09.03.2009

LE CDH - L'UNIVERSITE D'ETE...

... UNE SOCIETE EN REVOLUTIONS… + + Les 30 et 31 août 2008, le CDH a tenu sa traditionnelle université d’été sur le thème « Une société en Révolutions ». Un moment pour le faire point, pour se resituer sur l’échiquier politique. = = Joëlle Milquet, vice-Première ministre, chargée de l’Emploi et de l’Egalité des Chances, présidente du CDH, a axé la réflexion sur le socio-économique. Trois thèmes : l’emploi, l’asile, l’immigration. = = Un constat : des avancées en matière d’emploi. Par contre sur l’asile et l’immigration, c’est la panade : on est nulle part ! Certaines formations politiques, regrette la présidente du CDH, ont freine des quatre fers pour un blocage du dossier. Elle fixe une date : « Pour le 14 octobre, il nous faut un accord sur la circulaire des sans-papiers, sur la nationalité, l’immigration économique et le regroupement familiale, dans le respect de l’accord de gouvernement ». Un vœu pieux si l’on considère le climat de méfiance qui agrémente » les travaux de la coalition gouvernementale. = = Autre constat : atmosphère morose dans le domaine de la compétitivité des entreprises. Le handicap salarial est toujours l’invité à la table de travail. Toutefois, une somme de 500 millions d’euros sera affectée à l’impérieuse réduction du coût du travail pour l’ensemble des entreprises. Le CDH espère une conclusion au cours du quatrième trimestre 2008. « Outre les bas salaires, souligne Joëlle Milquet, d’autres mesures cibleront les chercheurs, le travail en équipe et les heures supplémentaires. Tout cela sera négocié dans l’accord interprofessionnel. On pourrait ainsi arrivée à ce qu’en 2009 on n’ait plus que 10 % de cotisation patronale sur les bas salaires, à redéfinir. L’ambition est d’arriver à 0 %, au terme de cette législature, en 2011… Des mesures devraient également être prises pour les travailleurs à bas salaires au 1.10.2008 ». = = Pour ce qui est de la préservation du pouvoir d’achat, une attention particulière lui a été réservée. « Une enveloppe de liaison au bien-être des allocations – minimums sociaux, pensions…- précise la présidente du CDH, devra être décidée par les partenaires sociaux, soit 375 millions étalés sur deux ans. Au 1er octobre, le revenu minimum garanti va augmenter de 25 euros… Au-delà, de cette enveloppe « bien-être », il nous en faut une seconde, pour le rattrapage des pensions les plus anciennes et les plus basses. A la fin de la législature, nous devrions arriver à une augmentation de 3 % pour toutes les pensions (5 % pour les plus basses d’entre elles), et à un treizième mois d’allocations familiales ». = = Constatons que le « Il faut » et le « conditionnel » sont trop souvent présents dans les réflexions ! Le CDH à la recherche de sa Voie !