21.11.2011
LES MINAUDERIES DES PARTIS TRADITIONNELS OU LA GUERRE DES PARTIS...
Ainsi pourrait-on caricaturer les simagrées du MR et du PS : pour les uns prendre le pouvoir en Wallonie et à Bruxelles, pour les autres conserver ce pouvoir. Et Ecolo n’est pas en reste ; ses professions de foi « hypocrites » pour une Belgique unitaire se multiplient en présentant son union avec Groen, le parti flamand écologiste, aussi nationaliste que les autres formations politiques flamandes.
Chacun d’entre eux se montre plus attentif que l’autre aux problèmes sociaux. Le MR affirme que le PS veut taxer les carnets d’épargne, augmenter le prix des titres services, taxer les voitures de société, lever un impôt sur le patrimoine, réformer les intérêts notionnels…Taxer et taxer encore… ! En général les libéraux estiment que les propositions du socialiste Di Rupo sont « indigestes ». Ils se réjouissent, toutefois, des propositions portant sur la réduction des allocations de chômage, sur la réforme des pensions, sur l’augmentation de la quotité exemptée d’impôts, sur la réduction des dépenses des ministères et des administrations publiques, sur la réduction des soins de santé…
Et le marathon continue. Les partis jouent à qui lâchera le premier. La loi de la particratie. Des questions se posent. Le MR fait-il payer au PS l’humiliation de l’avoir écarté des institutions régionales alors qu’il est le premier parti à Bruxelles, (maintenant le second parti à Bruxelles après le retrait du FDF de la fédération MR) et le second parti en Wallonie ? Le PS marque-t-il son arrogance d’être le premier parti en Wallonie et, maintenant, le premier parti à Bruxelles ? Le CDH s’accroche-t-il docilement au PS pour se maintenir au pouvoir régional ? Ecolo développe-t-il une image rouge jaune pour bétonner son avenir ? Dans cette lutte entre les deux Grands, les deux poucets, le CDH et Ecolo, tentent de faire entendre leur voix en l’axant pour le CDH sur les services de sécurité et d’incendie et pour les Verts, interdits de gouvernement fédéral, sur la carte de l’emploi. « L’austérité ne créera pas d’emploi » déclare Jean-Marc Nollet, député Ecolo.
Les petites phrases assassines fleurissent. La particratie épanouissante. Un observateur flamand s’exclame : « Pour moi, les libéraux flamands veulent montrer à quel point le prochain gouvernement sera meilleur que le précédent. Et le MR souhaite à tout prix affaiblir Di Rupo ». Didier Reynders, MR, ministre des Finances, assène dans le Morgen : « Le PS doit, à son tour, payer, le MR ayant, lui, déjà payé un lourd tribut sur l’institutionnel. Le poste de Premier ministre, cela a un prix ». Un aveu indirect d’un accord non équilibré sur l’institutionnel : la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde sans contrepartie ! Dans les rangs du MR, on lance des « piques », on répand des « vannes » : « Dans le communautaire, le formateur était au-dessus de la mêlée. Sur le budget, on voit maintenant qu’il est d’abord le président du PS ». Le CDH s’ébroue et adresse des reproches au formateur Elio Di Rupo tout en le poussant à avoir une « attitude plus énergique » : « Il est temps que le formateur tape du poing sur la table… Un formateur lent, passif, manquant de leadership ». Pas moins ! Eric Van Rompuy, CD&V, enfonce le clou sur son blog : « Di Rupo n’a toujours pas prouvé qu’il est un Premier ministre capable de conduire le pays en temps de crise économique… Di Rupo déçoit, c’est ce que j’entends quotidiennement au CD&V et en dehors ». Les syndicats s’impatientent.
