24.08.2009
L'AVENIR DE BRUXELLES : BRUXELLES DC INTERNATIONAL...
L’AVENIR DE BRUXELLES : BRUSSELS DC EUROPEENL...... Une idée de Louis Tobback, SP, socialiste flamand, lancée en 1997 à la suite d’un coup de gueule qui lui est coutumier : « Il est désormais impossible de discuter avec les francophones. La Région de Bruxelles-Capitale est ingérable... ». Il suggère de transformer Bruxelles en « Brussels DC european » gérée par l’Europe ou en « Brussels DC international » calquée sur Washington DC gérée par l’Etat fédéral américain. Ce qui lui vaut une réplique sèche, martelée, de Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles : « Propos précipités et hâtifs, prise de position extrémiste ... ». + + L’idée de Louis Tobback est cependant reprise en 2000 par Patrick Dewael, VLD, libéral flamand, ministre-président de la Région flamande ; il suggère un « Brussels DC à statut particulier et un financement adapté... ».L’idée fit son chemin fait son chemin et resurgit en octobre 2004 à la suite d’une déclaration de Filip Dewinter, président du Vlaams Blok, à la VRT portant sur une Flandre indépendante annexant Bruxelles : « On peut fermer le robinet, Bruxelles pliera ». Réaction immédiate de Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles qui, oh ! surprise, se dit favorable à la création d’un district européen. « Dans ce scénario du pire, dit-il, Bruxelles pourrait devenir un district internationale, par exemple. C'est une hypothèse parmi d'autres" ».+ + Cette « sortie-agacement » de Charles Picqué étonne Jean-Claude Van Cauwenberghe, PS, ministre-président de la Région wallonne qui déclare : « Moi, je privilégie la solidarité francophone. Ce qui me fait dire que Picqué est devenu plus régionaliste que moi... Son scénario en cas d’éclatement de l’Etat fédéral ? L’unité confédérale entre la Wallonie et Bruxelles. Je n’envisage pas d’avenir wallon sans Bruxelles... On ne fera pas une mini-Belgique avec un Bruxelles dominant... ». + + Pour Caroline Van Wynsberghe, politologue UCL, l’idée de transformer Bruxelles en « District européen » ou « international » est mauvaise. Et elle s’explique : « ... Ce sont les districts fédéraux qui jouissent du moins d’autonomie. Entre 1995 et 2001, la gestion de Washington a été soumise au contrôle d’un comité de surveillance financière, désigné par le président américains... La logique fédérale supplante tellement les intérêts des habitants de la ville que ceux-ci sont privés d’une représentation réellement démocratique au Congrès national... Dans une ville-Etat, on relève une tendance plus « solidaire » dans les modes de financement. Le financement direct de Bruxelles est basé sur le principe du « juste retour territorial », c’est-à-dire de la « localisation régionale des ressources... Donner la priorité au Fédéral reviendrait à donner plus de pouvoir à la majorité flamande du pays alors que Bruxelles est peuplée majoritairement de francophones, minoritaires en Belgique... ». + + Mais l’idée de Louis Tobbak fait fantasmer les ministres-présidents flamands. C’est au tour de Yves Leterme, CD&V, catholique flamand, devenu ministre-président de la Région flamande, d’imaginer Bruxelles en « D.C. », il souligne : « C’est une ville à vocation internationale qui devrait voir son statut évoluer dans ce sens... C’est une possible solution à l’imbroglio actuel... ». + + Un imbroglio que les Flamands de Bruxelles et de Flandre entretiennent. Le front flamand bruxellois se ressoude. + + Guy Vanhengel, VLD, ministre des Finances régional bruxellois, marque son désaccord avec Yves Leterme : L’idée d’un district international est une mauvaise idée. Bien sûr, nous devons tenir compte du fait que Bruxelles est devenue l’une des villes les plus cosmopolites d’Europe. Mais croire que certaines institutions étrangères s’impliqueront dans l’organisation de cette ville, ce n’est pas réaliste. Et c’est oublier les liens avec la Wallonie et avec la Flandre ». + + Pascal Smet, SP.A, ministre de la Mobilité et des Travaux publics bruxellois, relaie : « ... Je doute qu’il (Yves Leterme, ndlr) sache ce que cela veut dire. Si l’on prenait le modèle de Washington DC, cela signifie que chaque ordonnance votée au Parlement bruxellois devrait être soumise dans les trente ou soixante jours au veto du Parlement européen, puis du président de la Commission