11.10.2008

LA WALLONIE,RESPONSABLE DU "MAL BELGE " ? ...

Extraits du blogue-notes de Claude Thayse, maître de conférences ULB… = =… Wallon, j’en ai marre comme beaucoup d’entre-vous d’être insulté par les Flamands… Et maintenant par Reynders (président du M R, ndlr) qui en rajoute une couche dans un souci purement électoral : « La meilleure façon du mal belge, c’est de redresser la Wallonie. Il faut un changement profond au sud du pays, sinon on continuera de se séparer ». + + Oui, j’en ai marre de ces pseudo Wallons qui donnent des armes à nos adversaires et cherchent à nous disqualifier à nos propres yeux. Certes, nous avons des carences, des faiblesses mais aussi de grandes qualités et des forces potentielles considérables. Si on se base sur les statistiques Eurostat 2007, les quinze régions européennes les plus développées obtiennent un PIB/habitant supérieur à 158. Toutes à l’exception de Prague sont situées dans l’ancienne Union des 15 tandis que toutes les régions les moins développées se situent dans les nouveaux pays membres dans l’ancienne Europe de l’Est. Notons que le Luxembourg et Bruxelles se positionnent dans les 15 premiers et qu’aucune région de tradition industrielle (RETI) n’y figure… ++Il est par ailleurs étonnant – mais trop peu connu… - de constater que même dans les années 80 la solidarité nationale a joué en sa faveur (La Flandre, ndlr). En effet, u moment des négociations des aides de l’Etat central à la restructuration de la sidérurgie wallonne (« Geen centen etc »…) le gouvernement belge a ajouté à la liste des secteurs industriels devant faire l’objet d’aides de l’Etat, en plus de la sidérurgie, les charbonnages, le textile, les constructions navales, l’énergie nucléaire, et le verre creux d’emballage. Il en a résulté que 76,7 % des aides de l’Etat ont été allouées à …la Flandre contre 23,3 % à la Wallonie ! (Relire à ce propos : Michel Quévit, La Wallonie, l’indispensable autonomie, Editions Entente, Paris). Du coup rien d’étonnant à ce que, à la fin des années 80, la Flandre affiche déjà un PIB au-dessus de la moyenne européenne et se distancie clairement de la Wallonie… Pendant cette période et depuis lors la Wallonie plus largement touchée par la crise industrielle a dû adopter une politique de redressement économique et de reconversion de son économie. Sa situation est loin d’être unique dans le contexte européen… Notre progression est trop lente, malgré les signes encourageants comme l’immigration nette d’entreprises qui indiquerait que la Wallonie est actuellement la plus attractive des trois Régions. Mais ça, c’est à confirmer. + + Venir dire que le « Mal belge, c’est la Wallonie » est faux, grossier et méprisant. Puisque c’est faire fi de réalités historiques et crier avec ceux (Flamands ou autres…) qui veulent minoriser et dévaloriser les Wallons. C’est infâme ? C’est oublier le nationalisme flamand ou pire encore l’excuser. Ceux qui le font se déshonorent.

11.06.2008

SITUATION ECONOMIQUE DE L'HOPITAL ERASME...

