11.01.2010

LA TACTIQUE FLAMANDE : CIBLER LES FRANCOPHONES...

Après avoir tambouriné des années durant sur l’incapacité du ministre des Finances, Didier Reynders, M.R., à gérer dynamiquement son ministère, le Mouvement flamand a réussi à placer Hans D’Hondt, CD&Vlaams, chef de Cabinet du Premier ministre, Yves Leterme, CD&Vlaams, à la tête du Service public fédéral Finances. + +Le seul ministère régalien, non dirigé par un Flamand, est maintenant contrôlé par la Flandre. Cela ne surprend pas Michel Legrand, président du Gerfa : « Marc Van Hemelrijck, le patron du Selor, a transformé son administration en une machine de sélection des apparatchiks. C’est un détournement de procédure qui verrouille complètement le système ». Didier Reynders, ministre des Finances, si peu maintenant, s’incline. Il ne peut que déplorer ! + + L’ensemble de la Belgique est sous direction flamande. Le rêve des Flamands de reprendre le seul grand poste qui leur échappait depuis 1980 s’est réalisé. En compensation, les francophones recevront, pour respecter l’équilibre linguistique, un poste de second rang qui n’intéresse guère la Flandre, tout au moins dans l’immédiat ! Plus rien ne presse pour une grande réforme de l’Etat à la flamande. La Flandre obtient ce qu’elle veut par des moyens détournés, légaux ! La grande réforme de l’Etat peut attendre 2011 ! Un cadeau de la Flandre, si attentionnée, aux naïfs Wallons ! + +Une victoire en appelle une autre. La Flandre ne lambine pas . C’est le secteur des Pensions qui est maintenant dans le collimateur du Mouvement flamand. Un secteur clé pour la Flandre, dont la population vieillit et qui lui posera un lourd problème dans les cinq prochaines années. Un secteur que la Flandre veut régionaliser. + + L’élément déclencheur : la prestation de Michel Daerden, PS, ministre des Pensions, vendredi 8 janvier 2010 à la tribune du Sénat. Selon la N-VA, Michel Daerden était en état d’ébriété. « Intolérable. Un scandale, hurle Bart De Wever, président de la N-VA. M. Daerden était ivre et, s’il n’était qu’un simple citoyen, le fait de se présenter en état d’ébriété au travail aurait entrainé son licenciement pour motif grave ? Le gouvernement ne peut laisser passer un tel comportement ». + + Le patron des patrons flamands, Peter Leyman, embouche le refrain bien connu de l’incompétence des francophones à la suite de la déclaration de Michel Daerden estimant qu'il n’y avait "«aucun souci à se faire pour le paiement des pensions avant 2040 ». Pour Peter Leyman, c’est faux ; il faut, au contraire, revoir sans tarder le système de financement. Et il martèle : « Soit M. Daerden est incompétent, soit il manque de sens éthique ». + + Le Premier ministre, Yves Leterme, CD&Vlaams, rappelle à l’ordre Michel Daerden et lui intime de remplir ses fonctions avec « dignité » tout en invitant tous les ministres à adopter « en toutes circonstances, un comportement respectueux notamment envers les institutions et les membres des assemblées parlementaires ».+ + La « broyeuse » flamande est en marche. Attendez-vous à ce qu’elle broie et avale le secteur des Pensions dans les prochains mois. Sans réaction des francophones, « demandeurs de rien », anesthésiés par la déclaration du Premier ministre de mettre la grande réforme de l’Etat au frigo jusqu’après les élections législatives de 2011. + + On peut légitimement poser des questions aux parlementaires francophones. Pourquoi n’ont-ils pas réclamé, en son temps, la démission du ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, Open VLD, après des déclarations offensantes vis-à-vis du gouvernement démocratique de la République du Congo ? Pourquoi ne réclament-ils pas la démission du ministre de la Défense, Pieter De Crem, CD&Vlaams, après ses incartades dans l’avion qui le ramenait avec le Premier ministre Yves Leterme, CD&Vlaams, d’une visite de troupes à l’étranger ? + +On peut s’interroger sur la passivité des partis francophones. Ont-ils peur d’irriter la Flandre et d’être éjectés du Pouvoir ?

01.07.2009

QUEL AVENIR POUR UN ETAT EN FAILLITE (PLUS QUE !) VIRTUELLE ? ...

