21.10.2010

BOUGE LA VOIX CITOYENNE

La voix des "sans pouvoir", la voix citoyenne, s'exprime.

 

Robert LERUTH, 1180 Uccle - En relisant mon "Rêve apocalyptique" en page 7 du périodique d'octobre (4 Millions 7, mensuel de la Ligue Wallonne de la Région de Bruxelles, NDLR), je me mets presque à regretter de n'avoir pas plutôt décrit sous ce titre-là la bientôt défunte Région bruxelloise au cas où les partis francophones persévéreraient à se laisser embobiner par l'astucieux Bart De Wever pendant que les acolytes de ce dernier lui balaient le chemin. Qui sont ces "acolytes" ?

1. Le ministre régional flamand Smet a récemment voulu résoudre le problème linguistique du pays en instaurant l'anglais comme langue unique de tous les Belges. Ne seriez-vous pas tenté de lui répondre : "Pourquoi pas le français, qui est une langue internationale ? ".

 

2. En tout état de cause, Kris Peeters, ministre-président de la Région flamande, s'est opposé au vœu du ministre Pascal Smet en espérant, comme il vient de le rappeler, conserver Bruxelles comme capitale de la Flandre, de manière à faire connaître au monde entier que le néerlandais se parle dans la capitale de l'Europe ! Quelle ne serait pas notre honte en voyant, sur le plan international, notre langue réduite au rang du néerlandais, voire remplacée par elle. Tant que la Belgique existe, Bruxelles-Ville est certes la capitale de tous les Belges, ce qui n'est pas le cas des dix-huit autres communes de la Région. C'est pourquoi mon adresse est à "1180 Uccle", non à "1180 Bruxelles".

 

3. L'article signé Pertinax rappelle l'article 30 de la Constitution : l'emploi des langues pour les actes de l'autorité publique ne peut être réglé que par la loi. Dès lors, pourquoi le Pouvoir central ne met-il pas fin aux prétentions flamandes sur la périphérie, établies seulement par un décret ? Le ministre-président Charles Picqué, s'il ne veut pas être un acolyte de Bart de Wever, devrait menacer la Flandre de déclarer unilingue francophone la Région bruxelloise. Je rappelle en outre qu'il a, en faveur d'argent pour sa région, accepté pour chaque commune (sauf deux qui ont refusé) un échevin flamand supplémentaire non régulièrement élu ; ce système, qui est du genre de la trahison de Judas, ne va-t-il pas encore jouer au profit de la scission de BHV ?

Mais attention : si une quasi séparation des territoires est réglée avant que soit réglée la question linguistique de la périphérie, les territoires seront peut-être considérés comme des sous-Etats dont les décrets deviendront des lois, et il sera alors désormais trop tard pour, en Flandre, nommer les trois bourgmestres et empêcher l'inspection flamande des écoles francophones, voire leur suppression.

 

4. L'armée est dirigée, même en Wallonie, par des Flamands. Raison invoquée : l'examen linguistique. J'ignore qui arbitre l'examen linguistique des Flamands. Ceux-ci ont généralement un vocabulaire français très étendu ; par contre, leurs erreurs grammaticales foisonnent à la radio et à la télévision, notamment en matière de concordance des temps. Un jury impartial devrait s'apercevoir que les Flamands ignorent l'emploi du subjonctif et, en ce qui concerne l'indicatif, ils ne distinguent pas le passé simple et l'imparfait.

 

Conclusion

Ma conclusion toute symbolique est que, si j'avais le talent de J. Ensor, je peindrais volontiers l'entrée de Saint Bart à Bruxelles sur une ânesse dont les rênes seraient tenues par Albert II à pied.

14:14 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : armée, examen, pertinax, pascal smet, acolyte |  Facebook |

27.09.2010

SOLIDARITE

Chère Madame, cher Monsieur,

 

Permettez-nous de vous inviter à faire circuler nos messages parmi vos connaissances.

Nous devons nous serrer les coudes dans la défense de notre langue et de notre culture françaises.

Chez nous, en Flandre belge, le ministre régional flamand de l'enseignement, Pascal Smet,  a déposé une proposition de loi visant à inscrire l'anglais comme deuxième langue à enseigner aux élèves en remplacement du français.

Ensemble.

Bien à vous

14:53 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anglais, pascal smet, français |  Facebook |

28.12.2009

FLAMANDISATRION PERNICIEUSE DE LA REGION BRUXELLOISE...

