06.04.2008

POLITIQUE - LA BELGIQUE DE DEMAIN...

LE CHOIX DE LA FRANCE+++La phagocytose économique de la Wallonie et de Bruxelles par le nouveau Benelux 2010, étendu très vraisemblablement au puissant Land allemand de la Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, va-t-elle menacer la survie de la communauté française en Belgique ? En tout cas, elle ne doit pas laisser indifférents les responsables politiques de la Wallonie, de Bruxelles, voire même du Grand-Duché de Luxembourg. La déclaration du porte-parole de Karel De Gucht, Open VLD, ministre des Affaires étrangères, à propos du renouvellement des Traités Benelux étendus au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie (RNW), portant sur l'intégration de la " nouveauté institutionnelle… est un noyau précurseur pour l'Europe des 27" - traduisez " un regroupement économique des ethnies" -, pose interrogation. Une absorption des 4,5 millions de francophones belges dans un environnement économique dominé par la culture germanique ; la mort lente de la langue française dans ce que fut une certaine Belgique. +++Un salut ? Oui. Il est à portée de pensée ; il est présenté par Willy Burgeon, président honoraire PS du Parlement wallon, président de la section PS de Leval-Trahegnies, sous le titre "Le choix de la France" dans une Carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 07 janvier 2008.Willy Burgeon nous dit : "… Après mûre réflexion, je suis convaincu que le salut de la Wallonie et de Bruxelles passe par la France. De gros pans de notre économie sont déjà associés à ce pays (Dexia, Electrabel, Tractebel, etc. Notre culture est française. Plus les droits des francophones sont bafoués, moins je résiste, au nom de la liberté, à l'appel de la France. L'union à la France fera entrer notre Etat dans la modernité républicaine. Les problèmes de dimension universelle seront mieux résolus dans un grand ensemble, comptant dans le concert des Nations. J'ai abouti à cette conclusion il y a des années et je l'ai dit publiquement. J'ai subi le retour de manivelle… Je persiste… +++La solution, dans un premier temps, se trouve dans la constitution d'un Mouvement de réflexion et d'action très ouvert qui transcenderait les particraties et qui serait porté par des militants convaincus et dynamiques. Le PS actuel n'est plus à même d'affronter les grands défis. Il est temps de tourner une page et de libérer les forces jeunes et créatives qui y sont étouffées… +++La gravité et le blocage de la situation amènent à la conclusion que l'avenir de la Wallonie et de Bruxelles passe par une mutation de grande ampleur, accomplie par de véritables hommes d'Etat courageux et désintéressés, mus par le rationnel et dégagés des menées sentimentalistes et électoralistes, et par des nervis qui s'accrochent aux lambeaux d'un Etat qui sombre."