14.10.2007

QUEL SERA LE VISAGE DE LA BELGIQUE DE DEMAIN ?

La question n’est pas déraisonnable. La Flandre veut son indépendance. Elle la prendra quand elle aura pompé Bruxelles et la Wallonie et remplit ses caisses de « vieillissement de sa population ». Refuser son indépendance dans une lutte perdue à terme ne peut donc qu’affaiblir davantage la Wallonie et lester la marche de celle-ci vers les retrouvailles de sa grandeur d’antan. Répondre positivement aux aspirations du peuple flamand après un accord sur un tracé des frontières d’Etat fixées selon la volonté des citoyens concernés est la voie de la sagesse et… de la bonne gouvernance. - Quel sera le statut institutionnel de la Wallonie ? Une Wallonie indépendante ne pourra assurer un bien-être décent à sa population ; le peuple wallon devra pendant une longue période supporter de lourds sacrifices. Elle doit se tourner vers un grand pays. –Le point de vue du R.W.F. - Pourquoi pas la Wallonie avec la France ? C’est l’intérêt de la Wallonie. La France reconnaît et aide ses régions. La solidarité entre les régions est réelle. Il suffit de se rendre à Lille. Cette ville provinciale grandit, en métropole au développement économique attractif. - Ne pas avoir peur de la France. Jules Destrée, un grand visionnaire wallon, n’affirmait-il pas que « la Wallonie est un morceau de la France » ? Le général de Gaulle n’a-t-il pas déclaré : « Si la Wallonie s’adressait à la France, alors nous répondrions favorablement à sa demande » ? La France gaullienne, aujourd’hui encore, attend la Wallonie. - Ne pas avoir peur de la France. Sa gouaille est un signe de tendresse à l’égard de la Wallonie. Elle lui apportera l’appui financier et politique de la cinquième puissance économique mondiale, un espace commercial, le respect de notre identité particulière, comme les autres Régions telles que l’Alsace, la Bourgogne, la Picardie…, une ouverture directe sur le marché culturel de la francophonie internationale… - Ne pas avoir peur de la France. Namur restera la capitale de la Région wallonne et se construira en métropole dans la structure de la vie citoyenne de demain ; elle entraînera dans son expansion les villes de Liège et de Charleroi. Une Wallonie rayonnante. - Extrait du dépliant distribué par le Rassemblement Wallonie-France au cours de la campagne électorale de juin 2007

25.09.2007

POLITIQUE / SECESSION DU NORD

LE CD&V NE VEUT PAS LE SEPARATISME… MAIS !Il le prouve dans un « toutes-boîtes » distribué en Flandre à un million d’exemplaires. L’objectif est de rectifier « les malentendus de la formation du gouvernement ». Pardi, les Francophones sont des intellectuellement incapables de comprendre les « subtilités » de la langue flamande. Le CD&V veut se présenter comme le « bon peuple flamand » qui veut le bien du « benêt peuple francophone » en lui réservant… les miettes. D’abord servir la Flandre.Voyons !• La Flandre ne veut pas le séparatisme. MAIS, elle veut un renforcement de l’autonomie des Régions dans des frontières d’Etat, ignorant l’hinterland naturel de Bruxelles, ville européenne.• La Flandre ne veut pas une Wallonie pauvre. MAIS, elle refuse la solidarité entre les deux Régions dans les secteurs sociaux, ignorant la Région de Bruxelles.• La Flandre ne veut pas une législation sur la nationalité. MAIS, elle veut que les nouveaux venus et migrants en Flandre prouvent une bonne connaissance du flamand ou prennent l’engagement d’apprendre le flamand. MAIS, elle veut que la loi fédérale sur l’acquisition de la nationalité belge soit mise en accord avec la politique d’intégration flamande. Autrement dit, la Flandre veut que la loi flamande soit imposée à l’ensemble de la Belgique.• La Flandre ne veut pas scinder les plaques de voiture. MAIS, elle veut que les compétences en matière de circulation et de transport soient transférées aux Régions. Autrement dit, la Flandre veut renforcer sa frontière d’Etat par une disposition douanière. • La Flandre ne veut pas scinder la Sabam. MAIS, elle veut une collaboration structurelle entre l’Etat fédéral et les Communautés. Autrement dit, elle veut la direction de la vie culturelle et artistique sur l’ensemble du pays, étant majoritaire.• La Flandre ne veut pas scinder la SNCB. MAIS, elle veut que les Régions aient une voix dans les organes de direction de la SNCB. Autrement dit, elle veut être majoritaire dans les organes de direction de la SNCB en s’appuyant sur la clef de répartition 60/40 qui l’avantage outrancièrement.• La Flandre ne veut pas une rupture du pays. MAIS, elle veut unifier l’Espace francophone Wallonie-Bruxelles sous sa pax Flandria par l’imposition d’une administration unique à langue unique : le flamand. Au rancard, les guichets « séparés »… de Schaerbeek de qui vous savez !• « L’indépendance de la Flandre n’est plus un tabou, les Francophones doivent le savoir », dixit Luc Van der Keulen, éditorialiste du Laatste Nieuws, le journal le plus lu en Flandre.