22.09.2008

LA FLANDRE MALADE DE SES PARTIS NATIONALISTES...

... La Wallonie malade de l’absence de partis aiguillons = = Que fallait-il attendre de la NV-A ? Des propos conciliateurs ? Des propos belgicains ? Que non ! La NV-A est restée fidèle à elle-même, à ses principes, à sa doctrine, à son combat : l’indépendance de la Flandre. La Flandre maîtresse chez elle ! Peut-on le lui reprocher ? = = Le problème, c’est qu’elle véhicule son credo d’une pensée expansionniste, territoriale sans reconnaissance de l’existence de gens qui vivent sur le territoire convoité. Son rêve conçu, formaté pendant la première Guerre mondiale sous l’occupation allemande. La grande Flandre ! = = Les partis, les grands partis flamands, lui emboîtent le pas avec en chef de file le CD&V, l’héritier du CVP, parti catholique flamand de l’après deuxième Guerre mondiale, qui a dirigé, quasi sans partage, le pays pendant cinquante ans. = = Le CD&V veut reprendre la direction de la Belgique. Il tend hypocritement la main aux francophones, la fameuse « main tendue » de Kris Peeters, CD&V, président du gouvernement de la Région flamande. L’invitation aux francophones de ne pas faire entrer, dans les négociations institutionnelles, leurs demandes – légitimes – portant sur BHV, la nomination des bourgmestres francophones de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem élus démocratiquement en octobre 2006, la ratification de la Convention-cadre européenne de protection des minorités, l’élargissement de la Région bruxelloise, la reconnaissance à part entière de la Région de Bruxelles…= =En fait, le CD&V, réincarnant la Flandre, réimpose son jeu dominateur tourné vers la direction pleine et entière de la Belgique par la soumission de la partie francophone, la mise sous son joug, sous sa dépendance Bruxelles et la Wallonie. De nouvelles gifles d’humiliation. = = Les déclarations de Didier Reynders, président du M R, , que les citoyens peuvent juger abracadabrantesques, aberrantes, que les médias estiment blessantes, déplacées à l’encontre des autres partis francophones, ne seraient-elles pas annonciatrices d’élections anticipées en novembre/décembre ? = = Le tout se résumant à des batailles d’ego, de prise de pouvoir clanique, indifférentes aux aspirations des citoyens. La Wallonie en manque de partis aiguillons.

13.06.2008

LE PARLEMENT FRANCOPHONE, VERITABLE REPRESENTANT DES BRUXELLOIS...

C’est ce que nous explique Serge Moureau, président honoraire du Parlement francophone bruxellois, président de la Maison de la Francité, dans son éditorial du second trimestre 2008 de Francité, revue de la Maison de la Francité. Il traite du rôle joué par la Cocof, le Parlement bruxellois, dans le conflit d’intérêt « qui empêche les partis flamands d’imposer, unilatéralement, sans négociation ni contrepartie, la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, dernier rempart contre la fixation définitive d’une frontière d’Etat avantageuse pour la Flandre et désastreuse pour les Wallons et les Bruxellois ». ==Le vote de la Cocof, c’est la mise en échec du plan flamand d’encerclement de Bruxelles ; c’est l’ouverture de la possibilité pour le Parlement francophone bruxellois de proclamer l’autonomie de Bruxelles et inscrire la Région bruxelloise dans une fédération française de Belgique avec la Région wallonne. === Quel destin pour la Wallonie et pour Bruxelles ? Une réponse est donnée à la question dans le texte présentatif du Manifeste pour l’unité francophone de novembre 2006 lancé par Antoinette Spaak et Serge Moureaux : « La future Fédération axera sa politique dans le sens d’un desserrement des liens économiques avec la Flandre et un resserrement de ceux-ci avec ses voisins français et allemand, les liens pouvant également se concrétiser dans des accords de partenariat très étroits dans les domaines extérieurs et de la défense nationale ».