06.06.2011
QUID DE LA PROTECTION DES MINORITES ?
Morte et enterrée la ratification par la Belgique de la Convention-cadre pour la protection des minorités signée en 2001. Dix ans ont passé… La ratification est toujours refusée par la Flandre.
Le 2 mai 2011, la Belgique devait passée le traditionnel « Examen Périodique Universel » devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Evidemment, le rapport belge élaboré par le ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere, CD&V, escamote la protection des minorités nationales. Et pourquoi ? Tout simplement, parce que la Flandre ne reconnaît pas l’existence de minorités sur son sol. Que font donc les ministres francophones au Kern et au Conseil des Ministres ? Ne seraient-ils que des béni-oui-oui de la Cause flamande ? Se foutraient-ils des 150 000 Francophones de la périphérie bruxelloise, des Francophones fouronnais, des milliers de Francophones habitant des villes et communes jouxtant la frontière linguistique séparant la Flandre et la Wallonie ?
Steven Vanackere, CD&V, a beau jeu de répondre aux rares politiques francophones qui ont à cœur de défendre la culture française dans les communes à facilités sises en « territoire » flamand ; le ministre flamand des Affaires étrangères leur rétorque : « Le rapport national a été élaboré avec les Régions et Communautés ainsi qu’avec les institutions concernées par les droits de l’homme (Office des Etrangers, police, Centre pour l’égalité des changes et la lutte contre le racisme, etc…). Les ONG ont pu formuler des remarques ».
Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, piteusement, se retranche derrière « le caractère consensuel » dont doit revêtir le rapport ! Il cautionne la « soumission » à la Flandre : « La Communauté française a défendu l’idée d’un rapport répondant aux critiques émises à l’encontre de la Belgique, en ce compris celles portant sur la protection des minorités. Mais le rapport doit revêtir un caractère consensuel. C’est pourquoi un certain nombre d’apports qui auraient pu être proposés par une Communauté ne s’y retrouvent pas ».
Sans fausse honte, il proclame « Nous serons là ! » : « Je puis vous assurer que le Délégué Wallonie-Bruxelles accrédité à Genève et un membre de mon Cabinet pourront répondre aux questions qui suivront la présentation des exposés ».
Est-il permis de se poser les questions : Avec quelle ardeur défendront-ils les droits des Francophones de vivre libres et dignes dans leur langue et leur culture françaises sur leur territoire naturel ? Que diront-ils à propos de la non-ratification de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales ? A propos du Wooncode ? A propos de la non-nomination des bourgmestres francophones démocratiquement élus le 10 octobre 2006 ? Seront-ils convaincants dans leurs plaidoiries ? Des effets de manches et puis s’en iront-ils ?
Plus d’un mois est passé depuis le passage de la Belgique devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Que s’est-il passé ? Mutisme !
Que peuvent dire, au citoyen lambda, Caroline Persoons, FDF, députée bruxelloise, et Damien Thiery, FDF, député fédéral, auteurs d’interpellations auprès de leur Parlement ?
Le citoyen d’en-bas ressent avec amertume le manque d’informations de la part de ses représentants politiques ! Cependant, que de promesses d’informations, de contacts, d’écoutes ne font-ils à la veille et au lendemain des élections… !
17:16 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : steven vanackere, kern, ong, rudy demotte, wallonie-bruxelles, caroline persoons, damien thiery, fdf |
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05.05.2011
CTB - COOPERATION TECHN. BELGE
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300 jeunes se mobilisent pour partager leur vision de la citoyenneté mondiale |
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| Au cours de l’année scolaire 2010-2011, plus d’un millier de jeunes se sont rassemblés autour de 30 projets soutenus par Annoncer la Couleur. Au fil des mois, ils ont investi du temps et de l’énergie pour faire partager leur intérêt pour la citoyenneté mondiale au travers d’une réalisation concrète et créative (pièce de théâtre, capsules vidéo, exposition, etc). Le 6 mai 2011 sera l’occasion pour ces groupes de se rencontrer et d’échanger sur leur démarche de projet. Une façon originale et festive d’évaluer les actions menées ! En collaboration avec l’équipe pédagogique du Musée Royal d'Afrique Central (MRAC) et différentes Ong, une variété d’animations et d’ateliers, autour de thèmes liés aux mouvements sociaux, aux questions de souveraineté alimentaire, aux décolonisations ou à l’engagement citoyen sera proposée pour aller plus loin dans la sensibilisation déjà réalisée. La journée se clôturera par un concert du groupe Spray Can Arts, un collectif artistique liégeois qui marie les disciplines du hip-hop: graff, rap, deejaying et break dance |
14:32 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : couleur, projet, mrac, ong, sprsy can arts |
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31.03.2011
PLANTER DES ARBRES N'A RIEN D'UNE COMPENSATION CARBONE...
