27.11.2009

INSPECTION PEDAGOGIQUE DANS LES ECOLES DE LA PERIPHERIE BRUXELLOISE...

Dans un communiqué daté du 21 octobre 2009, « le PS regrette le passage en force du Parlement flamand contre les écoles francophones de la périphérie, qui met en péril la bonne conduite du dialogue institutionnel à venir.<><>Le Parlement flamand a adopté ce 21 octobre en toute hâte un décret qui confie à la Communauté flamande l’inspection pédagogique dans les écoles primaires francophones des communes à facilités. <><>Le PS regrette que le parlement flamand ait abusé de ses prérogatives, en violant une loi spéciale votée en son temps par les deux communautés linguistiques, loi spéciale qu’elle a respectée pendant près de 40 ans. <>En passant de force, et en négligeant les conflits de compétences pointés par le Conseil d’Etat sur leur texte, la Communauté flamande contribue à créer un climat peu propice à des négociations sereines sur la réforme de l’Etat. <>Le Parti socialiste travaillera dès lors, en étroite concertation avec l’ensemble des partis francophones avec pour but commun de déterminer les mesures les plus adéquates « à la préservation, des droits des francophones » dans la périphérie. <>Ces mesures pourraient notamment être, pour les francophones, d’introduire des recours en suspension en annulation du décret flamand devant la Cour constitutionnelle ». <>Ce communiqué est très bien. Nous approuvons totalement son contenu. Mais après les déclarations de Philippe Moureaux, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, Vice-président du PS, et de Jean-Claude Marcourt, PS, ministre régional wallon, préconisant la scission de l’arrondissement BHV, n’est-ce pas une brèche ouverte dans la Résistance francophone par où s’engouffrera le Mouvement flamand pour imposer la « bilinguisation » généralisée des services publics bruxellois et wallons à parité linguistique, 50 % de fonctionnaires francophones et 50 % de fonctionnaires flamands. Une bilinguisation temporaire dans la pensée flamande, comme toute concession « finale » dans la pensée des politiciens francophones, suivie dans deux ou trois décennies d’une flamandisation généralisée dans ce que furent les régions wallonne et bruxelloise.

12.08.2009

PERIPHERIE : LE DECRET FLAMAND SUR LES ECOLES FRANCOPHONS...

LA PERIPHERIE : LE DECRET FLAMAND SUR LES ECOLES FRANCOPHONESNous sommes en novembre 2007, plus de 150 jours sans nouveau gouvernement. Les partis politiques ne parviennent pas à s’entendre sur un projet de gouvernement. Les Flamands veulent l’application des décisions du Parlement flamand de 1999 ; ils font pression : gifles, provocations, humiliations... La panoplie du parfait colonisateur ! + +Le 7 novembre 2007, le Parlement flamand vote la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, suivie de l’invalidation des bourgmestres FDF/MR de Linkebeek, Wezembeek-Oppem, Crainhem, de la déclaration du ministre flamand de l’Intérieur, Marino Keulen, Open VLD, tendance libérale, de ne pas nommer les trois bourgmestres de la périphérie « ni dans trois jours, ni dans trois mois ». Et le comble de l’outrage : le dépôt en Commission du Parlement flamand d’un décret portant sur le retrait des compétences de la Communauté française sur l’inspection pédagogique des écoles francophones fonctionnant dans les communes à facilités de la périphérie bruxelloise avec annonce d’un vote au Parlement flamand dans les huit jours...+ + La coupe est pleine. Marie Arena, PS, ministre-présidente de la Communauté française, réagit et annonce son opposition qu’elle suspecte d’être « un moyen d’éliminer la culture française et l’utilisation du français aux portes de Bruxelles ». Le FDF fait savoir que Didier Reynders, président de la fédération MR, a prévenu Yves Leterme, CD&V, formateur, que « le décret serait la provocation de trop »... Le vote au Parlement flamand reste pendant. + + Au conflit d’intérêts avancé par les élus du Parlement de la Communauté française, les Flamands opposent un conflit de compétences. La fin des écoles francophones de la périphérie est dans la ligne de mire du Mouvement flamand au nom du sacro-saint principe de l’unité linguistique territoriale. + + Au Sénat de trancher. Il a 30 jours pour rendre un avis motivé au Comité de concertation Etat fédéral/entités fédérées, linguistiquement paritaire... A défaut d’accord, le Comité de concertation dispose de 30 jours pour émettre un avis « par voie de consensus »...La vie est belle en Belgique, n’est-ce pas ?

27.05.2009

ECOLO ABANDONNE-T-IL LA PERIPHERIE A LA FLANDRE ?...

