16.08.2008

COMMUNAUTAIRE - LE COMPROMIS BHV AVORTE DE 2005. QUID ? ...

Le « blocage » de BHV serait-il levé si l’Orange bleue, CD&V/N-VA, Open Vld, M R-FDF, CDH, se reconstituait et acceptait les propositions de Verhofstadt refusées par Spirit (rassemblant des ex-partisans « modérés » de la Volksunie) associé au SP.A, parti socialiste flamand ? Spirit et SP.A ne font pas partie de l’Orange bleue ! Voire, Spirit est remplacé par la N-VA composée du noyau dur d’anciens de la Volksunie. ++Base du préaccord de 2005 : Révision de l’arrondissement BHV en fonction de l’importance de la population francophone. ++ Composition de BHV : 54 communes dont 19 communes bilingues bruxelloises, 6 communes flamandes à facilités linguistiques, 16 communes flamandes a forte population francophone, 13 communes à dominance flamande. ++ Portée du préaccord de scission en deux arrondissements : 41 communes (19 + 6 +16) formeront un arrondissement de Bruxelles, 12 communes du Brabant flamand seraient intégrées dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde. ++ Maintien de la frontière linguistique : La frontière linguistique devient une frontière de région. Pas question dans la logique flamande de céder un pouce de territoire flamand. ++ Compétences de la Communauté française : Elargissement aux communes à facilités. Les francophones obtiennent de déroger, dans les faits, au principe flamand de territorialité. ++Facilités renforcées : Abolition des circulaires restrictives Peeters et Martens. ++ Refinancement de Bruxelles : La Région de Bruxelles obtenait le montant total du précompte immobilier dû par les bâtiments publics fédéraux contre 72 % actuellement. ++Assouplissement des règles de bilinguisme : Dans les services publics bruxellois. ++ Dédoublement de la Justice : Un nouveau tribunal aurait été offert aux Flamands de Hal-Vilvorde. Davantage de magistrats francophones par l’assouplissement des contraintes linguistiques. ++ Remarque : Pour le FDF, le préaccord de 2005 était mieux que le Pacte d’Egmont de 1977 parce que les francophones des six communes à facilités auraient gardé la possibilité de voter pour des candidats se présentant sur le territoire de Bruxelles. Maigre compensation car, selon nous, l’accord ne stipule pas une intégration pleine et entière des six communes à facilités dans une Région de Bruxelles élargie ; de plus les facilités ne sont pas étendues aux nouveaux arrivants.

09.12.2007

INS ONT... ILS ONT ECRIT...

