18.02.2009
UN REGARD SUR LES PARTIS QUI NOUS GOUVERNENT ...
OPEN VLD (Open Vlaams Liberalen en Democraten) = = Le parti libéral flamand est un champion de la mue. Du patronyme PVV, il s’est mué en 1992 en VLD (Vlaams Liberalen en Democraten). Mais il se sent mal dans sa peau « classes moyennes » ; il veut ratisser large, s’adresser à tous les citoyens ; il s’éclate dans le cycle Open VLD, « open » signifiant « ouverture ». = = Karel De Gucht, le nouveau président, veut faire de son parti le plus grand parti populaire , le premier parti de Flandre. Le VLD ouvre ses bras aux parlementaires orphelins de la Volksunie explosée. C’est la pagaille qui s’y installe : les uns tirant à hue, les autres tirant à dia. Le charivari. = = Changement de direction. Les élections pointent à l’horizon. Dirck Sterckx, un président de transition, veut apporter un souffle d’optimisme et restaurer la sérénité. Une orientation résolument tournée vers l’avenir. Il présente aux électeurs un programme électoral très clair, rassurant : « Nous souhaitons alléger les charges pour poursuivre la relance de l’économie ; c’est la seule manière de créer plus d’emplois, de stimuler l’esprit d’entreprise, de faire face aux coûts du vieillissement et de préserver notre système de sécurité sociale ? Nous devons expliquer nos réalisations aux citoyens et leur dire ce qu'ils peuvent attendre de nous? Nous avons moins de quatre mois pour y parvenir. Et ce parti a démontré qu’il disposait d’un énorme potentiel de réaction ». = = Mais, c’est l’échec aux élections. Le VLD se lézarde de plus en plus. Les empoignades n’en finissent pas. Nouveau changement de président ; à l’élection présidentielle du 4 décembre 2004, c’est Bart Somers, l’apparatchik, qui l’emporte sur le populiste Jean-Marie Dedecker. L’Open VLD replonge dans la division entre les tenants du « non » à toute coalition avec le Vlaams Belang (la ligne Verhofstadt, Somers, De Gucht) et les tenants du « oui » à l’ouverture au Vlaams Belang (la ligne Dedecker, Coveliers, Vankrunkelsven). = = Le président Bart Somers, au congrès de mai 2005, appelle à l’union : « Arrêtez de vider vos querelles politiciennes sur la place publique et de lancer des reproches à vos collègues ».L’Open VLD resserre les rangs par un recentrage idéologique sur des projets porteurs tels que l’abaissement de la pression fiscale sur la moyenne européenne. = = Il n’en reste pas moins que ça cogne dur entre Karel De Gucht et Jean-Marie Dedecker ; celui-ci accuse Karel De Gucht de mener « une campagne de diffamation personnelle contre moi. Il a d’ailleurs une réputation de querelleur ». Une odeur de souffre flotte dans l’air. Un éclatement… = = A force de vouloir grandir et d’accueillir des personnalités de tout bord : des ex-CVP, des ex-Volksunie, des Bekende Vlamingen (des Flamands connus) tels l’ex-coach national des judokas Jean-Marie Dedecker, la chanteuse Margriet Hermans, l’organisateur du festival de Werchter Herman Schueremans, l’Open VLD est devenu une auberge espagnole, une foire d’empoigne. Les exclusions se succèdent, dont celle du populiste et ultranationaliste Jean-Marie Dedecker. = = C’est l’effondrement au soir des élections fédérales de juin 2007. L’Open VLD plonge aux enfers. La main passe au cartel CD&V/N-VA qui devient le premier groupe politique de Flandre. La Déchéance. = + + = LIJST DEDECKER (LDD) = = Exclu de l’Open VLD, l’ex-judoka Jean-Marie Dedecker fonde son propre parti : Lijst Dedecker, en abrégé LDD. Il cartonne d’emblée aux élections législatives du 7 juin 2007 : 5 élus à la Chambre, 1 élu au Sénat. Son credo : un confédéralisme fortement teinté de séparatisme. Il surfe sur le nationalisme flamingant. = = Fin janvier 2008, Jean-Marie Dedecker porte son regard sur Bruxelles ; il se prononce pour un dépôt d’une liste aux élections régionales de juin 2009. Il marque la volonté de la Flandre d’incorporer Bruxelles « sa » capitale dans « son » territoire. « Les institutions bruxelloises ont besoin de simplification et de clarté » plaide Jan Vandenbussche, président de la régionale bruxelloise de la LDD. = = Son programme pour Bruxelles est simple à large coloration flamande : fusion des 19 communes, non-élargissement de Bruxelles, parité linguistique, autonomie fiscale, accords de coopération « transfrontaliers » pour les infrastructures, l’environnement et le travail « frontalier » ; la gestion de l’aéroport, de la rocade, du RER et de la forêt de Soignes est confiée à des organes composés paritairement des trois Régions, flamande, wallonne et bruxelloise. En un mot : enclavement définitif de Bruxelles en Flandre. = = En excellent coach, Jean-Marie Dedecker concède le terrain bruxellois à son ami Rudy Aernoudt qui épouse largement sa thématique. Il se cantonne sur « sa » Flandre. Il cartonne dans les sondages. Deuxième parti de Flandre devant l’Open VLD ! La Lijst Dedecker s’envole vers la félicité céleste : incontournable dans la formation du gouvernement régional flamand. La Béatitude.
15:35 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vld, mue, karel de gucht, open vld, jean-marie dedecker, eclatement, judoka, rocade, ldd, frontalier, charivari |
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03.11.2008
L'ELARGISSEMENT DE BRUXELLES : ROCADE NORD...
