07.04.2011
APFF APPELLE A L'ONU POUR DEFENDRE DES DROITS CULTURELS EN FLANDRE
COMMUNIQUE DE PRESSE
L'APFF forcée d'en appeler à l'ONU
pour défendre les droits culturels des Francophones de Flandre
De Haan (Belgique), le 7 avril 2011 –« Il y a plus de dix ans, qu'au nom des francophones habitant en Flandre, nous demandons qu'on ne fasse pas obstacle à notre droit de vivre notre culture. Rien de plus ! », souligne l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) dans le dernier numéro des « Nouvelles de Flandre ».
Et de poursuivre : « Nous sommes pratiquement tous bilingues et nous avons souligné à maintes reprises que nous n'entendions nullement remettre en cause le statut linguistique de la Flandre.
Un seul politicien flamand a pris la peine de nous répondre: Yves Leterme. Il nous a remerciés pour notre "apport apprécié" à la réforme de l'État. Tous les autres hommes politiques du nord du pays ont, par leur silence, refusé la main tendue. Au cours des derniers mois de négociations, notre problème n'a pas été évoqué une seule fois.
Ajoutons à cela que le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a tout bonnement éludé les questions communautaires dans le rapport qui doit servir de base à l'Examen périodique universel de la Belgique devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Pas la moindre allusion à la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales que notre pays a signée en 2001, mais que la Flandre refuse toujours de ratifier! Rien non plus à propos de la non-nomination des bourgmestres de la périphérie et du "Wooncode" (le code du logement flamand).
Pour nous, la ratification de la Convention-cadre est primordiale. Il ne s'agit ni plus ni moins que du respect de notre identité culturelle. De ne pas être discriminés, voire assimilés! Nous sommes dès lors forcés de nous adresser aux instances de l'ONU. Notre dossier est particulièrement révélateur du bien-fondé de notre modeste revendication de protection culturelle.
Les nationalistes flamands disent : "Les francophones ne sont pas une minorité en Flandre". A défaut de pouvoir nous référer à un recensement linguistique, nous avons fait réaliser, en 2009, un sondage par "Dedicated Research" qui a révélé la présence de 367.000 francophones en Flandre. 309.000 ont le français pour langue maternelle. 58.000 entretiennent des liens étroits avec notre culture, parce qu'un de leurs parents est francophone et qu'ils parlent parfaitement le français. »
A l’APFF de s’appuyer tour à tour sur l’Encyclopédie du Mouvement flamand (1973 et 1998) et sur le Rapport Nabholz (adopté en 2002).
« Le rapport Nabholz a suscité la Recommandation 1301 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe qui outre la ratification de la convention-cadre et la reconnaissance de toutes les minorités identifiées (dont la minorité francophone de Flandre) recommande que la Belgique "prenne des mesures effectives pour promouvoir la tolérance et le dialogue entre les groupes linguistiques et leurs cultures respectives". L'Assemblée souligne le rôle de l'éducation, des échanges culturels et des médias. Elle recommande "qu'un accord de coopération culturelle soit conclu d'urgence entre les communautés francophone et néerlandophone".
14:45 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : apff, onu, francophonie, flandre, yves leterme, woocode |
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06.12.2010
UNE IMAGE FLAMANDE DE LA BELGIQUE A L’ETRANGER…
C’est le thème que développe le Gerfa, organisation syndicale agréée, dans son magazine mensuel Diagnostic n° 282 de novembre 2010.
Selon Gerfa : « Le poids du nord du pays dans les rouages de l’Etat fédéral est impressionnant. Dans les relations extérieures, il ne s’agit pas d’un déséquilibre ponctuel ou conjoncturel, mais bien d’une mainmise flamande particulièrement efficace ».
Comment pourrait-il en être autrement ? La Flandre détient tous les postes régaliens au sein du gouvernement et la majorité en poids de pouvoir au sein du Conseil des Ministres ! Evidemment, « dans les partis politiques, on rétorquera, souligne Gerfa, que cela n’est pas vrai, car les règles de parité sont globalement respectées ». C’est vrai, mais il y a une différence d’influence entre un poste de premier rang et un poste de second rang à grade égal.
Gerfa donne pour exemple les grandes ambassades : Berlin, Londres, Paris, Washington ; trois d’entre elles, Berlin, Londres et Washington, échoient aux Néerlandophones ; une, celle de Paris, revient aux Francophones. Au niveau des ambassades de second rang, la parité paraît équilibrée. Il n’en reste pas moins que toutes les ambassades belges en Afrique centrale : République démocratique du Congo, Rwanda, Burundi, Congo (ex-français),Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, pays de langue française, sont occupées par un Flamand, seule l’ambassade belge au Sénégal a été attribuée à un Francophone !
