12.05.2009

A QUI PROFITE LA CRISE FINANCIERE ?...

Aux petits épargnants ? Allons donc ! Les taux sont au plus bas ; leur épargne est menacée… Au personnel ? Vous n’y êtes pas du tout ! Le personnel reste dans l’angoisse du licenciement… + + A qui donc profite la crise financière ? Tournez votre regard vers les conseils d’administration ! + + Trois syndicats visent en particulier Dexia qui va tenir son assemblée générale ; la CNE chrétienne, le Setca socialiste, la CGSLB libérale pointent l’index vers le nouveau tandem à la tête de Dexia : l’administrateur délégué français Pierre Mariani, et le président belge du Conseil d’Administration, Jean-Luc Dehaene, CD&V, ancien Premier ministre, ancien bourgmestre de Vilvorde. + + Les trois syndicats ont envoyé une lettre ouverte commune aux actionnaires publics : les Régions bruxelloise, flamande et wallonne, l’Etat Belge, L’Etat français, la Caisse des Dépôts francaise, le groupe Arco et le Holding communal, attirant leur attention sur les rémunérations élevées, allouées à Messieurs Pierre Mariani et à Jean –Luc Dehaene. + + « Les mandataires publics doivent prendre leurs responsabilités …Chez Dexia, il y a une inadéquation entre les discours et les actes… », clame Serge Charlier, délégué syndical CNE de Dexia . + + Et pas un peu ! Le personnel va trinquer : 900 postes dont 225 en Belgique vont passer à la trappe ; les frais de gestion seront réduits de 15 % répartis sur 3 ans. Que lit-on dans le rapport Dexia ? « Le plan de transformation repose sur un effort partagé entre salariés, dirigeants et actionnaires… » Ouais ! + + Le salaire fixe de l’administrateur délégué Pierre Mariani passera à 1 million d’euros alors que son prédécesseur, Axel Muller, prié de partir, ne touchait que 825 000 euros ; le président du Conseil d’Administration, Jean-Luc Dehaene, touchera deux fois plus qu’un administrateur normal lequel encaissera 2 500 euros par trimestre plus 2000 euros par jeton de présence. Ce n’est pas tout ! A part cette année 2009, le bonus d’un patron de Dexia atteindra entre 50 et 225 % de sa rémunération fixe. Choquant. + + Où se situe-t-elle la ligne d’égalité ?

24.04.2009

L'OBSTINATION TETUE DU FLAMAND : LE FANATISME...

Dans son numéro 267 d’avril 2009, « Diagnostic », périodique du Gerfa, nous livre, sous la plume de Michel Legrand, un diagnostic cinglant des premiers mois de gestion du ministre fédéral de la Fonction publique, Monsieur Vanackere. Une photographie de l’obstination têtue du Flamand. = = = Il n’a pas fallu trois mois, souligne Michel Legrand, pour que le ministre Vanackere sorte du bois et lance son cri de ralliement « 20 % de fonctionnaires en moins ». Admettons un dégraissage des ministères. Encore faut-il qu’il se fasse selon un plan réfléchi, basé sur le fonctionnement des services. Ce qui ne paraît pas être le cas. Michel Legrand dénonce précisément la tournure linéaire du dégraissage des effectifs. « Par contre, dit Michel Legrand, proclamer une réduction linéaire fait fi de toute rationalité et traduit surtout un manque de connaissance des problèmes et des enjeux, d’autant que l’explosion des effectifs dans certains services (par le recrutement de contractuels) est souvent le fait d’hommes ou de femmes politiques en mal de clientélisme… ». = = = De son analyse, nous épinglerons l’orientation du bilinguisme généralisé non seulement des services mais également des agents que semble adopter le ministre Vanackere. « Pour un ministre de la Fonction publique, souligne Michel Legrand, c’est assez étonnant : il devrait savoir que les lois sur l’emploi des langues prévoient l’unilinguisme des agents mais le bilinguisme des services ; en clair, cela signifie que la connaissance de l’autre langue n’est exigée ni pour être recruté dans les services fédéraux ni pour y faire carrière, mais que les services doivent être organisés de telle façon que les usagers puissent être traités dans leur langue. Le ministre se fait donc le relais de la volonté flamande de « bilinguiser » les agents de l’administration fédérale, preuve que ce souci reste constant même si le ministre adopte un profil peu agressif. Il est clair qu’il défend la même option pour l’administration bruxelloise, où la Flandre voudrait aussi imposer le bilinguisme généralisé alors que la population bruxelloise est très majoritairement francophone. Bref, si la pensée et la connaissance du ministre sont particulièrement déficientes et lacunaires en ce qui concerne ses compétences de fonction publique, par contre il ne perd par le nord puisqu’il rompt de nouveau une lance en faveur de la thèse d’un bilinguisme qui est contraire à la loi et qui est unanimement condamné par les responsables francophones, d’autant plus que le bilinguisme dans l’administration bruxelloise s’apparente de plus en plus à de l’acharnement thérapeutique ». = = = Une application de la Flamenpolitik mise en place par l’occupant allemand au cours de la Première guerre mondiale 1914-1918 avec le soutien du Mouvement flamand. Une germanisation de la Belgique. Une constante du Mouvement flamand. = = = Bien avant l’occupation allemande, Jules Destrée, en 1912, dans une lettre au Roi Albert Ier, soulignait déjà l’acharnement du Mouvement flamand à flamandiser le pays par le passage obligé du bilinguisme imposé : « L’œuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu’ils apportent en leurs conquêtes. On y distingue trois étapes : d’abord le flamand se glisse insidieusement, humblement, auprès du français. Il ne s’agit que d’une traduction ; qui pourrait refuser ce service fraternel à nos frères ? Puis, un jour, le flamand s’affirme en maitre ; il revendique la première place qu’il appelle l’égalité, le français n’est plus que toléré. Enfin, le français sans cesse anémié, diminué, proscrit (…). Tout traduire est leur rêve, puis la contrainte administrative nous imposera ce bilinguisme inutile et vexant. Jeux puérils, pourrait-on croire. Non pas. D’abord le ridicule ne tue pas en Belgique. On s’y habitue facilement. On rit, on plaisante, on s’indigne, mais la contradiction reste. Le Flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme ». = = = Rien n’a changé depuis 1912.

