24.05.2010
FORUM : ECHOS DE LA TOILE...
REACTIONS AUX MESSAGES : LA BELGIQUE, C'EST MON PAYS - LES FOSSOYEURS DE LA BELGIQUE + + + * HERMANN Philip, par courriel - Je suis loin et j’ai choisi de ne plus intervenir dans le débat politique belge, vous aurez remarqué notamment que je ne poursuis plus mon blog. Je ne souhaite donc pas intervenir publiquement sur ces sujets pour l’instant, néanmoins même depuis l’étranger je suis fier de militer pour le MR, qui compte en son sein une forte composante FDF. <><>J’espère que l’éclatement de notre pays tant souhaité par le mouvement nationaliste flamand, ne sera pas au rendez-vous de ce prochain scrutin mais nous devons constater que les partis ouvertement séparatistes au nord sont en progression constante à chaque échéance électorale. Il n’est même plus improbable qu’ils représentent une majorité à l’issue de ce prochain scrutin, ce qui ne manquera pas de poser un problème de légitimité aux partis « traditionnels » du nord du pays si tel devait être le cas. Une nécessaire réforme de l’état sera-t-elle encore possible dans cette configuration, rien n’est moins sûr. <><> Je fais néanmoins tout à fait confiance au MR pour ne pas céder sur l’essentiel, et notamment pour ne pas abandonner les francophones de la périphérie aux vexations et aux brimades de politiques flamands de plus en plus intolérants et repliés sur eux-mêmes. Le mouvement nationaliste flamand contient en son sein tous les germes des dérives des mouvements nationalistes du siècle passé. Je ne vous cache pas mes doutes quant à la solidité des autres partenaires francophones, notamment à la lecture de certaines déclarations dans les journaux. Par exemple, je crois, comme le soulignait récemment un analyste flamand dans le « Standaard », que Joëlle Milquet, en refusant l’orange bleue et la négociation plus pour faire revenir au gouvernement fédéral son partenaire régional PS que par souci de défendre les intérêts des francophones, porte une lourde responsabilité dans la dégradation du climat communautaire <><>Mais par delà ces considérations très politiques, il est indéniable que le mouvement nationaliste flamand est un mouvement de fond, qui ne pourrait être enrayé que par une prise de conscience francophone de ses propres responsabilités, notamment dans la détérioration continue de sa situation économique. C’est encore loin d’être le cas pour le moment puisque malgré les scandales et ses flagrantes lacunes de gestion, le PS, le principal responsable de ce déclin continu, n’est jamais sanctionné et réussit à se maintenir au pouvoir.Vu de loin et d’un pays où les problèmes sont sans conteste d’une autre gravité, tout ceci pourrait même presque prêter à rire… + + +* GRIESMAR Denis, par courriel - Le problème de fond est que les Germains opposent le droit du sol (sol qu'ils ont tout de même, à l'origine, envahi, soit dit en passant ... ) au droit des personnes, tel que l'entendent les Latins. <><>Et l'opposition est devenue manifeste lorsque l'Allemagne de Bismarck a voulu annexer l'Alsace-Lorraine contre la volonté de ses habitants. <><>La Flandre se situe dans l'optique bismarckienne : la moindre goutte de sang, ou "influence" germanique, justifie l'annexion, et le coup de force qui consiste à passer par-dessus la volonté des populations. <><>Naturellement, au plan du droit des gens, cela ne tient pas. <><>Et c'est bien pourquoi il faut internationaliser la question belge, et pourquoi les Francophones ne doivent pas se laisser étouffer dans le silence. <><>Il y a en particulier deux références incontournables : <><>- La conférence intitulée "Qu'est-ce qu'une Nation ?" prononcée par Ernest Renan en 1883, et que l'on trouve éditée par Mille et Une Nuits, au prix de 2 ou 3 euros (et que l'on doit également trouver gratuitement sur Internet). Elle est le résumé classique de la doctrine française, au nom de laquelle la France est entrée en guerre en 1914 ... <><>- Le livre récent de Pierre Manent, professeur à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), intitulé "La raison des Nations" (éd. Gallimard). Livre court et concis, précieux et intellectuellement courageux, à une époque d'abandon et de n'importe-quoi bobo ... + + + * MESSEMAEKERS Eugène, par courriel - Ce qui est écrit dans les deux textes est la stricte vérité que chaque Belge devrait connaître ; hélàs ! Les médias ne nous y aident pas ; c'est le moins que l'on puisse dire. <><>150.000 francophones autour de Bruxelles à comparer à 70.000 germanophones et aux flamands de Bruxelles ; si nous, autour de Bruxelles, pouvions déjà avoir les mêmes droits ? + + + * EVRARD Jean, par courriel - A la sortie de la Grande Guerre 1914-1918, il apparait aux