07.06.2008

LE MOT DU PRESIDENT DU RASSEMBLEMENT WALLON...

Dans un éditorial paru dans le numéro de janvier-février-mars 2008 « Wallon », périodique du Rassemblement Wallon, André Libert adresse un message de courage et de vaillance aux Wallons aussi « capables que d’autres de prendre leur destin en main et de choisir leur avenir ». ++André Libert martèle : « Les partis flamands ne négocient que ce qui les intéresse, le reste n’est jamais négociable. L’encre à peine sèche de ce qui leur a été concédé, de ce qui est dit définitif, coulé dans du béton, ils pensent déjà à la suite… Ils ont kidnappé les Fourons. Ils entendent tracer les frontières de leur futur Etat, digérer les majorités francophones de la périphérie et autres noyaux, 150 000 personnes, d’un Brabant pas nécessairement flamand ; il faut isoler et flamandiser Bruxelles pour ensuite s’attaquer au roman pays du Brabant wallon ! « Bruxelliser » le Brabant wallon - Ndlr : ajoutons « Bruxelliser » l’ensemble de la Wallonie par le bilinguisme flamand-français rendu obligatoire et par les classes d’immersion linguistique en flamand – serait le(s) flamandiser, gare à l’erreur !André Libert exhorte : Arrêtons de chanter avec ceux qui méprisent les Wallons ; arrêtons d’écouter ceux qui clament que nous sommes des fainéants, des gréviculteurs, des incapables, que nous n’avons pas de culture propre, que nous ne pourrions pas construire un Etat ». ++ André Libert se révolte : Devons-nous être des assistés perpétuels de la Flandre ? Etre dirigé par ou depuis Bruxelles ? Devons-nous tendre la sébile à la France ? Soyons dignes ! … ++ André Libert exhorte : « Nous sommes aussi capables que d’autres de prendre notre destin en mains et de choisir et négocier notre avenir, cessons de croire que notre destin est celui de perpétuels assistés, que nos moments glorieux n’appartiennent qu’au passé ». ++Un regard d’espoir tourné vers l’avenir !

19.11.2007

30 A 35 000 BELGES ONT MANIFESTE...

Le blogue-notes de Claude Thayse> - Les 30 à 35.000 belges ont manifesté pour sauver la Belgie-que ! - dimanche 18 novembre 2007, 19:11:00 | Claude Thayse - Un succès donc... d'après les médias! Et encore, en comptant large... C'est le public d'un bête match de foot... En plus, c'est logique, ce sont sans doute les mêmes, il faut bien rentabiliser les chapeaux ridicules... Au lieu de rendez-vous à la gare du Nord, à peine 5000 personnes venues du reste du pays. C'est au long du parcours que d'autres personnes (bruxelloise, sans doute) ont rejoint la foule. Il s'agit donc d'une marche majoritairement francophone et bruxelloise, ce qui n'étonnera personne. Evidemment, pour être objectif, il faudrait soustraire les gosses qui ne savent pas ce qu'ils font là, les vieux qui ne savent plus ce qu'ils font, les Flamands de service, ou ceux qui se sont naïvement déguisés en Flamands... Sans compter les militants du parti de la droite extrême (pour ne pas dire plus), le B(l)UB, dont on reconnaît facilement les drapeaux et les slogans.Bref, vaine agitation, peu d'émotion, rien à voir avec les "marches blanches", malgré l'énorme battage médiatique qui l'a précédée. Il est temps de passer à autre chose ! Excellente conclusion de Jean Quatremer sur son blog : "cette marche risque d’avoir l’effet contraire de celui qui était recherché : les partis flamands vont en tirer la confirmation qu’ils sont dans la bonne voie. Le réveil francophone s’annonce douloureux." Tiens, sur la photo publiée par Reuters (© 2007 Reuters) à l'arrivée, on voit qu'ils sont bien... Euh... 35.000 ? Non ? A la télé, ça avait l'air plus clairsemé...

31.10.2007

L'ANACHRONISME DES LOIS LINGUISTIQUES...

