09.06.2010
J'AI REVE : L'HEURE DE LA WALLONIE
J'ai rêvé que la Wallonie s'éveillait sous un ciel d'outremer, sans nuage, sans turbulence. Les cœurs s'ouvraient à une autre Wallonie où les rivalités particratiques entre les groupes politiques avaient disparu ! <><>J'ai rêvé que les diverses tendances du Mouvement wallon : rattachistes, indépendantistes, régionalistes, francophiles, autonomistes, réunionnistes, faisant fi des antipathies individuelles, s'entendaient sur un modus vivendi définissant les bases d'une union sacrée ! <><>J'ai rêvé qu'un chaud courant de solidarité circulait dans toutes les villes et communes de Wallonie et qui insufflait le réflexe de regarder ce qui se passe à Bruxelles et dans la périphérie bruxelloise ; un courant qui multipliait nos possibilités de faire naitre ensemble la fraternité, l'espérance. <><>J'ai rêvé que les tenants d'une Belgique unitaire, de la Belgique de 1830, avaient compris que c'était fini, bien fini. <><>J'ai rêvé que les tenants d'une Wallonie autonome dans ses frontières, c'est suicidaire dans les deux décennies qui suivront ; la Wallonie sera intégrée en Flandre, dans les Pays-Bas de 1815 reconstitués.<><>J'ai rêvé que le conscient et le subconscient glissaient le plus souvent le mot "conscience" dans l'analyse des conversations et des écrits des acteurs du monde politique : "Ont-ils conscience de ce qu'ils proposent ?" ; "Leurs actes, leurs dires leur posent-ils un cas de conscience ?" ; S'appliquent-ils à la réalisation d'un projet en âme et conscience ?" ; "Ont-ils bonne ou mauvaise conscience ?". ; Peut-on contester leur liberté de conscience ?" ; On voit qu'ils ont conscience de leur milieu ?"… <><>Je me demandais, au constat de la bousculade de la conscience dans diverses situations, quelles étaient les qualités premières d'une franche conscience du politique. En vain, je cherchais le sens adéquat de la conscience politicienne. Emerson disait bien : " Rien n'est sacré que l'intrépidité de notre conscience. Si vous pouvez, précisait-il, vous absoudre vous-même, vous aurez le suffrage du monde ". Saint-Just ne parvenait pas à me libérer de mon émoi : " Le juste et l'injuste de toutes les consciences ". Et il estimait qu'il " fallait ramener toutes les définitions à la conscience ". <><>Nietzsche, plus réaliste, déclarait : " On s'arrange mieux de sa mauvaise conscience que de sa mauvaise réputation ". Théodor Fontaine enchainait : "Ce que nous appelons mauvaise conscience est en fait la bonne conscience : c'est la vertu qui se dresse en nous pour nous accuser ". Oscar Wilde renchérissait : " On a conscience avant, on prend conscience après ". Tout se bousculait. Et je me suis réveillé sur la remarque de Karl Marx : " Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience ". Je poursuivais éveillé l'inaccessible rêve avec la vision de Andrée Maillet : " L'âme est conscience et respect avant tout, conscience de l'être, respect de l'autre, avec ses composants : compassion, liberté, vérité "… Je m'interrogeais. Et puis, surgie d'où l'on ne sait, une question lancinante : mais au fait, y a-t-il une identité wallonne ? C'était la question que se posait Freddy Bonmariage aux Etats généraux de la Wallonie. Il observait que " les prises de conscience wallonne sont récentes, intellectuelles pour la plupart, politiques et opportunistes quand il le faut ". Pour reprendre l'expression de Lucien Outers : " Ces politiciens qui sortent le coq aux grandes occasions médiatiques et qui le rentrent aussitôt passées ces émotions ". Un grand chemin reste à faire, sans désespoir, en méditant la pensée de Octavio Paz : " La conscience des mots amène à la conscience de soi : à se connaître, à se reconnaitre " et celle de Elio Vittorini : " La culture est la force humaine qui découvre, dans le monde, les exigences d'un changement et lui en fait prendre conscience ". <><>Prenons conscience que notre patrie est notre langue et que notre langue est française. Un devoir de la défendre. Entrons en résistance.
15:53 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : reflexe, autonomistes, wallonie, conscience, oscar wilde, karl marx, octavia paz, j ai reve, rattachistes |
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28.12.2009
LE FDF S'INSTALLE EN WALLONIE ...