yeux des observateurs que la viabilité éternelle de la Belgique soit douteuse. <><> La viabilité avait paru douteuse dès 1830. La révolution contre Guillaume d'Orange a été menée principalement par les Bruxellois, grandement aidé par le jeune Liégeois Rogier et ses cavaliers, les Namurois, ... et un ancien canonnier unijambiste de Napoléon qui vivait à Liège depuis 1815, Charly la jambe de bois. Il fut très utile pour pointer les deux canons qu'il avait volés à la citadelle de Liège et amenés jusqu'à Bruxelles. <><> La révolution belge s'est arrêtée trop près ou trop loin. Trop près parce qu’il aurait été intelligent d'aller jusqu'à l'Escaut pour avoir une frontière naturelle avec les Pays-Bas et ne pas s'arrêter en chemin. Trop loin parce que les terres flamandes (elles l'étaient déjà du temps de Jules César, elles étaient occupées par les Ménapiens) étaient ingouvernables à terme par des Francophones. Le premier projet de constitution belge de De Brouckère était une république unilingue francophone. C'est sous la pression des Anglais que c'est devenu une monarchie (plus stable pour un état tampon) bilingue (parce que les Anglais avaient bien compris le danger linguistique). <><> En 1957, j'ai entendu tous les jours à table les actions des Flamands qui ont refusé un pavillon commun pour la Belgique et le Congo à l'expo '58. Le Congo, c'était fransquillon, c'était pas belge. En 1960, les Flamands ont clamé haut et fort que "pas une goutte de sang flamand ne sera versée au Congo pour défendre les intérêts fransquillons. Les Flamands étaient contents que la Belgique perde le Congo parce que cela affaiblissait les Francophones. Ils n'ont pas compris que cela affaiblissait économiquement toute la Belgique, y compris Vlaanderen. <><> En 1962, la frontière linguistique a été décidée par les Flamands qui ont refusé et sont parvenus à interdire un recensement linguistique. Nihil novi sub sole ... + + +* BOLLE de BAL Marcel, par courriel - D'accord à 100% avec Duvieusart.D'accord à 90 % avec Watrice ( je suis contre le rattachement à la France Sarkosyste,Jacobine et arrogante). .
16:11 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nation, viabilite, separatistes, revolution, constitution, climat communautaire, mouvement nationaliste, droit du sol, bismark, references |
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16.12.2009
WALLON EST MON PRENOM, BELGE EST MA FAMILLE
Une réflexion de R. BALSAUX, par courriel +++ Du moins c’est ce que l’on m’apprenait quand j’’étais gosse. Les Flamands se sentent “vlaamse volbloede”, d’autres “zinnekes” de Brussel, les troisièmes sont des “fîres Wallons”. Quant aux derniers que l’on ne doit pas oublier, de vieux paysans germanophones, ils m’ont franchement surpris en me racontant, exclusivement en wallon liégeois il y a plus de soixante ans, que cette langue faisait partie de leur dialecte familial depuis des siècles … malgré trois guerres d’occupation leur interdisant d’apprendre le français. <><> Personnellement, placé à la fin de ma vie devant mes propres contradictions historiques, je me sens devenu un apatride au milieu d’un tel apartheid. <><> Jugez-en : J’ai la trace d’un premier aïeul d’Occitanie payant la taille en 1292 l’autorisant à fabriquer un condiment connu aujourd’hui sous le nom chantant d’aïoli et, de surcroit, fournisseur de la cour de France. Les siècles passant, certains descendants embourgeoisés devinrent militaires sous la Révolution. L’un d’eux conquit Moscou et tomba à Waterloo. Soigné et guéri il épouse son infirmière, une riche brabançonne. Deux générations plus tard un petit-fils engrosse et marie la servante d’origine gantoise et est chassé par le clan offusqué. Leurs pas les conduisent au Pays-Noir dont les enfants épouseront désormais des Wallonnes dans les conditions pénibles et mortelles des houilleurs. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. <><> Pour faire court, un arrière-grand-père embrigadé dans les armées prussiennes est gravement blessé en 1870 près de Sedan et sauvé par une secouriste ardennaise. Guéri mais jugé déserteur, il l’épouse et dans un premier temps s’établit à Namur. Son épouse meurt en couche en lui donnant un beau petit garçon qui devint mon grand-père. Ils émigrent alors dans le Pays-Noir où l’enfant reçoit une éducation d’ajusteur métallurgiste et épouse une servante Wallonne. Depuis, plus aucune “tache” au pedigree familial si ce n’est qu’entre-temps, depuis ma jeunesse je suis devenu Liégeois ce qui n’est évidemment pas une tare. <><> Ce qui me tracasse, c’est qu’autour de moi, j’entends des milliers de Flamands, Italiens, Grecs, Espagnols, Polonais parlant le wallon appris par leurs parents dans les tréfonds de la mine et tous chantent avec ferveur “Yess fîres des leu pitite patreye”. <><> Une langue que parlait également ma famille, mais qui en en son temps me fut interdite à coups de trique, parce jugée grossière et impolie. Dites-moi donc, qui suis-je ?