communique de presse de belga media support |
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Planter des arbres n’a rien d’une compensation carbone, et ne compense donc pas l'empreint |
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| Certaines sociétés plantent des arbres en pensant au climat et à l'environnement. Il s’agit là d’une excellente initiative, car il est essentiel de contrer la déforestation, de gérer de manière durable les forêts existantes et d'en créer de nouvelles. Et, c'est vrai, les arbres aident à diminuer la quantité de CO2 dans l'atmosphère. | ||
| Il serait toutefois osé de qualifier la plantation de forêts de compensation de CO2 (ou d'une neutralisation de l'empreinte CO2), d'autant plus lorsque cela se passe dans notre pays. Les Nations Unies ont en effet établi une série de règles très strictes concernant la compensation de CO2. L'une d'entre elles stipule que la compensation de CO2 ne peut avoir lieu dans les pays occidentaux. En soi, c'est assez logique : en tant que pays occidentaux (signataires du Protocole de Kyoto), nous avons de facto une obligation de diminuer au maximum nos émissions de CO2, étant en effet responsables de presque toutes les émissions de CO2 dans l'atmosphère. Difficile de parler de compensation additionnelle (qui ferait véritablement une différence) lorsque vous faites quelque chose qui est déjà exigé. Il est indispensable de développer de nouvelles forêts sur tous les sites adéquats que compte la Belgique. Cependant, on ne peut véritablement parler de compensation de CO2 que s’il est question d'une réduction supplémentaire de CO2, qui n'aurait pas lieu en d'autres circonstances. Personne ne peut donc affirmer compenser ses rejets en CO2 (ou neutraliser son empreinte CO2) en plantant des forêts... qui auraient de toute façon dû voir le jour. Les Nations Unies parlent dans ce cas du principe d'additionnalité, en vertu duquel le CO2 ne peut être compensé que dans les pays en développement qui ne sont pas sous le coup d'une obligation de réduction, et où la compensation donnera alors véritablement lieu à une réduction supplémentaire. De plus, la plantation d'arbres est un terrain très délicat en termes de compensation de CO2. Si les arbres absorbent effectivement le CO2, ils le libèrent à nouveau lorsque le bois est brûlé, qu'il pourrit ou autre. Dès lors, il est très difficile de garantir que les réductions seront permanentes. Raison pour laquelle les Nations Unies ne reprennent actuellement pas la plantation d'arbres comme une compensation valable aux émissions de CO2. Par contre, des projets d'énergie renouvelable ou d'efficacité énergétique sont, eux, pris en compte. Il y a par ailleurs toute une série d'autres règles auxquelles il faut satisfaire avant de pouvoir parler de compensation qualitative de CO2. La position du WWF à ce sujet est la suivante : http://wwf.panda.org/what_we_do/how_we_work/businesses/climate/offsetting CO2logic entend donc attirer l'attention sur ce qui suit : s’il est louable de planter des arbres, il ne s’agit pas d’une compensation carbone au sens strict du terme. Il convient d’y veiller lors de la communication à ce sujet. C’est pourquoi nous regrettons que certaines grandes entreprises et parfois même des ONG ne prennent pas la peine de communiquer correctement à propos de leurs actions, menaçant ainsi de miner l'ensemble du concept de compensation de CO2 |
16:11 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : arbre, plantation, forêts, co2, ong |
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