La remarque est également valable pour les représentations permanentes auprès des grandes institutions, telles que ONU et OTAN postes occupés par un Flamand, seule l’Europe est attribuée à un Francophone.
« Le constat est particulièrement clair, souligne en conclusion le Gerfa ! La plupart des postes stratégiques sont occupés par le Nord du pays. Les Francophones ne reçoivent que quelques compensations dans les postes du deuxième ou troisième rang, histoire de respecter la parité linguistique. Au commencement de cette étude, nous évaluions les postes stratégiques détenus par les Francophones à 30 ou 35 %. On en est loin et même très loin et c’est le chiffre de 20 % qui paraît plus proche de la Réalité ! A l’instar de ce qui se passe à l’armée, on s’aperçoit que le Nord du pays place ses pions là ou la Belgique constitue un enjeu, une porte d’entrée ou une plus-value […] Pendant ce temps, les Francophones restent particulièrement passifs et même quand ils assurent la direction des Affaires étrangères (comme sous l’ère du ministre Louis Michel), ils se révèlent souvent incapables d’inverser le cours des choses. Pire, ils se donnent une image détestable comme lors de la résurrection couteuse du consulat de Marseille pour caser un affidé. Tout cela à un moment où le Nord du pays développe des revendications séparatistes. L’analyse de la mainmise flamande sur l’Etat fédéral suffit à elle seule à démontrer que le Nord du pays n’a aucun intérêt au séparatisme et s’accrochera bec et ongles à ses rentes de situation. Un tel constat devrait convaincre les Francophones de ne rien céder, car les transferts NORD-SUD tant vantés sont bien souvent largement compensés par des transports inverses et peu transparents ».
15:34 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gerfa, diagnostic, ambassades, onu, otan, europe, nord, postes |
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26.11.2010
LES CONVICTIONS DE NOS CONSULTANTS...
* Michel CORCELLES, Carrefour des Acteurs sociaux, Paris, par courriel - Motion qui sera présentée au prochain comité directeur du carrefour des Acteurs Sociaux
1/ Une Belgique résiduelle se dessine, dont les Flamands, au moins pour l’instant, s’accommoderont. Elles conserve ses prérogatives internationales (ONU, acteur de l’UE, présence dans les instances internationales plus quelques autres compétences). Elle sera associée le mieux possible aux politiques française en Afrique.
Les Francophones étant l’élément volontariste de cette Belgique résiduelle, ils devraient y peser d’un poids au moins égal à celui qui est le leur dans la Belgique d’aujourd’hui.
2/ La Communauté Française de Belgique (CFB) est érigée en acteur culturel de l’espace francophone et de l’Union Européenne sur la base de ses compétences actuelles
3/ La Wallonie affirme sa singularité régionale et joue un rôle privilégié - et distinct - au sein de l’Association des Région de France. Elle redéfini sa position vis-à-vis de la communauté allemande de Belgique et s’efforce de définir des politiques communes avec le Luxembourg.
4/ le région Bruxelles Capitale, pilier de la CFB, tend au statut de « district européen » développant son rôle de « fournisseur » de personnels francophones aux institutions européennes et accentue une politique d’offre culturelle française aux fonctionnaires des institutions européennes implantées à Bruxelles.
5/ Dissociée de la problématique wallonne, la communauté « fransquillonne » devient un acteur à part entière de la Belgique résiduelle avec un statut bien défini de « minorité ». La communauté allemande de Belgique peut revendiquer un même statut.
*Jacques GOYENS, par courriel - Après le coup de théâtre de Bart De Wever, qui prétend incarner toute la Flandre (en réalité 30%), prenons-le au mot et repartons à zéro. Comme le fait remarquer Christian Darlot, un des principes fondamentaux de l'Europe occidentale est de faire prévaloir le droit des gens sur tout autre droit. Opposons donc ce droit à toute revendication flamande. Avec l'appui de l'Union européenne, ils seront obligés de l'accepter sous peine d'être mis au ban de l'Europe. Le président actuel de l'Europe est bien un Flamand. Un comble! Tout le reste en découle. A partir de là, on pourra fixer de nouvelles frontières et scinder la dette, les impôts et tout ce que l'on voudra. Un divorce est toujours préférable à un mauvais compromis qui sera tôt ou tard remis en question.