Florilège des déclarations du monde politique et de la société civile … - • ONGENA Tom, porte-parole de l’Open VLD, - : … Nous n’avons jamais changé d’avis. Nous nous sommes toujours opposés à une tripartite classique. Nous ne refusons aucune autre piste et nous privilégions toujours celle de l’Orange bleue, même si sa clef est entre les mains de la famille sociale-chrétienne… - • VANDENBERGHE Hugo, CD&V, sénateur - : … La piste qui conduirait dans un premier temps à voir un gouvernement violet suivi quatre mois plus tard d’une tripartite englobant le CD&V est une construction que nous ne soutenons pas ! - • MICHEL Etienne, directeur général du Secrétariat général de l’Enseignement catholique (SEGEC) - : … Sur base des réponses de 177 directions (Ndlr sur 240 questionnées), il s’avère que 40 % des écoles secondaires ont été confrontées à des files anormales… les conditions du dialogue entre parents et école ont été perturbées par la logique de la file d’attente… - • LAMBERMONT Thierry, président de l’UFAPEC - : … Notre réseau (Ndlr : du libre) a été plus affecté. En réalité le décret « inscriptions » était dirigé contre le libre. Deux ou trois écoles considérées comme élitistes ont été prises pour cibles. Et le décret censé mettre fin à ces situations a été étendu à toutes les écoles… - • LIAGRE Guy, pasteur, président de l’EPUB - : … Il est clair que certaines de nos églises locales vont pratiquer des bénédictions nuptiales de couples homosexuels. Tout comme certains de nos pasteurs accompagnent des divorcés, voire des fidèles qui s’engagent dans la voie d’une euthanasie… Le débat est ouvert : les personnes concernées savent qu’elles peuvent désormais en parler sérieusement avec leur pasteur, qui les renverra, le cas échéant, vers des communautés plus libérales… - • HENROTTE Joseph – Wallons non coupables - : … La vérité, c’est qu’au début de la Belgique, 90 % des Wallons parlaient des patois wallons et 90 % des Flamands des patois flamands. La « francophonie », c’était de 10 à 15 % de notables et propriétaires plus instruits ou plus snobs qui parlaient français tant en Flandre qu’en Wallonie, et évidemment à Bruxelles… Franchement, un francophone d’aujourd’hui, à moins que son arrière-grand-père n’ait été un « fransquillioen » mal embouché, ne doit montrer aucune repentance et n’a aucune dette morale à racheter. En outre, dès le début, loin d’obliger les Flamands à vivre en français, il a été décidé, sous la pression du clergé flamand, que l’enseignement primaire en Flandre serait donné en néerlandais. En Wallonie, c’est le français qui est devenu la langue de l’enseignement obligatoire. C’est comme cela… que nous avons presque perdu l’usage de nos wallons… - • COPPI David, journaliste, dans son billet Humeur publié dans le quotidien Le Soir du 04 décembre 2007 - : … est admiratif de « l’art en politique de retomber sur ses pattes ». Prenez, par exemple, la façon dont Didier Reynders aime à balayer l’idée d’une majorité tripartite parce que, répète-t-il, elle provoquerait l’ «immobilisme» pour le pays…. De la part du coresponsable, avec Yves Leterme, les deux grands patrons des partis dominants de l’Orange bleue d’un surplace (tendance recul) de six mois, poser de telles exclusives, avec de tels arguments, on reste paf !…

07.12.2007

ILS ONT DIT ... ILS ONT ECRIT ...

Florilège des prises de position du monde politique et des médias… - • Vincent de COORBYTER, directeur du Crisp - : … La solution la plus logique pour vider l’abcès, c’est la tripartite classique qui met dans le bain un maximum de partis, qui ajoute à l’Orange bleue des partis, les socialistes, qui ont une position médiane sur le plan communautaire, et qui pourrait se passer, s’il le fallait, des voix de la N-VA. Mais le MR a déjà redit qu’il refuserait la tripartite classique… - • Béatrice DELVAUX, rédactrice en chef de « Le Soir » - : … Après la semaine dernière et par la grâce de Joëlle Milquet qui a forcé le parti d’Yves Leterme à se dévoiler, nous savons que le CD&V ne peut et ne veut pas mettre au pas son allié séparatiste, et mieux (ou plutôt, pire) qu’une large partie de ses militants partage l’opinion de la N-VA. La priorité du CD&V n’est donc pas la Belgique, mais la Flandre. - • Elio DI RUPO, président du PS - : … Dans tous les cas, il faudra veiller à ce que les Flamands n’imposent pas unilatéralement aux francophones des décisions dont ils ne veulent pas… -• Joëlle MILQUET, présidente du CDH - : … Mon parti veut continuer à collaborer à la recherche de solutions dans un esprit constructif, depuis la majorité ou l'opposition... - • Elio DI RUPO, président du PS : … Une solution pourrait être un gouvernement d’union nationale. Tous les gens responsables – et il y en a dans ce pays – doivent s’unir… - • Olivier MAINGAIN, président du FDF - : Un gouvernement d’union nationale, ce n’est pas ce que les gens attendent : il aurait pour but une réforme de l’Etat… -• Isabelle DURANT, co-présidente d’ECOLO - : … Il n’est pas, il n’a jamais été question d’entrer dans une coalition orange bleue moribonde… Si le Roi invite à former un gouvernement d’unité nationale, devons-nous dire non ? - • Joëlle MILQUET, présidente du CDH - : … De tous les gens qui participent à ce débat, je suis la seule qui était présente vendredi à la table des négociations… -Olivier MAINGAIN, président du FDF - : … Guy Verhofstadt est un homme d’Etat qui peut reprendre la main pour revenir à l’essentiel

04.12.2007

ILS ONT DIT ... ILS ONT ECRIT ...