Hors l’arène, le PS se donne une image de grand seigneur, de sauveur du pays. Le MR, après avoir perdu le FDF, pour avoir donné son accord sur la scission de BHV et avoir lâché la périphérie bruxelloise, tente en coulisse de nouer un « deal » avec le PS pour bétonner une entrée dans les gouvernements régionaux en proposant, au surplus, la mise en sourdine de ses exigences en matière socio-économique. L’idée d’une entrée du MR dans les majorités régionales fait son chemin dans les partis. Alors, l’annonce d’une prochaine entrée du MR dans les majorités régionales sera-t-elle pour demain, dès avant la mobilisation générale du 2 décembre prochain ? Pour les libéraux, les socialistes, les sociaux-chrétiens, c’est un « oui » voilé. Pour les Verts, c’est « niet » : « Ce ne sont que des manœuvres en « communication » de la part des états-majors bleus et rouges qui s’affrontent », rapporte Le Soir du 17 novembre. La mise en place des grandes manœuvres ! « Le trop à gauche » serait en cours d’être « adouci » par un geste socialiste sur les allocations de chômage, la réforme des pensions et sur l’indexation des salaires… ! Du bleu au programme gouvernemental !
Mais, encore un chouia de dramatisation ! Du côté flamand, les bons mots réapparaissent ! « Le problème se trouve surtout au PS » pontifie Vincent Van Quickenborne, Open VLD. « Le PS ne se comporte pas comme un parti qui doit fournir un Premier ministre » assène le socialiste flamand Bruno Tobback, SP.A. Du côté francophone, on peut lire dans Le Soir du 18 novembre 2011 une flopée de « bons mots » : « A gauche et au centre, on entendait ceci : « Mais à quoi jouent les libéraux ? On dirait qu’ils freinent la négociation. On ne comprend pas cette stratégie ». A droite, on entendait ceci : « Mais qu’attend Elio Di Rupo pour faire un pas dans notre direction ? Il suffit d’un petit geste de sa part, et le budget est bouclé. Cela peut prendre une heure ». Côté MR, on se défend de faire traîner les débats : « Il n’y a pas de petits jeux politiques. Il faut faire un effort historique de 11,3 milliards d’euros et c’est difficile entre le PS et les libéraux. C’est la seule réalité ». Charles Michel ferait payer le prix de son lâchage de la périphérie bruxelloise. Ahurissant ! Côté PS, on répète que, des concessions, Di Rupo en a fait à l’envi : « Ses notes sont déjà des textes de compromis. Et aller encore plus loin, c’est déséquilibré ». Et ça grince, ça grogne, ça gronde du côté de la FGTB ; on y estime que le PS renie ses engagements électoraux de juin 2007 et qu’il perd son âme !
Dramatisation ! La particratie au pouvoir !
Osons demander la vérité ! Osons questionner ! Osons la créativité ! Appelons à une logique de rassemblement des forces wallonnes et bruxelloises, à la naissance d’un parti rassembleur, bâtisseur !
Vouloir un avenir stable. Ouvrir les yeux. Bannir le mirage des privilèges.
Mauri Villa
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01.03.2011
ECHEC DU COMPROMIS A LA BELGE ?
C’est ce que nous découvrons en lisant l’entretien entre Vincent de Coorbyter, directeur général du Crisp, et Pierre Havaux, journaliste, publié dans Le Vif/L’Express du 31.12.2010. « … Le génie que nous nous prêtons de résoudre tous les conflits par des compromis est un échec manifeste, en tout cas sur le plan communautaire » dit Vincent de Coorbyter. Et de citer la tentative avortée de la scission de BHV, un accord sur la scission à une circonscription électorale, la réforme de l’Etat : « On fait du surplace » souligne-t-il.
Cette position irrite la Flandre profonde, non seulement la Flandre politique, mais également la Flandre profonde : un constat confirmé par le score de 28 % réalisé le 13 juin 2010 par la N-VA, parti nationaliste, devenant le premier parti de Flandre loin devant le CD&V. Un parti nationaliste devenant incontournable et conscient de sa force.
Une réforme profonde de l’Etat - c’est-à-dire installer la primauté de la Flandre sur la conduite des affaires de l’Etat - dans un premier temps, préparatoire à la liquidation de la Belgique inscrite à l’article premier des statuts de la N-VA. Bart De Wever, président de la N-VA, historien, mettra le temps qu’il faudra : réaliser, étape par étape, l’évaporation de la Belgique ! Il agit selon l’instinct du parfait communicateur et du fin négociateur. « Sa force, relève Vincent de Coorbyter, est de rester fidèle à son discours, de le répéter sans cesse… L’initiative qu’il prend le 4 octobre dernier est un morceau de virtuose : il fait table rase des négociations, renverse l’échiquier et décrète qu’il faut repartir à zéro, tout en brûlant la politesse à tout le monde, y compris aux médiateurs royaux en fin de mission… il reprend donc la main quand la partie risque de s’ensabler, il reste celui qui dénonce la mauvaise volonté des Francophones tout en montrant sa disponibilité ». Du grand art ! souligne Vincent de Coorbyter.
