08/07/2009

finances : QUELLE EST LA COTE DE LA BELGIQUE ?...

Nous avons un ministère des Finances bien muet sur la cote de la Belgique sur les marchés obligataires. Quelle cote ? AAA ? La cote serait-elle mauvaise, si mauvaise que le Ministre des Finances n’en parle pas ? + + Il serait cependant logique, normal que nos édiles ministériels soient pédagogues et fassent le point , trimestriellement, de la situation de l’Etat. Ils devraient nous dire, notamment, à quel taux la Belgique emprunte, nous parler de l’évolution des taux d’intérêts demandés... + + Il est de règle que les Etats les moins bien considérés par les investisseurs paient des intérêts élevés. C’est un poids plus lourd à supporter parles contribuables. Le citoyen a la droit de savoir où se situe la Belgique, son pays, à l’échelle de la confiance. + + Qu’observons-nous chez nous actuellement ? Une difficulté d’établir les budgets. Le budget de l’Etat vient d’être recalé par la Commission européenne. Les déficits de l’Etat et des entités fédérées sont énormes, abyssaux. La Flandre, qui claironnait une santé financière florissante, « on fait mieux en Flandre », lève le voile sur l’état réel de ses finances : un gouffre de plus de 2 milliards d’euros de déficit. On est loin d’une Flandre aux finances saines. Conséquence, la Flandre devra emprunter entrainant un effet dévastateur au niveau des entreprises lesquelles devront payer le crédit plus cher si elles ne disposent pas d’une trésorerie et des fonds propres fournis... La Wallonie et Bruxelles trainent également le boulet des déficits budgétaires. + + Le spectre de licenciements, de suppression d’emplois, voire même d’un dépôt de bilan, se profile... Le réflexe du politique est de sauver l’emploi. Logique. D’où le gouvernement fera pression pour abaisser le cout du crédit (la sève de l’entreprise). Une emplâtre sur une jambe de bois ne fera qu’aggraver la récession. Tous les citoyens, et particulièrement les plus faibles économiquement et socialement, subiront durement les effets négatifs. + + Que faire ? Rendre la confiance ! Comment ? Aucune recette miracle sinon celle d’une forte baisse de la fiscalité, allant de pair avec une baisse drastique des dépenses publiques ! Le gouvernement fédéral, les gouvernement régionaux oseront-ils ? + + Où se situera la « bonne gouvernance » ? Au niveau de la hauteur du déficit à combler ? L’Etat fédéral et les entités fédérées sont exsangues. Et en septembre, la Belgique devra rentrer une copie corrigée de son budget à la Commission européenne ! Dans la première quinzaine d’octobre, le gouvernement fédéral, les Régions et les Communautés devront conclure un accord de coopération fixant la participation des Régions et des Communautés dans le comblement du déficit du budget fédéral... + + La dette de la Belgique – qui remonte dangereusement – deviendra-t-elle une « obligation pourrie », une « junkbond » dans le jargon financier ? + + Le citoyen a besoin d’une information claire. Une gouvernance transparente, réelle. Plus que des mots. C’est ce que nous demandons à Elio Di Rupo, Joëlle Milquet, Didier Reynders, Jean-Michel Javaux. Parleront-ils ? Espérons qu’ils le fassent !

19/12/2008

COMMENT SORTIRONS-NOUS DES CRISES ? ...

De quoi demain sera-t-il fait ? Spip, le petit écureuil s’interroge… + + Nous subissons et subirons trois crises. Fortes, douloureuses. Il ne faut pas se leurrer et appliquer la méthode Coué. Les crises pointent ; elles arrivent. L’horizon est noir, lourd ! Soyons prévoyants. La période des vaches maigres est bien là ! Dans le point de mire depuis deux ans, elles s’appesantiront et déferleront pendant quelque cinq années encore. Au chaos financier s’adosse la récession économique laquelle induit le désastre social. + + La Belgique, comme le signale Michel Legrand, président du Gerfa dans Diagnostic de décembre 2008 n° 263, sera en récession en 2009 et le budget affichera un déficit probable de 2 %, sans compter le déficit des comptes de 2008 dont l’équilibre annoncé est d’ores et déjà compromis. La détérioration des comptes et la récession auront un effet direct sur l’ampleur de la dette publique, qui reprendra rapidement la direction des 100 % du produit national brut. + +La dette publique, qui n’a jamais diminué, se monte à quelque 300 milliards d’euros. Ajoutez-y les montants que l’Etat s’est engagé à couvrir… L’avenir de l’Etat devra supporter une dette colossale à des taux nettement plus élevés qu’actuellement… Hallucinant. + + Ce qui fait dire à Michel Legrand « Le déficit annoncé, couplé à l’augmentation de la dette qui va elle-même requérir de nouvelles recettes pour le paiement des intérêts, constitue pour la Belgique un cocktail particulièrement détonant qui va peser sur l’ensemble des moyens de l’Etat. + + La politique du « laisser-faire » menée par les gouvernements Verhofstadt, entérinée par le Ministre des Finances, Didier Reynders : vente d’actifs patrimoniaux, placements spéculatifs, location de bâtiments… plombent les possibilités d’intervention de l’Etat. + + Que devons-nous faire pour « protéger notre avenir « ? Cultiver la prudence ! Ne s’engager que si l’on a la somme suffisante pour couvrir l’achat. N’effectuer aucune opération à crédit, sauf pour de l’investissement ! + + La sauvegarde viendra, peut-être, de la création de la Caisse d’Investissements par la Région wallonne. « Les citoyens cherchent une certaine sécurité pour leur épargne… on la leur garantit… » déclare Jean-Claude Marcourt, PS, ministre de l’Economie. Engagement appuyé par Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française : « … Il y a une crise de confiance par rapport aux dépôts. Or, on a besoin de moyens pour relancer l’économie. Ce qu’on propose aux gens, c’est de récolter leur épargne en leur offrant une parfaite sécurité de placement ». + + Un argent d’épargne est un argent pouvant être disponible à un moment déterminé. Une disposition libre. Or, si les conditions d’entrée sont très rassurantes, par contre les conditions de sortie sont à déterminer. Attendre des précisions sur les conditions de retrait applicables par une institution sans point d’agences ni de guichets.