On en a très peu parlé avant les élections. Depuis, les langues se sont déliées. Tout le monde (enfin, surtout les politiques et les journalistes qui étaient pourtant au courant…) affiche une surprise de bon aloi devant les déficits des budgets (mais aussi surtout des comptes) fédéraux et régionaux. + + Mais tout le monde reste calme. On nous promet de « ne pas sacrifier l’investissement » et de traquer tous les « gaspillages » d’argent public… comme d’habitude. + + De toute façon, nous annonce-t-on, « les Etats-Unis ont déjà redémarré », la relance est pour très bientôt. Evidemment, on ne vous dit pas que quand on parle de « reprise américaine », ce sont les grands établissements financiers qui recommencent à spéculer, avec l’argent que leur a fourni l’Etat sans contrôler l’usage qui en est fait ! Depuis le 1er janvier, le nombre de chômeurs officiels a augmenté là-bas de 2,9 millions. Les ménages sont endettés jusqu’au cou et le taux d’épargne est insignifiant. Ceux qui parlent de « reprise » se moquent donc du monde. D’ailleurs, on ne parle plus des responsabilités à l’origine de la crise. Le « Nouveau Bretton Woods » que d’aucun appelaient de leurs vœux (pieux, finalement…) a bel et bien été enterré au G20 de Londres qui s’est simplement attaqué aux effets secondaires sans remonter aux causes réelles. + + Le prochain stade, c’est le retour de « la politique de la rigueur ». Gageons que les arguments qu’on va nous vendre très bientôt seront classiques, nous contraignant à nous adapter à la règle du jeu de l’oligarchie financière mondiale. Vieille tradition des gouvernements belges quels qu’ils soient : « évoquer le bien commun et l’intérêt général » sans définir de politique. En tous cas pas de politique claire et volontaire, évoluer au jour le jour en tenant deux fers au feu. Comme pendant le période 40-45 où le gouvernement réfugié à Londres donnait des gages aux Alliés, tout demandant aux Secrétaires généraux de tout faire pour ne pas déplaire à l’occupant. + + Quels arguments ? Simples… Réduire les moyens de vivre et la population à la mesure de ressources limitées parce que le pouvoir financier ne crée plus rien. Et donc annoncer que « nos concitoyens – comme qui diraient ceux qui ont annoncé qu’ils ne veulent pas de bain de sang social - doivent bien se rendre compte que la dette devra être remboursée, avec de l’argent pris essentiellement sur leurs salaires et leurs pensions ». + + Tiens, serais-je lucide ou pessimiste ? De toute façon quand on sait qu’un optimiste n’est jamais qu’un pessimiste très mal informé…

24.03.2009

DES QUESTIONS SUR VOTRE PENSION...

UN COMMUNIQUE DE BELGA MEDIA SUPPORT+++ Des questions sur votre pension? Venez au « Pointpensions » près de chez vous ! Jusqu’à présent, les salariés, les indépendants et les fonctionnaires devaient s’adresser à trois organismes de pension différents pour avoir des informations sur leur (future) pension. Pour éviter des démarches inutiles au citoyen, ces trois organismes sont maintenant réunis en un seul endroit. A partir du 1er avril, vous pourrez poser toutes vos questions sur la pension auprès d’un Pointpensions à proximité de chez vous. ++ Etant donné que chaque secteur a ses règles spécifiques, les pensions sont calculées et payées par trois organismes différents, à savoir l’Institut national d’assurances sociales pour travailleurs indépendants (l’INASTI, pour les indépendants), le Service de pension du secteur public (le SdPSP, pour les fonctionnaires) et l’Office national des pensions (l’ONP, pour les travailleurs salariés). + + Les travailleurs sont plus mobiles que jamais et n’hésitent plus à changer d’emploi. Des carrières simples ou « pures » où un travailleur était actif pendant toute sa carrière dans un seul secteur deviennent de plus en plus rares. Les carrières « mixtes » - dont nous parlons lorsqu’une personne a travaillé, par exemple, comme ouvrier et ensuite comme indépendant - se présentent de plus en plus souvent. Aujourd’hui, 1 pensionné sur 3 a eu une carrière de ce type. Chez les indépendants pensionnés, ils sont même 75 % à avoir eu une carrière mixte ! + + + Pour faire face au nombre croissant de carrières mixtes, les trois organismes de pension ont décidé de rassembler leurs forces et de mettre en place des Pointpensions. Alors qu’auparavant, il fallait se rendre à trois adresses ou téléphoner à trois numéros différents, il est maintenant possible de rencontrer les experts des trois institutions en un seul endroit. Dans ces Pointpensions, vous aurez réponses aux questions concernant : ===~ l’estimation de votre future pension ==~ le paiement de votre pension == ~ les règles de cumul si vous avez (eu) une carrière mixte == ~ les effets de l’interruption de carrière sur votre pension == ~ l’activité professionnelle autorisée après votre mise à la retraite ==~ etc.

22.12.2007

COMMUNIQUE DE PRESSE PS ...

coalition,Le PS a réuni ce soir son Congrès de participation au Gouvernement intérimaire. - Les 14 fédérations socialistes ont envoyé leurs représentants, comme le prévoient les statuts du parti. - Elio Di Rupo a d'abord rappelé les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles, après 175 jours de crise, le PS a été amené a jouer un rôle important pour sortir le pays de la crise. - Le PS, qui souhaitait une large coalition francophone afin de garantir une négociation équilibrée, a travaillé d'arrache-pied depuis 17 jours pour trouver une solution et, surtout, répondre enfin aux urgences des citoyens. - Aujourd'hui, le Président du PS a appelé les militants à dire oui à ce Gouvernement intérimaire, dans lequel le PS imprimera une empreinte sociale forte. Ainsi, le programme d'urgences de ce Gouvernement devra notamment comprendre des mesures pour : - - soutenir le pouvoir d'achat ; -- garantir la qualité de nos soins de santé au profit de tous ; - - proposer des mesures énergie efficaces notamment en élargissant le fonds mazout ; - - augmenter les pensions, en particulier les plus basses ; - - contribuer à sauver la planète : si le PS n'a pas été le premier en matière de lutte contre le réchauffement climatique, le PS entend bien être le meilleur ! - A l'unanimité, les militants PS ont répondu OUI à une participation du PS à un Gouvernement lilas qui pourra sortir le pays de la crise, apaiser les tensions, restaurer l'image de notre pays à l'étranger et, enfin, préparer l'avenir et les discussions importantes qui devront permettre de redessiner l'équilibre entre les grandes communautés de notre pays. - Plus d'infos: Ermeline 0478 57 18 67