Et Bart De Wever mène la Belgique à la baguette à la manière d’un chef d’orchestre ! Il ramène le M R, parti avec lequel il a des affinités, dit-il, à la table des négociations pour la formation d’un gouvernement. Le Roi Albert II charge le 1er février 2011 Didier Reynders, MR, Vice premier ministre, ministre des Finances, d’une mission d’information d’une dure de 15 jours portant sur trois points : a) BHV et le refinancement de Bruxelles ; b) le transfert de compétences aux entités fédérées, leur financement et leur responsabilisation ; c) le financement dans la durée de l’Etat fédéral. Rien de nouveau !
Un rien plus loquace que les « négociateurs » précédents, Didier Reynders a annoncé le 12 février la possible constitution d’un gouvernement à six : N-VA, CD&V, Open VLD, MR, PS, CDH, tout en laissant la porte ouverte pour l’entrée d’autres partis. A moins d’un nouveau revirement de la N-VA par le dépôt d’une nouvelle exigence s’appuyant sur la position « Less is more », les Belges pourront dans les prochains jours voir apparaître sur les écrans de la télévision la tête du Premier ministre.
Un compromis ripoliné noir et jaune. Une pause de quelques mois, le temps à la Flandre de se requinquer, à la KBC - la banque flamande qui a fait la grandeur de la Flandre, le fleuron de la puissance économique et financière de la Flandre - de reprendre des couleurs, le temps à Bart De Wever de préparer une nouvelle étape après avoir engrangé les « pas de nain de jardin » consentis par les Francophones, le temps de rassurer les agences de notation, les experts du FMI et la Commission européenne, le temps à la N-VA de capitaliser « 35 % des voix flamandes pour faire plier les Francophones ». Le temps de la reprise de la marche en avant de la Flandre vers la mainmise totale sur le territoire belge.
Que restera-t-il aux Francophones ? L’usage misérable des quatre verrous de blocage « momentané » ! La sonnette d’alarme : effet suspensif , décision par consensus du Conseil des ministres ; le conflit d’intérêt : effet suspensif, la procédure retardataire successivement auprès du Parlement wallon, du Parlement bruxellois, du Parlement de la Communauté française, de la Cocof, et, en final, décision par consensus et sans partie contraignante du Comité de concertation ; la composition paritaire du Conseil des ministres : décision par consensus ; les lois spéciales. Procédure utilisée dans les matières institutionnelles et linguistiques. Adoption par 2/3 des élus et à la majorité simple dans chaque groupe linguistique. Droit de veto conféré au Parlement.
La Flandre attendra. « Le Flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme ! » Jules Destée.
16:46 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : de coorbyter, de wever, cd&v, évaporation, fmi, n-va, open vld, ps, cdh |
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03.05.2010
LA FAMILLE CATHOLIQUE MUTE...
