25.09.2009

UN PEU DE RESPECT MADAME HOYOS...

Présenté sur le blogue de Jean-Sébastien JAMART+ + + Un peu de respect, Madame Hoyos ! + + + La désignation le 16 juillet 2009 de l'écologiste Emily Hoyos comme Présidente du Parlement wallon m'est restée sérieusement en travers de la gorge. Non pas parce qu'Emily Hoyos n'est pas compétente, loin s'en faut, mais parce que je trouve paradoxal que la présidente d'une assemblée parlementaire siège pour la première fois comme députée régionale et préside les travaux d'une assemblée dont elle ignore tout. Le parti écologiste, dont je suis proche idéologiquement sur bien des points (protection de l'environnement, partage des rôles homme-femme, transparence, non cumul des mandats, démocratie participative, etc), aurait été bien mieux inspiré en désignant l'excellent Bernard Wesphael, député régional depuis 1999 et chef du groupe - brillant - d'Ecolo depuis 2004. <><>De plus, jusqu'ici, le "perchoir" du Parlement wallon restait le couronnement d'une carrière politique, parfois controversée (cf. José Happart), d'hommes politiques wallons se revendiquant du régionalisme et très combatifs dans les débats communautaires avec la Flandre. Malgré leurs défauts, les Spitaels, Burgeon, Collignon, Happart, resteront des grands hommes politiques wallons, qui ont été essentiels dans le combat régionaliste wallon. Certains ne cachent d'ailleurs pas leur sympathie pour le rattachisme politique, comme Willy Burgeon récemment et Robert Collignon depuis déjà quelques années. Willy Burgeon proclama même avec humour, lors de sa première présidence du Parlement wallon, si ma mémoire est bonne, l'An I de la République wallonne et donna la parole au Premier ministre de la République de Wallonie. <><>Avec Emily Hoyos, les choses ont changé. Car Emily Hoyos se croit tout permis : Emily Hoyos allaite en plein Parlement wallon, pendant une réunion de son Bureau ! Elle se croit peut-être encore à la Ligue des familles dont elle fut une collaboratrice ! Madame ouvre ensuite la séance plénière, suit l'ordre du jour qui prévoit la désignation officielle du Président du Parlement, elle se proclame donc Présidente, et en fin de matinée, après une heure de travail..., elle prend congé de ses fonctions de Présidente et part en congé de maternité jusque mi-novembre ! <><>(http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1001679/2009/09/23/La-nouvelle-presidente-du-parlement-wallon-en-conge-de-maternite.dhtml). <><>Mais de qui se moque-t-on ? Un député n'aurait-il pas pu filmer la séquence avec son GSM pour faire rire la planète entière de la Wallonie sur YouTube, une fois de plus après les frasques éthyliques de Daerden ou son demi-sommeil aux discours du 20 septembre 2008 lors des Fêtes de Wallonie ? <><>Je suis choqué. <><>Choqué comme régionaliste wallon de voir que les élus wallons trouvent cela "sympathique et touchant"... Comme si le Parlement wallon était le lieu pour allaiter un bébé, alors qu'il est le lieu de débat public et de la démocratie wallonne. A voir nos élus wallons réagir "bon enfant" à cette affaire, on se serait cru à une fête familiale plutôt qu'au Parlement élu par 2 millions de Wallons le 7 juin 2009. Cela ne va pas donner au Parlement wallon l'image d'une enceinte prête politiquement à affronter le grand barnum communautaire que les Flamands préparent pour la rentrée parlementaire fédérale en octobre prochain. C'est tout simplement grotesque. <><>Choqué comme père de quatre jeunes enfants, qui a pris une pause-carrière justement pour s'occuper de ses enfants et ne pas partir sans cesse en mission à l'étranger pour son Ministère, pour voir ses enfants grandir. Cette pause-carrière, je l'ai prise après une mûre réflexion qui a été alimentée justement lors de rencontres au sein de la Ligue des familles, dans le cadre d'une étude sur la conciliation entre le travail et la vie familiale en 2005-2006, étude faite sous la direction d'Emily Hoyos justement ! Choqué de voir qu'une élue, qu'une femme, prenne par-dessus la jambe les règles juridiques relatives au congé de maternité et au congé d'allaitement. Est-ce que les autres femmes peuvent travailler avec leur bébé et l'allaiter pendant leurs heures de travail ? Non. Elles doivent demander un congé d'allaitement, en bonne et due forme. Est-ce que le congé de maternité est un droit facultatif ? Non, on ne peut y déroger. Les syndicats se sont battus des décennies pour ce droit, Emily Hoyos comme ancienne collaboratrice de la Ligue des familles le sait mieux que quiconque. Elle devait refuser de présider cette première séance et avoir l'audace de prendre son congé de maternité dès début août 2009, comme la loi le prévoit. <><>Car quel message lance-t-elle aux pères et mères de jeunes enfants ? Soit que le travail prime sur tout et que le congé de maternité est dès lors facultatif. Soit que les élus sont comme elle au-dessus des lois communes et qu'ils peuvent se permettre des excès, comme celui qu'elle a commis ce 23 septembre 2009. Dans les deux cas, c'est une erreur de jugement et peut-être une faute politique. La première. Sera-ce la dernière ? Je l'espère. <><>Par Jean-Sébastien Jamart + + + = = = Faute politique ou nouvelle gouvernance ? = = =

