26.01.2009

ESPACE WALLONIE-BRUXELLES : SOLIDARITE, RESISTANCE...

Le front de la SolidaritéLa Flandre réclame avec force une grande réforme de l’Etat. Elle en a besoin. Elle sait que les jours de sa splendeur, de son arrogance, de son égoïsme sont comptés. Au vieillissement de son parc industriel et commercial se greffent le vieillissement de sa population et l’ensablement de ses ports maritimes. Elle doit engranger des moyens colossaux, au maximum, dans un laps de temps le plus court possible, pour faire face à son déclin annoncé si elle ne réalise pas une jonction directe avec le bassin rhénan. + + La Flandre doit donc impérativement faire sauter le « bouchon » BHV. Sa survie économique le lui commande. D’où son agressivité et les tentatives de percée en force en s’appuyant sur la loi du nombre : la majorité à la Chambre des Représentants. Jusqu’à présent les partis francophones résistent. Tiendront-ils jusqu’aux élections du 7 juin prochain ? Vraisemblablement. Mais après ? C’est la grande incertitude au regard de la fragilité du « front francophone », de l’ego démesuré des présidents des partis francophones. C’est la grande crainte d’une fulgurante percée de la Flandre. Beaucoup d’éléments sont déjà en place.Au niveau fédéral, les fonctions régaliennes, à l’exception des Finances – et encore, d’autant que le président de la Commission, un francophone par rotation, n’est toujours pas désigné – sont entre les mains flamandes, à savoir les Affaires étrangères, la Justice, l’Intérieur, la Défense, la Fonction publique, le Premier Ministre. + +Au niveau de Bruxelles, les grandes institutions flamandes se sont déployées en des lieux stratégiques au centre de Bruxelles ; le secteur culturel est noyauté, Flagey, Beaux-Arts… ; le secteur de la mobilité se teinte de gris, de noir et jaune. Les Flamands ne digèrent pas que leur « capitale » soit la troisième ville de langue française du monde ; ils font tout pour qu’elle présente une image flamande à l’étranger. + + Au niveau de la Wallonie, la Flandre fait miroiter les avantages de la connaissance du néerlandais pour l’octroi d’un emploi et pousse à l’éclosion de classes d’immersion en néerlandais (en flamand), s’assurant, par le jeu du plus grand nombre, la flamandisation de la Wallonie tout entière dans la décennie suivante ; le secteur de l’agriculture et de l’élevage est cadenassé par le Boerenbond ; le secteur du tourisme - l’hôtellerie, les camps de vacances - est infiltré ; le développement et l’entretien de ses réseaux routier, ferroviaire et fluvial sont freinés par défaut d'octroi de moyens financiers suffisants. + +Si les francophones par lassitude, par faux calcul électoral, par naïveté, acceptent la scission politique ou judiciaire de BHV, ils ouvriront les vannes de la déferlante flamande sur Bruxelles et sur la Wallonie. Ces deux Régions se trouveront dès lors en situation de Résistance. La seule arme dont elles peuvent disposer est la solidarité. + +Aussi, la culture de la solidarité est-elle vivement demandée par la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles à tous les édiles politiques. Car la solidarité, c’est l’essence même de l’âme wallonne et de l’âme bruxelloise. Elle véhicule leur histoire, leur langue, leur identité, leur passé. Cette valeur inspire notre détermination à construire un espace francophone solidaire. + +Tous ensemble, osons dire à notre Communauté française : Je t’aime ! Unis par l’engagement dans la liberté. Unis dans une pensée à ceux qui, au cours de la décennie 1960, ont ravivé la flamme de l’espoir, de l’Espérance.

16:57 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espoir, solidarite, ame, esperance, ego, regalien |  Facebook |