11.08.2009

HOMMAGE A ERNEST GLINNE

Hommage à Ernest Glinne Rendu par Jean-Sébastien JAMART, Wallonia2015Ernest Glinne, député de 1961 à 1994 et brièvement ministre de 1973 à 1974, est mort il y a quelques heures. Je sens qu’il laissera un vide immense dans la famille rattachiste qu’il venait de rejoindre officiellement le 29 avril 2009, bien qu’il fût un républicain convaincu et francophile de longue date et qu’il ne cachait pas sa sympathie pour notre parti dès novembre 2007 (link). Lors du Congrès du Rassemblement Wallonie France du 17 mai 2009, Ernest Glinne fit un discours qui sera malheureusement son dernier discours électoral. Malgré ses 78 ans, il fit montre d’une éloquence extraordinaire et subjugua littéralement la salle (link). Rien alors ne pouvait nous laisser penser qu'Ernest Glinne nous quitterait si vite. + + + Si cet homme était un orateur et un politique wallon hors pair, il fut malheureusement méconnu de la jeune génération. J’ai eu la joie de rencontrer une fois Ernest Glinne à Charleroi en février 2008, en compagnie de Paul-Henri Gendebien et d’autres rattachistes. Paul-Henri Gendebien essayait alors de lui faire franchir le Rubicon. Outre la force de ses convictions, ce qui m’avait marqué chez lui durant l'heure passée en sa compagnie autour d'un bon verre de bière, ce fut sa capacité d’écoute de la jeune génération et aussi son envie de voir cette nouvelle génération continuer son combat wallon. + + + Nous rendrons cette semaine hommage à ce grand Monsieur qui souhaitait parait-il que son corps soit enterré en terre de France et ne soit rapatrié à Courcelles, sa commune, que lorsque le drapeau français flottera sur la mairie... Puisse ce rapatriement avoir lieu très vite ! + + +Voici la teneur de son intervention orale au Conseil communal de Courcelles en avril 2009, expliquant pourquoi il quittait Ecolo et rejoignait le Rassemblement Wallonie France :+ + + Il me semble maintenant qu'ajouter du temps au temps importe beaucoup moins pour moi que le dépôt sur mon parcours, à un âge avancé, d'une pierre de pèlerin.+ + Sans faire de leçon à personne en ce lieu, il se fait que j’aime profondément mon pays, la Wallonie, à la manière dont Jaurès aimait le sien, qui a d'ailleurs toujours aussi été le mien. Un peu d'internationalisme éloigne du sol natal; beaucoup d'Internationalisme y ramène.+ +Je ne crois plus du tout à l'acceptabilité de l'Etat belge et des mensonges triomphants qui passent encore sous ses plafonds en lézardes. + + Il me FAUT choisir. Et le peuple de Flandre doit être pour moi désormais un bon voisin si possible, respecté dans la mesure du respectable, mais celles et ceux qu'il élit en trop grande force ne peuvent plus être des compatriotes dominants.+ + Le refus d'un système de type colonial imposé aux Wallons m’est personnellement indispensable, sans attendre un jour de plus, aux niveaux ou je suis une portion de l'âme wallonne.+ + J'abandonne donc - avec une certaine tristesse - mon appartenance au groupe ECOLO et je renonce donc aux mandats dérivés de ma qualité de conseiller municipal. Je remercie ces compagnons dont les luttes HORS DE LA STRUCTURE D'ETAT BELGICAINE resteront les miennes : je n'aurai pas à m'y associer puisque essentiellement, les objectifs en sont et resteront les miens. + +C'est en homme de gauche que j'agis. + + En partisan de la République, en enfant des corons qui ont fait le paysage d'affection du Nord cher à Bachelet le chanteur des houillères, et aussi l'image de Carmeaux, haut lieu du minerai de fer, si cher à Jaurès. + + En enfant écarté du peuple de France et de son monde du travail par la géopolitique, mais « proche » - au sens familial - de ce peuple par rapport auquel les Wallons sont encore - provisoirement - des cousins non intégrés. + + En citoyen aussi d'une Europe qui a besoin de patries cohérentes en leur sein pour être convergentes et associées dans leur destin. + + En multilingue qui sait qu'on ne perçoit bien les cultures d'ailleurs qu'en valorisant d'abord et avant tout la sienne, en l'occurrence en passant par la francophonie répartie sur plusieurs continents. + + Je siégerai ici dorénavant comme représentant du Rassemblement Wallonie-France. Dans un respect à l'égard de tous et en appuyant mes actes sur des convictions socialistes et laïques inébranlables. + + Les valeurs socialistes sont toujours excellentes à mes yeux, dans le cœur de celles et ceux qui les vivent réellement hors des pièges de l'instrumentalisation. + +La laïcité, quant à elle, est indispensable dans des sociétés contaminées par trop de ghettos, de replis et de cloisons et par une montée des fondamentalismes. + + La loi française du 9 décembre 1905 instaurant, pour le bien commun, la séparation de la République et des cultes, dans le respect non subsidiant des options religieuses et philosophiques personnelles et démocratiquement associées, est et sera ma référence. + +Vive la Wallonie. Vive la Wallonie en France. Vive la République. Vive la France..+ + +.Vivent la Liberté, l'Egalité et la Fraternité… + + Par Waterloo2015 - Publié dans : Wallonie : politique + + +

16.11.2007

LES POLITICIENS VOUS PARLENT ...