Une concrétisation du concept politique « Solidarité Wallonie-Bruxelles »… Le mensuel du FDF « Perspectives francophones », n° 56, du 15 décembre 2009, présente les coordinateurs FDF en Wallonie. <><>Pour la province du Brabant wallon : Patrice HORN, 27 drève des Lilas, 1310 La Hulpe – Courriel : patrice.horn@hotmail.com <><>Pour la province du Hainaut : Christophe VERBIST , 62 rue Franc Boudin, 7050 Horchies – Courriel : chverbist@fdf.be <><>Pour la province de Liège : Gabriel LEGROS-COLLARD, 35 rue des Combattants, 4624 Romsée - Tél. 0478/584 002 <><>Pour la province du Luxembourg :Guy CHAPUIS, 9 rue Espinthe, 6900 Aye – Courriel : guy.chapuis@skynet.be <><>Pour la province de Namur : Georges DUPONT , 43 rue du Centre, 5570 Honnay – Tél. 084/ 38 71 26 <><>Olivier Maingain, président du FDF, déclare : « Ce ne sont pas des Bruxellois qui vont venir définir la destinée des Wallons, je souhaite que ce soient des Wallons qui portent ce projet ». <><>Pourquoi cet essaimage en Wallonie ? <><>Pour un rassemblement des forces wallonnes, dans l’esprit des André Lagasse, Lucien Outers, Léon Defosset, Marcel Lengrand, les pères du FDF ? Nous disons OUI. <><>Pour seconder le MR contre les autres partis francophones, et en particulier contre le PS ? Nous émettons des réserves. Car, dans cette perspective, ce serait désolant. Dès le départ, c’est l’introduction de la division entre les Wallons et de la division entre les Wallons et les Bruxellois. <><>Comment dès lors peut-on amener les Wallons et les Bruxellois « se positionner clairement et préparer un avenir commun » ? Certes, l’évolution institutionnelle du pays doit faire réfléchir les citoyens. Encore faut-il que l’évolution du pays soit expliquée aux citoyens d’en bas dans une atmosphère d’union, de culture des valeurs de fierté, de grandeur, de respect. <><>Dans cette perspective, nous partageons pleinement l’appel du FDF : « Plus que jamais, il manifeste un « réflexe francophone » dans tous les domaines de société qui nous entourent et ce réflexe, le FDF l’a depuis toujours. L’évolution institutionnelle du pays a fait réfléchir beaucoup de Wallons. Ces gens ne sont pas des séparatistes, le FDF non plus d’ailleurs, mais ils se disent que si un jour la Flandre quitte la maison Belgique, il faut éviter de se retrouver tout nu au bord du chemin sans savoir ce qu’on va faire ». <><>Les tenants d’une Belgique unitaire doivent admettre que la Belgique de 1830, c’est fini, bien fini. <><>Les tenants d’une Wallonie autonome doivent se rendre compte que c’est une philosophie suicidaire ; dans les deux décennies qui suivent, la Wallonie sera intégrée en Flandre, et conséquemment l’Union économique Benelux se fondra dans les Pays-Bas 1815 ainsi reconstitués. Du reste, la Flandre a exprimé clairement son objectif d’un rattachement avec la Hollande dans un carton d’invitation envoyé par sa « Maison » de New York, la Flanders House, pour une réception flamando-hollandaise qui s’est tenue le 7 décembre 2009 à Long Island City, New York. La Région de Bruxelles a carrément disparu ; elle est remplacée par un petit point noir indiquant l’emplacement de la capitale de la Flandre, Bruxelles ! Figé dans les esprits, le slogan lancé par l’ancien directeur de la Flanders House « Flanders is Belgium, Belgium is Flanders », la Flandre c’est la Belgique, la Belgique c’est la Flandre » concrétisera la Belgique démantelée, l’Etat Belgique mort ! <><>Le FDF pourrait-il être le moteur fédérateur des diverses tendances qui s'entre-déchirent au sein du Mouvement wallon : rattachistes, indépendantistes, régionalistes, autonomistes, réunionistes, francophiles… ? <><>Ne serait-il pas possible, pour la survie de la Communauté française, aux diverses tendances de s’entendre sur un modus vivendi définissant les bases d’une union sacrée ? <><>Le fossé entre le FDF et certains courants du Mouvement wallon est profond. Pour José Fontaine, la Wallonie peut rester elle-même ; il déclare impérativement : « Il faut prendre la Wallonie telle qu’elle est et non pas telle que le FDF voudrait qu’elle soit, c’est-à-dire soumise, inexistante et seulement francophone comme si la culture d’un peuple s’identifiait à la langue qu’il parle, ce qui rendrait le Québec impossible. Je pense, souligne-t-il, que la Wallonie est possible. Qu’elle n’a pas à recevoir de leçon de défense du français de quiconque et qu’elle ne rompt aucune solidarité en voulant être elle-même. Avant même de dialoguer, il faut que l’on admette que son interlocuteur existe… En plus, je suis sûr que cela fait du tort à la défense du français dans le monde car l’une des supériorités du français qu’il partage avec l’anglais sur toutes les autres langues, c’est la diversité des formes de vie de ses locuteurs, en dépit du jacobinisme français qui veut tout rendre homogène ». <><>Construire une identité française, faire fi des incompatibilités individuelles : il faudra faire preuve de beaucoup d’altruisme ! Le chemin sera long. Gardons la foi ! Persévérons !
15:30 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fdf, wallonie, reflexe, unitaire, flanders house, jose fontaine, union sacree |
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