26.04.2010
B.H.V. : UNE CAPITULATION ANNONCEE...
* Les prémices : = =- l’interdiction d’antenne à Olivier Maingain, président du FDF, par Didier Reynders, président du MR, sur injonction des Flamands = =- les critiques acerbes de Philippe Moureaux, PS, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, à l’égard du MR et du FDF = =- la mollesse de Ecolo = =- le silence du CDH = =- les « peanuts », les cacahouètes en amendements francophones à la note « flamande » de Jean-Luc Dehaene, CD&Vlaams, médiateur = =* Au panier des extravagances, les déclarations de résistance des Francophones : ondrinkbaar (imbuvable), onverteerbaar (indigeste), onrechtvaardig (injuste), onbeduidend (insignifiant), onstichtelijk (scandaleux) … = =* A la poubelle : = =- La loi de 1921 qui établit la langue néerlandaise comme langue officielle dans les provinces flamandes, et la langue française comme langue officielle dans les provinces wallonnes, et Bruxelles comme région bilingue. Des facilités administratives sont accordées aux habitants des communes comptant une minorité linguistique de 20 %. Tous les dix ans, un recensement linguistique offre, aux communes situées le long de la « frontière linguistique… (souple) », une possibilité de changer de régime linguistique. = =- La loi de 1932 qui confirme l’unilinguisme de chaque région, le bilinguisme à Bruxelles et la possibilité aux communes de changer de statut linguistique. Une première entorse toutefois est portée à la loi de 1921 en relevant la base des facilités administratives à 30 %. = = Le premier recensement de l’après-guerre en 1947 indique une extension de la francisation des alentours de Bruxelles : trois communes flamandes – Berchem Ste Agathe, Evere, Ganshoren – passent à Bruxelles et quatre autres communes flamandes – Crainhem, Drogenbos, Linkebeek, Wemmel – obtiennent des facilités. La Flandre prend peur. Trop, c’est trop pour le Mouvement flamand. Il pousse la Flandre à la radicalisation. = = 1961. Premier coup de griffes à la loi de 1921, remaniée en 1932. Le recensement de la population est amputé du volet linguistique. = = 1962. Coup de massue mortel à la loi de 1921/1932, le ministre de l’Intérieur, Arthur Gilson, PSC, trace une nouvelle « frontière linguistique… (figée) », supprime le recensement linguistique décennal, dresse une liste non évolutive d’une trentaine de communes « bénéficiant » de facilités administratives. = = Dès après la signature des accords, la Flandre conteste le caractère définitif des facilités administratives ; elle ne leur reconnaît qu’un caractère temporaire : le temps de s’intégrer. = = L’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, BHV, est entrainé dans le conflit communautaire. Le brûlot BHV est ouvert. Le nationalisme flamand est « déifié ».= =* Résultat de la présente crise institutionnelle : = =- BHV sera scindé = = - Bruxelles sera enclavée en Flandre = =- Les droits des Francophones seront limités dans le temps = =- La bilinguisation des services administratifs wallons est mise en œuvre = =* Adieu l’élargissement de Bruxelles, bonjour le vasselage de la Wallonie.= =La Belgique française de 1830 est morte. Leve België 2010. = =La « Flamen politik », définie dans un cercle gantois pendant la Grande Guerre 1914-1918 avec la collaboration de la Chancellerie allemande, se réalise à grandes avancées..
15:21 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecolo, poubelle, peanuts, premices, regime linguistique, radicalisation, recensement, flamen politik, flandre, arthur gilson, psc, bhv, leve belgie |
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25.03.2009
LA BELGIQUE FRANCOPHONE DEPECEE MORCEAU PAR MORCEAU...