La Région flamande poursuit son plan de développement économique à Zaventem. Un vaste projet, appelé Plan Leterme, qui consiste en la construction d’une ville d’affaire adossée à l’aéroport de Zaventem. Son objectif déclaré : décongestionner Bruxelles et mieux desservir la zone de Zaventem. Objectif caché : vider Bruxelles des sièges des entreprises par leur transfert en zone flamande et encaisser la totalité des recettes fiscales ! La Flandre est consciente que dans une dizaine d’années, elle sera exsangue ; elle se prémunit ! + +La première phase du Plan Leterme est la portée des bandes de circulation de la rocade nord de Bruxelles à 12 et plus à certains endroits ; élargissement sensible du RO entre la E 40 Gand et la E40 Liège. Coût des travaux : un milliard d’euros. La décision doit, en principe, tomber le 6 novembre prochain. Qui va payer ? Le gouvernement bruxellois râle et demande qu’un groupe de travail interrégional de concertation, Région bruxelloise et Région flamande, soit mis sur pied. Madame Evelyne Huytebroeck, Ecolo, ministre bruxelloise de l’Environnement, furibarde, brocarde le projet flamand : « J’imagine qu’on n’a pas voulu effrayer Bruxelles avec un projet global de grande ampleur. Le gouvernement bruxellois a vu clair et réclame que ce projet soit étudié dans son ensemble ; il ne faut pas nous prendre pour des naïfs… ». Pascal Smet, SP.A, ministre flamand bruxellois de la Mobilité, n’a évidemment pas la même vision que sa collègue francophone ; il voit dans le projet d’élargissement de la rocade nord une décongestion de Bruxelles pour un très long terme. + + Wait and see. Attendre et voir… jusqu’au 6 novembre. Un nouveau coup de force du gouvernement flamand qui n’a que foutre de ce que pensent les Bruxellois ? Une nouvelle baffe ? Une nouvelle humiliation ? + +De Vlaamse wet. Punt aan de lijn. La loi flamande. Point à la ligne. Zich tot een wet maken ! S’imposer une obligation…d’accepter être sous domination flamande parce que la Flandre à la loi du nombre, parce que la Flandre , la « puissance dominante », peut s’appuyer sur des sympathisants en Belgique francophone, sur le déchirement de la classe politique francophone ! + +Se résigner ! Attendre l’assimilation à la Flandre ! Etre indifférent ! Absurde ! Nous devons affirmer, avec détermination, le caractère irréfragable de Bruxelles étendue à sa périphérie et de la Wallonie. Une union sacrée. Affirmer notre identité propre ! Affirmer notre fierté d’être francophone !
15:57 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, objectif, humiliation, elargissement, rocade, assimiliation, resigner |
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05.09.2008
ECONOMIQUE / LE PLAN LETERME PREND CORPS...
Le plan Yves Leterme, rappelons-le, a pour objectif de créer une ville d'affaires aux abords de l'aéroport de Zaventem – bannie l'appellation "aéroport national", construit cependant avec de l'argent francophone . Comme dans tout aménagement de plan de lotissement, on commence par les travaux de voirie : éclairage, routes, égouts…C'est naturellement que la Région flamande vient de lancer un projet d'élargissement, dans un premier temps, de la rocade nord de Bruxelles ; les capacités des tronçons entre l'E-40 vers Ostende et l'E-40 vers Liège seront portées de 12 à 17 bandes de circulation. ++ Officiellement, il s'agit de séparer le trafic de transit "productif", direction Zaventem, du trafic "improductif", direction Bruxelles. Officieusement, il s'agit de permettre de développer les zones d'affaires situées en territoire flamand et à proximité de l'aéroport de Zaventem en leur assurant une liaison rapide Zeebruges-Ostende-Zaventem-Anvers. Point n'est besoin de faire un dessin. Cet objectif officieux est de "punir" Bruxelles-la-rebelle en entraînant des délocalisations d'entreprises installées en Région bruxelloise, et de marquer les limites territoriales de celle-ci. ++ Dans la logique flamande de nier l'existence de la Région bruxelloise, les autorités flamandes ont jugé naturel de ne pas informer les communes bruxelloises directement concernées par le projet. Quatre députés bruxellois ont réagi : Hervé Doyen, CDH, Olivier P'tito, PS, Céline Delforge, Ecolo, et Adelheid Byttebier, Groen ; ils jugent le projet "pharaonique, anachronique et seulement orienté vers le développement économique de l'hinterland économique de Bruxelles situé en périphérie flamande". Les députés bruxellois dénoncent l'impact économique négatif pour Bruxelles du plan d'élargissement du Ring-nord de Bruxelles et critiquent l'impertinence de l'exigence de formuler les remarques uniquement en néerlandais. ++ Qui financera ces travaux de structure routière d'envergure ? Le fédéral, et par voie de conséquence les Région wallonne et bruxelloise à concurrence de 40 % sans compensation pour le réseau routier francophone ? La Région flamande, seule ? Si la Flandre a trop d'argent, pourquoi n'en lâche-t-elle pas quelques centaines de milliers d'euros pour aménager le carrefour Léonard, et ainsi faire sauter le "bouchon Léonard", ouvrant une voie libre et accélérée au trafic routier entre la Wallonie, Bruxelles, l'aéroport de Zaventem et les ports de mer ?
14:13 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aeroport, zaventem, leonard, ports, leterme, trafic, region bruxelloise, rocade |
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