15.06.2010

LA QUESTION BELGE

COMMUNIQUE DE PRESSE de Jacques MYARD, Député UMP, Président du Cercle Nation et République + + +LA QUESTION BELGE + + + Pendant des décennies, l’Europe a pratiqué à l’égard de la Belgique la politique de l’autruche en voulant ignorer systématiquement l’éventualité de son éclatement au motif que l’Europe était la seule réponse à la question nationale belge. Le vote d’hier et l’avancée spectaculaire des séparatismes flamands mettent les Etats européens au pied du mur et plus particulièrement la France.La France ne fera pas l’économie d’élaborer une politique à l’égard de la Belgique, la question du rattachement de la Wallonie et de Bruxelles se pose à terme, qu’on le veuille ou non.C’est une question à laquelle les francophones de Belgique devront répondre ; à nous Français d’élaborer une politique responsable pour relever ce défi inéluctable qui scellera le destin d’une construction étatique artificielle voulue par les puissances en 1830, et aujourd’hui dépassée et obsolète.

08.01.2010

BHV : CE SERA TABOU CONTRE TABOU...

Déclaration de Olivier Maingain, député fédéral MR, président du FDF, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, au journal Le Soir du 8 janvier 2010. Elle jalonne la « mission secrète » de Jean –Luc Dehaene, CD&Vlaams, député européen, ancien bourgmestre de Vilvorde. = = Trois balises, trois piquets, trois pitons, trois tracés vers le règlement du problème communautaires. Une certitude : « On ne résoudra pas BHV dans un dé à coudre », affirme Olivier Maingain. = =Les trois positions, selon le président du FDF. = = 1. Pas d’accord à Pâques. « Ce n’est pas un drame. On peut vivre sans accord ». = =2. Une solution d’attente. « On ne peut tout faire en si peu de temps, d’ici Pâques. La grande réforme de l’Etat, c’est pour après les prochaines élections législatives. On aurait alors plus de marge de manœuvre sur BHV ». = =3. Scission de BHV contre élargissement. « De toute façon, ce sera tabou contre tabou ; si nous devons être capables de parler de ce que demandent les partis flamands, notamment la scission de BHV, eux doivent être capables de parler de ce que nous demandons, notamment l’élargissement ». + + +Mais quel élargissement ? Un élargissement territorial ? Ou un élargissement administratif ? L’accord avorté de 2005, par la faute du parti flamand Spirit, sur la scission de BHV ne portait, selon notre impression, que sur un « élargissement administratif », à savoir : retrait des circulaires Peeters et autres du gouvernement flamand, compétences étendues de la Communauté française en périphérie, des « sous » pour Bruxelles… Donc, pas de rattachement des six communes à facilités à Bruxelles. Conséquemment, pas de liaison directe entre Bruxelles et la Wallonie.L’accord avorté de 2005, admis par tous les partis francophones, en fait, consacrait une nouvelle avancée flamande ; il reconnaissait l’appartenance définitive des six communes à facilités en Flandre ; il reconnaissait la mutation de la frontière linguistique en une frontière d’Etat ; il offrait, à terme, Bruxelles à la Flandre…

29.05.2009

POLITIQUE - BRUXELLES QUEL AVENIR ?...

POLITIQUE – BRUXELLES QUEL AVENIR ? …Question posée par le R.W.F., Rassemblement Wallonie-France. + + +Le R.W.F. part d’un postulat : La Belgique, va vers une implosion mortelle à cause du nationalisme flamand. + + + « Qu’on le veuille ou non, soutient le R.W.F., la Belgique n’a plus d’avenir. Dès lors, il faut mettre fin définitivement aux interminables réformes de l’Etat, dont les francophones sortent chaque fois perdants. La seule négociation acceptable avec la Flandre, c’est celle du divorce à l’amiable. Simultanément, il faut ouvrir une communauté de destin France-Wallonie-Bruxelles ». Feu Lucien Outers, figure emblématique du Mouvement francophone à Bruxelles ne s’exprimait pas autrement dans son livre « Le divorce belge ». + + + Le R.W.F. invite les francophones à « oser un autre avenir : Préparer un accord négocié avec la France. Ce grand pays solidaire, patrie de nos Droits de l’Homme, de notre langue, de notre culture ».+ + + Jean-Marie Horemans, historien, s’écrie : « Avec les Wallons de Wallonie et de Bruxelles, avec les Francophones bruxellois qui, à juste titre, craignent les revendications de plus en plus exigeantes des Flamands sur leur Région, avec tout ce peuple, tout mon peuple, imprégné de l’esprit de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice sociale, je voudrais être français… Parce qu’avec tant d’autres qui incarnent un idéal désintéressé, je veux voir l’avenir de la Wallonie et de Bruxelles avec confiance, dans l’adhésion à la France. » + + + Willy Burgeon, président honoraire du Parlement wallon, président de la section PS de Leval-Trahegnies, pathétique, s’exprime : « Je refuse que mes enfants fassent partie de la génération sacrifiée, comme l’a été la mienne depuis la fin des années cinquante ! Après mûre réflexion, je suis convaincu que le salut de la Wallonie et de Bruxelles passe par la France… Plus les droits des francophones sont bafoués, moins je résiste, au nom de la liberté, à l’appel de la France… Aujourd’hui, l’idée du rattachement à la France n’est pas encore populaire mais elle est présente dans tous les partis. Elle gagne du terrain et s’intègre dans la réflexion sur notre avenir… »