… au fil des réformes institutionnelles … Revisitons l’étal de 1962 à 2005… Les lois de 1962-1963Loi du 8 novembre 1962. Elle ratifie en fait la non-organisation du recensement constitutionnel de la population et la non-adaptation de la frontière linguistique. Les facilités linguistiques en faveur des minorités sont définitives mais le seuil de 30 % est supprimé. 43 communes changent de régime linguistique, notamment Mouscron et Comines qui sont transférées de Flandre en Hainaut, les six villages de Fouron qui vont de Liège au Limbourg flamand, et Bruxelles figée dans ses 19 communes. Loi du 2 août 1963. Elle crée quatre régions linguistiques : trois régions unilingues : Flandre, Wallonie et la région germanophone composée des 10 communes de langue allemande ; une région bilingue : Bruxelles-Capitale. La nouvelle frontière linguistique passe au Parlement à la faveur d’un coup de force de l’ensemble des parlementaires flamands majoritaires, appuyés par 34 parlementaires francophones. La Belgique francophone est humiliée. Au demeurant, les facilités accordées aux francophones de la périphérie seront rapidement remises en cause par les Flamands. ====Vous avez la faculté de lire l'article complet sur le site de la Ligue Wallonne de Bruxelles via www.liguewallonnebruxelles.be +++ Vous voudrez bien faire partager votre commentaire en l'adressant au courriel de la Ligue Wallonne : info@liguewallonnebruxelles.be
14:22 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, minorites, recensement, reforme, facilites |
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28.02.2009
PAS DE BOYCOT DES ELECTIONS EUROPEENES...
La pacification est en marche ! Le nord du pays et en particulier les communes flamandes autour de Bruxelles ne boycotteront pas l’organisation des élections européennes. Aussitôt, de beaux esprits ont constaté que la Flandre faisait un geste et que cela augurait peut-être une nouvelle approche dans le dossier sensible de Bruxelles-Hal-Vilvorde, d’autant que l’arrondissement de B.H.V. n’est pas scindé pour les élections européennes. = = Cela étant, ce revirement mérite une petite explication afin que les Francophones ne s’enfoncent dans un optimisme béat. = = D’abord, mais ce n’est pas l’essentiel, sur le plan juridique, l’arrêt de la Cour constitutionnelle –qui, rappelons-le, n’exige pas la scission- ne concerne que les élections législatives et pas les élections européennes. = = Ensuite et surtout, dans les faits, les électeurs francophones autour de Bruxelles ne comptent pas, car ils ne sont pas repris dans le calcul pour la répartition des sièges entre le collège francophone et le collège néerlandophone, ce qui est très avantageux pour les Flamands. = = Comment ? = = Le nombre de parlementaires européens a été réduit de 24 à 22 par un arrêté royal du 24 octobre 2008, publié dans le Moniteur belge du 27 novembre 2008, soit 13 Néerlandophones, 8 Francophones et 1 Germanophone. = = 1re étape : le diviseur électoral = = Ce diviseur s’obtient en divisant le chiffre de la population du Royaume (10.296.350, basé sur le dernier recensement de 2001), diminué de la population de langue allemande (71.304), par 21 (nombre de sièges à pourvoir). = = Ce diviseur s’établit à 486.907 (10.296.350 – 71.304 = 10.225.046 : 21 = 486.906,95 arrondis à 486.907). = = 2e étape : la répartition entre F et N = = Le nombre de Francophones comprend deux parties : = = 1. le nombre d’habitants dans la circonscription électorale wallonne ; = = 2. la partie de la population de l’arrondissement de Bruxelles-Capitale (19 communes), qui se calcule sur la base des votes émis en faveur des listes francophones aux élections régionales de 2004. = = Le nombre des Néerlandophones comprend trois parties : = = 1. le nombre d’habitants de la circonscription électorale flamande ; = = 2. la population de l’arrondissement administratif de Hal-Vilvorde ; = = 3. la partie de la population de l’arrondissement de Bruxelles-Capitale (19 communes) sur la base des votes émis en faveur des listes néerlandophones. = = Compte tenu que, sur la base des votes émis, la répartition à Bruxelles est de 86,22% pour les Francophones et de 13,78% pour les Flamands, cela fait au niveau de la population 839.427 habitants pour les Francophones et 134.138 pour les Flamands. = = Cela fait = = Pour les Francophones, 4.122.834, soit 3.283.407 (Région wallonne – Germanophones) + 839.427 (Bruxelles - Néerlandophones) = = et pour les Flamands, 6.102.212, soit 5.405.571 + 562.503 (Hal-Vilvorde) + 134.138 (Bruxelles - Francophones). = = Il suffit alors de diviser le chiffre par 486.907 ; cela donne 8,47 pour les Francophones et 12,53 pour les Flamands arrondis à 13 pour les Flamands… et à 8 pour les Francophones, en vertu de la loi du 23 mars 1989 qui prévoit que le