Dans une carte blanche, publiée dans le quotidien Le Soir des mercredi 31 octobre et jeudi 1er novembre 2007, Georges CLERFAYT, député fédéral honoraire, ancien président du FDF, fustige l’attitude nationaliste des partis flamands. « … Ce nationalisme qui implique intolérance et exclusion de l’autre, induit également un repli sur soi, des interdits et discriminations envers les allochtones, un souci chatouilleux des frontières, un protectionnisme abusif qui est, en même temps, asocial et anti-libéral. -… Ainsi un ferment de division inéluctable de l’Etat belge a été inoculé par les lois linguistiques de 1932 qui, sous prétexte d’établir la paix intérieure entre les communautés organisèrent des territoires sous-nationalistes linguistiquement et culturellement homogènes. Ce principe d’homogénéité était cependant tempéré par le recensement linguistique décennal. -…Hélas, en 1962-63, la souplesse d’adaptation résultant du recensement fut éliminée par les lois exigées et obtenues dans un mauvais « compromis à la belge » par les nationalistes flamands… Ces lois prétendirent figer une fois pour toutes les territoires homogènes en fixant, définitivement paraît-il, la frontière linguistique. - … Mais dans la deuxième moitié du XXe siècle, s’est construit un nouvel idéal démocratique qui réprouve le nationalisme, qui prône l’internationalisme, les Droits de l’Homme, et qui, en Europe, promeut la tolérance et le développement d’une seule Communauté européenne, certes hétérogène mais consensuelle et respectueuse des droits de chacun. -… Nos lois linguistiques de 62-63 sont ainsi anachroniques, comme est anachronique – et hors loi européenne – l’attitude des partis flamands, du Parlement flamand, du Gouvernement flamand, des juges flamands du Conseil d’Etat, envers les minorités francophones, notamment dans la périphérie bruxelloise où elles sont très fortes et même majoritaires dans les six communes à facilités. - … La Flandre n’est pas un Etat indépendant, mais n’est qu’une partie de l’Etat belge… Le citoyen d’un Etat peut-il perdre des droits et son identité culturelle et linguistique lorsque, dans son propre pays, il franchit une limité administrative interne ? … Les partis flamands sont-ils modernes et contemporains ? Sont-ils démocratiques et respectueux de tous les principes établis ? Sont-ils européens ? - … De grâce, pour BHV, pas de marchandage médiocre, par de nouveau (mauvais) « compromis à la belge » qui ne résout rien… Il ne s’agit pas seulement, et de loin, de trouver une petite formule de cuisine électorale pour permettre aux partis francophones de conserver 75 000 voix ! On demande des hommes d’Etat avec une vision rationnelle et démocratique ».

12.10.2007

BHV - COUP DE FORCE FLAMAND !

Les partis flamands et la Flandre de La Panne à Tongres veulent la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) SANS CONTREPARTIE ET SANS DELAI. Le mercredi 10 octobre 2007, ils ont tenté – et réussi - un coup de force : mettre à l’ordre du jour l’examen article par article de la proposition CD&V de la scission de BHV et ensuite de mettre au vote la proposition du Vlaams Belang de terminer le débat général et la discussion de tous les articles des propositions acceptées de scinder BHV.Trop, c’est trop pour les francophones. Imbuvable. Olivier Maingain (FDF), député MR, président du FDF, sonne la révolte : Je demande aux francophones de ne pas jouer dans cette mauvaise pièce. Thierry Giet (PS), député, enchaîne : Ce qui se passe témoigne d’un manque de respect élémentaire de la communauté francophone. Melchior Wathelet (CDH), député, vice-président du CDH, tempête : Il faut se faire respecter. On ne peut pas accepter cette manière de travailler. Les francophones quittent la réunion. Deux d’entre eux rentrent peu après.Les Flamands n’ont que foutre ! Ils poursuivent l’examen des propositions nonobstant la demande pressante des députés Daniel Bacquelaine (MR) et de Melchior Wathelet (CDH), revenus en réunion, de suspendre la séance. Les deux députés francophones sortent, enfin.Un hold-up flamand ? Nenni ! Les Flamands sont majoritaires à la Chambre des Représentants et à la Commission de l’Intérieur ; ils usent et abusent de leur majorité sans respect de la Communauté française ! « Miserie, miserie » murmure Pieter De Crem, CD&V, président de la Commission de l’Intérieur.Que les francophones se mettent bien en tête : les Flamands veulent imposer leur programme commun ! Ils le feront appliquer ! Point à la ligne. Pourquoi n’ont-ils pas, face à la Flandre arrogante et méprisante, une position unanime ? Pourquoi ?Comme toujours les politiciens francophones sont divisés, montrant leur vrai visage de baronnets locaux plus soucieux de leurs intérêts personnels et partisans que de l’intérêt général de leurs concitoyens. David Coppi, journaliste au quotidien Le Soir, décrit très bien les courants partisans qui traversent la vie politique dans la Francophonie belge : Par la force des choses, l’« unité » francophone, proclamée, implorée, exaltée parfois, a montré une fois encore ses limites, in situ ». Misère, misère !