… sous l’œil indifférent des parlementaires francophones de tout bord. <><>« L’œuvre » de l’ancien ministre régional flamand bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet, SP.A, socialiste flamand, fut à ce point remarquable, sous des airs de « gentil ministre souriant », enfourchant à bon escient le vélo. Du cousu mains en communication sur l’autel de la Flandre au nom du principe sacré : « Pour que les Flamands se sentent chez eux dans leur capitale ». Raymond Watrice. <><>Voyons quelques aspects de la flamandisation de Bruxelles sous l’ère Pascal Smet, dénoncés par Madame Nézia Mahieu, 1190 Forest. <><>Concernant les mesures de l’ancien ministre régional bruxellois de la Mobilité <><>Mesures relatives à la STIB <><>L’ancien ministre régional bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet, néerlandophone d’origine flamande, a bien mis à profit son mandat pour néerlandiser, angliciser et multilinguiser les transports en commun bruxellois, notamment : <><>- en rebaptisant les points de vente de la STIB au moyen des appellations : « GO – KIOSK – BOOTIK », <><>- en ajoutant aux deux langues officielles de la Région, l’anglais et l’allemand pour les informations et messages diffusés notamment au moyen de panneaux lumineux dans les stations (inscriptions jaunes sur fond noir !…). <><>Autres exemples : <><>- Dans les nouveaux trams, les instructions sont déclinées dans l’ordre : en néerlandais, en français, en anglais, en allemand. <><>- Le bus de la STIB accueillant des jeunes à des fins de prévention des agressions et du vandalisme affiche : « WELCOME ON BOARD ». <><>Les informations, messages et instructions de la STIB devraient non seulement être bilingues français/néerlandais, mais aussi se trouver sur le même support, et donc au même endroit. Les usagers n’ont pas à devoir rechercher l’affichage dans leur langue. <><>Or, la nouvelle pratique suivante est maintenant utilisée. Il s’agit de l’utilisation d’un même affichage unilingue, d’une part, en néerlandais, et, d’autre part, en français, mais placé à des endroits éloignés :<><>- dans la première voiture et dans la dernière voiture d’un tram, <><>- à des arrêts de tram différents, <><>- d’un côté et de l’autre d’une station, <><>- d’un côté et de l’autre d’un boulevard. <><>En outre, parfois, l’en-tête du message de la STIB est en anglais, en gros caractères bien visibles, parfois de couleur rouge, et le message unilingue, soit en néerlandais, soit en français, est en petits caractères. <><>Mesure relative au plan régional bruxellois « VILLO » <><>Pascal Smet a aussi fait adapter un plan régional bruxellois « VILLO » et les couleurs qui prédominent sur les vélos « régionaux bruxellois » sont celles de la Flandre, soit le jaune et le noir. <><>Les couleurs des vélos régionaux bruxellois auraient dû être celles de la Région, soit le bleu et le jaune, ce qui aurait été une bonne mesure pour favoriser le sentiment identitaire bruxellois. Mais l’ancien ministre de la Mobilité a bien su « charmer et amadouer » les partis francophones puisqu’ils n’ont pas réagi et, qu’en l’occurrence, ils ont une nouvelle fois démontré « leur laisser faire ».<><>Mesure relative aux réaménagements de carrefours <><>Lors du réaménagement de carrefours, les anciens poteaux avec feux de signalisation routière peint avec des lignes rouges et blanches – comme en Wallonie… la Flandre ayant depuis longtemps repeint les siens en jaune et noir – sont remplacés par de nouveaux poteaux peint uniformément en gris. Cela sans arrière pensée, sans doute ?… <><>Il est tout à fait regrettable que les partis francophones ne semblent pas réaliser l’importance que « toutes les petites mesurettes » prises notamment par les ministres régionaux bruxellois néerlandophones visent à accroitre et à renforcer la présence flamande à Bruxelles et sa visibilité.

24.08.2009

BRUXELLES : SUPPRESSION DES 19 COMMUNES...

