12.01.2010

LE NEW DEAL FLAMAND POUR LA BELGIQUE ...

C’est ce que nous propose le président du gouvernement flamand, Kris Peeters, CD&Vlaams ! Ouais ! Mais quelle Belgique ? La België-Belgique ? Ou la Belgique à la 1830 ? Ou la Belgique à définir : fédérale ou confédérale ? + +Kris Peeters commence par rappeler la position flamande dans le dossier BHV : « Vous savez comme moi ce qui figure dans l’accord du gouvernement flamand : la scission de l’arrondissement électoral BHV comme réponse logique à l’arrêt de la Cour constitutionnelle ». + +Encore faut-il s’entendre sur l’arrêt de la Cour constitutionnelle ! Elio Di Rupo, président du PS, affirme que « la Cour constitutionnelle n’a jamais dit qu’il fallait scinder l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde… Pour la première fois, ajoute-t-il, le Premier ministre en personne (Yves Leterme, CD&Vlaams, ndlr) a dit la vérité. C’est une ouverture importante ». Et la vérité, la Cour institutionnelle impose une « solution » ! Alors ? Solution négociée, selon les francophones ; solution imposée, selon les Flamands ! Une certitude : un dialogue s’impose ! Pour Kris Peeters, c’est oui au dialogue : « … Je veux aujourd’hui reprendre ce dialogue avec la volonté de réaliser un New Deal pour la Belgique. Mais, au préalable, je dois évidemment savoir si les francophones sont prêts, eux aussi, à se mettre à table pour y travailler. Cette bonne volonté francophone n’est pas très claire… ».+ + La Flandre, elle, voit le problème clairement ! Mais, il faut concrétiser d’abord certains dossiers qu’elle estime majeurs. Ces dossiers : = =1. une réglementation douanière fédérale, performante et efficace qui permet la réalisation des ambitions de la Flandre en matière de déploiement de son réseau d’oléoducs, de liaisons routières, ferroviaires, maritimes et fluviales ; = =2. le Fédéral doit attribuer à la Flandre la compétence en matière d’emploi pour dynamiser le marché de l’emploi et « tenir compte au maximum de sa situation et de son approche » ; = = 3. la Flandre doit disposer d’instruments adéquats pour s’attaquer à la crise : la fiscalité, une nouvelle loi de financement, la politique de l’emploi.+ +« Nous avons besoin de ce New Deal pour la Belgique », soutient Kris Peeters, CD&Vlaams, ministre-président de la Région flamande. Un New Deal à la flamande, à prendre ou à laisser ! Cela s’appelle, selon les Flamands, une solution négociée ! + +Kris Peeters annonce la couleur noire et jaune : « … Nous disposons d’un manager de la réputation de la Flandre, un « reputatiemanager ». Et lors de la présidence européenne, nous donnerons à l’extérieur l’image d’une Flandre tolérante et ouverte. Une grande campagne est prévue à cet effet… ».+ + Les politiciens francophones, les Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx, Didier Reynders, Joëlle Milquet et autres, sans parler des Ecolos, doivent, en allant s’asseoir à la table dite de « négociation » se taire et plier le genou… Comme d’habitude !

24.06.2009

CONNEXIONS : CULTIVONS NOTRE NUMERIQUE...

Labellisée par l’Unesco, en 2008 , « Ville créative dans le domaine des arts numériques », Lyon entend démonter que loin d’être tabou, le ménage à trois – Economie, Culture, Solidarité – est tout ce qu’il y a de fécond. + + Au sein du réseau Unesco des villes créatives, Lyon est la seule ville française et la seule labellisée « Arts numériques ». Conçu pour « promouvoir le développement culturel, social et économique des villes dans les pays développés et ceux en voie de développement », ce réseau confère à ses membres une exceptionnelle visibilité internationale. Une fois nommée, la ville peut partager ses expériences et participer à une plateforme mondiale, ce que fait Lyon. Autre atout du réseau : la création de partenariats publics-privés entre acteurs économiques et culturels qui jouent un rôle important dans la nouvelle économie. Ce qui est le cas de Lyon et lui a valu son label : pôle Lyon-numérique (30000 emplois dans 2000 entreprises) et son point fort, les jeux vidéo et loisirs interactifs ; arts numériques en pleine explosion, tant par la création et la production qu’à travers de grands événements comme Nuits sonores, les biennales ou Musiques en scène. Et surtout, Lyon apporte la démonstration qu’entre les arts et l’économie du numérique, les passerelles sont directes ; pour faire court : les artistes génèrent de la production et les producteurs font appel à des artistes. + + Quant à la dimension sociale, elle coule de source ; au-delà des réseaux associatifs et autres projets multimédia participatifs qui font florès, l’outil de décloisonnement qu’est le numérique décuple le potentiel d’intelligence et de créativité dans la Cité. + + + L’AVENIR + + + Forte de son label, la Ville de Lyon entend bien, sur son territoire, inciter les porteurs de projets à mettre en commun leur expérience, notamment en répondant aux appels à projets ou en créant des plateformes de services numériques. A l’international, il s’agit de fédérer les initiatives des villes entre elles, y compris Lyon, sur des projets internationaux comme la collaboration entre les Nuits sonores et le festival de Linz (Autriche). + + Pour Georges Képénékian, Adjoint à la Culture, « le lien direct entre culture et économie numérique, c’est une part de l’avenir pour notre ville ». + + Source : Lyon Citoyen, juin 2009, n° 75 – www.lyon.fr – lyoncitoyen@mairie-lyon.fr