12.05.2009

LES ETATS GENERAUX DE WALLONIE...

Pas grand monde. Qu’à cela ne tienne, les Etats Généraux de Wallonie se sont tenus. Cela devrait réveiller et faire réfléchir certaines consciences. Que les partis dits traditionnels, CDH, ECOLO, M R, PS, aient ignoré les Etats Généraux de Wallonie, c’est normal ! L’intérêt général de la Wallonie, ils s’en foutent ; ils ne voient que leur parti, rien que leur parti. La particratie assaisonnée d’égotisme. Que les petits partis wallons aient boudé les Etats Généraux de Wallonie, c’est désolant. Eux, aussi, ne voient pas plus loin que le bout de leur chaise. La nébulosité de leurs petites réflexions. De vieilles rancunes couvant sous les cendres de feu Rassemblement wallon, réactivées le temps de cloquer l’autre ! Pauvre petit pays ! Le mot lui-même est frappé d’ostracisme par d’aucuns. Mais mon pays, c’est la Wallonie, c’est mon petit coin de terre. Comment dois-je l’appeler ? L’ineptie d’esprits imbus d’intolérance. + +Dans le « pays » de brume, une voix de la raison s’est élevée. Celle d’un haut fonctionnaire français, Jacques Lenain. A l’utopique « rattachement à la France », que l’Europe des 26 Etats ne voudra pas et que la France, elle-même, ne sollicitera pas, il avance le scénario de « l’assimilation ». Possibilité que prévoit la Constitution française : la collectivité territoriale à statut particulier. C’est le cas de la Corse érigée en Région dont la première assemblée régionale a été élue au suffrage universel en 1991. C’est le schéma des Dom-Tom : les collectivités territoriales d’outre-mer, telles que Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon. + + Une proposition que le militant wallon de la première heure, Jean-Emile Humblet, n’a pu faire joindre aux trois options présentées par Jules Gheude : Un Etat wallon indépendant ? Un Etat Wallonie-Bruxelles ? Un Etat lié à la France ? + + Le scénario du rattachement à la France l’a emporté à une écrasante majorité des quelque 150 participants par un score de 74,4 % des voix. Que l’esprit de la sagesse puisse descendre sur les collines wallonnes ! + + =Ensemble, dialoguons avec la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles. Défendons le français. Courriel :info@liguewallonnebruxelles.be – Site :www.liguewallonnebruxelles.beNe jamais renoncer. Rester droits. Si ce n’est pas nous qui réussiront, ce seront nos enfants. Il faut continuer sans irénisme, ni romantisme.

23.02.2009

POUR QUI MARCHE BRUXSEL FORUM ?...