17.11.2008

LES GLANURES DE SPIP, LE PETIT ECUREUIL: UN FORUM DE REFLEXIONS...

Déclarations de personnalités… = = Yves LETERME, CD&V, Premier ministre, à propos de l’action en justice dans l’affaire Fortis : = =« Alors l’Etat retirera son apport financier et ce sera une bonne nouvelle pour le budget ». = = … Quelques jours plus tard, marche arrière : « Les épargnants n’ont rien à craindre, nous assurons leurs avoirs ! + + Jean-Luc DEHAENE, CD&V, président de Dexia : = = « Réduire les coûts (bancaires Ndlr) sans réduire le nombre de personnes employées ce n’est pas possible… ». + + Pierre MARIANI, administrateur-délégué de Dexia : = = « L’objectif est de réduire les coûts de 15 %, soit 450 millions d’euros, dans les trois prochaines années. Des économies pour 300 millions d’euros devraient être réalisées l’an prochain (en 2009) ». + + Marcel CHERON, Ecolo, député, dans Le Soir du 14.11.2008 : = =Exigence : « Les francophones ont droit à un enseignement francophone en périphérie. Son inspection pédagogique revient de droit à la Communauté française »... = =Tempérance : « Mais nous sommes prêts à demander, par exemple, aux deux ministres de l’Education d’organiser des échanges de professeurs de langue ». + + Robert COLLIGNON, PS, président honoraire du Parlement wallon : = = Mobilisateur : « Ce qui doit nous mobiliser, c’est la Wallonie, seule patrie des Wallons ». = =Sage : « Ce pays n’a jamais pratiqué le fédéralisme. Il ne connaîtra jamais le confédéralisme. Pour les Wallons, la seule question qui me semble aujourd’hui importante, c’est de savoir comment ils vont exercer leur autonomie ». + + « Dans quel cadre, cette autonomie ? » s’interroge Claude THAYSE, maître de conférences à l’ULB, son blogue-notes du 13.11.2008. Et de poser la re-création du Rassemblement Wallon d’il y a 40 ans sous la présidence de François Perin. + + Jacques ATTALI, chroniqueur français, dans Le Vif/L’Express n° 2984 : = =« La France devra bientôt dire publiquement que si, par malheur, la Belgique venait à se défaire, il pourrait être de son intérêt d’accueillir la Wallonie et de voir accorder à Bruxelles un statut de district européen, indépendant de la Flandre ».

22.08.2008

UN REGARD EN ARRIERE : COMBAT WALLON OU ES-TU ?