05.11.2008

WALLONIE-BRUXELLES AUX QUATRE COINS DU MONDE... TOUR D'HORIZON

Wallonie-Bruxelles, dans sa revue trimestrielle internationale d’octobre 2008, trace une photographie de son réseau de représentants et d’agences dans le monde par la plume de Bernard Demonty. La revue mérite de nous concerner en tant que citoyens responsables. + +Texte reproduit par Raymond Watrice.+ +Les délégations Wallonie-Bruxelles + + Les délégations sont au nombre de 15 et leur personnel jouit du statut diplomatique. Elles sont implantées dans les pays abritant d’importants organisations internationales, comme Genève (Nations Unies et OMC), Paris (Organisation internationale de la Francophonie), ou Bruxelles (Union européenne), ainsi que dans les grandes villes des Etats avec lesquels Wallonie-Bruxelles entretient des relations privilégiées (Alger, Berlin, Bucarest, Dakar, Hanoï, Kinshasa, Prague, Québec, Rabat, Santiago de Chili, Tunis et Varsovie). Prochainement, Wallonie-Bruxelles disposera d’une délégation à Pékin. Dans certaines villes, Bruxelles-Wallonie dispose également de centres culturels. C’est le cas à Kinshasa, à Paris, mais aussi à Avignon, avec le théâtre des Doms, un fenêtre pour faire connaître dans le sud de la France et de la Méditerranée, la créativité de Wallonie-Bruxelles, notamment dans les arts du spectacle. + +Le réseau de l’Awex + +Pour les matières proprement économiques comme l’accompagnement des entreprises sur les différents marchés internationaux et pour attirer des investissements en Wallonie, il existe un second réseau : les attachés commerciaux de l’Agence wallonne aux Exportations et aux Investissements étrangers (AWEX). Le réseau compte 105 bureaux à travers le monde. Tous ces bureaux n’appartiennent pas à l’Awex : un tiers d’entre eux appartient à Flanders Investment and Trade ou à Brussels Export, mais les agences flamande et bruxelloise travaillent en étroite collaboration avec l’Awex, et veillent, eux aussi, aux intérêts des entreprises wallonnes. Dans certains pays, l’Awex dispose de plusieurs bureaux. Par exemple, il y en a 6 en France, 6 aux Etats-Unis et 4 en Chine. + + Les filiales et associations spécialisées + + Outre les délégations et le réseau de l’Awex, Wallonie-Bruxelles peut aussi compter sur quatre agences spécialisées dans quatre domaines stratégiques. Wallonie-Bruxelles Images se charge de la promotion du secteur audiovisuel à travers le monde. Wallonie-Bruxelles Musique aide, pour sa part, les musiciens, producteurs et éditeurs à trouver leur place dans le secteur de l’industrie culturelle au niveau international. Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse et Wallonie-Bruxelles Mode et Design ont des objectifs similaires dans les domaines des arts de la scène et de la mode. A côté de ces filiales, Wallonie-Bruxelles dispose aussi d’un organe centre sur les jeunes. Le Bureau international Jeunesse organise notamment des programmes bilatéraux d’échanges de jeunes. Au rang des association spécialisés, citons aussi l’Union francophone des Belges à l’étranger et vient en aide à ses nombreux expatriés ou candidats à l’expatriation. + + L’Apefe + + Wallonie-Bruxelles dispose enfin d’un organe de coopération au développement. Il s’agit de l’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (Apefe). Financée par l’Etat fédéral, par la Communauté française et par la Région wallonne, l’Apefe dispose de représentants, expatriés ou nationaux, dans une dizaine de pays. Ces programmes sont centrés sur les points forts de l’Apefe, comme l’assistance à la formation professionnelle et technique, la lutte contre certaines maladies ou le promotion du tourisme. + +… « Depuis 1996, souligne Philippe Suinen, directeur à l’Agence wallonne à l’Exportation, la Wallonie connaît un taux moyen annuel de croissance des exportations de 9 %. Notre part dans les exportations de l’Union européenne à 15 vers l’extérieur depuis 1996 a augmenté de plus de 10 %. Mais par contre, notre part de marché dans le monde a diminué depuis 1996 de 1 %. Cela reste honorable quand on voit la force et l’agressivité des pays émergents… »Bernard Demonty www.wbri.be, www.awex .be, www.apefe.org