dernier siège est attribué au collège ayant le plus grand excédent de population non encore représenté, en l’espèce le collège néerlandophone (0,53). = = L’arnaque = = Tout cela est passé comme une lettre à La Poste. Mais il y a un fameux lézard, puisque la population de l’arrondissement de Hal-Vilvorde est comptée dans sa totalité dans le collège néerlandophone, alors qu’une partie significative vote pour les listes francophones, précisément pour l’élection des parlementaires européens. = = Il s’agit donc d’une véritable arnaque qui permet une fois de plus aux Flamands d’annexer la périphérie bruxelloise et de nier la présence francophone. = = Si l’on avait tenu compte des 78.518 francophones qui votent pour les listes francophones aux élections fédérales (2007) et qui représentent 23,22% des 338.166 votes exprimés, cela eût été différent ! Projeté sur la population totale, cela fait 130.613, soit 23,22% du total de l’arrondissement de Hal-Vilvorde qui est de 562.503 habitants. La répartition eût été alors différente, puisque dans ce cas la population flamande arrive à 5.971.599 et la population francophone à 4.253.447. = = En appliquant le diviseur électoral de 486.907, on obtenait 12,26 et 8,74, ce qui donnait 12 sièges pour les Flamands et 9 pour les Francophones ! Ce qui reflétait d’ailleurs mieux les proportions effectives. = = Conclusion = = Cela veut dire que les habitants francophones de la périphérie comptent pour du beurre puisqu’ils n’interviennent pas dans la répartition des sièges. Pire, comme ils votent pour le Collège francophone, ils réduisent en due proportion le poids de chaque électeur francophone. = = En effet, les huit sièges sont acquis sur la base d’une population de 4.253.447 habitants… alors que la répartition est faite sur la base d’une population de 4.122.834 habitants. = = En conclusion, non seulement les Flamands ont volé un siège mais ils neutralisent dans les faits et en droit les Francophones de la périphérie. Dans ces circonstances, on comprend mieux l’attitude des bourgmestres des communes flamandes qui dans leur quasi totalité (à l’exception de celui de Lennik qui n’a rien compris) ont abandonné l’idée de boycotter… en soulignant qu’ils se conformeront à l’Etat de droit. = = Du côté francophone, on avale la couleuvre et aucun responsable politique n’en a fait l’analyse. = = Une fois de plus, la vigilance francophone a été trompée et il ne sert à rien de prendre des positions de principe si c’est pour se faire rouler dans la farine à chaque fois. Soyons de bon compte, c’était en ’89 que l’erreur de base a été faite ! En 2008, compte tenu des problèmes de B.H.V., il ne fallait pas accepter ce calcul malhonnête et il fallait avoir le courage et la prudence de le remettre en question ! = = Michel LEGRAND
14:31 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections, arnaque, optimisme, recensement, michel legrand, conclusion, vigilance, circonscription, pacification, b h v, diviseur |
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26.08.2008
LE MAL BELGE, UN REMEDE : DISCRIMINATION ZERO...
Georges Clerfayt, député fédéral FDF honoraire, ancien président du FDF, en réponse aux slogans flamingants "Il faut devenir bilingue", "Apprenez le néerlandais", "Adaptez-vous"…, suggère d'adopter une attitude positive : "Etre bilingue ou non, c'est une affaire privée. Les Belges qui le deviennent ne peuvent perdre pour autant leurs droits fondamentaux de citoyens égaux. Les institutions doivent être au service des citoyens. Ce sont elles qui doivent être adaptées à travers les réformes adéquates…". Georges Clerfayt suggère de remédier à la suppression du recensement linguistique par une réforme souple des institutions ; il avance deux points : "1. Les limites de la Région bilingue de Bruxelles sont élargies et englobent les communes de la périphérie où vit une minorité francophone significative, analogue à celle des Flamands de Bruxelles (10 % de la population de leur commune). 2. Au principe de territorialité, on apporte une exception officielle, en faveur de la minorité nationale francophone, en Région flamande (la même chose est envisagée, pour la Région wallonne, en faveur de la minorité nationale néerlandophone, s'il apparaît qu'il y en a une et donc, si le besoin s'en fait sentir). En d'autres mots et indépendamment de la révision constitutionnelle nécessaire à cet effet, la Belgique et ses entités fédérées ratifient la convention-cadre que notre Etat a signée en 2001, en même temps que le Parlement votait la régionalisation de la loi communale. Ensuite les conséquences légales et décrétales sont déduites de cette ratification et votées par les parlements respectifs…". ++ Une Belgique fédérale conforme aux normes démocratiques européennes modernes. Discrimination zéro.