Des voix, particulièrement flamandes, se font entendre pour une fusion des 19 communes. Logique, à première vue. Bruxelles n’est qu’un petit territoire de quelque 162 km2 peuplé par une population d’environ 1 200 000 âmes. Mais, Un Grand Bruxelles avantagerait les Flamands. + + 2004. Pascal Dewit, politologue, souligne, qu’un Grand Bruxelles renforcerait le poids flamand dans la capitale : « Quand bien même on arriverait à la conclusion que, pour certaines compétences, la régionalisation serait plus opérante, on se heurterait toujours à l’obstacle communautaire. En effet, en dotant la Région de davantage de compétences, on renforcerait encore le poids des néerlandophones dans la capitale. Qui sont déjà surreprésentés dans les instances régionales, avec un gouvernement quasi paritaire ». + + Pascal Smet, SP.A, ministre régional flamand de la Mobilité et des Travaux publics, est évidemment favorable à une fusion des 19 communes ; il déclare : « ... Mon intention n’est pas de donner davantage de pouvoir aux Flamands. Mais simplement de veiller à une gestion plus efficace de la ville. Que tout ce qui touche à la vie ensemble soit géré par la Région ! Exemple : la Mobilité. Notre structure actuelle nous affaiblit ; nous devons la rendre plus simple pour être plus forts dans la Belgique actuelle… ou future ». + + Jean-Claude Vantroyen, journaliste, partage, si l’on veut, le point de vue de Pascal Smet. Dans un billet « Humeur », publié dans le quotidien Le Soir de mai 2005, il écrit, sous le titre « Bruxelles ne peut se vivre à 19 vitesses » : « ... On ne peut pas gérer une grande ville en petites unités séparées, toutes jalouses de leur pouvoir. Bruxelles doit se gérer tout d’une pièce, globalement, selon une seule politique...De toute façon, les Flamands ont déjà conquis la quasi-parité au gouvernement régional. Rien ne dérangerait donc. Sauf que les 19 freins éliminés, Bruxelles pourrait se lancer dans une véritable politique urbaine visionnaire ». + + 2006. Pascal Smet, SP.A, persiste et signe : « ... Le manque de synergie entre les six zones de police, les 19 communes et les CPAS coûte au moins 50 millions d’euros par an. On pourrait faire des choses beaucoup plus utiles avec cet argent... Il ne s’agit pas de donner plus de pouvoir aux Flamands à Bruxelles. Ce qui m’intéresse, c’est que Bruxelles soit mieux organisée pour les Bruxellois eux-mêmes ». + + Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles est catégorique : « Le vrai problème de Bruxelles, c’est son sous-financement ». Il lance un plaidoyer pour la signature d’un protocole Région-Ville pour assurer le maintien des communes : « Je crois qu’il est indispensable, dans les mois ou l’année qui viennent, de signer avec la Ville de Bruxelles un protocole de collaboration Région-Ville de manière à définir des objectifs communs. Sinon, il va y avoir des craquements et on va donner des armes aux ennemis de Bruxelles qui vont trouver là la démonstration qu’il faut faire disparaître les communes ». + + Joëlle Milquet, CDH, Vice-Première ministre, présidente du CDH, souligne que : « Anvers était jadis territoire unique ? Elle était tellement mal gérée que Yves Leterme a demandé une réforme institutionnelle nationale pour pouvoir y instaurer la décentralisation... A Bruxelles, tant dans les communes qu’à la Région, l’inefficacité provient des verrous institutionnels exigés par les Flamands Cela dit, nous pourrions rationaliser les rapports entre les communes et la Région, en matière fiscale, d’emploi, de logement, de mobilité, etc. L’essaimage est un mal belge... ».+ + Brigitte Grouwels, CD&V, secrétaire d’Etat bruxelloise, est évidemment favorable à la suppression des communs : « ... Ce sont des sources de blocage ? Mas il faut garder une gestion décentralisée des quartiers, comme à Montréal. On conteste cette approche en se référant à Anvers. La naissance des districts y est survenue trop tard, mais beaucoup de choses n’auraient pas pu se réaliser sans la fusion des communes ». + + Guy Vanhengel, Open VLD, ministre des Finances bruxellois, plus réaliste, est peu chaud : « Non. Une réduction du nombre des communes nous demanderait beaucoup d’énergie. Ce serait une opération dont le profit serait très réduit. Je préfère travailler sur un meilleur dialogue entre la Région et les communes ». + + N’existe-t-il pas une Conférence des 19 bourgmestres ? N’existe-t-il pas une Conférence des 19 présidents de CPAS ? Nous croyons savoir qu’il existait une volonté de coordonner les politiques. Où se situerait le problème ? Sinon dans la volonté de la Flandre de briser la résistance francophone à Bruxelles, ville trop française à ses yeux !Une voix se lève dans nos cœurs : « Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française... Bruxelles libre ».

21.08.2009

L'AFFIRMATION DU CARACTERE FLAMAND DE BRUXELLES...