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Si la Flandre veut à ce point exister "seule", montrez-lui votre mécontentement. Ne serait-il pas temps de réagir au " 't is de moment ! " des séparatistes nationalistes flamingants en reprenant le mot de Jean Gol "Het is gedaan !" Et dites-vous bien que si on ne trouvait plus un seul francophone sur les plages flamandes, ils se mettraient vite à pleurer et à revoir leur position !
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* Jacques LAINET, Association Hainaut Avenir Environnement, par courriel - ... La solution devant être l'autonomie et la même loi pour tous les BELGES à l'intérieur des Frontières de la Belgique.
Si la région Flamande veut la scission : elle doit en supporter les conséquences et TROUVER les solutions qui seraient alors dues à son intransigeance ; son désir de suprématie vis-à-vis des autres régions.
En clair à l'intérieur de frontières établies les droits,les devoirs et les lois doivent s'appliquer partout.
* Serge Libert, par courriel - …Les Etats généraux de Wallonie et de Bruxelles pour une procédure de divorce pourraient peut-être réveiller les électeurs flamands qui ne partagent pas les vues des stratèges de la NVA ? Oui, c'est possible. Un risque...au niveau des jeunes, qui pourraient réagir brutalement.
Ne perdons pas de vue que depuis des décennies, la jeunesse flamande a subi un endoctrinement nationaliste par les enseignants flamands cléricaux et autres qui les conduit à des prises de positions extrêmes. Plus on attendra, plus ils se renforceront et plus diminuera l'influence des anciens plus pragmatiques pouvant tempérer la montée du nationalisme flamand.
Il n'est pas trop tard, mais il est temps, pensons-y. Le drame pour l'Europe, c'est que ce problème risque de faire des émules dans de nombreux pays.
* Anna-Maria CAMPOGRANDE, par courriel - …En fait, dans toute cette affaire de la Belgique, personnellement, j’y vois la mainmise d’intérêts étrangers, par le biais des lobbies infiltrés partout auprès des Gouvernements, des Ministres, de la diplomatie, des Organisations Internationales, au coeur même des institutions européennes. Ces intérêts qui visent l’Europe des Régions pour ne plus avoir en face des interlocuteurs de taille comme peuvent l’être des Etats centralisés et tout particulièrement les Etats nationaux : France, Allemagne, Italie, etcetera. Il est surprenant de constater que personne ne s’offusque de l’action toujours plus percutante des lobbies qui fausse le jeu démocratique.
Ces interférences sont possible parce que l’Europe institutionnelle de nos jours n’a pas une vraie identité, une identité forte, partagée par tous les citoyens, bien au contraire, elle est décidément engagée à démanteler les identités nationales, sous prétexte du danger des nationalismes, sans pour autant se soucier de définir et construire une nouvelle identité européenne avec une « forma mentis » emblématique, enracinée dans sa culture, ses traditions, ses valeurs, son modèle économique et social.
Toute une problématique qui mériterait réflexion et action…
* Denis GRIESMAR, réponse à Madame Anna-Maria Campogrande, par courriel - Oui, mais je crois qu'il ne faut pas se tromper de diagnostic : la "Belgique" n'est pas le maillon faible d'une chaîne de Nations menacée par l' "Europe", mais bien le nom que portait l' "Europe" au XIXème siècle. En ce sens, la situation y est entièrement différente de ce qu'elle est en Italie, où, malgré les tenants de la "Padanie", les gens se sentent tous italiens : l'Italie est une Nation. La "Belgique" n'en a jamais été une. La "Belgique" est une machi-nation, un "machin" créé de l'extérieur par l'Angleterre contre la France. Jamais considérée par elle-même comme un principal, mais comme un accessoire, par rapport à la France. Il faut méditer cette phrase extraordinaire que répétaient (répètent encore ? ) les instituteurs dans ce pays surréaliste : "La Belgique est le rempart de l'Europe contre la France". Tout est dit. Il s'agit d'un collage, d'un bricolage, assemblant tant bien que mal deux Nations, ou fractions de Nations. Le député Jules Destrée le disait bien au "Roi des Belges", il y a un siècle : "Sire, il n'y a pas de Belges !". Encore une fois, la situation est toute différente dans les autres pays, même fragilisés par des décentralisations excessives, sous la pression des Anglo-Saxons, des lobbies, des multinationales, qui préfèrent évidemment ne pas avoir de Nations fortes en face d'elles. L'Espagne résulte d'une alliance entre la Maison de Castille et celle d'Aragon. Il revient aux Catalans de dire s'ils veulent poursuivre cette alliance, qui n'a pas été imposée de l'extérieur. De même, la Suisse, avec son système original de Cantons, s'est créée sui generis : on peut dire qu'il s'agit d'une alliance entre Nations.