Lors du Congrès de Courtrai, tenu le 29 septembre 2001, le CVP qui, depuis la Libération, s’était identifié à l’Etat, éprouve la nécessité de changer de nom, de se rajeunir, de se redéfinir. La vieille garde s’essouffle. Le Christelijke Volkspartij, CVP, fait place au Christen Demokratisch en Vlaams, CD&V. Il est présidé par le Courtraisien Stefaan De Clerck. + + Formation politique ambiguë. Elle se cherche, tatillonne… Côté face : soutien traditionnel au pouvoir ; côté dos : relais des intérêts nationalistes flamands. La désastreuse campagne électorale de juin 2003 ouvre une période de crise interne par le règlement de compte entre ses leaders. + + Dans cette période de turbulence interne post-électorale, Yves Leterme, président du CD&Vlaams, convainc le parti à nouer une alliance avec la N-VA, parti nationaliste, pour présenter une liste commune aux élections régionales de 2004. C’est chose faite, une alliance des nationalistes N-VA et des confédéralistes CD&Vlaams sous sa direction : le cartel CD&Vlaams/N-VA est formé. C’est le triomphe. le cartel prend la direction de la Région flamande ; les perspectives de reprendre la main aux législatives de 2007 sont euphoriques. Une nova est née. L’ère Leterme va commencer. + + Mars 2007. Le cartel CD&Vlaams/N-VA, en préparation de la campagne électorale, souligne la volonté d’autonomie de la Flandre ; il met en exergue son credo : une Constitution confédérale. Et, il précise sa position dans ce nouveau cadre institutionnel : les Régions de Flandre et de Wallonie gèrent les compétences de base ; le reste est confié au Fédéral. La nouvelle Belgique : Bruxelles est ignorée, engloutie dans la Flandre ; « le reste confié au Fédéral », ce n’est pas grand chose ; des cacahouètes, après le « prélèvement » des Régions. Et la liste des matières réservées à la Région flamande, dressée par le CD&Vlaams est fournie : la politique de la santé et de la famille, la politique de l’emploi, la compétence fiscale y compris l’impôt des personnes physiques et des sociétés, la justice et la sécurité (sauf le code pénal), la réglementation sur les loyers, la politique de mobilité, la politique scientifique, une partie de la réglementation en matière de circulation routière, le Fonds des Calamités. + + Juin 2007. C’est le triomphe. Le CD&Vlaams redevient le premier parti de Flandre. Yves Leterme, le leader du cartel, cartonne ; 800 000 électeurs votent pour lui. Une supernova brille intensément dans un ciel chargé de nuages sombres…Mais le climat communautaire se dégrade de plus en plus… Les relations entre les deux alliés deviennent de plus en plus mauvaises. + + Septembre 2007. Le CD&Vlaams y va d’une déclaration affirmant la solidité de l’alliance CD&V/N-VA : un bloc, un roc. Et il souligne que « le mandat reçu par l’électeur du nord du pays est clair : il souhaite une série de réformes susceptibles de mieux gérer le pays en matière d’économie, d’emploi, de justice, de mobilité, de politique familiale… ». Pieter De Crem, chef de groupe CD&Vlaams, confirme la solidité de l’alliance : « Celui qui rêve de briser le carcan devra se lever de très bonne heure. Il doit savoir que le cartel CD&V/N-VA est l’unique interlocuteur. Il n’y a aucune fissure entre les deux ». Une confirmation appuyée avec force par Jo Vandeurzen, président du CD&Vlaams : « Ce n’est pas la présence de la N-VA dans les négociations qui constitue l’obstacle mais l’absence de bonne volonté pour négocier les demandes flamandes légitimes ».+ + Novembre 2007 : Le cartel éclate… La N-VA quitte le gouvernement… Yves Leterme jette l’éponge… Guy Verhofstadt, Open VLD, va rempiler comme Premier ministre pendant trois mois, jusqu’à Pâques. Yves Leterme devient ministre des Affaires étrangères. + + Qui est Yves Leterme ? Un personnage au caractère versatile, dit-on ! « Un être dangereux », selon Laurette Onkelinx, PS. Nous lui consacrerons une prochaine causerie.
17:04 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stefaan de clerck, n-va, open vld, cvp, triomphe, parti nationaliste, confederaliste, jo vanderzeunen |
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17.08.2009
LA FLAMANDISATION GENERALISEE DE LA BELGIQUE...
