands gérera l'armée, la justice, la monnaie…".

 

* Denis GRIESMAR, Finis Belgica : "Si la Wallonie semble aujourd'hui économiquement à la traine, c'est que le régime belge a depuis plus d'un demi-siècle favorisé la Flandre, et à cet égard, une sortie d'élections paradoxale, offrant le poste de Premier ministre à un Wallon,  ne serait qu'une "solution" cache-misère accentuant la dépendance des Francophones atteints d'un véritable "syndrome de Stockholm". Le temps ainsi "gagné serait en réalité perdu, car ouvert aux manœuvres flamandes autour de Bruxelles. Car les enjeux seront clairs : dépendance prolongée d'une région francophone stratégique et risque d'asphyxie, et, à terme, de basculement d'une des grandes métropoles de langue française du monde".

 

* Rudy DEMOTTE, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française, au regard des exigences flamandes en matière communautaire et en matière économique, appelle tous les Francophones à envisager toutes les hypothèses : "il est certain, dit-il, que nous devons nous prendre en  mains nous-mêmes… La Wallonie et Bruxelles ont des outils pour voir ce qu'on peut faire pour soi-même et ne pas attendre demain".

 

Quelles réflexions pouvons-nous faire à la suite de ces déclarations ?

21.09.2010

BRUXELLES LIVREE A LA FLANDRE ?

 

 

Un sursaut bruxellois ? "Mon choix est fait" s'exclame Olivier Maingain, président du FDF : "Moi, je lutte pour la dignité". Est-il soutenu au sein de la fédération MR par ses coassociés, le PRL de Didier Reynders et le MCC de Gérard Deprez ?  Nous doutons à l'écoute des déclarations de Armand De Decker, PRL, et de Gérard Deprez, MCC ! Et nous avons peur d'être lâchés, d'être livrés à la Flandre !

Olivier Maingain nous rend force et courage lorsqu'il dit :"Le drame c'est que les négociateurs francophones sont entrés dans une logique de concession en concession, de chantage en chantage sans avoir eu la volonté de répondre avec des arguments solides comme ceux que nous avons mis sur la table des négociations en 2007. Je pourrais ressortir, précise-t-il, à Madame Milquet le document commun CDH-MR lorsque nous avons tenu tête à Bart De Wever. Y figuraient l'élargissement de Bruxelles, le pleine compétence de la Communauté française en périphérie, la convention-cadre de protection des minorités nationales, le changement radical des lois linguistiques à Bruxelles où, selon certaines études, à peine un peu plus de 5 % de Flamands y vivent encore. Aujourd'hui tout ça a été oublié ! Cette résistance pendant des années a servi à quoi en définitive ?"

Eh oui ! A quoi a servi le cri "Liberté - Bruxelles français" lancé par des milliers et des milliers de Bruxelloises et de Bruxellois sur les marches de la Bourse en 1964 ? Nous n'osons pas prononcer le mot "Rien". 46 ans ont passé ! Le doute et l'amertume font pleurer notre vieux cœur. Est-ce possible ? Pourquoi nous ont-ils abandonné ? Pourquoi nous abandonnent-ils ?

L'appel à la raison de Olivier Maingain aux partis francophones, aux partis du "Front des Francophones" n'est-il encore, ne sera-t-il que des paroles qui s'en vont vers l'oubli; emportées par le vent ?… Mais que rappelle Olivier Maingain au PS, au CDH, à Ecolo ? Il leur demande de revenir aux fondamentaux, à l'exigence d'un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles car, souligne-t-il "en cas de scission de BHV sans élargissement, la Région bruxelloise risque de devenir un territoire isolé comme le fut jadis Berlin-Ouest. La menace sur Bruxelles est très lourde".

Ce sera un non-retour ! Selon la presse flamande, les partis francophones négociateurs, PS, CDH, ECOLO, ont renoncé à une régionalisation de Bruxelles ; ils ont opté pour une communautarisation. Autrement dit, ils ont opté pour Bruxelles ville de Flandre !  Appelez dorénavant les Bruxellois de langue et de culture françaises, "Francophones de Flandre" aux libertés jugulées !

La Fédération MR,  formée par le PRL, le FDF et le MCC, existe-t-elle encore ? Bruxelles a-t-elle encore le courage d'aller sur les marches de la Bourse ? Bruxelles a-t-elle encore la force de vivre ? Amertume !

Adieu, ma Bruxelles !

10.09.2010

NOTRE AVENIR, AU BESOIN SANS LA FLANDRE…

… des paroles fortes que l'on aime entendre et voir se concrétiser.