européenne. Cela signifie aussi que Bruxelles doit devenir indépendante. Les Flamands et les Wallons n’auraient plus rien à dire. Cela pose beaucoup de questions. Car dans ce cas-là, il faudrait un aéroport. Si nous entrions dans une telle logique, je suis convaincu que l’Europe réclamerait un élargissement de la Région ». + + Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, pressent le piège que les Flamands veulent tendre aux francophones ; il recadre sa position, recadrement en recul par rapport à son agacement à l’écoute des propos de Filip Dewinter : « Nous ne sommes pas encore dans une perspective séparatiste. Bruxelles doit être et rester gérée par les Bruxellois ».La plupart des observateurs socio-économiques sont sceptiques sur les « bienfaits » que véhiculent Brussels DC européen ou international. + + Vincent De Coorebyter, directeur du Crisp, s’interroge : « Je me demande qui peut vouloir cela... Les perdants seraient les Bruxellois car ils renonceraient à une souveraineté démocratique et territoriale au profit d’une entité politique d’un autre niveau qui les dépasserait complètement... Par ailleurs, l’Europe n’est pas une construction de droit international qui a pour vocation d’administrer une ville. Qui va faire cela ? En finit-on avec Strasbourg ? C’est un scénario qui n’est pas d’une évidence complète... ». + + Hugues Dumont, professeur aux Facultés universitaires Saint-Louis arrive à la même conclusion : « Juridiquement, c’est réalisable. Mais il faudrait surtout que ce soit réaliste. Il faudrait, par exemple, que l’Union européenne puisse exercer une souveraineté pénale ou fiscale sur le territoire bruxellois. Autrement dit, elle devrait devenir un Etat à part entière. Pas sûr que les 27 Etats membres soient demandeurs de cette évolution ». + + Qui seraient perdants ? Qui seraient gagnants ? Quelle est votre opinion ?
15:05 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hugues dumont, brussels dc european, louis tobback, filip dewinter, district europeen, jean-claude van cauwenberghe, patrick dewael, caroline van wynsberghe, washington dc, imbroglio, criso, vinvent de coorebyter |
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17.10.2008
NE DITES PLUS BELGIQUE... DITES VLAANDEREN...
Les francophones ont déjà canné, englués dans leurs luttes internes et entre eux, lors de la constitution du gouvernement Leterme au printemps dernier en concédant à la Flandre tous les postes régaliens, à l’exception des Finances, poste attribué au M R ; il ne fallait pas que le CDH et surtout le PS aient un poste régalien ! Les francophones canneront encore si l’on décode les déclarations de personnalités flamandes de l’Open VLD, celles de Karel De Gucht, ministre des Affaires étrangères, et de Patrick Dewael, ministre de l’Intérieur : « … On s’est laissé avoir en 2003-2004 sur le droit de vote des étrangers, on ne nous refera pas le coup avec les sans-papiers… Vous voulez régulariser ? Bien. Faites payer vos chômeurs ». Et de viser tout particulièrement Joëlle Milquet, présidente du CDH, qui leur tient tête : « Ce n’est pas neuf, ce qui l’est plus, c’est que Yves Leterme fait la grimace quand elle prend la parole pour revenir sur un acquis ». Les deux ministres Open VLD trouvent un allié au sein du CD&V dans leurs attaques contre Joëlle Milquet ; un parlement CD&V assène : Elle n’accepte pas qu’un compromis, c’est donner et recevoir. Ce qui est peut-être acceptable pour tous : elle, elle refuse ». = = Ces paroles d’un parlementaire flamand de la famille catholique signifient-elles que les autres partis francophones lâchent prises et accordent de lourdes concessions aux Flamands ? Devons-nous nous en étonner ? Leurs luttes mesquines d’ego pour la possession du pouvoir en Wallonie les rendent fous !Bart De Wever, président de la N-VA, parle de « règne du mensonge » à propos de la présentation du budget 2009 à la Chambre des Représentants. Serait-ce une photographie de l’époque que nous vivons actuellement ? + + Le règne de la Bêtise ! Une Belgique francophone livrée à la Flandre par aveuglement clanique !
16:02 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, cdh, francophones, mensonge, patrick dewael, joelle milquet, open vld, betise, canne |
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16.11.2007
LES POLITICIENS VOUS PARLENT ...