... Sous l’œil bienveillant des partis francophones, toutes tendances confondues. Les postes de direction et de gestion passent entre les mains des Flamands. Imposer l’image flamande de la Belgique. + + La tactique flamande : « Les francophones ne font rien ; nous, Flamands, savons gérer ». Conséquemment, les francophones sont priés de partir. + + Une nouvelle application : La préparation de l’Exposition universelle de Shanghai du 1er mai au 31 octobre 2010. La coordination est officiellement confiée, depuis le 30 juin 2009, à Léo Delcroix, CD&V, ancien ministre CD&V de la Défense, flanqué de deux adjoints : Sherif Abdoelrahman, Open VLD, et Luc Joris, PS. + + Le titulaire, Robert Urbain, PS, âgé de 78 ans, il est vrai, a été prié de partir. Il se défend cependant d’avoir été poussé vers la sortie par le PS : « Elio Di Rupo a même été étonné de ma décision, dit-il, ...J’ai préféré me retirer pour des raisons personnelles : je devais être hospitalisé. J’ai d’ailleurs subi deux interventions depuis lors. Or, mon absence risquait de mettre en péril la concrétisation du projet ». + + Mais pourquoi le remplacer par un Flamand ? La face cachée de la politique ! + + Au Cabinet du ministre Vincent Van Quickenborne, Open VLD, on se contente de déclarer : « Il y a quelques semaines, Robert Urbain a demandé à être déchargé de cette tâche pour des raisons personnelles. Nous avons accédé à sa demande : une démission honorable lui a été accordée. Nous avons alors demandé à Léo Delcroix, qui était commissaire adjoint, de reprendre le dossier ». Logique. L’adjoint prend temporairement la fonction au départ du titulaire. Mais Léo Delcroix avait été désigné spécialement à la fonction d’adjoint un an plus tôt, le 30 juin 2008, par Yves Leterme, CD&V. De désignation temporaire naturelle, ce fut une désignation pure et simple. Le coup avait été préparé ! + + Pour Shanghai, la petite Belgique a un staff d’un grand Etat : un commissaire général, CD&V, et deux adjoints ; un CD&V et un PS (pour la figuration ?) ; tous les trois payés à 3600 euros nets par mois ! + + Robert Urbain semble trouver maussade son écartement ; il s’explique et détricote indirectement la tactique flamande. + + Chargé en 2006 de la préparation de la participation belge à l’Exposition universelle de Shanghai 2010, Robert Urbain part de rien : « Pas de budget pour le projet, ni pour le fonctionnement du commissariat ni pour l’investissement dans le pavillon... Les responsables politique des Régions bruxelloise, wallonne et de la Communauté germanophone donnent leur accord de principe pour une intervention financière ». La Flandre, c’est « niet » et un certain désintéressement (calculé ?) du Fédéral. « Il a fallu, précise Robert Urbain, que Leterme (CD&V) s’empare du dossier pour que ça avance ». Mais, un adjoint flamand supplémentaire, Léo Delcroix, CD&V, est imposé. La flamandisation du Commissariat à l’Exposition universelle de Shanghai est lancée. Madame Laruelle, MR, qui fut ministre de tutelle, n’a rien vu venir ou n’a rien voulu faire. Et Robert Urbain, amer, souligne : « ... C’est intéressant de noter que pour la première fois, le principe de la rotation entre partis politiques et de l’alternance Nord-Sud est brisé. Et que, pour la première fois, on se retrouve avec trois commissaires : un général (moi, PS) et deux adjoints (un VLD et un CD&V)... ». La Flandre réussit son opération. + + A propos de son remplacement, Robert Urbain martèle, tranchant : « Le PS s’est fait avoir. J’aurais dû être remplacé par un commissaire général, pas par un adjoint que je ne connais pas. J’espère que mon parti a fait le bon choix (M. Joris, NDLR) ».+ +Le carpocapse flamand poursuit la "parasitude" des institutions fédérales, facilité par la tiédeur des représentants des partis politiques francophones...+ + Que nous reste-t-il ? S’accrocher à nos rêves de réveil de la conscience francophone ! Persévérer ! Ne jamais se résigner !
16:55 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : flamandisation, robert urbain, tactique, cd v, leo delcroix, vinven van quickenborne, open vld, ps, shanghai, ecartement, parasitude, carpocapse |
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22.06.2009
UNE MINI-SURPRISE EN FLANDRE : L'OPEN VLD OUT...