14:37 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : waterloo, dialecte, zinnekes, revolution, sedan, namur |
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05.08.2009
ABOLITION DES DROITS FEODAUX - NUIT DU 4 AOUT 1789
Avec le charmant accord de Claude Thayse, blog +++Nuit du 4 août 1789, avec l'abolition des droits féodaux l'égalité de tous les citoyens devant la Loi devient la règle. ++ C’est, en effet dans la nuit du 4 août 1789, il y a 220 ans, que les députés de l'Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d'unanimité, proclament l'abolition des droits féodaux. + + + À la faveur de cette grande séance parlementaire qui a vu disparaître d'un coup les distinctions de classe de même que les particularismes locaux, l'égalité de tous les citoyens devant la Loi devient la règle. Et aujourd’hui encore elle reste au cœur de tous les débats politiques et de société.+ + + Ce qu’on sait moins ici, sauf à s’intéresser à l’Histoire de France, ce sont les origines de cette révolution dans la Révolution. + + + Après la prise de la Bastille et la réaction nobiliaire, de nombreuses rumeurs ont couru dans les campagnes à propos à propos de sanglantes bandes armées à la solde d’aristocrates. + + Les paysans s’arment pour se défendre, mais aussi sous l’effet de ce qu’on a appelé « la Grande Peur » s’attaquent aux châteaux des seigneurs les plus détestés. Ils y brûlent les archives, et plus particulièrement les « terriers » fixant les droits et propriétés seigneuriales. + + + Ces émeutes inquiètent les bourgeois qui en appellent à la répression alors que certains nobles siégeant à Versailles et mieux au fait des réalités locales cherchent l’apaisement comme le montre l’attitude du Duc d’Aiguillon qui monte à la tribune pour dire : « Le peuple cherche à secouer enfin un joug qui depuis tant de siècles pèse sur sa tête, l'insurrection trouve son excuse dans les vexations dont il est la victime». + + +Dans la discussion qui suit, le vicomte de Noailles prend la parole et propose d'en finir avec les droits seigneuriaux, «restes odieux de la féodalité». Proposition déchaîne l'enthousiasme. Les nobles de l'Assemblée dont la plupart étaient de conviction libérale (au sens de l’époque… adeptes du progrès technique et de la philosophie des «Lumières») montent à tour de rôle à la tribune pour lui exprimer leur soutien. C’est ainsi qu’en une nuit, au milieu des applaudissements, sont abattus les justices seigneuriales, les banalités, les jurandes et les maîtrises, la vénalité des charges, les privilèges des provinces et des individus… Et puis…l’euphorie n’a qu’un temps, les députés se ressaisissent. Ils décident que seuls les droits féodaux pesant sur les personnes seront abolis sans indemnité d'aucune sorte. C'est ainsi que disparaissent à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que des injustices criantes comme la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres. = = =Si l’objectif était de «faire tomber les armes des mains des paysans », cette fameuse nuit fut une fameuse avancée en matière d’égalité, entre les personnes certes, mais aussi entre les régions puisque les particularismes locaux disparaissent en même temps. Il n’y aura désormais plus qu’une seule loi pour tous ! Nos régions allaient également en bénéficier quelques temps plus tard. Ces principes ont ensuite été transportés dans les charriots de la Grande armée et distillés dans les esprits pour finir par faire tomber partout les anciens régimes et faire progresser la Démocratie. + + + Il restera à abolir « l'esclavage des Nègres» (suivant les termes de l’époque) ainsi que la reconnaissance à l’égalité de citoyens pour tous les juifs, les femmes etc.…) ce sera le combat de l’abbé Grégoire et de Condorcet entre autres. + + + La révolte des paysans qui a abouti à cette splendide victoire de l'égalité a peut-être donné des idées à ceux qui ont rédigé l’article XXXV de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits des peuples, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droit et le plus indispensable des devoirs »… à méditer
14:47 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : assemblee nationale, 4 aout 1789, abolition, loi, constituante, paysans, insurrection, emeutes, revolte, abbe gregoire, revolution, bastille, condorcet |
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06.01.2009
PAUL-HENRY GENDEBIEN " WALLONS ET BRUXELLOIS AVEC LA FRANCE" ...