République frnçaise • Marie ARENA, PS, ministre-présidente de la Communauté française - : … Cette proposition (Ndlr : prêt d’argent par la Flandre pour construire des écoles) ressemble à la version moderne du Baiser de Judas… C’est une grave erreur de penser que les francophones seraient prêts à brader la Belgique contre de l’argent … Notre budget est sain, en équilibre, et permet d’investir des actions concrètes, notamment pour les bâtiments scolaires…• Guy SPITAELS, ancien ministre-président de la Région wallonne, au journal télévisé de la RTBF du 14 juin 2007 - : … Si je peux dire les choses crûment, j’ai l’impression que les dirigeants politiques flamands ne nous aiment pas et que donc il ne faut pas mettre sa tête dans le sable, ça ira toujours un peu plus loin et je ne suis pas tellement partisan de la politique défensive ; je crois qu’il y a un moment où il y a un peuple wallon qui ne sait pas pourquoi il mérite ce mépris et qu’il faut essayer de le galvaniser en lui disant « mais pas du tout », il peut faire aussi bien que les autres… Et donc pas trop d’hésitation ou de politesse à des partenaires qui ne nous feront aucun cadeau…• Bart DE WEVER, CD&V-N.VA, président de la N-VA - : … Si ce pays doit continuer à exister, ceux (Ndlr : les négociateurs MR et CDH) qui appellent le plus fortement de leurs vœux la persistance de l’Etat belge doivent prendre leurs responsabilités pour une réforme de l’Etat… (Traduisez : le MR et le CDH doivent plier le genou – Une nouvelle humiliation)…• Olivier MAINGAIN, MR, député-bourgmestre, président du FDF - : … Le MR dit non à la scission de BHV… Vous serez Bruxellois plus vite que vous ne le pensez (Ndlr : meeting électoral mai 2007 à Rhode-St-Genèse) …• Brigitte GROUWELS, CD&V, ministre flamande bruxelloise , dans Knack - : …S’il y a de vrais séparatistes en Belgique, ce ne sont pas les partis flamands ou wallons, ce sont les Bruxellois francophones qui veulent faire de Bruxelles une ville francophone pure… • Elio DI RUPO, député-bourgmestre, président du PS, - : … Si, chaque fois qu’un problème se pose, on régionalise pour le résoudre, alors ce sera la fin de la Belgique. Mais cela, aucun des représentants politiques flamands n’a le courage de le dire publiquement.• Paul-Henry GENDEBIEN, président du RWF – « … Les Wallons et les Bruxellois ont besoin de sécurité économique et de grandeur. Ce double besoin, où peut-on l’assouvir ? Dans la France… • André ANTOINE, CDH, vice-président du Gouvernement wallon - :… Nous n’accepterons plus le moindre diktat du CD&V . Sur le plan communautaire, nous sommes aux antipodes de leurs thèses et on ne transigera pas. Par contre, sur le plan de l’éthique, de la justice ou de la politique économique, nous pouvons nous retrouver…• Patrick DEWAEL, Open VLD, vice-premier ministre et ministre fédéral de l’Intérieur - : … La circonscription fédérale doit être envisagée dans une vision globale d’une nouvelle réforme de l’Etat et de l’avenir du pays… (Ndlr, traduisez : énucléer le Fédéral de sa substance au profit des communautés et mutation du fédéralisme vers le confédéralisme)• Didier REYNDERS, PRL, vice-premier ministre et ministre fédéral des Finances, président du MR - :… La logique à l’œuvre en Belgique est celle d’une confédération… L’enjeu est d’apprendre à faire vivre ensemble des gens qui se meuvent déjà dans des univers différents. Et c’est cela qui nous semble encore possible (Ndlr, traduisez : une Belgique confédérale, sous dominance de la Flandre et un PS définitivement écrasé en Wallonie)…• Paul-Henry GENDEBIEN, président du RWF - : … Au moment de la crise finale de l’Etat belge, les Wallons et les Bruxellois doivent se présenter à l’occasion d’une négociation avec la République française comme un peuple en deux régions : la Wallonie d’une part, et Bruxelles, une grande ville francophone et wallonne, d’autre part. Les Bruxellois devront à un moment donné choisir le camp wallon…
15:04 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick dewael, journal televise, politiciens, marie arena, guy spitaels, rtbf, bart de wever, olivier maingain, brigitte grouwels, elio di rupo, paul-henri gendebien, andre antoine, didier reynders, baiser de judas |
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07.11.2007
APOPHTEGMES // PAROLES VERISTES ...
