29.10.2007

LA VOIX DES CITOYENS D'EN BAS

A travers le Courrier des Lecteurs du quotidien Le Soir. - • Carl DEVOS, professeur à l’université de Gand : …Les francophones promettent qu’ils ne refuseront aucune question, qu’il n’y aura pas de réformes non discutables. Ce n’est pas créatif, c’est facile. Une demi-menace n’est pas constructive.• HERMAN : … La Belgique aurait tout à gagner d’un confédéralisme pur jus !… Dans un Etat confédéral, on reste dans le même lit mais chacun avec sa couverture.• Anne PEYRAC : …On a mis tout le pourtour de Bruxelles en Flandre en échange de facilités pour les francophones… Laissez cette périphérie tranquille.• GUILLAUME : … quand on lit certaines réactions et certains éditoriaux, il y a de quoi se poser des questions… Mais bon, dans cinq ou dix ans, il n’y aura plus de Belgique. Alors, à quoi ça sert ?• MAXSTA : … Il en ressortira probablement ceci : une scission (ndlr de BHV) sans élargissement avec une longue série de peccadilles plus ou moins vendables devant l’électorat francophone et destinées à cacher le fait que les Flamands auront obtenu la scission et que les francophones n’auront pu décrocher l’élargissement… Je ne vois pas les politiciens francophones risquer la scission du pays, qui arrivera de toute façon, pour BHV.• Jean DEBUYST : Les frontières linguistiques n’ont rien d’intangibles : ce ne sont pas des frontières d’Etat.• Marcel BOLLE de BAL : … Le vrai problème des habitants francophones de la périphérie et de BHV est : la pesante tutelle flamande et ses abus de pouvoir, le grignotage des facilités, nos droits judiciaires, les tracasseries administratives, l’enclavement de Bruxelles… Une solution : pourquoi pas la création d’un arrondissement intercommunautaire, bi-communautaire et bi-culturel dépendant de l’Etat fédéral comme solution de compromis ?• Michel DUSART : La seule solution possible, eu égard au statut et au rayonnement international de Bruxelles, ne pourrait être que l’élargissement à son hinterland socio-économique naturel, allant jusqu’à Braine-l’Alleud – Waterloo vers le sud. Autant rêver ! Je suis intimement convaincu que la seule façon de poursuivre l’aventure belge sera pour les francophones à nouveau de « baisser leur pantalon »… Ne vaut-il pas mieux en terminer avec cette union caduque ?Paul SMET : La frontière linguistique avait, en 1963, comme seul but de cesser définitivement les disputes engendrées par des changements linguistiques de certaines communes, ce qui agaçait tant la Flandre. La frontière fixée et tout sera résolu, disait-on ! … Nous revivons le même scénario. Il faut « approfondir » la fédéralisation pour garantir la sauvegarde de l’Etat belge. C’est le slogan flamand. C’est de l’arnaque… Cessons d’avoir peur ! La Belgique, sans la Flandre, c’est le « schéma » qu’il faut suivre, c’est l’avenir de la Belgique. Soyons « proactifs » au lieu de subir la séparation