16:08 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : discrimination, zero, neerlandais, belges, citoyens, recensement, clerfayt georges, mal belge |
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28.05.2008
FORUM DE LA LIGUE WALLONNE DE BRUXELLES...
* J'ai lu avec beaucoup d'intérêt vos revendications mais en tant que Bruxellois ça ne me réjouit pas qu'une Ligue wallonne va s'occuper du destin de la Région de Bruxelles, de la métropole bruxelloise. C'est aux Bruxellois, de tout origine qu'ils sont et de toute culture dont ils sont issus (pas uniquement francophone), de décider de leur destin et de leur futur. Cette remarque haineuse "...dominé par une langue germanique" est raciste et témoigne de peu de civisme européen. La Région de Bruxelles n'est pas uniquement française, elle est d'abord brabançonne, elle est multilingue, elle est solidaire, elle est fraternelle, elle est la Capitale de tous les Européens. == Guido Jan Bral par courrielXXXX* Il faudrait procéder à un nouveau recensement linguistique en Belgique et en tout cas le long de la "frontière linguistique actuelle" et dans toute la région qui entoure Bruxelles. ==Les flamands ne veulent pas cette enquête et nous avions promis qu'elle n'aurait lieu qu'une fois mais....comme ils reviennent sur tout ce qui avait été établi (bétonné) pour les francophones, nous devons agir. == Daniel Hourman-Doyen par courriel
10:06 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enqete, bruxellois, langue, forum, recensement, ligue wallonne |
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21.04.2008
RATTACHEMENT A LA FRANCE. DES QUESTIONS ,
L'éventualité du dépôt d'un projet de rattachement à la France n'est plus à écarter. Aussi, n'est-il pas étrange d'être interpellé par des citoyens de plus en plus nombreux à s'interroger sur une probabilité de réunification de la Belgique francophone à la France. Voici quelques questions que nous recevons :• La solidarité financière est-elle assurée par les régions françaises les plus riches ?• La reprise de quelque 40 % de la dette fédérale est-elle supportable par la France ?• Le regroupement administratif des communautés et corollairement le tracé des frontières ne doivent-ils pas être faits sur la base d'un recensement linguistique, préalablement à la scission de la Belgique ?
15:39 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rattachement, france, solidarite, regroupement, recensement |
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18.02.2008
ENFIN ! ...
… La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles les demande depuis des mois et des mois : des "Etats généraux de Wallonie". Aujourd'hui, un frémissement se lève parmi les citoyens. Le futur de la Wallonie interpelle sur le plan institutionnel ; après Jean-Claude Van Cauwenberghe, José Happart et quelques autres députés socialistes wallons s'identifiant clairement "régionalistes", c'est au tour – et cela devient sérieux – de quelques intellectuels wallons de lancer un appel pour des "Etats généraux" réunissant les forces vives de Wallonie que sont les politiques, les syndicats, les patrons, les universitaires, les experts, la vie associative… "Sur le plan institutionnel, on va vers le chaos total, explique Jules Gheude, analyste politique, signataire de l'appel avec trois autres intellectuels. L'heure n'est plus de savoir s'il faut ou non fusionner la Région wallonne et la Communauté française, mais bien d'avoir un vrai débat intrafrancophone pour s'interroger sur l'après-Belgique". --- Et de poser quatre questions en espérant recevoir des réponses circonstanciées : 1. En cas de scission souhaitez-vous un Etat wallon indépendant ? ; 2. Un Etat wallo-bruxellois ? ; 3. Une réunion avec la France ? ; 4. Une réunion avec une autre composante européenne que la France ?.---La Ligue wallonne demande aussi depuis belle lurette des Etats généraux de Bruxelles. Bruxelles doit être une Région à part entière aux frontières clairement définies à la suite d'un recensement des populations limitrophes. Une Région libre.
14:29 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats generaux, intellectuels, wallonie, bruxelles, recensement, quatre questions |
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