07.04.2010

L'ERADICATION DU FRANCAIS EN FLANDRE...

Luc Beyer de Ryke, ancien présentateur du Journal télévisé de la RTB, ancien sénateur libéral, s’élève contre le nationalisme radical qui enflamme la Flandre entière : « Un dispositif législatif, scolaire, administratif a conduit à l’éradication de la minorité francophone. Une minorité à laquelle le vocable même de minorité et un statut approprié sont déniés ». <><>Conséquemment, en Flandre, les cercles et les clubs francophones disparaissent ; la presse quotidienne francophone a disparu dans les années 70 ; le clergé a banni le français dans les églises… Un génocide culturel. <><>La Flandre a réalisé son homogénéité culturelle. Elle peut aller de l’avant : Meer Vlaanderen ! « Plus de Flandre ! » est un de ses slogans ; des mots d’ordre sont lancés en 2004 par le Gouvernement flamand, présidé par … Yves Leterme, CD&Vlaams, actuellement Premier ministre, pour affirmer l’identité flamande, la place de la Flandre. <><>Et la Flandre entière, derrière son leader choisi, Yves Leterme, Monsieur 800 000 voix, veut sa pleine autonomie et la soumission de Bruxelles, sa capitale, à son imperium ! Elle a son égérie à Bruxelles : Brigitte Grouwels, CD&Vlaams, secrétaire d’Etat à la Région de Bruxelles ; son cri de ralliement : « Minder frans, meer Brigitte », « Moins de français, plus de Brigitte ». La phagocytose flamande à Bruxelles. Une « déclaration de guerre » à tous ceux et à toutes celles qui parlent français dans la Région bruxelloise – déclarée bilingue française/néerlandaise, cependant – et dans la périphérie bruxelloise. <><>Les revendications flamandes sont claires, nettes ; un seul objectif : la flamandisation généralisée de la Belgique de De Panne à Arlon. <><>Ouvrons donc les yeux. Ne soyons pas naïfs. Le fameux « Plan culturel pour Bruxelles » conclu le 17 mars 2010 entre le VGC, Commission communautaire flamande, la Cocof , Commission communautaire française, le RAB, Réseau des Arts à Bruxelles, francophone, le BKO, Brussels Kunsten Overleg, néerlandophone, ne nous trompons pas, c’est la prise en main de la politique culturelle par la Flandre. Du côté flamand, il y a soudure, il y a une coordination des actions. Du côté francophone, c’est le foirail, le pusillanime, l’égocentrisme, l’individualisme. La latinité, quoi ! <><>Voyez les déclarations de Philippe Moureaux, PS, de Christine Defraigne, MR, à propos de la position de Olivier Maingain à l’égard de la décision du ministre flamand des Affaires intérieures, Geert Bourgeois, N-VA, « de ne jamais nommer les trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise ». Pour Philippe Moureaux, PS : « la comparaison avec l’Occupation allemande est injurieuse » ; pour Christine Defraigne, MR : « Certains termes sont une salissure » ; pour d’autres, parmi eux, des proches de Olivier Maingain : « ces termes sont injurieux ». <><>Un Francophone parle, il est sanctionné par ses pairs ; un Flamand parle, il est honoré par ses pairs. Les Flamands couchent avec les lois linguistiques ; les Francophones ignorent leur portée ! C’est ça la différence !

06.04.2008

POLITIQUE - LA BELGIQUE DE DEMAIN...