Des paroles fortes exprimées par Olivier Maingain, président du FDF, député fédéral, sur le site du quotidien français le Monde : « Aujourd'hui, écrit-il, la Flandre ne veut plus cohabiter dans un cadre fédéral belge et donc la question est de savoir si nous pouvons poursuivre une cohabitation avec la Flandre, aux conditions que ses partis les plus nationalistes cherchent à nous imposer... Le pire serait de sacrifier les intérêts essentiels des Francophones pour ne sauver qu'un temps les apparences d'une unité belge que, de toute manière, les partis flamands remettront en cause… Je me réjouis de la prise de conscience rapide, chez les décideurs politiques francophones, pour évaluer la manière de concevoir notre avenir, au besoin sans la Flandre ».

Voilà qui est bien dit. Une fierté retrouvée qui "réoxygène" le sang dans nos veines. Une fierté retrouvée d'un peuple qui n'accepte plus de continuer à se faire mépriser en souriant béatement. Bruxelles des Defosset, Lagasse, Outers, Van Ryn, renait . Des Bruxellois et des Wallons qui savent ce qu'ils sont : des Francophones pleinement conscients de leur solidarité, de leur unité, de leur identité française, des bâtisseurs d'un avenir commun.

Remémorons-nous les fortes paroles de Paul-Henri Spaak écrites dans Le Soir du 17 octobre 1971  : "Je suis maintenant convaincu que malgré le système absurde, arbitraire et injuste qui a été imaginé par une majorité méprisant les principes de droit les plus élémentaires, la tentative de conquérir Bruxelles va se poursuivre. Profitant des avantages qui leur ont déjà été garantis, les Flamands vont multiplier leurs efforts pour atteindre leur but… Le statut hybride de la nouvelle Constitution impose à la capitale, aux yeux des Flamands les plus militants, n'est pas définitif. Il ne constitue qu'une étape, une transition qui doit conduire à faire reconnaître le caractère flamand de Bruxelles…Quand je songe à tout cela, je le déclare avec force : Non, tout n'est pas terminé à Bruxelles. La vérité, c'est que nous nous trouvons à la veille de nombreux combats. Devant une telle situation, deux attitudes sont possibles : celle de la résignation et celle de la résistance….Courber la tête devant l'arbitraire, se résigner devant un avenir plein de menaces, c'est se faire le complice de toutes ces erreurs et de toutes ces fautes. Il m'a fallu longtemps pour perdre mes espérances. Mes yeux sont maintenant tristement ouverts sur une situation grave mais qui n'est pas encore désespérée…Je le répète, on ne peut pas se résigner, il faut lutter".

Ne vous laissez pas décourager? Ne vous avouez pas vaincus. Tout est possible si on le veut.

02.09.2010

PERIPHERIE : POSITION COMMUNE DES CHEFS DE FILE BRUXELLOIS DES PARTIS DEMOCRATIQUES FRANCOPHONES…

 

Un rappel du communiqué de presse de fin mars 2007.

N'oublions pas au moment où il est question d'une "Nouvelle Belgique", selon l'expression de Nollet, Ecolo, ministre wallon :

"Les chefs de file bruxellois des partis démocratiques francophones ainsi que leurs représentants au sein de l'Union des Francophones en périphérie bruxelloise se sont réunis ce jeudi 29 mars 2007.

Ils rappellent que la présence des Francophones dans la périphérie de Bruxelles est un fait qui se confirme davantage à chaque élection. Ainsi, les listes francophones ont remporté plus de 20 % des voix lors des élections européennes de 2004 sur Hal-Vilvorde. Dans les communes à facilités, ils constituent largement la majorité des électeurs.

Ils rappellent que les droits des Francophones découlent d'accords historiques, qui n'avaient rien de "provisoires". Ces droits sont assurés par le régime des facilités ainsi que par l'existence de l'arrondissement judiciaire et électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Ils refusent le démantèlement de ces droits.

Ils s'insurgent contre les atteintes constantes à l'exercice des droits des Francophones et mettront tout en œuvre pour les rétablir. Ils soutiennent les mandataires de la Périphérie décidés à faire respecter la correcte application des lois linguistiques.

Ils appellent, en outre, à la ratification de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales, à la suppression des circulaires linguistiques du Gouvernement flamand et au renforcement de la protection des droits des Francophones de la périphérie.

Ils refusent toute demande visant à rompre les liens entre les Francophones de Wallonie, de Bruxelles et de la Périphérie.