Florilège des prises de position du monde politique et des médias… - • Vincent de COORBYTER, directeur du Crisp - : … La solution la plus logique pour vider l’abcès, c’est la tripartite classique qui met dans le bain un maximum de partis, qui ajoute à l’Orange bleue des partis, les socialistes, qui ont une position médiane sur le plan communautaire, et qui pourrait se passer, s’il le fallait, des voix de la N-VA. Mais le MR a déjà redit qu’il refuserait la tripartite classique… - • Béatrice DELVAUX, rédactrice en chef de « Le Soir » - : … Après la semaine dernière et par la grâce de Joëlle Milquet qui a forcé le parti d’Yves Leterme à se dévoiler, nous savons que le CD&V ne peut et ne veut pas mettre au pas son allié séparatiste, et mieux (ou plutôt, pire) qu’une large partie de ses militants partage l’opinion de la N-VA. La priorité du CD&V n’est donc pas la Belgique, mais la Flandre. - • Elio DI RUPO, président du PS - : … Dans tous les cas, il faudra veiller à ce que les Flamands n’imposent pas unilatéralement aux francophones des décisions dont ils ne veulent pas… - • Joëlle MILQUET, présidente du CDH - : … Mon parti veut continuer à collaborer à la recherche de solutions dans un esprit constructif, depuis la majorité ou l'opposition... - • Elio DI RUPO, président du PS : … Une solution pourrait être un gouvernement d’union nationale. Tous les gens responsables – et il y en a dans ce pays – doivent s’unir… - • Olivier MAINGAIN, président du FDF - : Un gouvernement d’union nationale, ce n’est pas ce que les gens attendent : il aurait pour but une réforme de l’Etat…- • Isabelle DURANT, co-présidente d’ECOLO - : … Il n’est pas, il n’a jamais été question d’entrer dans une coalition orange bleue moribonde… Si le Roi invite à former un gouvernement d’unité nationale, devons-nous dire non ? - - Joëlle MILQUET, présidente du CDH - : … De tous les gens qui participent à ce débat, je suis la seule qui était présente vendredi à la table des négociations… - • Olivier MAINGAIN, président du FDF - : … Guy Verhofstadt est un homme d’Etat qui peut reprendre la main pour revenir à l’essentiel… -