LE CHOIX DE LA FRANCE+++La phagocytose économique de la Wallonie et de Bruxelles par le nouveau Benelux 2010, étendu très vraisemblablement au puissant Land allemand de la Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, va-t-elle menacer la survie de la communauté française en Belgique ? En tout cas, elle ne doit pas laisser indifférents les responsables politiques de la Wallonie, de Bruxelles, voire même du Grand-Duché de Luxembourg. La déclaration du porte-parole de Karel De Gucht, Open VLD, ministre des Affaires étrangères, à propos du renouvellement des Traités Benelux étendus au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie (RNW), portant sur l'intégration de la " nouveauté institutionnelle… est un noyau précurseur pour l'Europe des 27" - traduisez " un regroupement économique des ethnies" -, pose interrogation. Une absorption des 4,5 millions de francophones belges dans un environnement économique dominé par la culture germanique ; la mort lente de la langue française dans ce que fut une certaine Belgique. +++Un salut ? Oui. Il est à portée de pensée ; il est présenté par Willy Burgeon, président honoraire PS du Parlement wallon, président de la section PS de Leval-Trahegnies, sous le titre "Le choix de la France" dans une Carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 07 janvier 2008.Willy Burgeon nous dit : "… Après mûre réflexion, je suis convaincu que le salut de la Wallonie et de Bruxelles passe par la France. De gros pans de notre économie sont déjà associés à ce pays (Dexia, Electrabel, Tractebel, etc. Notre culture est française. Plus les droits des francophones sont bafoués, moins je résiste, au nom de la liberté, à l'appel de la France. L'union à la France fera entrer notre Etat dans la modernité républicaine. Les problèmes de dimension universelle seront mieux résolus dans un grand ensemble, comptant dans le concert des Nations. J'ai abouti à cette conclusion il y a des années et je l'ai dit publiquement. J'ai subi le retour de manivelle… Je persiste… +++La solution, dans un premier temps, se trouve dans la constitution d'un Mouvement de réflexion et d'action très ouvert qui transcenderait les particraties et qui serait porté par des militants convaincus et dynamiques. Le PS actuel n'est plus à même d'affronter les grands défis. Il est temps de tourner une page et de libérer les forces jeunes et créatives qui y sont étouffées… +++La gravité et le blocage de la situation amènent à la conclusion que l'avenir de la Wallonie et de Bruxelles passe par une mutation de grande ampleur, accomplie par de véritables hommes d'Etat courageux et désintéressés, mus par le rationnel et dégagés des menées sentimentalistes et électoralistes, et par des nervis qui s'accrochent aux lambeaux d'un Etat qui sombre."

09.12.2007

UN GOUVERNEMENT~ DES CONCESSSIONS FRANCOPHONES ?...

La Flandre a gagné… Elle impose son plan à l’usure, comme d’habitude… Les « braves » francophones ont plié le genou ! A quelle hauteur du sol ? Il reste à régler le problème flamando-flamand : Qui sera chargé de faire passer les Franciens sous le joug de la Flandre ? Il est question de Guy Verhofstadt, le bien-aimé des Franciens, assisté d’Yves Leterme, adoubé vice-Premier ministre à pouvoirs spéciaux, chargé des Finances. - Dans la Chambre des Humiliations, les partis francophones s’entre-déchirent. Didier Reynders (MR) s’emporte contre Joëlle Milquet (CDH) : « Depuis le 11 juin, elle se paie notre tête. Elle a tout fait pour que Yves Leterme échoue. Elle ne veut pas de l’Orange bleue ? Elle n’a qu’à rester dans l’opposition… Elle veut du temps pour s’occuper de ses enfants ? Elle va en avoir : des jours et des nuits ». -Aveu implicite de Didier Reynders d’avoir fait d’importantes concessions institutionnelles à la Flandre avec à la clef la phagocytose de Bruxelles. Ce que Joëlle Milquet apparemment refusait catégoriquement d’accorder. Le sénateur-professeur Francis Delperée lui avait-il rappelé les paroles prémonitoires de Mgr Massaux, ancien recteur de l’Université catholique de Louvain : « Si l’on cède sur Louvain (Ndlr : Leuven actuellement), la suite sera Bruxelles… » ? Elio Di Rupo, président du PS, va de coin en coin en susurrant : « Gouvernement d’union nationale » ; Jean-Michel Javaux et Isabelle Durant, coprésidents d’Ecolo, valsent au son d’une viole d’amour en chantonnant : « Nous serons à toi si,si,si… ». -Mesdames et Messieurs les politiques francophones, vous avez le devoir de dire à vos concitoyens d’expression française ce que vous avez concédé à la Flandre en matière de « réforme profonde de l’Etat » alors que vous aviez déclaré solennellement que vous « étiez demandeurs de rien » ! Avez-vous tout donné et qu’avez-vous donné ? Nous, les citoyens d’en-bas, nous attendons votre déclaration.