• Béatrice DELVAUX, rédactrice en chef du quotidien Le Soir : …C’est une évidence : rien de ce qui se passe aujourd’hui dans BHV n’est vital et urgent au point que des hommes politiques prennent le risque de dresser deux communautés linguistiques, aujourd’hui très pacifiques, l’une contre l’autre. - • Patrick DEWAEL, Open VLD, ministre fédéral de l’Intérieur : Je suis d’avis qu’il (ndlr Yves Leterme) doit devenir plus concret et qu’à partir de mardi (hier) des textes doivent être sur la table… Pour BHV, il n’y a pas 101 solutions. - • Un négociateur … Le curseur francophone est le FDF, et le curseur flamand, la N-VA… Si le FDF dit oui sur BHV, le CDH dira oui. Si la N-VA dit oui, le CD&V dira oui. Et si le CD&V dit oui, l’Open VLD dira oui aussi. - • Philippe VAN PARIJS, professeur à l’UCL, Kris DESCHOUWER, professeur à la VUB, coordinateurs du groupe Pavia (www.paviagroup.be) …La lenteur préoccupante des négociations actuelles n’est pas surprenante. Elle n’est pas le fruit du hasard. Elle n’est pas non plus la faute des personnes qui y sont impliquées. Elle est le symptôme d’un régime démocratique qui n’a pas encore bien ajusté ses institutions au fait de devoir vivre avec deux opinions publiques distinctes… - • Didier REYNDERS, MR, président du MR … J’attends une initiative concrète du formateur, des propositions concrètes que l’on puisse négocier… Moi, je n’ai pas besoin d’un signal pour ce mercredi. Je n’ai pas de fétichisme par rapport à cette date…Si les Flamands votent effectivement la scission, je réunirai les présidents de parti francophones… - • Olivier MAINGAIN, FDF, président du FDF … Ce qui est présenté n’a pas beaucoup de signification… à lui, (Ndlr Yves Leterme) de résoudre le problème créé par son propre parti…Le vote de la scission de BHV signifiera le report sine die de tout débat institutionnel et qu’Yves Leterme n’aurait plus l’autorité pour continuer sa mission de formateur… -• Elio DI RUPO, PS, président du PS … Si la réunion de la commission de l’Intérieur reste programmée ce mercredi, il faut que les présidents des partis démocratiques francophones se réunissent dès le matin… - • Frédéric GOSSELIN, assistant en droit constitutionnel à l’ULB … En cas de conflit d’intérêt … Le texte (Ndlr de la proposition de loi votée) est alors transmis au comité de concertation qui réunit sur une base paritaire des représentants des entités fédérées et de l’Etat fédéral. Cette instance dispose alors de 60 jours pour rendre un avis, qui n’est pas contraignant mais est destiné à éclairer les protagonistes. Au bout de 60 jours, le texte reprend son parcours législatif. -
11:10 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kris deschouwer, didier reynders, apophtegmes, paroles veristes, beatrice delvaux, patrick dewael, philippe van parijs, olivier maingain, elio di rupo, frederic gosselin, bhv |
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02.11.2007
REACTIONS AUX PROPOS DE BART DE WEVER,HISTORIEN,PRESIDENT DU N-VA
Les propos de Bart DE WEVER, estimant que les excuses du bourgmestre d’Anvers à l’égard de la communauté juive d’Anvers pour la collaboration des autorités de la Ville d’Anvers durant l’occupation nazie étaient gratuites, ont fait des vagues. Les médias francophones ont vertement fustigés les propos abjects de Bart De Wever. Nous reproduisons ci-après les déclarations de personnalités et de partis politiques publiées dans le quotidien Le Soir en particulier : • CENTRE COMMUNAUTAIRE LAÏC JUIF (CCLJ) : « Ce procédé abject de nazification des Juifs et d’Israël appartient à la propagande antisémite ».• Bart SOMERS, président de l’Open VLD, Patrick DEWAEL, ministre de l’Intérieur Open VLD, Karel DE GUCHT , ministre des Affaires étrangères, dans une lettre ouverte écrivent que les excuses anversoises sont « un pas utile pour l’acceptation du passé. La tradition nationale flamande, dont se revendique Bart De Wever est, plus que tout autre courant politique, coloré par et enraciné dans le passé. Celui qui insiste tellement sur son propre passé n’a pas le droit de refuser aux autres leur travail de mémoire ».