COMMUNIQUE DU PRESIDENT DU PARLEMENT WALLON

Le Président du Parlement wallon, José Happart, constate quel'Orange bleue est un échec; ce constat ne souffre aucune équivoque.Pendant 6 mois, les différents partis de cette possible coalition onteu tout le temps de s'accorder et ont emprunté toutes les pistespossibles. Continuer dans cette voie serait un manque de respect pournosconcitoyens qui attendent un gouvernement fédéral habilité à déciderde mesures urgentes et nécessaires que la situation socio-économiqueimpose à moyen et court terme, en particulier pour les plus démunis àl'entrée de l'hiver. - On ne change pas une équipe qui gagne; mais, on ne peut maintenir unequi perd ! -José Happart en appelle au Chef de l'Etat. Il demande au Roi d'oserd'autres formules pour sortir le pays de cette situation. Il suggèrenotamment d'en appeler à une démarche nouvelle et à un dialoguenational au départ des Assemblées fédérées afin de conduire l'Etatvers un système équilibré interrégional - fédéral. -Comme il l'avait déjà déclaré il y a six mois, le Président duParlement wallon pense qu'aujourd'hui, la seule solution possibleest d'élargir l'actuel gouvernement Verhofstadt à la famillesociale chrétienne. De plus, il estime que le mandat qui seraitconfié à cette tripartite classique devrait s'étendre durant toutel'actuelle législature, soit jusqu'en 2011. - En effet, mettre en place un Gouvernement dont la fin seraitprogrammée en 2009, serait ouvrir la voie à une crise certaine,encore plus grave après les prochaines élections régionales. LesWallons et les Bruxellois doivent dès à présent avoir clairement àl'esprit que 2009 est l'année de tous les dangers pour l'avenir del'Etat. -Parallèlement, il faudrait ouvrir une négociation très large, ouverteà toutes les formations démocratiques de ce pays, sans a priori, nipréjugé, sans interdit et sans tabou de la part de personne. Si nousvoulons avoir une chance de poursuivre encore pour quelques décenniesl'aventure de l'Etat Belgique, - en attendant l'avènement d'unvéritable Etat européen dont nos enfants auront grand besoin pourgarantir la paix et la prospérité -, il faut être à même de conclureun “contrat de mariage“ entre les trois régions d'un Etatinterrégional – fédéral. -Les habitants de Flandre, de Wallonie et de Bruxelles veulent dansleur très grande majorité maintenir l'Etat belge mais sous d'autresformes et à d'autres conditions. Si la Belgique reste une valeurajoutée, notamment en tant qu'image de marque à l'étranger,personne n'a le droit d'imposer à l'autre de manière unilatéralesa propre vision à appliquer à l'ensemble des régions de ce pays.Force est de constater que nous sommes des peuples qui avons deconceptions différentes de la vie en société et de la vie en commun. -Mais, personne ne détient la vérité ! Ce “contrat de mariage“garantirait à chaque partie de réelles avancées, serait établi sur unmode “win-win“ et placerait au centre de toute discussion l'intérêtdes citoyens de chacune des régions. Négocier va de pair avecconcessions, pas avec ukases. -Enfin, le Président du Parlement rappelle que le projet deConstitution wallonne avait comme objectif premier que les Wallonsdiscutent ensemble du projet de société qu'ils souhaitaient poureux-mêmes ainsi que de la définition des conditions de la vie encommun avec les autres régions, à l'instar de ce que le Parlementflamand a débattu et arrêté depuis plusieurs années. - Le retard accumulé par la volonté de certains d'éluder l'inévitablequestion institutionnelle, vitale pour notre avenir, impose à laWallonie et aux francophones de rapidement combler cette lacune ausein de la Commission Wallonie - Bruxelles 2009. - Il est essentiel que les gens de Wallonie et de Bruxelles montrentleur volonté de vivre ensemble et sachent ce qui les rapproche et cequi les différentie, sachent ce que chacun veut faire seul et ce quisera réalisé en commun. - Il sera dès lors plus facile de parler avec la Flandre et d'ainsidonner une chance de poursuivre le chemin commencé en 1830. Sans uncontrat débattu, équilibré et clair entre les trois régions en 2009,le risque que la Flandre suive sa propre route est majeur. -José HAPPART -CONTACT: Francis HOURANT - Directeur de Cabinet du Président José HAPPART - Tél: 0476/91.33.91 Communiqué de presse Belga Press Release

30.11.2007

FRANCOPHONES PARLENT AUX FRANCOPHONES...