Il est permis de se poser la question ? Serait-il un autre cheval de Troie du Mouvement flamand ? Une douceur insidieuse ? = = = Avec Aulna Magna et Manifesto, BruXsel Forum propose un « agrandissement de Bruxelles », par un rédécoupage des frontières communales pour le moins étrange, coiffé d’un chapeau aux couleurs chatoyantes : constitution d’une Région forte de 22 communes, dotée d’un mode de fonctionnement plus efficace ! = = = L’élargissement de la Région de Bruxelles de 19 à 22 communes consiste tout hypocritement à dégrossir la Ville de Bruxelles en lui retirant les communes de Haren, de Laeken et de Neder-over-Hembeek lesquelles redeviendraient des communes à part entière. Pourquoi pas détachés Watermael de Boitsfort, Stockel de Woluwe-St-Pierre, Saint Job de Uccle ? Cela ferait en tout 25 communes correspondant aux 19 actuelles plus les six communes à facilités ! Pas mal ! = = = Admettons le rattachement à Ixelles de la bande de territoire qui relie la Ville de Bruxelles au Bois de la Cambre ! Cela peut être logique. Mais delà à réduire Bruxelles à un simple « pentagone », c’est du délire qui ne peut que séduire la… Flandre qui y a déjà installé toutes ses institutions. = = = Bien joué ! Ne vous laissez pas berné par les chevaux de Troie aux belles allures et aux croupes séduisantes que la Flandre envoie à Bruxelles et en Wallonie ! = = = Tout est orchestré. BruXsel, en réduisant la Ville de Bruxelles à un « pentagone » de quelques km2 où sont concentrées les institutions flamandes exemptes de l’impôt foncier, la rend de plus en plus dépendante financièrement du Fédéral dominé par la Flandre. = = =Tout est orchestré. Sur le terrain politique, la Flandre envoie Rudy Aernoudt consolider son avantage dans l’agglomération bruxelloise et préparer la colonisation de la Wallonie en s’appuyant sur l’ego démesuré des élites du M R plongées dans le délire de la conquête du pouvoir en Wallonie et à Bruxelles. Car le programme de Rudy Aernoudt, qui vient s’installer sur les listes du M R en écartant, dans un premier temps, la branche la plus faible des trois bandes du Mouvement Réformateur, la branche de Gérard Deprez, le MCC, et en immergeant le FDF dans les ténèbres de la mort clinique, ne met pas à son programme l’élargissement de Bruxelles à sa périphérie francophone ni la nomination des trois bourgmestres francophones démocratiquement élus le 10 octobre 2006, ni la ratification de la Convention-cadre de protection des minorités nationales. = = = Tout est orchestré. « A son tour, le M R fait le choix de la Belgique flamande, titre Claude Thayse sur son blogue-notes. Après avoir annoncé que ce serait un Flamand francophone qui serait tête de liste aux élections régionales à Bruxelles, la presse nous informe que ce même parti réserve des places sur ses listes … en Wallonie !… au sous-marin populiste flamand Rudy Aernoudt… ». « Et ce n’est pas mieux dans les autres partis, hélas, ponctue Claude Thayse, maître de conférences à l’ULB. Autres partis où on assiste aujourd’hui au retour d’expressions vides de sens qui nous ont fait tant de mal comme ces appels à « prendre en compte les « vrais » problèmes de gens » qui cachent les vrais enjeux. Il ne faut pas perdre de vue que la Flandre va faire face à de très grandes difficultés économiques à très court terme. Ce sera l’occasion pour ceux qui n’ont jamais eu un fifrelin de sentiment wallon de ressortir les vieux oripeaux de cette Belgique qui nous a déjà tant coûté. Il est temps que les Wallons conscients, dans ou en dehors des partis, se ressaisissent. Allons-nous oublier ce que nous a coûté la Belgique dont la richesse et le développement de Bruxelles et de la Flandre se sont fait avec le sang, la sueur et le travail des Wallons ? Allons-nous oublier les trente dernières années de mépris que la Flandre nous a gratifié ? Avez-vous remarqué à ce propos que les Flamands ne parlent presque plus des transferts ? Allons-nous voler à leur secours, entraînés par les cœurs purs, atterrés par la dégradation galopante de l’économie en Flandre ?… ». = = =Tout est orchestré. Rudy Aernoudt vient préparer le terrain pour le sauvetage de la Flandre. Réfléchissons ! Interrogeons-nous ! Réaffirmons nos valeurs ! Choisissons l’Espoir que nous ont donné ceux de 1965 ! Revivons l’Histoire que les Lagasse, Outers, Defosset, Lengrand, Bourgeois et tant d’autres, connus et inconnus, ont écrite en 1965 ! Revivons la fierté de notre langue française !

15.08.2008

QUI TRAHIRA LE PREMIER ? ...