La Flandre tire tous azimuts. Certains d’entre vous s’étonnent et sourient de voir des groupes de Flamands en visites guidées de Bruxelles, en particulier dans le quartier Matonge, le Centre Ville et les communes de la grande ceinture. Ces visites ne sont pas innocentes. En fait, la Flandre cherche à encourager ses concitoyens à venir s’établir à Bruxelles, à reflamandiser Bruxelles, à démontrer le caractère multiculturel de Bruxelles. + + Il y a l’appel lancé aux étudiants de Flandre par Bert Anciaux, Spirit, ministre régional flamand, chargé des Affaires bruxelloises, les invitant à venir s’installer à Bruxelles : « J’entends par là promouvoir la capitale comme ville étudiante ». Astucieusement, il associe la STIB à son opération charme par l’ouverture par celle-ci d’une agence commerciale chargée de délivrer les abonnements à prix réduit. Une initiative du gouvernement flamand qui reçoit le soutien de Pascal Smet, SP.A, ministre de la Mobilité du gouvernement régional bruxellois : « La Région bruxelloise n’est certes pas compétente en la matière, souligne-t-il. L’exécutif bruxellois a décidé certains tarifs préférentiels mais les étudiants du supérieur ne sont pas repris. Mais si la Communauté française décidait d’appliquer une mesure similaire, la STIB pourrait délivrer les mêmes services ». + + Autre astuce flamande : repeindre en gris les trams, les bus et le métro bruxellois, une couleur germanique. Fini le jaune, bien visible. Tout le charroi public sera progressivement gris ! Ainsi le veut, Pascal Smet, SP.A, socialiste flamand, ministre de la Mobilité du gouvernement régional bruxellois. Donner une autre image de Bruxelles est l’obsession des ministres régionaux flamands. Après la peinture grise, Pascal Smet se frotte à la plastique des mots ; il rebaptise les points de vente de la STIB selon leur grandeur : les grands, en « flamanglais » : « Bootik » ; les petits, en flamand : « Kiosk » ; les distributeurs de billets deviennent en anglais : « Go ». + + Brigitte Grouwels, CD&V, ministre régional bruxellois, refuse de lever les astreintes frappant le Fédéral en raison des violations des normes de bruit par les avions ; elle menace de quitter l’exécutif bruxellois entraînant avec elle le CD&V. Dès lors, le Vlaams Blok entrerait au gouvernement bruxellois ! Imbuvable pour les francophones. Conséquemment, on sait désormais et clairement que la Flandre mène Bruxelles par le bout du nez ! + + Si l’on ajoute l’essaimage par les médias flamands de l’idée que Bruxelles n’est pas aussi francophone qu’on le dit, mais est majoritairement d’identité étrangère et flamande, les portes de sa mise sous tutelle par la Flandre s’ouvrent. Bruxelles tombe sous l’empire d’un régime colonial. + + + Une voix dans notre cœur s’élève : Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française

