07.07.2009

LA RTBF SANS PUB ? LA SURPRISE DE L'OLIVIER...

... titre Le Soir du week-end des 4 et 5 juillet 2009.Faire fi de 60 millions d’euros d’apport de la publicité et conséquemment débourser 60 millions d’euros pour financer la télévision et la radio, c’est creuser un trou de 120 millions d’euros dans les finances de l’Etat. En toute certitude. Est-ce de la bonne gouvernance ? Une surprise, sans doute ; une ineptie, sûrement ! Une note à régler qui fera mal par ses dégâts collatéraux : taxes directes ou indirectes, licenciements, suppression d’emplois... Enchérissement, renchérissement de la vie... Qui souffriront le plus ? Les « nantis », selon l’expression de Elio Di Rupo ? Non ! Les gens à bas revenus ? Oui ! + + Une volonté de Ecolo. Une acceptation forcée du PS assoiffé de pouvoir. Un béni-oui-oui existentiel du CDH frétillant de rester au pouvoir pour une nouvelle période de cinq ans en Wallonie et de participer au pouvoir à Bruxelles et à la Communauté française. Une aberration budgétaire dans une disette de fonds disponibles tant au Fédéral qu’aux Régions et à la Cocof ! Une « bonne gouvernance » bousculée par une volonté particratique sectariste.+ + Un renoncement d’une perception de 60 millions d’euros à la télévision et à la radio. Un trou budgétaire à combler ! Des rêves d’enfants et d’adolescents assombris ; l’éveil de vocation, du gout à l’observation, à la recherche, bridé. L’égoïsme d’une certaine classe de personnes. + + Puisque l’Etat devra de toute façon resubventionner la télévision et la radio à hauteur de 60 millions d’euros, pourquoi ne pas maintenir la publicité et affecter les rentrées publicitaires à la sécurisation du secteur des bâtiments scolaires, en veillant à la santé de nos enfants : désamiantage, désinfection, rénovation, rafraichissement, sécurité, isolation, chauffage, nouvelles constructions... ? + + Justement, on retombe dans le vécu du quotidien. Et cela coince du côté des négociations. Les « bâtisseurs » de gouvernement s’aperçoivent qu’énoncer de grands principes qui éblouissent les électeurs est chose aisée mais qu’appliquer ces grands principes est chose compliquée. le gimmick, le durable, l’énergie verte, le bio, la bonne gouvernance, l’éthique ... Une touche verte dans le paysage de la vie quotidienne ! Cela à un prix. Un prix à payer ! Une levée de nouvelles taxes à charge des citoyens ! Pas question disent certains. Et les « bâtisseurs » tournent en rond. + + Le soufflé écolo retombe face à la réalité du quotidien. Ecolo est forcé de constater l’irréalisme de son programme électoral. Il doit préparer son électorat à la frustration. L’insatisfaction guète ; l’éthique prend une forme étique ; la bonne gouvernance décharne, s’étiole. Le « rêve » du tout au vert s’évanouit ! Les négociations vont se corser pendant un certain temps, le temps de la digestion ! Des concessions seront faites. Un vert moins vert, un rouge moins rouge, un orange moins orange...+ + Ecolo Bruxelles amorce déjà une courbe rentrante et prend conscience du monde réel. Son chef de file, Christian Doulkeridis, déclare : « Nous sommes tous conscients que la situation n’est pas évidente d’un point de vue budgétaire. Le futur gouvernement devra faire des arbitrages. Mais la vision commune s’inscrit dans une logique du développement durable... ». Pardi ! + + Ecolo Bruxelles reste encore au pays des rêves ! Il rêve d’un péage urbain pour résoudre le problème de la mobilité à l’intérieur de Bruxelles. Un retour aux portes d’entrée : la réouverture de la porte d’Anderlecht, de la porte de Schaerbeek,...Les péages d’antan ! Mais, pourquoi pas ? C’est étendre les files d’attente jusqu’à Waterloo, Braine L’Alleud, Lasne, La Hulpe, Grand Bigard, Meise, Hal, Vilvorde, Louvain... Le tracé, sur le terrain, de la métropole bruxelloise, la vraie dimension de Bruxelles. + + Ecolo Wallonie met de la tolérance dans ses exigences en matière de gouvernance ; il reporte à l’après scrutin des communales en octobre 2012 la limitation des mandats. Entre-temps, les partis gouvernementaux, PS, CDH, Ecolo, plancheront sur un « système objectif » d’exercice des fonctions politiques.+ + Du côté budgétaire, bouche cousue. Black-out ! Silence complet ! Tout au plus, chuchote-t-on « une réorientation et une perception de la fiscalité ». De nouvelles taxes – inévitables – on ne connait pas ! + + A propos d’économie budgétaire, on suivra attentivement le nombre de ministres et de secrétaires d’Etat, le nombre de cabinettistes. Ira-t-on vers un retour de ce qui s’est passé en 1999 avec l’arrivée de Ecolo : une inflation de ministres ?

25.06.2008

BONNE GOUVERNANCE ... OU PAS ?

Gerfa, dans son périodique Diagnostic de juin 2008, numéro 259, adresse un bravo à Verhofstadt 1er et à Didier Reynders au sujet de la Tour des Finances. Une tour en or, titre-t-il ? ++ Excellente affaire pour le groupe hollandais Breevast qui a racheté en 2001 la Tour des Finances à la Régie des Bâtiments pour la somme de 311 millions d’euros ! ++ Aujourd’hui, après rénovation, la Tour vaut près de 600 millions ! Cela signifie que les travaux de rénovation de près de 300 millions sont déjà amortis ! ++ Mais, ce n’est pas tout, puisque Breevast a signé un bail de 27 ans avec la Régie des Bâtiments et qu’elle perçoit un loyer annuel indexé de 40 millions d’euros ; au terme du contrat, Breevast aura donc touché la modique somme d’un milliard quatre-vingts millions d’euros non indexés tout en restant toujours propriétaire de la Tour … ! ++ Pour l’Etat belge, la facture est donc salée et pour Breevast, l’opération est particulièrement gratinée ! ++ Pour la suite, les 300 millions d’euros que l’Etat a perçu n’ont guère été investis, puisqu’ils ont simplement permis de réduire le déficit de 2001 et qu’il a fallu d’autres opérations du même acabit les années suivantes ! ++ Bref, les actionnaires de Breevast se frottent particulièrement les mains… au détriment du patrimoine collectif qui a été bradé… et des contribuables… qui devront payer des loyers élevés pendant 27 ans ! ++Bravo Verhofstadt 1er et à Didier Reynders.Est-il permis de se poser une question : Les ministres ne sont-ils pas responsables des erreurs de gestion ?