• Mark EYSKENS, ministre d’Etat CD&V : « Ces déclarations sont grossières, choquantes et totalement déplacées pour la communauté juive de Belgique. On y sent même un soupçon d’antisémitisme. Bart De Wever utilise des arguments que l’on retrouve dans la littérature néo-nazie ».• Hervé HASQUIN, historien, administrateur-délégué du Centre d’études Jean Gol, MR, : « Les propos de Bart De Wever sont inacceptables. Ils témoignent d’un négationnisme rampant. Le geste de Patrick Janssens est par contre courageux, noble et plein de sens. Il a fallu des décennies pour que le gouvernement fédéral et de nombreux responsables politiques en Europe et dans le monde en face autant. Ce n’est donc pas un acte anodin ».• Jo VANDEURZEN, président du CD&V : « Nous ne comprenons pas la réaction du président de la N-VA. Contrairement à ce qu’il dit, les références à l’Holocauste n’ont rien de déplacé dans la lutte contre l’extrême droite. Le plus grand problème n’est pas que les excuses sont venues si tard mais qu’elles n’avaient jusqu’à présent jamais été présentées par un bourgmestre d’Anvers ».• PS, communiqué de presse : « Le PS condamne les propos tendancieux de Bart De Wever qui a vu une instrumentalisation politique, là où chaque citoyen de notre pays voit un acte de profonde et humaine reconnaissance eu égard à cette page difficile de notre histoire. Le président a aussi fait un amalgame que le PS dénonce, entre la Shoah et la situation dramatique et insoutenable que vivent les Palestiniens dans les territoires occupés »• Olivier MAINGAIN, président du FDF : « Par ses déclarations inadmissibles, le président de la N-VA démontre une fois de plus que le mouvement nationaliste flamand ne peut assumer ce moment pénible de l’histoire de notre pays… La collaboration n’est pas imputable à une communauté linguistique plutôt qu’à une autre, mais il est intolérable que le mouvement nationaliste flamand tente encore de la justifier, voire l’excuser ».• CDH, communiqué de presse : « L’Holocauste, qui est un des plus grands drames de l’humanité, ne pourra jamais être banalisé. Les propos de Bart De Wever sont déplacés et offensants … Le travail de mémoire d’une civilisation et la prise de décision qui en découle sont à proprement parler du courage politique et une conduite humaniste indispensable à l’évolution d’une société ».• ECOLO, communiqué de presse : « Nous exprimons notre profonde réprobation à la suite des critiques portées par le président de la N-VA, Bart De Wever à l’égard du bourgmestre d’Anvers, Patrick Janssens. Elles témoignent de son inquiétante capacité à enchaîner les propos abjects. Les propos de M. De Wever devraient poser un problème sérieux à chaque démocrate, et plus encore à ceux qui pactisent avec lui ».• Marc METDEPENNINGEN, journaliste, édito du Soir des mercredi 31 octobre et jeudi 1er novembre 2007 : « … L’historien spécialisé dans le mouvement nationaliste flamand qu’était Bart De Wever avant de s’accoupler politiquement avec l’objet de ses études, ne peut ignorer la réalité de la complaisance d’une certaine frange de l’administration anversoise sous l’Occupation à précéder les ordres des nazis dans leur traque aux Juifs… Bart De Wever a la réputation d’être un fin politicien et un homme intelligent. Seuls les naïfs interpréteront sa sortie matamoresque comme un lapsus linguae… Les négociateurs de l’Orange bleue savent plus qu’hier avec qui ils sont tenus de composer, voire de se compromettre ».• Les excuses de Bart DE WEVER : « Si la Communauté juive s’est sentie blessée, je m’en excuse. J’ai simplement voulu dire que tout Anvers n’avait pas collaboré avec les nazis. Et qu’il était facile de demander pardon, 65 ans après les faits, quand la plupart de ceux dont implore le pardon sont morts ».
14:35 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mr, shoah, nationalistes flamands, fdf, cdh, jean gol, ps, jo vandeurzen, reactions aux propros de bart de wever, le soir, cclj, bart somers, patrick dewael, karel de gucht, mark eyskens, anvers |
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