06.01.2009

LE DIALOGUE INSTITUTIONNEL SUR LA PISTE DE LA RELANCE ? ...

... Y croire ? Voyons ! + + 31 décembre 2008, un gouvernement sous direction flamande chasse un autre gouvernement flamand. Herman Van Rompuy, CD&V, remplace Yves Leterme, CD&V, à la tête du gouvernement fédéral. ; la Flandre conserve la mainmise sur les sept postes régaliens, les postes ministériels de premier ordre, à l’exception d’un seul le Ministère des Finances. La Flandre CVP se réinstalle bien au 16 rue de la Loi ! On connaît le rôle joué par les frères Van Rompuy dans les années 60 , en particulier dans l’organisation des marches flamandes sur Bruxelles… + + Cette Flandre CVP (actuellement rebaptisé CD&V) relancera-t-elle le dialogue institutionnel ? Sans condition préalable ? + + Il est permis d’en douter. Kris Peeters, CD&V, coprésident du groupe institutionnel, reste sur ses positions : « conclusion d’accords partiels avant les régionales de juin, pas de débat sur BHV et sur la nomination des trois bourgmestres de la périphérie « Rappelons que ces trois bourgmestres de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem ont été élus démocratiquement le 10 octobre 2006 et sont non nommés à ce jour par le ministre flamand de l’Intérieur Marino Keulen, Open VLD. + + En outre, les présidents de parti CD&V, Open VLD, SP.A ont fait savoir à leurs homologues francophones MR PS CDH, Ecolo, qu’il ne sera pas question de discuter de BHV et de la nomination des Bourgmestres. Punt aan de lijn. Point à la ligne. Ce n’est pas la déclaration impérative d’Olivier Maingain, FDF, négociateur au dialogue institutionnel : « Cette nomination est un préalable et l’Europe nous y aidera », qui les fera changer d’opinion. Les Flamands se fichent de l’Europe ! + + Alors que devons-nous attendre des partis francophones ?

14.12.2008

LE PLAN DE RELANCE DE L'ECONOMIE BELGE... UNE PROFESSION DE FOI...

Ce ne sont que des cacahuètes, selon les uns ; ce n’est qu’un plan chèvrechoutiste, selon d’autres ; ce n’est qu’une simple bouffée d’air pur, selon d’autres encore… Pas de quoi pavoiser ! Du saupoudrage ! Soit ! + + Les politiciens ne sont pas tellement enthousiastes. Ils ont cependant le moral. OK ! + + Yves Leterme, CD&V, Premier ministre. L’horizon n’est pas bouché : Cinq semaines après les premiers chocs de la crise, la Belgique peut présenter son plan. C’est une performance agréable… En 2011, nous atteindrons à nouveau l’équilibre, suivi d’un surplus de 1 % en 2012. Nous aurons rattrapé le temps perdu à partir de 2013... ». + + Laurette Onkelinx, PS, vice Première ministre : « … Pour moi, c’est en plein la fin du laisser-faire… J’ai insisté pour que le Fédéral se montre entreprenant, un peu sur le modèle d’une politique keynésienne avec une série de mesures qui peuvent nous empêcher de glisser dans la dépression… ». + + Didier Reynders, M R, vice Premier ministre, président du M R. L’installation de la confiance : « … Chaque mesure ou presque a été pensée dans cet esprit… Le soutien aux banques a fait en sorte de protéger l’épargne… Les familles peuvent se lancer dans un projet d’investissement en réalisant un gain de 7 500 euros …Les PME peuvent obtenir du crédit au Fonds de Participation qu’elles peuvent compléter avec des emprunts bancaires… ». + + Joëlle Milquet, CDH, vice Première ministre, présidente du CDH : « …Moi, ce plan de relance j’y vois comme de l’oxygène pour les gens … pour les entreprises… pour le développement durable ». + + Jean-Marc Nollet, Ecolo, président du groupe écolo à la Chambre, colle un « zéro pointé » au Plan de relance. Une voix discordante. Rien de bon ! : « … C’est un plan de stabilisation pas de relance… ». Pour Ecolo, le plan de relance devrait prioritairement passer par l’isolation, les transports en commun, la recherche ! Ce qui fait dire à mon voisin de table : qu’est-ce qu’on va bouffer, si on laisse tomber le pouvoir d’achat ? C’est mal barré ! + +Nos politiciens doivent cependant savoir, beaucoup mieux que nous, que la Flandre a l’œil sur le trou de la serrure de la porte wallonne, prête à ouvrir la porte et à s’emparer sans coup férir l’ensemble Wallonie. Ils devraient, ils doivent, tenir un langage concret ! + + La Flandre a assuré son financement en sauvant sa banque, la KBC, la comblant de milliards d’euros. Or, la loi de financement, favorable outrancièrement à la Flandre, lui a pris d’amasser un joli magot d’euros grâce auquel elle va pouvoir investir non seulement chez elle, mais aussi pouvoir prendre le contrôle de ce qui l’intéresse en Wallonie : les formations techniques. Paul Van Avermaet, président du Voka, réseau flamand d’entreprises, déjà implanté en Wallonie, l’annonce implicitement ; il s’est dit « particulièrement impressionné par l’offre de formations, techniques notamment », faite par les instances wallonnes. + + Le plan de relance belge, une offre à la Flandre du renouveau wallon ? La question mérite d’être posée. La menace d’une submersion linguistique est réelle. Soyons en conscients ! Ce n’est pas une névrose phobique ! La réalité