Remettre en cause l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ne peut s'envisager, pour eux, qu'à condition d'élargir les frontières de la Région de Bruxelles-Capitale et d'obtenir des garanties équivalentes à l'intérêt que représente l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour les autres Francophones de la périphérie.

Les chefs de file bruxellois des partis démocratiques francophones ont décidé de rester en contact afin de travailler conjointement à la réalisation de ces objectifs communs."

 

(s) Joëlle Milquet pour le CDH, Christos Doulkeridis pour Ecolo, Olivier Maingain pour le FDF, Jacques Simonet pour le MR-LB, Philippe Moureaux pour le PS

NOTE : RAPPELEZ EN NOMBRE  AUX PRESIDENTS DES PARTIS FRANCIOPHONES CE COMMUNIQUE DE PRESSE QUI VAUT ENGAGEMENT

 

28.06.2010

UNE NOUVELLE TRANCHE DE BRUXELLES PRESENTEE SUR LA TABLE DU TROC ?...

Le scénario de 1989 façonné par Philippe Moureaux, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, se réécrira-t-il en 2010, avec Di Rupo, président du PS ? La Région de Bruxelles est de nouveau aux abois sur le plan financier ; la faillite la guette. + +La cogestion de Bruxelles par la Flandre (dominatrice) et la Wallonie se dessine en échange d'un paquet d'euros, suffisamment pesés pour remettre le financement de Bruxelles sur la table des négociations dans 10 ans, avec, cette fois, en contrepartie, l'incorporation de Bruxelles en Flandre. Et l'octopus flamand sera accompli ! + +En fait, la cogestion en douce de Bruxelles est en cours depuis la dernière réforme de l'Etat ; les matières relatives à l'enseignement, à la culture, aux sports, à l'aide à la jeunesse… sont gérées par la Région flamande et par la Communauté française ; elles échappent à la Région bruxelloise. Le plaidoyer de la N-VA pour la suppression de Bruxelles est l'expression verbale de ce qui se passe en coulisse… La rupture du mur du silence par la N-VA a provoqué l'ire des partis francophones. Quoi, les "petites manigances", les "petits arrangements" sont mis sur la place publique ? Les réactions des partis francophones ne se sont pas fait attendre… Il faut faire impression sur le citoyen ! + +Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, des trémolos dans la vois : "C'est une déclaration de guerre". + +Christian Doulkeridis, Ecolo, ministre bruxellois, mielleux, un regard tourné vers Groen : "Encore une promesse que Bart De Wever ne peut pas tenir". + + Joëlle Milquet, présidente du CDH, verbeuse : "La N-VA est dans une logique frontale d'affrontement et de surenchère qui nous éloigne des solutions qui doivent être trouvées dans un cadre de discussion acceptable pour tous… Pour ceux qui en doutaient encore, il est toujours indispensable de dire non aux propositions inacceptables de la N-VA. + + Olivier Maingain, président du FDF, un tantinet plus ferme, plus clair : "L'enjeu est de plus en plus évident : il faut briser le carcan enfermant Bruxelles en Flandre, pour qu'elle ne soit pas emportée dans les bagages des nationalistes flamands". + + Armand De Decker, PRL branche libérale du M.R., président du Sénat, n'est pas tendre à l'égard du FDF branche bruxelloise du M.R. ; ces propos n'arrangent pas les choses pour Bruxelles. Faut-il s'étonner ? Il s'agit tout simplement d'un retour de la bourgeoisie flamande dans ses terres, dans le cadre de la poursuite logique du processus d'évaporation de la Belgique, disons de "balkanisation" de l'Union européenne en construction. Un processus qui, au demeurant, n'est pas une exclusivité belge. Voyons l'éclatement de la Yougoslavie, la partition de la Tchécoslovaquie, l'implosion de l'empire russe, les mouvements séparatistes en Italie, en Grande Bretagne, en Espagne, des velléités d'autonomie en France métropolitaine et d'Outremer… Un fractionnement des Etats dès qu'un avantage en nature se constate dans une "région" pour en profiter seule au maximum. + + Demandons aux représentants francophones d'être conscients que l'avenir du français en Belgique est menacé ; la cogestion de la Région bruxelloise, voulue par la Flandre, n'est qu'une étape dans l'évaporation de la Belgique francophone et de sa mutation en un Etat België de langue néerlandaise. Le retour de la België de 1815 rejetée en 1830 par les Belges. Qu'ils en soient conscients ! Nous le leur redemandons avec insistance !

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