La réponse est OUI ! Pourquoi oui ? 3 faits : Ecolo ne présente pas de liste aux élections régionales en Région flamande ; Ecolo n’est pas présent sur la liste U F, Union des Francophones ; Ecolo n’est pas présent sur la liste Groen (Verts flamands). + + + Ecolo laisse aux Flamands le soin de s’occuper des francophones de la périphérie bruxelloise ! Un lâchage de la solidarité francophone ! Conséquence : la liste U F risque de ne pas obtenir un deuxième siège – son objectif – au Parlement flamand. Est-ce étonnant ? Pas du tout. Ecolo s’en va bras dessus, bras dessous avec Groen. C’est son slogan ! + + + De par son attitude, Ecolo s’inscrit dans l’orbite flamande en entérinant la politique flamande en périphérie : bannissement du français, suppression des « facilités linguistiques », non-nomination des bourgmestres francophones, non-respect des décision du Conseil de l’Europe en matière de protection des minorités nationales…Ecolo muterait-il, se muerait-il en cheval de Troie de la Flandre ? Question qu’il est permis de se poser !

24.12.2007

L'ENSEIGNEMENT FRANCOPHONE EN PERIPHERIE BRUXELLOISE...

Le Parlement de la Région flamande a voté le 13 décembre dernier une proposition de décret transférant à l'inspection flamande de l'enseignement le contrôle des écoles francophones des six communes à facilités. - A la suite de cette nouvelle baffe adressée par les Flamands à la Communauté française de Belgique, cinq échevins de l'enseignement français des communes à facilités de ,la périphérie bruxelles, à savoir : Crainhem,Drogenbos,Linkebeek,Rhode-St-Genèse,Wezembeek-Oppem, ont invité le Parlement de la Communauté française de confirmer par décret sa compétence en matière d'inspection scolaire dans les écoles francophones tenues dans lesdites communes. - Pourquoi la Communauté française n'a pas réagi immédiatement à la nouvelle humiliation infligée aux francophones ?

18.12.2007

BHV : LA SOLUTION A LA LIBERALE FLAMANDE ? ...

L’Open VLD, par la bouche de son chef de groupe au Parlement flamand, propose de résoudre le problème BHV en l’incorporant dans un système de renforcement de l’Etat par l’instauration d’une circonscription électorale fédérale. - Un nouveau piège tendu aux francophones ? Voyons, en d’autres termes dits : scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, incorporation entière des communes à facilités en Flandre, fin des facilités linguistiques, limitation de la Région de Bruxelles aux 19 communes actuelles, phagocytose à terme de Bruxelles CONTRE la possibilité pour les habitants de la périphérie de voter pour des candidats francophones ! - Voilà le menu dépouillé des libéraux flamands. Vous appelez cela « solution » ? Disons plutôt en termes vulgaires : « C’est se foutre de la gueule des Wallons, des Bruxellois et des Flamands d’expression française » ! Inacceptable ! - Veut-on que la Belgique vive ? Si la réponse est positive, il convient de chercher une solution simple et humaniste aux problèmes communautaires qui la minent. Quelle est cette solution ? Passe-t-elle par un compromis qui ne pourra se traduire dans son résultat que par une nouvelle avancée flamande puisque les partis francophones de toute tendance sont « demandeurs de rien » ? La Flandre triomphera, les Régions de langue française, bernées et trahies par leurs dirigeants, pleureront leur dignité bafouée. - Quelle est donc LA solution ? Référons-nous à la sagesse populaire ! A tout ce qui se bâtit, il faut de bonnes fondations et de bons murs porteurs. Les bonnes fondations, ce sont des frontières fixées à la suite d’une consultation des habitants des communes contiguës à la ligne frontalière actuelle ; les bons murs porteurs, ce sont des règles de vie gérées en commun. Ensuite, chacun des Etats partenaires aménagent sa maison comme il le veut. - Les partis politiques, qu’ils soient flamands ou francophones, accepteront-ils cette solution ? Des raisons partisanes pour les uns, des raisons idéologiques pour d’autres, lesteront les modalités d’appel à la population « frontalière ». Cela se pèsera à la bascule des intérêts matériels par « gain/perte » pour les uns et par « réalisation/fin » du rêve germanophile de regroupement des populations d’origine germanique pour les autres. - Le drame de la Belgique est d’être parasitée par le ver partisan et par le ver pangermaniste. La question revient, lancinante : Quelle solution ? Une solution notariale à l’amiable ? Une solution judiciaire exécutoire ? Une solution de sagesse ? - Optons pour la sagesse ! Le doute s’installe dans notre esprit. La voix de la sagesse s’invitera-t-elle à la Table des Bâtisseurs ? - En cas d’échec, sachez, francophones, écouter la parole de Serge Moureaux, parlementaire honoraire, président de la Maison de la Francité : « Remettre sur pied un rassemblement moderne de toutes les forces de la politique et de la société civile qui n’acceptent pas le déshonneur. Scinder BHV sans contrepartie territoriale pour Bruxelles signifierait une capitulation pétainiste. Elle susciterait automatiquement un nouveau 18 juin de la Résistance »… - Raymond WATRICE