Florilège de déclarations et de réactions… - • Rudy DEMOTTE, PS, ministre-président de la Région wallonne - : Depuis que j’ai pris mes fonctions, je l’ai dit : les Wallons doivent être conscients du fait que leur avenir dépend d’eux-mêmes. -• Béatrice DELVAUX, rédactrice en chef du quotidien Le Soir - : Et si on arrêtait le poker menteur ? (…) Le ver est dans l’Orange bleue depuis le départ et il a pour nom « cartel CD&V-N.VA ». Ce cartel n’a pas comme priorité un gouvernement fédéral, un projet socio-économique pour la Belgique. Non, il a un slogan : la réforme de l’Etat, et tout le reste n’est qu’habillage. Un slogan à géométrie non variable puisque la N.VA, qui tient le CD&V dans le creux de sa main, ne veut d’une réforme que si elle rime avec la destruction de l’Etat fédéral (…) Car il est hors de question que les francophones se compromettent dans cette déconstruction larvée de l’Etat belge pour préserver une Orange bleue qui n’est plus aujourd’hui un projet, mais un acharnement. Pathétique et grotesque. - • Pierre BOUILLON, journaliste, édito du quotidien Le Soir du mercredi 27 novembre 2007. La N.VA a tout le temps - : (….) Son idéal est la fondation d’une République flamande. Voilà son cap. Voilà l’objectif premier (on peut dire : unique…) de son état-major, de sa base militante et de son électorat. Un parti traditionnel (disons : généraliste) a hâte de gouverner, d’imprimer sa marque dans la gestion de l’Etat. Gouverner n’intéresse pas la N.VA. Le cadre fédéral ne l’intéresse pas. Et avoir, un, deux, dix ministres ne l’intéresse pas. La négociation du moment n’est qu’une opportunité, un levier pour établir le menu de la sixième réforme de l’Etat. (…) L temps passe ? Le temps presse ? A l’été, Bart De Wever déclarait que chaque jour qui passe augmente le nombre de séparatistes en Flandre… (Ndlr : Pourquoi, diable, le MR et surtout le CDH s’accrochent-ils ? Pourquoi ne quittent-ils pas la table des négociations ?) -• Jacques THISSE, professeur à l’UCL - : (…) Qui, parmi nos élus, a le courage de dire aux Francophones que, si l’on régionalise une partie seulement de ce que demande la Flandre, leur pouvoir d’achat va baisser ? C’est la raison pour laquelle nous devons accélérer les réformes économiques et politiques nécessaires pour devenir plus performants. Personnellement, j’ai très peur d’une réaction aux extrêmes, à gauche comme à droite. Il faut avoir le courage de dire clairement à nos concitoyens ce qui les attend. - • Jules GHEUDE, essayiste politique, carte blanche publiée dans le journal Le Soir du mercredi 21 novembre 2007 - : (…) Sans doute, le vote flamand intervenu, le 7 novembre, en commission de l’intérieur de la Chambre, constitue-t-il une gifle monumentale assénée aux francophones. Mais il s’inscrit dans un processus logique de rupture. La Flandre saisit, en effet, la moindre occasion de progresser sur la voie de son indépendance. La scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde est le dernier volet qui devrait permettre d’assurer l’homogénéité linguistique totale de son territoire. La Nation flamande pourrait ainsi prendre son envol, au départ des trois ingrédients classiques : un peuple, un territoire, une langue (…) Face à cela, les partis francophones offrent le lamentable et ubuesque spectacle de leur désunion. Censés faire partie de cette Orange bleue qui se refuse à prendre forme, MR et CDH sont plus que jamais à couteaux tirés. - • Laurence MANDSCHAU et Sarah SEPULCHRE, assistantes au département de communication de l’UCL, constatent une radicalisation du ton : (…) On est passé du « Il faut qu’on se connaisse mieux entre Flamands et francophones » ou « Cela irait mieux si les francophones apprenaient davantage le néerlandais » au « Séparons-nous et occupons-nous des vrais problèmes ». On est passé de la métaphore de la conciliation à celle du divorce. (…) Deux tendances émergent de plus en plus : le radicalisme et le fatalisme. Les témoignages deviennent plus irrités et parfois violents. - • François-Xavier de DONNEA, MR, député fédéral - : (…) Le MR n’est plus prêt à faire des concessions ; c’est au CD&V à mettre de l’ordre dans ses affaires (…) Nous ne bougerons plus d’un centimètre…

26.11.2007

PRENDRE UN NOUVEAU CAP ...

Il faut le dire : nous n’aurons jamais confiance dans l’Orange bleue. Nourrie dans les marais putrides de l’arrogance, de la condescendance, de la méfiance, de l’égotisme, du narcissisme, du clanisme, de l’humiliation, du mépris, elle ne peut être admirée, choyée. Elle blettira l’espace d’un éclair.« Dès lors, il serait temps de cesser de croire coûte que coûte, martèle Luc Delfosse, rédacteur en chef adjoint du quotidien Le Soir, à des accordailles communautaires contre nature. Donc, il serait bon de réfléchir à prendre, en front francophone commun, un nouveau cap. Plus se soucier des compétences qui pourraient ou non tomber dans l’escarcelle des Régions et des Communautés. Mais organiser ce qui devrait impérativement rester dans le « pot belge ». Un pot… confédéral ? Qu’importe l’appellation : au nom de la dignité et de la survie du pays, mieux vaut le négocier rudement, d’égal à égal, que se le faire imposer ».Le problème, il faut que tous les partis flamands et tous les partis de langue française fassent une confession publique reconnaissant avoir abusé la foi de l’électeur et lui avoir menti.