19.08.2009

BRUXELLES... AN 979

Naissance de Bruxelles + + +Il y a quelque 1030 ans, des groupes de commerçants venus de France firent halte sur un îlot de la Senne ; ils y installèrent un comptoir. Les paysans flamands vinrent de leurs lointaines campagnes y proposer leurs produits et s’agglomérèrent aux abords de l’îlot St Géry. Bruxelles était née. Dépendante du diocèse de Cambrai (France) et rattachée au monastère de Nivelles, un chemin à travers la warande uccloise et la Forêt de Soignes la reliait à Nivelles. Au fil des siècles, Bruxelles passa sous la coupe des Comtes de Louvain et de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles ; un idiome à consonance germanique s’y imposa. Cela dura jusqu’au 19e siècle, époque à partir de laquelle le français repris le dessus, un retour aux sources. + + D’aucuns ont affirmé que les preuves de l’origine française de Bruxelles se trouvent dans les environs de la cathédrale St Michel où est édifié le bâtiment de la Communauté flamande. Des documents attestant les origines françaises de la Ville de Bruxelles se trouveraient dans les archives de la Ville. Il est toutefois surprenant que des chercheurs historiens ne se penchent pas sur les origines controversées de la Ville de Bruxelles. + + + Création de la Région de Bruxelles + + +La Région de Bruxelles fut enfantée dans la douleur. Wallons et Flamands s’opposèrent d’abord à sa création, plus particulièrement du côté flamand. Les instances politiques passèrent dès lors par un stade intermédiaire : la mise en place en juillet 1971 d’un organisme unique pour les 19 communes : l’Agglomération bruxelloise sous la présidence du Professeur André Lagasse. Ses compétences portèrent sur l’aménagement du territoire, les transports, la sécurité, la propreté publique, la santé, l’économique... Elle durera jusqu’au 12 janvier 1989, date à laquelle fut créée la Région de Bruxelles-Capitale au prix d’un douloureux compromis : limitation du territoire aux 19 communes, non-autonomie institutionnelle, possibilité au Fédéral de lever le droit de suspendre les ordonnances bruxelloises qui porteraient atteinte au caractère de capitale du pays. Le tout dans un cadre de sous-financement et de « veto » du groupe linguistique flamand. + + + Son fonctionnement + + + Dès la naissance de la Région de Bruxelles, son fonctionnement a été contrarié par la Flandre sous les prétextes les plus divers... Une politique délibérée de pourrissement menée par la Flandre pour intégrer Bruxelles dans son territoire. + + Une des faiblesses de Bruxelles souligne Joëlle Milquet, présidente du CDH, Vice-Première ministre, « c’est que l’on trouve rarement du personnel politique flamand qui soit réellement bruxellois. Ils sont Flamands et ils viennent avec les thèses de la Flandre ». + + Et les Flamands ont le toupet d’affirmer, de seriner que Bruxelles est mal gouvernée, que tout ce qu’elle fait est un échec ; ils critiquent tout ce qu’elle fait. Ils se disent d’abord Flamands et militent pour une intégration totale de Bruxelles en Flandre. + +Pascal Smet, SP.A, socialiste flamand, ministre bruxellois de la mobilité : « Le tourisme, c’est un désastre. Bruxelles n’est pas capable de se donner une image... L’année de la mode à Bruxelles est un échec total... Il faut refinancer ; il faut mettre de l’ordre à l’intérieur... De meilleurs répartitions de compétences... ». + +Guy Vanhengel, Open VLD, libéral flamand, ministre bruxellois des Finances : « On devrait pouvoir améliorer notre système, tant au niveau de l’organisation interne que de nos relations avec les autres entités... » + + Brigitte Grouwels, CD&V, sociale-chrétienne flamande, secrétaire d’Etat bruxelloise : « Dans la Constitution, Bruxelles est une Région, mais pas comme les deux autres. C’est une capitale bilingue de la Belgique ; elle a certaines responsabilités... Elle doit aussi développer son rôle de capitale des Communautés... Mon schéma idéal a toujours été une fusion des dix-neuf communes avec, en même temps, une décentralisation vers des quartiers... ». + + + Sa vie culturelle + + +La vie culturelle à Bruxelles passe entre les mains de la Flandre. C’est ainsi que l’association, dénommée Asbl Flagey, qui s’est installée dans les anciens bâtiments de la radio et de la télévision de la place Flagey, est composée majoritairement de Flamands. Ils disposent d’une majorité de sept voix. + + A la Communauté française, on justifie la résignation comme on peut : « On dispose d’une majorité de blocage et on affirme que les administrateurs, représentant les deux Communautés, ne sont pas des extrémistes et des provocateurs ». Allons, donc ! Qui sont Vic Anciaux, Spirit, ancien ministre bruxellois de la Mobilité, et Eric Antonis, CD&V, ancien échevin de la Culture de Antwerpen ? Des repentis ? Voire !

02.06.2009

REPONSE DE OLIVIER MAINGAIN, PRESIDENT DU FDF, A NOTRE APPEL DU 15 MAI 2009...