La fin de la Belgique ne sera pas une catastrophe si les "rattachistes" ou "réunionnistes", des deux côtés de cette frontière particulièrement artificielle, expliquent bien qu'il ne s'agit pas de céder à un atavisme ethnique, mais de se conformer à la volonté des populations, exprimée par référendum. On ne voit d'ailleurs pas bien pourquoi une telle manifestation d'amour envers la France, et de confiance en la République, donnerait le signal de la débandade. Ce serait tout le contraire. ... Le fait que le gouvernement français actuel soit loin d'être idéal (litote ... ) est d'un autre ordre, et ne se situe pas dans la même échelle de temps.
Il reste que de puissants intérêts locaux, notamment politiciens (songeons à l'invraisemblable enchevêtrement, en "Belgique", des "régions" et des "communautés" (sic ! )) s'opposent à la solution la plus raisonnable, qui rééquilibrerait les rapports entre la France et l'Allemagne ... Mais ici, la comparaison avec l'Allemagne de l'Est est éclairante : le peuple, le moment venu, balayera toutes ces réticences ... Il reste que la Belgique aura servi à l'Angleterre d'empêcher la France de tirer normalement parti de sa situation géopolitique, de faire jeu égal au XIXème siècle avec l'Angleterre et l'Allemagne, à la faire vivre en permanence sous le chantage d'un Trafalgar doublé d'un Sedan ... et ce jusqu'à l'avènement de l'arme atomique et de De Gaulle. La France aura été, depuis Waterloo et jusqu'au Général, à la remorque, diplomatiquement, de l'Angleterre, laquelle pouvait tranquillement mettre la main sur les richesses du monde (tout en laissant l'hégémonie sur le continent à une Allemagne qui ne se sentait plus ...) . Fachoda était inclus dans Waterloo ... La France aura souffert, incroyablement, dans sa chair, d'une frontière indéfendable ... "grâce" à l'existence de la "Belgique", construction anti-française par excellence (même si ses habitants, surtout au sud de la frontière linguistique, sont personnellement charmants). Au total, qu'est-ce que la "Belgique" ? Une plaisanterie qui a assez duré ...
17:04 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, cfb, ue, compromis |
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19.11.2010
A PROPOS DE LA BELGIQUE
Une photographie vue de France
Source : La Lettre du Carrefour des Acteurs sociaux. Année 2010 - N° 91 - Novembre 2010
L'acuité de la question belge ne saurait nous laisser indifférent. Et cela d'autant plus que nous avons des abonnés en Belgique et entretenons des relations étroites avec nombre de fonctionnaires européens ainsi qu'avec les représentants à Paris de la Belgique et de la Communauté française de Belgique. La solidarité que nous affirmons avec les Francophones de Belgique coexiste avec le souci plus global de l'intérêt national et des équilibres européens.
Un ami diplomate a ainsi résumé une position qui sera soumise à un prochain comité directeur:
1. - Une Belgique résiduelle se dessine, dont les Flamands au moins pour l'instant, s'accommodent. Elle conservera ses prérogatives internationales (ONU, acteur de l'UE, présence dans les instances internationales plus quelques autres compétences). Elle sera associée le mieux possible aux politiques françaises en Afrique. Les Francophones étant l'élément volontariste de cette Belgique résiduelle, ils devraient y peser d'un poids au moins égal à celui qui est le leur dans la Belgique d'aujourd'hui.
2. - La Communauté française de Belgique (CFB) sera érigée en acteur culturel de l'espace francophone et de l'Union européenne sur la base de ses compétences actuelles.
3. - La Wallonie affirmera sa singularité régionale et disposera d'un statut d'associé au sein de l'Association des Régions de France. Elle redéfinira sa position vis-à-vis de la Communauté allemande de Belgique et s'efforcera de déterminer des politiques communes avec le Luxembourg.
4. - La Région Bruxelles-Capitale, tout en restant un pilier de la CFB, développera un statut de "district européen" par la promotion de son rôle de "fournisseur" de personnels francophones aux institutions européennes à Bruxelles.