La déclaration de Yves Leterme, CD&V, Premier ministre, dans la presse du week-end des 2 et 3 août 2008 est sans ambiguïté, claire. Les Flamands, et en particulier le cartel CD&V/N-VA, premier groupement politique flamand, ne céderont pas un pouce dans les « négociations » - si l’on peut dire – institutionnelles. Des extraits des médias. +++C’est la faute aux francophones. « …Les positions du côté francophone sont restées très inflexibles durant des mois et des mois. Il y avait une plus grande disponibilité sur le dossier communautaire côté flamand… ». +++Le cartel CD&V/N-VA ne cédera pas sur le fond. « … Je suis le père du cartel. Parfois, il faut abandonner certaines positions pour obtenir ce qu’on veut. Il vaut mieux voir tomber des symboles que la réforme de l’Etat. Le cartel ne doit pas être une prise d’otages, mais je ferai en sorte de ne pas devoir choisir… ». +++ Je maintiendrai. « … Je n’abandonnerai pas avant qu’il y ait une réforme de l’Etat. Je l’ai dit très clairement aux francophones. Ce n’est pas parce qu’une dead-line est derrière nous que notre opiniâtreté doit faiblir… ». +++ L’élargissement de Bruxelles : pas question. « … Ce corridor (entre la Wallonie et Bruxelles, Ndlr) n’a jamais été l’un des éléments de négociation sur BHV. Je n’ai pas déplacé un centimètre de frontière linguistique. Et aussi longtemps qu’il y aura des gens à la table des négociations qui demandent le rattachement de certaines communes à Bruxelles, il n’y aura pas de solution… ». +++ Cette « mise au point » du Premier ministre Yves Leterme, équivaut à quelques petites virgules près, à un ultimatum : « Le programme flamand de 1999 est à prendre ou à laisser. De toute façon, nous l’appliquerons par la loi du nombre. Point final ». ++La question ? Quel sera le parti francophone qui trahira le premier la Communauté française sous une argumentation alambiquée ? ++ Qu’attendent donc les partis francophones de convoquer des Etats généraux de la Communauté française ?

30.07.2008

RATTACHEMENT AVEC LA FRANCE ...

Le sondage Ifop (et non Ipsos comme nous l'avons annoncé erronément) du journal Le Soir et du journal La Voix du Nord, fait des vagues parmi la population. On parle et on en parle beaucoup. Des pour et des contre. Chacun à ses arguments. Ce que nous constatons, c'est la discrétion, à ce jour, des partis traditionnels. En vacances ? Sont-il gênés des compromis d'abandon qu'ils sont sur le point d'admettre ? Voyez déjà, l'engagement direct des forces belges en Afghanistan, en appui aux militaires hollandais, admis au kern et au Conseil des Ministres par les ministres CDH, M R, PS ! Les partis flamands et en particulier le cartel CD&V-N.VA font la loi… ++ Pour en revenir au sondage Ifop, quelques réactions du monde politique. Parmi les partis politiques francophones représentés au Parlement, seul, à ce jour, le CDH s'est manifesté, timidement, presque honteusement : "Avant cela, n'est-on pas capable de construire un projet ensemble ?". ++ Daniel Ducarme, ministre d'Etat, député M R, est clair, engagé : Après des mois de crise, les Wallons sont à présent prêts à oser dépasser les interdits"; en parfait défenseur de la francophonie et d'une Belgique française, il exprime le souhait que le rapprochement avec la France profite à tous les francophones : "Il n'est pas question, dans ce débat, de sacrifier les francophones de la périphérie". Au lieu d'un rattachement pur et simple, il suggère une association avec la France qui passerait "nettement mieux la rampe à Bruxelles que le rattachisme". ++ Paul-Henry Gendebien, président du Rassemblement Wallonie-France, RWF, sous le titre "Préparer l'après-fédéralisme pour éviter la balkanisation", publie une Carte blanche d'une grande pertinence dans le quotidien Le Soir du mardi 30 juillet 2008 : "… La déliquescence accélérée du régime belge conduit logiquement l'opinion wallonne et bruxelloise à rechercher la sécurité et la stabilité dans le cadre d'un véritable Etat, celui de la République française… Les Wallons et les Bruxellois auraient tort de se bercer d'illusions. Ils sont piégés dans l'auberge de plus en plus mal famée d'un fédéralisme belge qui ressemble à un coupe-gorge… Certains évoquent un nouveau placebo en forme de trompe-l'œil : un confédéralisme imaginaire… Si l'on veut rendre un mauvais service à la population, il suffit de lui faire miroiter le possibilité de réformer le régime belge de manière harmonieuse… Un immense gâchis : temps perdu, ressources gaspillées, nouvel abaissement de notre crédit international, report de la décision économique et sociale, mutation de la violence politique rampante en violence tout court… Il va de soi qu'à nos yeux le meilleur avenir pour les Wallons et pour les Bruxellois consistera à se tourner sans délai vers la France, surtout s'ils veulent éviter tout à la fois le désordre post-belge, l'insécurité financière, sociale, politique, et le huis-clos. Cela dit, c'est notre population et elle seule qui sera amenée, en définitive, à faire le bon choix : c'est elle qui se prononcera démocratiquement, en dernier ressort, et par voie référendaire". ++ Méditons ces paroles ! Nous vous invitons à lire le Manifeste que la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles a co-signé avec le Gerfa et le groupe de réflexion Bruxelles Mouvement francophone, sur le site www.maintenantoujamais.be