Le gadin pour Guy Verhofstadt, revenu à la présidence de l’Open VLD, pour éviter la Berezina à son parti ; il y est plongé ! Une trempette glacée. La mouise, quoi ! Penaud, il « prend acte du choix du formateur. Nous n’avons jamais lancé d’exclusives à l’égard d quiconque ». Les libéraux du Nord rejoignent les libéraux du Sud dans la détresse. Une grande lessive bleue se prépare. + + Kris Peeters, CD&V, formateur du gouvernement régional flamand à choisi ses partenaires pour une reconduction d’un bail d’une durée de cinq ans. Ce sera une équipe aux couleurs flamandes bien marquées : CD&V, NV-A, SP.A. Kris Peeters s’affirme que le patron de la Flandre à la tête « d’une équipe forte et unie ». Catégorique : « J’avais promis de faire la clarté le plus vite possible après mes premiers tours de négociations. Il fallait rapidement mettre sur pied un gouvernement cohérent susceptible de s’attaquer à la crise économique et au sein duquel les différents partenaires peuvent au maximum se retrouver sur la politique à mener ». + + La grande Réforme de l’Etat sera flamande. Nous y reviendrons.
14:42 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guy verhofstadt, gadin, open vld, kris peeters, trempette |
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18.02.2009
UN REGARD SUR LES PARTIS QUI NOUS GOUVERNENT ...
OPEN VLD (Open Vlaams Liberalen en Democraten) = = Le parti libéral flamand est un champion de la mue. Du patronyme PVV, il s’est mué en 1992 en VLD (Vlaams Liberalen en Democraten). Mais il se sent mal dans sa peau « classes moyennes » ; il veut ratisser large, s’adresser à tous les citoyens ; il s’éclate dans le cycle Open VLD, « open » signifiant « ouverture ». = = Karel De Gucht, le nouveau président, veut faire de son parti le plus grand parti populaire , le premier parti de Flandre. Le VLD ouvre ses bras aux parlementaires orphelins de la Volksunie explosée. C’est la pagaille qui s’y installe : les uns tirant à hue, les autres tirant à dia. Le charivari. = = Changement de direction. Les élections pointent à l’horizon. Dirck Sterckx, un président de transition, veut apporter un souffle d’optimisme et restaurer la sérénité. Une orientation résolument tournée vers l’avenir. Il présente aux électeurs un programme électoral très clair, rassurant : « Nous souhaitons alléger les charges pour poursuivre la relance de l’économie ; c’est la seule manière de créer plus d’emplois, de stimuler l’esprit d’entreprise, de faire face aux coûts du vieillissement et de préserver notre système de sécurité sociale ? Nous devons expliquer nos réalisations aux citoyens et leur dire ce qu'ils peuvent attendre de nous? Nous avons moins de quatre mois pour y parvenir. Et ce parti a démontré qu’il disposait d’un énorme potentiel de réaction ». = = Mais, c’est l’échec aux élections. Le VLD se lézarde de plus en plus. Les empoignades n’en finissent pas. Nouveau changement de président ; à l’élection présidentielle du 4 décembre 2004, c’est Bart Somers, l’apparatchik, qui l’emporte sur le populiste Jean-Marie Dedecker. L’Open VLD replonge dans la division entre les tenants du « non » à toute coalition avec le Vlaams Belang (la ligne Verhofstadt, Somers, De Gucht) et les tenants du « oui » à l’ouverture au Vlaams Belang (la ligne Dedecker, Coveliers, Vankrunkelsven). = = Le président Bart Somers, au congrès de mai 2005, appelle à l’union : « Arrêtez de vider vos querelles politiciennes sur la place publique et de lancer des reproches à vos collègues ».L’Open VLD resserre les rangs par un recentrage idéologique sur des projets porteurs tels que l’abaissement de la pression fiscale sur la moyenne européenne. = = Il n’en reste pas moins que ça cogne dur entre Karel De Gucht et Jean-Marie Dedecker ; celui-ci accuse Karel De Gucht de mener « une campagne de diffamation personnelle contre moi. Il a d’ailleurs une réputation de querelleur ». Une odeur de souffre flotte dans l’air. Un éclatement… = = A force de vouloir grandir et d’accueillir des personnalités de tout bord : des ex-CVP, des ex-Volksunie, des Bekende Vlamingen (des Flamands connus) tels l’ex-coach national des judokas Jean-Marie Dedecker, la chanteuse Margriet Hermans, l’organisateur du festival de Werchter Herman Schueremans, l’Open VLD est devenu une auberge espagnole, une