5. - Dissociée de la problématique wallonne, la communauté "fransquillonne" deviendra un acteur à part entière de la Belgique résiduelle avec un statut bien défini de "minorité". La Communauté allemande de Belgique pourra revendiquer un même statut.
16:37 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cfb, onu, ue, solidarité, minorité |
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09.03.2010
LA FLANDRE DOMINE LA BELGIQUE...
Les postes régaliens, la représentation belge à l’étranger, les fonctions européennes, les hautes fonctions dans les institutions belges… rien n’échappe à la Flandre. Les Flamands s’accaparent tous les postes de premier rang « parce qu’ils jugent que les Francophones sont incapables de gérer les affaires ». Pour les Flamands, « ce que la Flandre fait, elle le fait bien ». Voyons ! + + Le Vif/L’Express du 14 décembre 2009 titrait : « Les Flamands trustent les meilleures places ».Cinq de ses journalistes, Marie-Cécile Royen, Olivier Rogeau, Pierre Havaux, Roland Planchard et Jean-Marc Danny dénonçaient en fait un hold-up flamand sur la représentation de la Belgique à l’étranger : « Herman Van Rompuy, CD&Vlaams, et Karel De Gucht, Open VLD, au firmament européen ; Yves Leterme, CD&Vlaams, Steven Vanackere, Open VLD, Pieter De Crem, CD&Vlaams, sur le devant de la scène internationale. + +Et la prédominance flamande se fait aussi sentir dans bien d’autres départements fédéraux. Le Vif/L’Express énumère les postes diplomatiques occupés par les Flamands : = =Jan Grauls, CD&Vlaams, représentant permanent à l’ONU = =Geert Muylle, CD&Vlaams, représentant à l’OTAN = =Jan Matthijsen, Open VLD, ambassadeur à Washington = = Dominique Struye, CD&Vlaams, ambassadeur à Kinshasa = = Parmi les autres postes représentatifs de la Belgique : = =Peters Moors, Open VLD, directeur général de la Coopération et du Développement = =Leo Delcroix, CD&Vlaams, commissaire à l’Exposition universelle de Shanghaï.= =… + + La Belgique flamande, Etat-CVP de la belle époque, renaît, pour autant qu’elle n’ait jamais été enterrée avec le consentement tacite et indifférent des ministres, secrétaires d’Etat, présidents et présidentes de partis, parlementaires, mandataires régionaux, communaux francophones. Tous occupés à s’entre-déchirer par intérêts personnels et particratiques. + +Le nouveau coup de la Flandre : l’appropriation d’autorité du produit de la vente des quotas de CO2 aux compagnies aériennes utilisant l’aéroport national situé à Zaventem. Elle argue le droit du sol. L’entente solidaire entre régions ne sous-entend-elle pas que les retombées des biens nationaux : aéroport de Zaventem, port d’Anvers, port de Zeebruges, centrales nucléaires, chemin de fer, réseau fluvial, Jardin botanique, musées …, bâtis et subventionnés d’une manière directe ou indirecte avec l’argent de tous les Belges, soient redistribuées aux régions selon une clé de répartition à fixer équitablement ? + +Pourquoi la Flandre se gênerait-elle ? Au demeurant, même les groupuscules wallons, rattachistes, autonomistes, séparatistes, belgicains, royalistes et tutti quanti s’entre-tuent et font chorus avec les Flamands dans le dénigrement de Bruxelles. Ils ne voient même pas qu’ils sont manipulés par les Flamands ! Or, la Flandre a un objectif clair : « Cogérer Bruxelles avec les Wallons dans un système colonial à dominance flamande » ; le poids politique du partenaire wallon se mesurant à la pesette du rang du vasselage. + +Un soupir d’amertume sort de notre poitrine.
14:36 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la flandre domine la belgique, representation belge a l etranger, otan, onu, washington, kinshasa, port d anvers, jardin botanique, vasselage, belgique flamande, aeroport de zaventem |
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17.08.2009
L'INEXORABLE FLAMANDISATION...