République frnçaise • Marie ARENA, PS, ministre-présidente de la Communauté française - : … Cette proposition (Ndlr : prêt d’argent par la Flandre pour construire des écoles) ressemble à la version moderne du Baiser de Judas… C’est une grave erreur de penser que les francophones seraient prêts à brader la Belgique contre de l’argent … Notre budget est sain, en équilibre, et permet d’investir des actions concrètes, notamment pour les bâtiments scolaires…• Guy SPITAELS, ancien ministre-président de la Région wallonne, au journal télévisé de la RTBF du 14 juin 2007 - : … Si je peux dire les choses crûment, j’ai l’impression que les dirigeants politiques flamands ne nous aiment pas et que donc il ne faut pas mettre sa tête dans le sable, ça ira toujours un peu plus loin et je ne suis pas tellement partisan de la politique défensive ; je crois qu’il y a un moment où il y a un peuple wallon qui ne sait pas pourquoi il mérite ce mépris et qu’il faut essayer de le galvaniser en lui disant « mais pas du tout », il peut faire aussi bien que les autres… Et donc pas trop d’hésitation ou de politesse à des partenaires qui ne nous feront aucun cadeau…• Bart DE WEVER, CD&V-N.VA, président de la N-VA - : … Si ce pays doit continuer à exister, ceux (Ndlr : les négociateurs MR et CDH) qui appellent le plus fortement de leurs vœux la persistance de l’Etat belge doivent prendre leurs responsabilités pour une réforme de l’Etat… (Traduisez : le MR et le CDH doivent plier le genou – Une nouvelle humiliation)…• Olivier MAINGAIN, MR, député-bourgmestre, président du FDF - : … Le MR dit non à la scission de BHV… Vous serez Bruxellois plus vite que vous ne le pensez (Ndlr : meeting électoral mai 2007 à Rhode-St-Genèse) …• Brigitte GROUWELS, CD&V, ministre flamande bruxelloise , dans Knack - : …S’il y a de vrais séparatistes en Belgique, ce ne sont pas les partis flamands ou wallons, ce sont les Bruxellois francophones qui veulent faire de Bruxelles une ville francophone pure… • Elio DI RUPO, député-bourgmestre, président du PS, - : … Si, chaque fois qu’un problème se pose, on régionalise pour le résoudre, alors ce sera la fin de la Belgique. Mais cela, aucun des représentants politiques flamands n’a le courage de le dire publiquement.• Paul-Henry GENDEBIEN, président du RWF – « … Les Wallons et les Bruxellois ont besoin de sécurité économique et de grandeur. Ce double besoin, où peut-on l’assouvir ? Dans la France… • André ANTOINE, CDH, vice-président du Gouvernement wallon - :… Nous n’accepterons plus le moindre diktat du CD&V . Sur le plan communautaire, nous sommes aux antipodes de leurs thèses et on ne transigera pas. Par contre, sur le plan de l’éthique, de la justice ou de la politique économique, nous pouvons nous retrouver…• Patrick DEWAEL, Open VLD, vice-premier ministre et ministre fédéral de l’Intérieur - : … La circonscription fédérale doit être envisagée dans une vision globale d’une nouvelle réforme de l’Etat et de l’avenir du pays… (Ndlr, traduisez : énucléer le Fédéral de sa substance au profit des communautés et mutation du fédéralisme vers le confédéralisme)• Didier REYNDERS, PRL, vice-premier ministre et ministre fédéral des Finances, président du MR - :… La logique à l’œuvre en Belgique est celle d’une confédération… L’enjeu est d’apprendre à faire vivre ensemble des gens qui se meuvent déjà dans des univers différents. Et c’est cela qui nous semble encore possible (Ndlr, traduisez : une Belgique confédérale, sous dominance de la Flandre et un PS définitivement écrasé en Wallonie)…• Paul-Henry GENDEBIEN, président du RWF - : … Au moment de la crise finale de l’Etat belge, les Wallons et les Bruxellois doivent se présenter à l’occasion d’une négociation avec la République française comme un peuple en deux régions : la Wallonie d’une part, et Bruxelles, une grande ville francophone et wallonne, d’autre part. Les Bruxellois devront à un moment donné choisir le camp wallon…