EXTRAITS DU NOUVEAU LIVRE « WALLONS ET BRUXELLOIS AVEC LA France » ; Paul-Henry GENDEBIEN. Editons Cortex, rue Tienne Saint-Gilles, 149, 6001 Marcinelle. Jean-Marc Dubray, éditeur. 155 pages. 16 euros. + + L’ouvrage est formé d’une sélection d’articles et de discours récents et enrichi d’analyses nouvelles. « Sans langue de bois, l’auteur propose aux Wallons la lucidité et la dignité. Des constats percutants, la force d’une conviction, une vision d’avenir ». + + Constat : La révolution flamande est en marche et rien ne l’arrêtera… + + … L’Etat belge – « Belgium » comme le nomment les malheureux pétitionnaires néo-unitaristes – s’est condamné lui-même, condamné à mort. La peine sera incompressible parce que la Nation flamande aspire à se transformer elle-même en Etat, « een vlaamse Staat in Europe », comme l’avait souhaité naguère un congrès du CVP (devenu aujourd’hui CD&V, ndlr). + + Oui, une révolution flamande jusqu’à présent tranquille est en marche et plus rien ne l’arrêtera. La société civile flamande le prouve à chaque élection ; elle est devenue aussi radicale que sa superstructure politique. La Flandre n’aime plus la Belgique ! + +Oui, une révolution flamande arrogante et sûre de son bon droit, aussi butée et déterminée que les nationalismes slovaque ou serbe des années 1990, est entrée dans une phase irréversible… + + La Belgique a prouvé qu’elle est devenue un Etat impossible. Les Wallons et les Bruxellois doivent cesser de pratiquer un aveuglement collectif qui ne pourra, au mieux, que retarder les échéances. Il faut, aujourd’hui, se préparer clairement et publiquement au divorce à l’amiable, calculer les partages des actifs et des passifs, internationaliser les deux aspects les plus délicats de la succession d’Etat, à savoir la question des frontières et celle des minorités respectives, envoyer une délégation à Paris afin d’y entamer, pendant la phase de prolongation des affaires courantes, le processus qui conduira à notre retour à la République française. + + Poursuivre les négociations belgo-belges signifieraient inévitablement un insupportable enlisement, suivi d’un désordre politique de moins en moins contrôlable, voire de violences à Bruxelles ou dans sa banlieue… + + Les présidents du PS et du CDH ont interdit au Parlement wallon de s’exprimer sur la crise. Ce n’est pas convenable. Namur doit pouvoir assumer le destin de la Wallonie. Il faut mettre en place, à travers notre Parlement wallon, un Comité de Salut Public. Qu’il agisse en concertation étroite avec un Comité bruxellois similaire. Après réflexion et consultations, qu’ils s’engagent ensemble dans la voie d’autodétermination d’un peuple français de 4,5 millions de citoyens qui méritent la liberté et la dignité… + + La Wallonie se trouve aujourd’hui en état de légitime défense contre ses propres démons, mais aussi contre des penchants à la résignation soumise que lui prêchent ses directeurs de conscience… + + Qu’elle cesse de croire que la grandeur n’est pas concevable parce que la convivialité modes lui suffirait. Car, il faut qu’elle sache, la grandeur, qui n’est pas l’arrogance, n’est pas incompatible avec le charme discret de nos clochers…+ +L’ouvrage de P.H. Gendebien est disponible dans les bonnes librairies (16 euros). On peut également l’acquérir via le site du R.W.F. (www.rwf.be), rubrique « agenda ».