2004. Le Mouvement wallon est englué dans la photographie "pirennéenne" : Une Belgique heureuse montrant la grandeur du passé flamand. Une mystique nationaliste flamande. Les voix des chantres d'une Wallonie libérée du joug flamand, d'une Région wallonne autonome : Robert Collignon, André Cools, Jean-Marie Dehousse, André Genot, Etienne Knoops, Fernand Massart, Robert Moreau, François Perin, André Renard, Guy Spitaels, se sont éteintes… Cette génération de tribuns, d'éveilleurs de conscience n'a pas été remplacée. ++ La génération suivante des Michel Foret, José Happart, Serge Kubla, Jean-Claude Van Cauwenberghe ont endossé les costumes d'apparat des pontes… Une jeune génération d'historiens wallons tarde de s'émanciper de l'éblouissement de la fresque de Henri Pïrenne "Histoire de Belgique", en sept volumes, orientée par une conception nationaliste d'une glorieuse et prestigieuse Flandre. L'éveil d'une conscience wallonne aiguë de Liège à Comines en passant par Arlon, Namur, Charleroi, Tournai, s'est assoupi. ++ Les Fêtes de Wallonie se préparent dans une atmosphère morose… La capitulation de Fourons, le veule lâchage, a refroidi les ardeurs… Une frilosité des esprits.… Une chape anesthésiante d'autosuffisance d'acquis autonomistes s'est étendue sur la Wallonie au rythme de mélodies lancinantes : "Priorité à l'économique et au social", "Laissons mûrir le fédéralisme", "Nous ne sommes demandeurs de rien"… A mots feutrés, il est question de "Nation francophone". La frilosité ankylose la génération de ceux qui ont été portés en politique sur les fonts baptismaux du Combat wallon. Enivrés par le "Contrat d'Avenir pour la Wallonie" créé en 1999 par Elio Di Rupo, porteur d'un discours plus néobelgicain… Replongés dans un sommeil artificiel par un "Contrat d'Avenir renouvelé"… La Wallonie se range sous l'emprise flamande… Pendant ce temps, la Flandre attise sa hargne sur le plan des revendications et cultive un sentiment nationaliste puissant, généralisé d'appartenance collective à une communauté. ++ Robert Collignon, dans une interview accordée au quotidien Le Soir, rubrique "A bout portant" des 18 et 19 septembre 2004, s'il a compris le sentiment d'un aboutissement des réformes institutionnelles qui a envahi les citoyens, ne comprend pas la mise en sourdine du Combat wallon : "Je pense que le Combat wallon a été fédérateur de toutes les tendances. On l'a laissé tomber. Je regrette qu'on n'ait pas pu créer un mouvement wallon fédérateur partant des syndicats et des partis. Le PS demeure l'héritier du Combat wallon mais il l'a occulté". Robert Collignon appelle à une remusculation des politiques wallons. ++ 2008. Les Wallons sortiront-ils de leur sommeil artificiel ? Les politiques wallons se remusculeront-ils ? Les Fêtes de Wallonie marqueront-elles les retrouvailles par la Wallonie de son statut d'antan sur le plan économique et social ? Fierté wallonne.

12.09.2007

LE DILEMME FRANCOPHONE

Dans un billet adressé à la LIGUE WALLONNE DE LA REGION DE BRUXELLES, Robert COLLIGNON, Président honoraire du Parlement wallon, invite les francophones et particulièrement les Wallons à cesser de stagner dans la dramaturgie. "On ne retient pas quelqu'un qui veut s'en aller, martèle-t-il ; cessons d'être l'amant larmoyant de Brel, prêt à devenir l'ombre du chien de l'infidèle, nous devons constater l'échec. Faut-il s'en réjouir ou s'en désoler ? " Et d'ajouter: "Ni l'un, ni l'autre : on ne se réjouit pas d'un échec mais les Wallons comme les Bruxellois doivent l'assumer avec fierté et dignité. Les Wallons ont connu dans leur histoire différents tourments; ils les ont surmonté vaillammment. Paraphrasant Jean-Paul II, je leur dis "Wallons, n'ayez pas peur". Le texte complet du billet de Robert Collignon sera mis en ligne sur le site de la Ligue Wallonne de la Région de Bruxelles