... Vous rappelez très justement les messages de Serge Moureaux, dont l’analyse politique est étayée par une clairvoyance due à une longue expérience politique. + + + Plus que jamais, en ma qualité de président du FDF, je suis déterminé à travailler inlassablement à la prise de conscience des Francophones, Bruxellois et Wallons unis, pour qu’ils prennent toute la mesure des enjeux institutionnels qui nous attendent. + + + Tous ceux qui croient que Bruxelles sera défendue et respectée, en faisant preuve de complaisance aux revendications flamandes, tant en périphérie que dans les 19 communes, conduiront notre Région et son rayonnement francophone à leur perte. L’organisation institutionnelle de la Région bruxelloise, telle qu’organisée par la loi de 1989, s’épuise. + + + Ainsi que j’ai pu le mettre en évidence récemment, la population d’expression néerlandaise à Bruxelles ne représente plus que quelque 8 % de la population totale de la région. Une telle réalité sociologique ne justifie plus – pour autant qu’elle ne l’ait jamais justifié – les avantages disproportionnés accordés aux représentants politiques des Flamands de Bruxelles. + + + Nous sommes respectueux des droits individuels et collectifs des Flamands de Bruxelles. Nous ne nions pas leur droit à organiser leur vie sociale, culturelle, scolaire, en relation avec leur Communauté. De même, nous respectons leur droit à l’usage de la langue néerlandaise dans les rapports avec les administrations publiques établies à Bruxelles. + + + Par contre, rien ne justifie que 8 % de la population bénéficient d’une surreprésentation au Parlement bruxellois (17 sièges sur 89, soit quelque 19%) et une représentation paritaire au sein du gouvernement bruxellois. + + + D’aucuns prétendent qu’il s’agirait de la contre-partie des statuts des Francophones au sein du gouvernement fédéral. Il n’en est rien. D’une part, il est audacieux de comparer le poids démographique que représentent les Francophones au sein de l’Etat belge (quelque 42 à 43 % de la population totale) avec celui, nettement plus relatif, des Flamands à Bruxelles. + + + D’autre part, les Francophones ne bénéficient pas au sein du Parlement fédéral d’une représentation garantie. Faut-il d’ailleurs rappeler que le Sénat n’est toujours pas paritaire et que si cette avancée devait être réalisée, elle n’aurait plus beaucoup d’importance car les compétences restant au Sénat ne sont guère substantielles. + + + De même, au sein du gouvernement fédéral, la parité est devenue une illusion. Le cœur du gouvernement qu’est le comité ministériel restreint (le « Kern », pour reprendre le sabir politico-belge) est composé majoritairement de vice-premiers ministres et ministres flamands. Ce fait est peu connu mais le véritable organe décisionnel du gouvernement fédéral belge n’est plus le Conseil des Ministres, mais le Comité ministériel restreint.+ + + Faut-il ajouter que les principales responsabilités ministérielles incombent aux ministres flamands (la flamandisation de la représentation ministérielle belge à l’étranger en est un bel exemple). Alors qu’au sein du gouvernement bruxellois, les ministres flamands se voient réserver des compétences, répartition à laquelle il ne peut être dérogé que moyennant accord des partis flamands. Autant rêver… ! + + + De surcroît, même pour des matières qui n’ont aucun caractère institutionnel, au sein du Parlement bruxellois, le groupe des parlementaires flamands a un véritable droit de veto. Là aussi, rien d’équivalent au sein du Parlement fédéral. Les règles de majorité chaque groupe linguistique et les majorités spéciales au Parlement fédéral ne valent que pour les réformes institutionnelles. + + + Ce petit rappel institutionnel pour mieux faire comprendre que les privilèges accordés aux représentants des partis flamands à Bruxelles n’ont pour seul objectif que de piéger le fonctionnement des institutions bruxelloises de sorte qu’elles soient tôt ou tard sous le contrôle de la Flandre. + + + Il est devenu coutumier d’affirmer que les élus flamands de Bruxelles seraient avant tout des Bruxellois néerlandophones et non des Flamands de Bruxelles. Certes, on compte nombre d’habitants d’expression néerlandaise qui ont une forte conscience d’appartenance à la Région bruxelloise et qui souhaitent une relation pacifiée entre toutes les populations vivant à Bruxelles. Par contre, nombre d’élus flamands sont avant tout les porte-parole de leur parti au sein des institutions bruxelloises. Sans même évoquer les actions menées par Mme Grouwels, comment ne pas constater qu’un Pascal Smet, en prônant la fusion des communes et celle des CPAS, rejoint les thèses traditionnelles du mouvement flamand qui n’accepte pas que les communes bruxelloises restent le seul niveau de pouvoir bruxellois où la réalité du suffrage universel n’est pas tronquée et où les partis francophones peuvent encore assumer des choix en toute clarté. + + + Tel sera bien l’enjeu du débat institutionnel à venir : soit Bruxelles peut s’affirmer comme une Région à part entière en étroite relation avec la Wallonie au sein d’une Fédération Wallonie-Bruxelles fortifiée, soit Bruxelles est minée de l’intérieur par ceux qui seront les relais des exigences flamandes et, petit à petit, Bruxelles sera placée dans l’orbite de la Flandre nationaliste. + + + Le FDF a toujours eu cette détermination pour affirmer le rayonnement francophone de Bruxelles, dans le respect de toutes les langues et cultures qui y sont présentes. Sans la force du FDF, depuis longtemps, Bruxelles aurait été abandonnée aux exigences d’un nationalisme flamand que les institutions européennes condamnent de plus en plus souvent. + + + Olivier MAINGAIN