06.12.2010
LES CONTREPARTIES SIGNIFICATIVES A RECEVOIR AVANCEES PAR LES FRANCOPHONES …
Dans une interview accordée au quotidien Le Soir des samedi 4 et dimanche 5 décembre 2010, Olivier Maingain, député-bourgmestre, président du FDF, rappelle à bon escient les « garanties significatives » avancées par les partis francophones, en front commun, pour un accord sur l’octroi d’une plus grande autonomie des Régions en matière fiscale, notamment :
- reconnaissance irréversible de Bruxelles en tant que troisième Région
- acceptation que son organisation ne dépende que de la seule volonté de Bruxelles
- acceptation de briser le carcan qui enferme Bruxelles en Flandre par l’élargissement de la Région de Bruxelles-Capitale.
Les partis francophones négociateurs s’en tiennent-ils strictement à ce qui a été entendu entre tous les partis francophones réunis en front commun ? Des voix se font entendre dans la presse quotidienne que Elio Di Rupo, président du PS, aurait cédé sur ce point aux exigences flamandes en renonçant à l’élargissement de la Région bruxelloise à sa périphérie francophone. Est-ce vrai ?
L’autonomie fiscale des Régions, fortement demandée par la Flandre, n’est-elle pas l’arme qu’elle peaufine pour intégrer Bruxelles quand le Plan Start - dénommé aussi Plan Leterme -
de construction d’une « ville business » en Région flamande, adossée à l’aérodrome national de Zaventem, sera opérationnel d’ici une dizaine d’années ?
Les Francophones ne doivent-ils pas être attentifs à ce projet flamand qui vise la délocalisation, en Région flamande, des sièges sociaux des sociétés établis à Bruxelles
vidant directement Bruxelles d’une source de revenus ? Elio Di Rupo tient-il compte de cet élément dans les concessions envisagées ?
Voulez-vous bien nous faire part de votre opinion ?
15:27 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : autonomie fiscale, plan start, planleterme, ps, négociateurs, revenus, elio di rupo, reconnaissances, acceptation |
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18.11.2008
LA REDECOUVERTE DE L'INTERET GENERAL...
Dans l’éditorial de Diagnostic n° 262 de novembre 2008, Monsieur Michel Legrand, président du Gerfa, se penche sur les dégâts collatéraux générés par la crise financière. Il craint notamment que l’Etat cible les services à l’usager ou les revenus de remplacement pour trouver des recettes nouvelles. Il suggère que l’Etat, au contraire, réduise ses dépenses et se recentre sur l’intérêt général… + + Ainsi, la simple remise en question de la réforme COPERNIC et la suppression des doubles emplois, des salaires et des voitures de fonction qu’elle implique aurait un effet substantiel sur le budget fédéral ; tout comme d’ailleurs la remise en question du nombre de ministres et de cabinets dans les entités fédérées, et en particulier dans la Région bruxelloise, sur les budgets communautaires et régionaux. De même, la remise en question des multiples contrats de sous-traitance, souvent opaques, peut avoir des effets importants ainsi que la remise en question de l’utilité d’un certain nombre de pararégionaux ou d’organismes publics qui ont encombré le paysage administratif souvent dans le seul but d’y caser confortablement quelques amis politiques. La liste n’est pas exhaustive, mais elle permet de constater que le potentiel d’économies est énorme et évitera de prendre des mesures générales antisociales ou réductrices du service à l’usager !... + + Michel Legrand préconise de passer à la contre-offensive et remettre en cause le néolibéralisme naguère triomphant. Pour cela, il faut d’abord que les partis politiques revisitent leur programme et que la social-démocratie soit capable de développer un discours et une action qui mettent en exergue l’intérêt général et qui ne soit pas stupidement à la remorque des théories économiques ultralibérales en affirmant en plus qu’il n’y a pas d’alternative !... + +Il ne s’agit pas ici de plaider pour un retour à un système dirigiste aux mains de l’Etat qui se révèlerait trop lourd et inefficace. Non, il faut pouvoir déterminer les compétences précises qui doivent impérativement être assumées par des services publics organiques financés par la collectivité et contrôlées par celle-ci. Il faut donc cesser de croire aux sirènes de l’économisme pour ce qui concerne les besoins fondamentaux des individus tels que la santé, l’éducation, la sécurité, la justice, etc., et réaffirmer catégoriquement le rôle incontournable de l’Etat dans leur satisfaction, n’en déplaise à la Commission européenne… + +Michel Legrand conclut son éditorial en appelant à « redécouvrir l’intérêt général et à en tirer les conséquences pour l’organisation de la société ».
15:44 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, revenus, michel legrand, neoliberalisme, editorial, gerfa, collectivite, copernic |
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27.12.2007
DEBOUT LES FRANCOPHONES...
"DEBOUT LES FRANCOPHONES" est le titre de l'éditorial de Michel Legrand publié dans le magazine du Gerfa, "Diagnostic" de décembre 2007. Le jugement de Michel Legrand, porté sur la position francophone face à une opinion flamande agressive, est pertinent : " La position francophone est particulièrement naïve et pauvre ! Naïve, car il est difficile de maintenir la Belgique si l'opinion flamande, dans une large majorité, n'en veut plus ou en tout cas souhaite une large autonomie ; par ailleurs, cette position met d'emblée les Francophones sur la défensive et les empêche de répondre aux demandes flamandes sinon par un "non" un peu court. Pauvre, car cette position accrédite l'idée que les Francophones n'ont aucun vision et craignent l'avenir s'ils devaient être largués par la Flandre. Cela signifie que les Francophones n'ont pas la main et doivent constamment se défendre contre ceux qui développent un projet. Depuis plusieurs années, la Flandre prépare ses exigences et se dirige progressivement vers une nation indépendante ou vers une confédération, pour garder la marque "Belgique", ses positions à Bruxelles et quelques leviers de commande". - Michel Legrand invite les Francophones à reprendre confiance en eux et à cesser de se considérer comme des assistés ou des battus d'avance. Il les invite à répondre à un dossier par un contre dossier : "Il faut que, intellectuellement, les Francophones soient capables de répondre aux arguments et de mettre sur la table des sujets tabous ; il faut aussi que les Francophones soient capables de présenter un schéma d'organisation crédible et fiable en cas de séparation. Ce schéma doit nécessairement reposer sur l'union de la Wallonie et de Bruxelles, avec la Communauté germanophone si les habitants de cette dernière le souhaitent. Il est bien évident que la Wallonie ne peut se passer de Bruxelles qui est la première ville wallonne et qui recèle de grandes richesses, tout comme Bruxelles a besoin du soutien de la plus grande région du pays si elle veut préserver son appartenance à la Francité et ne pas tomber à la merci de la Région flamande qui en fera progressivement une ville flamande à facilités pour les Francophones…". - Michel Legrand ose tracer le schéma d'un Etat fédéral réunissant Bruxelles et la Wallonie parfaitement viable boosté par une gouvernance rationnelle et vigilante et par le produit de la taxation des revenus sur le lieu de travail et non plus sur le lieu de résidence… - Une question se pose : Que deviendront les Francophones de la périphérie ?
17:11 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : position francophone, gerfa, francophone, gouvernance, taxation, revenus |
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