L’INEXORABLE FLAMANDISATION...Un fait divers nous est rapporté par Paul-Henry Gendebien, président du Rassemblement Wallonie-France, RWF, dans une Carte blanche au quotidien Le Soir du 24 janvier 2007.+ + Remémorons-nous.+ + Cela se passe le 17 décembre 2006 lors d’une mission commerciale « belge » à Bucarest, capitale de la Roumanie, pays oµ la langue française est seconde langue parlée, pays membre de l’Organisation internationale de la Francophonie, O.I.F. Au menu : séance de travail, discours.+ + Paul-Henry Gendebien rapporte : « Vient le tour du ministre roumain du Commerce. Il commence en français, mais avec une interrogation : « ... Si vous me permettez de parler dans cette langue... » Il se tourne alors vers un interlocuteur que nous ne connaissons pas, tandis que des « toussotements » plus ou moins vigoureux (et misérables) s’élèvent dans la salle, émis par des hommes d’affaires flamands. Le ministre reprend : « ... Je poursuivrai donc en anglais ». + + C’est ça la Belgique officielle qui ne reconnaît pas la langue française, sa langue officielle, dans ses relations commerciales à l’étranger. La Belgique officielle, surveillée par une Flandre jalouse et sourcilleuse, a toujours semblé gênée d’appartenir – même du bout des lèvres – l’O.I.F.+ + Paul-Henry Gendebien accuse : « J’accuse cette Belgique-là de faire beaucoup d’efforts pour éviter de recourir à la langue française lorsqu’elle doit s’exprimer dans les enceintes internationales. Elle viole ainsi les signatures qu’elle a données à des traités et à des conventions qui l’engageaient pourtant solennellement. J’accuse nos élites bruxelloises et wallonnes en voie de mondialisation et d’américanisation de laisser-faire et de laisser-aller. J’accuse nos chefs de parti, qui soupirent et transpirent pour « sauver l’unité du Pays » de ne pas protester contre les mauvaises manières qui sont faites à notre langue et à notre culture ». + + Paul-Henry Gendebien lance un appel : « Je demande que la Belgique cède le siège qu’elle détient encore à l’O.I.F. à la Communauté française. Aux objections juridiques éventuelles, on pourra répondre que l’ONU avait bien accueilli deux membres (l’Ukraine et la Biélorussie) qui étaient loin d’être des Etats à part entière. Ce qui est déjà certain de toute façon, c’est que l’Etat belge, lui, ne remplit pas ses obligations internationales en matière de promotion de la langue française... ».+ + Paul-Henry Gendebien s’adresse aux élites wallo-bruxelloises : « A l’intention de nos élites wallo-bruxelloises qui tolèrent les reculades de notre langue, on me permettra de citer Freud : « ... Celui qui cède sur les mots cède sur les choses ». J’ajoute : celui qui abaisse sa propre langue s’abaisse soi-même. Sans chauvinisme aucun, on peut penser qu’un peu de fierté vaut mieux qu’une culpabilité injustifiée ? Car tout peuple a besoin d’estime de soi, ce respect-là conduisant naturellement au respect des autres langues et des autres cultures du monde... ».+ + Paul-Henry Gendebien invite à une interrogation sur le devenir : « Méditons ce fait : le peuple flamand a dû se battre longtemps et durement pour sa langue. Les Wallons n’ont jamais eu vraiment besoin de livrer bataille pour protéger leur langue française (sauf : Malmedy sous l’ère prussienne entre 1815 et 1918). Ne serait-il pas temps qu’ils apprennent le prix de la diversité culturelle : ce prix, ce serait d’apprendre enfin à se battre ». + + A l’appui des paroles de Paul-Henry Gendebien, nous nous permettons de citer un passage de la déclaration de Winston Churchill le 4 juin 1940 à la Chambre des Communes : « Nous nous battrons sur les places, nous nous battrons sur les terrains de débarquement, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les collines : nous ne nous rendrons jamais ». Citons l’exhortation de Paul-Henri Spaak : « Ne vous résignez pas ».
16:41 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, rwf, flamandisation, paul-henry gendebien, roumanie, o i f, freud, winston churchill, paul-henri spaak |
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15.05.2009
LA BELGIQUE AU CONSEIL DES DROITS DE L"HOMME...
LA BELGIQUE AU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME….La Belgique vient d’être élue avec la Norvège et les Etats-Unis au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour un mandat de trois ans. + + A l’annonce de cet honneur, Karel De Gucht, OpenVLD, ministre des Affaires étrangères et ministre du Commerce extérieur, eut ces admirables paroles : « Ce mandat confirme l’expertise, la crédibilité et l’engagement ferme de la Belgique en faveur des droits de l’homme dans le monde ». + + Ajoutons …hormis en Belgique. Qui s’est dotée d’un statut particulier d’intégration de la communauté française en sa région flamande. Une région violatrice des droits constitutionnels des citoyens de s’exprimer et de communiquer dans leur langue.
14:29 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, onu, etats-unis, norvege, credibilite |
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