30.11.2007

LA FLANDRE SE HATE D'OCCUPER LA PERIPHERIE BRUXELLOISE...

lLes coups de force, les baffes, se succèdent à un rythme accéléré envers les francophones de la périphérie bruxelloises en particulier, envers les francophones de Bruxelles, de la Wallonie, de la Belgique en général. -« Il y a une volonté d’écraser les plus faibles » s’exclame Jean-Louis Roefs, PS, conseiller communal UF à Rhode-Saint-Genèse et coprésident de l’Union francophone. -Après le vote de la scission de BHV en commission de l’Intérieur de la Chambre des Représentants, après la non-nomination ad vitam aeternam des trois bourgmestres francophones de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem, élus démocratiquement le 10 octobre 2006, « nous assistons aujourd’hui (Ndlr 29 novembre 2007) à un véritable coup de force ! Les discussions étaient en cours ( …) », affirme Jean-Louis Roefs. - En effet, le jeudi 29 novembre 2007, la commission du Parlement flamand examine une proposition de décret transférant à la Flandre l’inspection pédagogique et le suivi psyco-médico-social des écoles francophones des communes à facilités. En violation du protocole, signé en 1971, par les ministres flamand et francophone de l’enseignement, maintenant l’inspection pédagogique et le suivi PMS de ces écoles à la Communauté française. - En 1980 et 2001, des lois spéciales ont confirmé les garanties du protocole de 1970, « qui allaient de pair avec le bilinguisme des administrations bruxelloises », souligne Jean-Louis Roefs. « La Flandre peut légiférer en matière d’enseignement et d’inspection linguistique sur son territoire, confirme Maître Frédéric Gosselin, avocat, spécialiste en droit constitutionnel et assistant à l’ULB, mais les garanties retenues aux francophones de la périphérie ne peuvent être modifiées, au risque de violer une loi spéciale de 2001 confirmant implicitement les acquis d’une loi de 1963 ». - Qu’à cela ne tienne, le rouleau compresseur flamand, alimenté par une ténacité envoûtante et gluante, poursuit son œuvre, écrasant lois et décrets, engagements et promesses, respects et civilités, honneur et dignité ! En 2004, le ministre flamand de l’Enseignement, Frank Vandenbroucke, (SP.A – Spirit), famille socialiste, en charge de la « flamandisation de la périphérie » remet en cause le protocole et engage des négociations avec Marie Arena (PS), famille socialiste, ministre-présidente de la Communauté française, ministre régionale francophone de l’Enseignement obligatoire… Négociations toujours en cours… - La triste et légendaire naïveté francophone se laissera-t-elle envoûter, une fois de plus, par la ténacité flamande aux accents enchanteurs ? … Nous disons ASSEZ… Nous faisons nôtres, les paroles de Serge MOUREAUX, président honoraire du Parlement francophone bruxellois : Puissent-ils (Ndlr : les négociateurs francophones) ne pas répéter les erreurs de 1970. S’ils le faisaient, nous serions nombreux à remettre sur pied un rassemblement moderne de toutes les forces de la politique et de la société civile qui n’acceptent pas le déshonneur… »