22.04.2009

L'OBSTINATION TETUE DU FLAMAND : LE FANATISME...

L’OBSTINATION TETUE DU FLAMAND : LE FANATISMEDans son numéro 267 d’avril 2009, « Diagnostic », périodique du Gerfa, nous livre, sous la plume de Michel Legrand, un diagnostic cinglant des premiers mois de gestion du ministre fédéral de la Fonction publique, Monsieur Vanackere. Une photographie de l’obstination têtue du Flamand. + + + Il n’a pas fallu trois mois, souligne Michel Legrand, pour que le ministre Vanackere sorte du bois et lance son cri de ralliement « 20 % de fonctionnaires en moins ». Admettons un dégraissage des ministères. Encore faut-il qu’il se fasse selon un plan réfléchi, basé sur le fonctionnement des services. Ce qui ne paraît pas être le cas. Marcel Legrand dénonce précisément la tournure linéaire du dégraissage des effectifs. « Par contre, dit Marcel Legrand, proclamer une réduction linéaire fait fi de toute rationalité et traduit surtout un manque de connaissance des problèmes et des enjeux, d’autant que l’explosion des effectifs dans certains services (par le recrutement de contractuels) est souvent le fait d’hommes ou de femmes politiques en mal de clientélisme… ». + + + De son analyse, nous épinglerons l’orientation du bilinguisme généralisé non seulement des services mais également des agents que semble adopter le ministre Vanackere. « Pour un ministre de la Fonction publique, souligne Michel Legrand, c’est assez étonnant : il devrait savoir que les lois sur l’emploi des langues prévoient l’unilinguisme des agents mais le bilinguisme des services ; en clair, cela signifie que la connaissance de l’autre langue n’est exigée ni pour être recruté dans les services fédéraux ni pour y faire carrière, mais que les services doivent être organisés de telle façon que les usagers puissent être traités dans leur langue. Le ministre se fait donc le relais de la volonté flamande de « bilinguiser » les agents de l’administration fédérale, preuve que ce souci reste constant même si le ministre adopte un profil peu agressif. Il est clair qu’il défend la même option pour l’administration bruxelloise, où la Flandre voudrait aussi imposer le bilinguisme généralisé alors que la population bruxelloise est très majoritairement francophone. Bref, si la pensée et la connaissance du ministre sont particulièrement déficientes et lacunaires en ce qui concerne ses compétences de fonction publique, par contre il ne perd par le nord puisqu’il rompt de nouveau une lance en faveur de la thèse d’un bilinguisme qui est contraire à la loi et qui est unanimement condamné par les responsables francophones, d’autant plus que le bilinguisme dans l’administration bruxelloise s’apparente de plus en plus à de l’acharnement thérapeutique » + + + .Une application de la Flamenpolitik mise en place par l’occupant allemand au cours de la Première Guerre mondiale 1914-1918 avec le soutien du Mouvement flamand. Une germanisation de la Belgique. Une constante du Mouvement flamand. + + + Bien avant l’occupation allemande, Jules Destrée, en 1912, dans une lettre au Roi Albert Ier, soulignait déjà l’acharnement du Mouvement flamand à flamandiser le pays par le passage obligé du bilinguisme imposé : « L’œuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu’ils apportent en leurs conquêtes. On y distingue trois étapes : d’abord le flamand se glisse insidieusement, humblement, auprès du français. Il ne s’agit que d’une traduction ; qui pourrait refuser ce service fraternel à nos frères ? Puis, un jour, le flamand s’affirme en maitre ; il revendique la première place qu’il appelle l’égalité, le français n’est plus que toléré. Enfin, le français sans cesse anémié, diminué, proscrit (…). Tout traduire est leur rêve, puis la contrainte administrative nous imposera ce bilinguisme inutile et vexant. Jeux puérils, pourrait-on croire. Non pas. D’abord le ridicule ne tue pas en Belgique. On s’y habitue facilement. On rit, on plaisante, on s’indigne, mais la contradiction reste. Le Flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme ».Rien n’a changé depuis 1912.