foire d’empoigne. Les exclusions se succèdent, dont celle du populiste et ultranationaliste Jean-Marie Dedecker. = = C’est l’effondrement au soir des élections fédérales de juin 2007. L’Open VLD plonge aux enfers. La main passe au cartel CD&V/N-VA qui devient le premier groupe politique de Flandre. La Déchéance. = + + = LIJST DEDECKER (LDD) = = Exclu de l’Open VLD, l’ex-judoka Jean-Marie Dedecker fonde son propre parti : Lijst Dedecker, en abrégé LDD. Il cartonne d’emblée aux élections législatives du 7 juin 2007 : 5 élus à la Chambre, 1 élu au Sénat. Son credo : un confédéralisme fortement teinté de séparatisme. Il surfe sur le nationalisme flamingant. = = Fin janvier 2008, Jean-Marie Dedecker porte son regard sur Bruxelles ; il se prononce pour un dépôt d’une liste aux élections régionales de juin 2009. Il marque la volonté de la Flandre d’incorporer Bruxelles « sa » capitale dans « son » territoire. « Les institutions bruxelloises ont besoin de simplification et de clarté » plaide Jan Vandenbussche, président de la régionale bruxelloise de la LDD. = = Son programme pour Bruxelles est simple à large coloration flamande : fusion des 19 communes, non-élargissement de Bruxelles, parité linguistique, autonomie fiscale, accords de coopération « transfrontaliers » pour les infrastructures, l’environnement et le travail « frontalier » ; la gestion de l’aéroport, de la rocade, du RER et de la forêt de Soignes est confiée à des organes composés paritairement des trois Régions, flamande, wallonne et bruxelloise. En un mot : enclavement définitif de Bruxelles en Flandre. = = En excellent coach, Jean-Marie Dedecker concède le terrain bruxellois à son ami Rudy Aernoudt qui épouse largement sa thématique. Il se cantonne sur « sa » Flandre. Il cartonne dans les sondages. Deuxième parti de Flandre devant l’Open VLD ! La Lijst Dedecker s’envole vers la félicité céleste : incontournable dans la formation du gouvernement régional flamand. La Béatitude.
15:35 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vld, mue, karel de gucht, open vld, jean-marie dedecker, eclatement, judoka, rocade, ldd, frontalier, charivari |
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17.10.2008
NE DITES PLUS BELGIQUE... DITES VLAANDEREN...
Les francophones ont déjà canné, englués dans leurs luttes internes et entre eux, lors de la constitution du gouvernement Leterme au printemps dernier en concédant à la Flandre tous les postes régaliens, à l’exception des Finances, poste attribué au M R ; il ne fallait pas que le CDH et surtout le PS aient un poste régalien ! Les francophones canneront encore si l’on décode les déclarations de personnalités flamandes de l’Open VLD, celles de Karel De Gucht, ministre des Affaires étrangères, et de Patrick Dewael, ministre de l’Intérieur : « … On s’est laissé avoir en 2003-2004 sur le droit de vote des étrangers, on ne nous refera pas le coup avec les sans-papiers… Vous voulez régulariser ? Bien. Faites payer vos chômeurs ». Et de viser tout particulièrement Joëlle Milquet, présidente du CDH, qui leur tient tête : « Ce n’est pas neuf, ce qui l’est plus, c’est que Yves Leterme fait la grimace quand elle prend la parole pour revenir sur un acquis ». Les deux ministres Open VLD trouvent un allié au sein du CD&V dans leurs attaques contre Joëlle Milquet ; un parlement CD&V assène : Elle n’accepte pas qu’un compromis, c’est donner et recevoir. Ce qui est peut-être acceptable pour tous : elle, elle refuse ». = = Ces paroles d’un parlementaire flamand de la famille catholique signifient-elles que les autres partis francophones lâchent prises et accordent de lourdes concessions aux Flamands ? Devons-nous nous en étonner ? Leurs luttes mesquines d’ego pour la possession du pouvoir en Wallonie les rendent fous !Bart De Wever, président de la N-VA, parle de « règne du mensonge » à propos de la présentation du budget 2009 à la Chambre des Représentants. Serait-ce une photographie de l’époque que nous vivons actuellement ? + + Le règne de la Bêtise ! Une Belgique francophone livrée à la Flandre par aveuglement clanique !
16:02 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, cdh, francophones, mensonge, patrick dewael, joelle milquet, open vld, betise, canne |
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