L’Hôpital universitaire Erasme – ULB est confronté, depuis l’exercicecomptable 2006, à un déficit important chiffré à 21 millions d’euros.Il en sera à peu près de même pour l’exercice 2007. xxFace à cette situation, la Direction de l’Hôpital a confié au BostonConsulting Group (BCG), consultant spécialisé en gestionhospitalière, l’établissement, l’accompagnement et le contrôle d’unplan de redressement financier de l’hôpital. Le BCG remettra lesconclusions de ses études, réalisées service par service, à la fin dumois de juin 2008. Elles permettront notamment d’accroîtrel’efficacité des mesures deredressement par la rationalisation et la réorganisation des serviceshospitaliers. La mise en œuvre de ce plan de redressement doitpermettre à l’Hôpital Erasme de retrouver un équilibre financier danstrois ans, soit en 2011. xxParmi les mesures programmées figurent notamment : ==• La diminution du personnel intérimaire de 120 unités, en limitantle recours à l’intérim à 30 personnes au lieu de 150. ==• Le non-renouvellement de certains contrats à durée déterminée.• La mise en place d’un plan de départ à la prépension, sur basevolontaire pour les travailleurs âgés de 52 à 64 ans, dont lesmodalités seront prochainement négociées avec les organisationssyndicales. ==• La négociation, avec les partenaires sociaux, d’incitants auxdéparts anticipés pour les travailleurs âgés de 60 à 64 ans. xx L’ensemble de ces dispositions doit permettre de réduire le coût dela masse salariale de 10 %, sans avoir recours à des licenciementspour raisons économiques. xxPar ailleurs, d’autres mesures, ne concernant pas la masse salariale,représenteront plus de 50% de l’ensemble des économies à réaliserdans le plan de redressement. xx Certaines activités seront restructurées et regroupées de manière àmieux organiser les missions de l’Hôpital académique. Des économiesseront également réalisées dans d’autres secteurs: biens et services,achats (négociation des prix), entretiens, énergies etc. xxL’effort demandé se réalise avec l’aide et le soutien de l’ULB qui apris en charge les garanties financières indispensables à l’obtentiondes crédits supplémentaires nécessaires au fonctionnement del’hôpital. L’Université, manifestant sa solidarité avec son hôpitalacadémique, lui donne ainsi, à court terme, les moyens de sonredressement financier et, à long terme, la capacité de poursuivreses importantes missions de soins, d’enseignement et de recherche. xxIl nous semble également important d’indiquer que le projet dedéménagement de l’Institut Bordet n’est nullement compromis par cettesituation financière. xxInfos : ==Alain Heselwood ==Service de la communication ==Tel :02/555.47.30 - communication@erasme.ulb.ac.be

16.03.2008

LE PLAN MARSHALL : LE REGARD DU R.W.F.

LE PLAN MARSHALL : ECHEC ?===Monsieur Di Rupo a vanté les mérites de son Gouvernement wallon. Il a osé déclarer: "… la Wallonie connaît actuellement un redressement extraordinaire!". Ce qui est extraordinaire, c'est l'art consommé avec lequel le Ministre-Président essaie de "dorer la pilule". C'est-à-dire de tromper les wallons. De leur cacher l'échec du Plan Marshall, qui viendra après l'échec d'Objectif n°1 et celui du Contrat d'Avenir, concocté par M. Di Rupo lui-même en 1999 lorsqu'il fut déjà et pour peu de temps Ministre-Président, avant de déserter Namur.++Marshall échouera comme le Contrat d'Avenir tellement vanté à l'époque par M. Van Cauwenberghe. Les mêmes causes, en effet, produiront les mêmes effets: faiblesse des moyens financiers alloués, dispersion et saupoudrage, disqualification des innombrables agences de développement sous-régionales et autres intercommunales….++Le petit milliard d'euros affecté au plan Marshall provient pour l'essentiel de transferts budgétaires et doit être mis en parallèle avec les 4,3 milliards de dette publique globale de la Wallonie. Dette colossale qui handicape évidemment les efforts de redressement.++Ce qui est grave, c'est que le chômage record de la Wallonie augmente: il atteint environ 19% et place la Wallonie en queue de peloton de l'Europe occidentale.++M. Di Rupo et son gouvernement devraient essayer d'acquérir une culture économique et une culture du développement plutôt que de faire de l'électoralisme. Le recours permanent à la méthode Coué ne rend pas service à la région. Ni à son image. A cet égard, l'un des drames de la Wallonie, c'est que son Ministre-Président Di Rupo ne travaille pas à temps plein pour la Wallonie: il cumule comme personne n'avait osé le faire jusqu'à présent (président de son parti, bourgmestre de Mons, chef d'un parti de la majorité, propagandiste quotidien sur les médias télévisés, etc).++Le monde politique wallon ferait mieux de se consacrer en priorité à la mobilisation de toutes les énergies de la société civile, à rénover sa démocratie malade, à réhabilité un enseignement qui va dans le mur, à dépolitiser une administration soumise à la particratie, à empêcher le démantèlement des services publics tels que la Poste.++Nous demandons aussi à notre classe politique de redevenir crédible et de mettre un terme à toute une série de gaspillages scandaleux résultant de leur mauvaise gestion! Un seul exemple, parmi d'autres: le gouvernement de m. Di Rupo a dépensé en un an la coquette somme de 455.000 euros (plus de 18 millions de francs belges) en frais d'avocats pour le dossier Francorchamps! Décidément, il est urgent d'instaurer en Wallonie un autre régime politique comme le propose le R.W.F. J'invite à cet égard à venir consulter notre site Internet: www.rwf.be