06.10.2007

COMMUNIQUE GELGA PRESS RELEASE

Time : 13:28:51 Date : 06 October 2007 Sender Name: RUZB-CHAB Lettre ouverte au formateur: le "braindrain" menace les 7 hôpitaux universitaires Les hôpitaux universitaires belges jouent un rôle moteur en matièred’initiatives non commerciales dans les domaines de l’innovation etdu transfert de connaissances. Pour la Belgique cette contribution àl’économie (des connaissances) est essentielle. C’est ainsi que les 7hôpitaux universitaires belges emploient plus de 23 000 équivalentstemps plein, dont les activités dépassent largement le cadre dessoins aux patients. Ils assurent la formation de professionnels de lasanté, comme celle d’environ 1500 médecins spécialistes. Ils sont enoutre des acteurs uniques dans le secteur de la biotechnologie. D’unepart, avec la recherche fondamentale et clinique qu’ils effectuentet, d’autre part, avec la formation et l’apport d’une nouvellemain-d’oeuvre pour ce secteur. Selon un rapport du SPF Economieconcernant l’économie belge en 2006, la qualité de ce personnelhautement qualifié constitue une opportunité importante pour lesecteur biotechnologique. Depuis 2002, il existe, en dehors de l’assurance maladie, unfinancement séparé des missions universitaires relatives à laformation et à la recherche par l’intermédiaire de ce que l’onappelle le ‘budget B7’. Une étude réalisée en 2003 par la sociétéespagnole Antares Consulting a mis en évidence que le coûtsupplémentaire lié aux missions universitaires se monte en réalité à24,3 % des hôpitaux généraux (qui n’ont pas de missionsuniversitaires). Hors, le financement accordé via la sous partie B7se monte à environ 6% (120,3 million en 2007) du chiffre d’affairesglobal des hôpitaux universitaires. La sous partie B7 ne représentedès lors qu’un quart du coût supplémentaire lié à conduite de lamission universitaire. Comparativement, les autres pays occidentauxreçoivent un financement supplémentaire de 15 à 25 % de leur chiffred’affaires global pour l’exécution de ces missions.Une partie essentielle de ce coût supplémentaire semble maintenant enpasse de constituer une véritable menace pour l’avenir des hôpitauxuniversitaires. L’une des obligations légales des hôpitauxuniversitaires est d’employer des médecins avec un statut de salarié.Ceci afin de garantir que le médecin universitaire effectuesuffisamment de missions de formation, d’étude et d’évaluation enlieu et place d’activités cliniques génératrices d‘honoraires. Laconséquence directe est un coût supplémentaire (par rapport auxhôpitaux employant des médecins ayant un statut d’indépendant) enterme de cotisations sociales que les pouvoirs publics ne financentque pour un tiers seulement et ce, en dépit de promesses antérieuresdes pouvoirs publics de financer ce coût dans son intégralité.Une autre conséquence de l’obligation du statut de salarié est queles médecins universitaires ont une rémunération nette inférieure àcelle de leurs confrères indépendants. Ces derniers sont en outrefinancièrement plus productifs pour l’hôpital que les médecinsuniversitaires, étant donné que seuls les soins dispensés auxpatients (contrairement à la mission universitaire) sont financés parles pouvoirs publics par prestation.Dans le contexte du numerus clausus et de la pénurie médicale, cettedifférence de rémunération entraîne un "braindrain" des hôpitauxuniversitaires aux profits d'autres hôpitaux.Le médecin universitaire hautement qualifié est attiré par lespromesses d’un salaire nettement supérieur pour des prestations moinscomplexes dans des organisations régionales, pour lesquelles il nedoit pas se consacrer à la formation de nouvelles générations deprestataires de soins. Les conséquences ne tarderons pas à se fairesentir, à très moyen terme, notamment, une dégradation de la qualitéde la formation médicale initiale et continue des professionnels dela santé, ainsi qu’une diminution de la qualité dans le domaine de larecherche scientifique (non commerciale) et, enfin, par un soutienplus faible des hôpitaux universitaires à l’égard des pouvoirspublics pour ce qui concerne l’évaluation et la définition de lapolitique de santé.Vu l’importance de la recherche et de la formation pour l’ensembledes concitoyens et plus particulièrement pour le patient, leshôpitaux universitaires revendiquent donc une revalorisation dufinancement de leurs missions universitaires hautement spécifiques aumoyen d’une revalorisation du budget B7 jusqu’à concurrence d’unpourcentage de 15 % du chiffre d’affaires (par opposition aux 6%actuels), soit un doublement du budget B7 tel qu’octroyéactuellement.Le financement des missions universitaires doit idéalement continuerà se faire via B7, ce qui garantit que celui-ci ne se fasse pas auxdépens de l’assurance-maladie mais par le SPF Santé Publique.Pour de plus amples infomations contactez le co-ordinateur général :Jan Flament0475.52.51.54