02.06.2008

LES ROUTES BELGES SONT-ELLES BIEN ENTRETENUES ?...

LES ROUTES BELGES SONT-ELLES BIEN ENTRETENUES ?++Le Belge, il y a quelques années, se vantait d’avoir, même jusqu’à la moindre plus petite route, un réseau routier le « plus beau du monde ». C’était du temps du cantonnier qui fauchait, qui désherbait, qui rebouchait, qui entretenait… tout en sifflotant… Il s’en est allé… ==Nous sommes obligés de conduire en zigzaguant pour éviter – quand on y parvient – les nids-de-poule… ==Le passage d’une commune flamande à une commune wallonne – et vice versa – fait hurler de douleur les pneus, les jantes, les essieux, les ressorts…. ==Dans quel pays vivons-nous ? Un pays en voie de déliquescence. ==Belgique, où sont tes routes d’antan ? Et ton environnement ? Et ta propreté ? +++Au fait. Vers quels lieux s'est envolée la vignette Daerden ?

15.12.2007

LA WALLONIE A LA CROISEE DE CHEMINS...

La Wallonie a jadis été la deuxième région la plus prospère du monde. Après un long déclin, elle est aujourd’hui une des régions les moins riches (ou les plus pauvres) du cœur de l’Europe. Comment rebondir ? Notre région dispose de nombreux atouts. Sa situation géographique au centre de l’Europe, ses infrastructures (routes, canaux, aéroports), sa proximité de Bruxelles, capitale de l’Europe, une démographie acceptable, une faible taille qui rend les réformes plus faciles que dans de grands Etats comme la France et l’Allemagne. - Encore faut-il regarder la réalité du monde ! Des régions plus périphériques comme la Finlande, l’Irlande ou l’Espagne, sans parler des pays de l’Europe de l’Est progressent davantage. La croissance y est nettement plus forte. Au Danemark, le chômage est de 3,6%. En quinze ans, en Espagne, il a été divisé par trois passant de 24 à 8%. Comment de tels succès sont-ils possibles ? En réalité tous les pays qui ont le mieux réussi ont mené des réformes semblables : favoriser la croissance par tous les moyens, enseignement de qualité, baisse provisoire des dépenses publiques par rapport au PIB (pour relancer la machine les dépenses réelles augmentant elles rapidement comme en Irlande ou au Royaume Uni), réformes de l’administration. Certains auteurs estiment que chez nous l’Etat pourrait obtenir les mêmes résultats avec seulement 66% des moyens alloués actuellement. De fait, des pays comme la Suède ou le Canada ont prouvé qu’il était possible d’améliorer les services publics en y consacrant moins de moyens. - Dans ces pays, il y eut souvent un moment clé, soit une crise (le PIB de la Finlande chute de 6% en un an après la fin de l’URSS), soit un sentiment d’urgence et de contraste (l’Irlande voyant l’effet des réformes Thatcher au Royaume Uni voisin). Les options politiques peuvent être plutôt libérales (Irlande) ou sociale démocrate (Finlande). Dans tous les cas des réformes importantes sont mises en oeuvre (de la gouvernance, de l’administration, du marché du travail). La Suède, par exemple, fait le choix de moderniser radicalement l’administration (privatisation, agences autonomes) afin de préserver l’Etat social et des prestations sociales de haut. Dans tous les pays, il règne surtout un assez grand consensus de la société sur ce qu’il faut faire. Consensus politique entre les grands partis (voir les réformes du social démocrate Schröder approuvées par la droite allemande), mais souvent plus large impliquant les syndicats, les entrepreneurs, la presse et l’université. Chez nous, ce consensus fait défaut ; à mon avis, parce que les problèmes sont abordés de façon trop régionalistes ou belgo-belges, sans les voir dans une perspective européenne ou mondiale. Les débats n’étant pas correctement posés, le citoyen ne perçoit pas toujours l’urgence des réformes. Faute de comparaisons pertinentes, il ne comprend pas toujours que, dans un contexte similaire, certains s’en sortent beaucoup mieux que d’autres. Et que la mondialisation n’est pas que source de menaces, mais aussi de fantastiques opportunités. - Alain DESTEXHE - Sénateur