16:12 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, belgique, flandre, divorce, revolution, wallons, etat belge, nation flamande, autodetermination, paul-henry gendebien |
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05.10.2008
PAUL-HENRY GENDEBIEN "WALLONS ET BRUXELLOIS AVEC LA FRANCE"...
EXTRAITS DU NOUVEAU LIVRE « WALLONS ET BRUXELLOIS AVEC LA FRANCE ». Paul-Henry GENDEBIEN. Editions Cortext. (Editeur Jean-Marc DUBRAY) (1) + + Constat : La révolution flamande est en marche et rien ne l’arrêtera… + + … L’Etat belge – « Belgium » comme le nomment les malheureux pétitionnaires néo-unitaristes – s’est condamné lui-même, condamné à mort. La peine sera incompressible parce que la Nation flamande aspire à se transformer elle-même en Etat, een Vlaamse Staat in Europa, comme l’avait souhaité naguère un congrès du CVP (devenu aujourd’hui CD&V, ndlr). + + Oui, une révolution flamande jusqu’à présent tranquille est en marche et plus rien ne l’arrêtera. La société civile flamande le prouve à chaque élection ; elle est devenue aussi radicale que sa superstructure politique. La Flandre n’aime plus la Belgique ! + + Oui, une révolution flamande arrogante et sûre de son bon droit, aussi butée et déterminée que les nationalismes slovaque ou serbe des années 1990, est entrée dans une phase irréversible… La Belgique a prouvé qu’elle est devenue un Etat impossible. Les Wallons et les Bruxellois doivent cesser de pratiquer un aveuglement collectif qui ne pourra, au mieux, que retarder les échéances. Il faut, aujourd’hui, se préparer clairement et publiquement au divorce à l’amiable, calculer les partages des actifs et des passifs, internationaliser les deux aspects les plus délicats de la succession d’Etat, à savoir la question des frontières et celle des minorités respectives, envoyer une délégation à Paris afin d’y entamer, pendant la phase de prolongation des affaires courantes, le processus qui conduira à notre retour à la République française. + +Poursuivre les négociations belgo-belges signifierait inévitablement un insupportable enlisement, suivi d’un désordre politique de moins en moins contrôlable, voire de violences à Bruxelles ou dans sa banlieue… + + Les présidents du PS et du CDH ont interdit au Parlement wallon de s’exprimer sur la crise. Ce n’est pas convenable. Namur doit pouvoir assumer le destin de la Wallonie. Il faut mettre en place, à travers notre Parlement wallon, un Comité de Salut Public. Qu’il agisse en concertation étroite avec un Comité bruxellois similaire. Après réflexion et consultations, qu’ils engagent ensemble dans la voie d’autodétermination d’un peuple français de 4,5 millions de citoyens qui méritent la liberté et la dignité… + + … La Wallonie se trouve aujourd’hui en état de légitime défense contre ses propres démons, mais aussi contre des penchants à la résignation soumise que lui prêchent ses directeurs de conscience…… Qu’elle cesse de croire que la grandeur n’est pas concevable parce que la convivialité modeste lui suffirait. Car, il faut qu’elle sache, la grandeur, qui n’est pas l’arrogance, n’est pas incompatible avec le charme discret de nos clochers…+ + La citation : = = « La Belgique tient à une virgule, à une crise de nerf, à rien du tout. » (Joëlle Milquet, présidente du CDH. Le Vif/L’Express. 7 décembre 2007).+ + (1) L’ouvrage de P.-H. Gendebien est disponible dans toutes les bonnes librairies (16 euros). On peut également l’acquérir via le site du R.W.F (www.rwf.be) rubrique « agenda ».
14:08 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, liberte, flandre, bruxellois, revolution, gendebien, wallons, dignite, republique francaise |
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