24.02.2011

ABANDON DE BRUXELLES PAR LES NATIONALISTES FLAMANDS ?

 

Le Voorpost, groupe nationaliste flamand, annonce une marche le 27 mars en riposte à la déclaration de Olivier Maingain,  président du FDF, député-bourgmestre : « Les Flamands n’auront pas Bruxelles ni la périphérie ».

Le Voorpost admoneste, sans ambages, les Francophones : « Nous avertissons Maingain comme ses collègue présidents de partis francophones et flamands : oubliez votre « axe Wallo-Brux », l’élargissement de Bruxelles, l’annexion francophone de la périphérie ; oubliez l’idée que vous pourriez livrer les habitants du Brabant flamand à Bruxelles, la francophile ». Et il menace d’une marche le 27 mars prochain ! A Bruxelles ? dans la périphérie bruxelloise ? ou à Antwerpen (Anvers) ?

Notre pragmatisme nous fait déceler dans les propos du Voorpost une tendance à l’abandon de Bruxelles en qualifiant Bruxelles de francophile, et conséquemment totalement ou partiellement des communes à facilités. Une reconnaissance de Bruxelles, ville française. Dès lors, ce serait la ville d’Anvers qui recevrait les « marcheurs ». Au demeurant, on sait que Bart De Wever envisage sérieusement de conquérir le  mayorat à Anvers. Alors, un changement d’orientation de la politique flamande pour l’axer sur Anvers qui, par le canal Albert qui lui ouvre de grandes possibilités de drainer via le port de Liège le trafic rhénan, aurait une voie directe au bassin industriel de la Ruhr, renforcé par le projet d’un adossement du puissant Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie au Benelux, n’étonnerait pas. Bruxelles perdait toute son attractivité d’autant que la perspective de l’abandon de Bruxelles comme capitale de l’Europe d’ici une vingtaine d’années, ne serait pas étrangère au revirement du mouvement flamand.

16:55 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voorpost, bruxelles, maingain, ruhr, liège, de wever |  Facebook |

08.01.2010

BHV : CE SERA TABOU CONTRE TABOU...

Déclaration de Olivier Maingain, député fédéral MR, président du FDF, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, au journal Le Soir du 8 janvier 2010. Elle jalonne la « mission secrète » de Jean –Luc Dehaene, CD&Vlaams, député européen, ancien bourgmestre de Vilvorde. = = Trois balises, trois piquets, trois pitons, trois tracés vers le règlement du problème communautaires. Une certitude : « On ne résoudra pas BHV dans un dé à coudre », affirme Olivier Maingain. = =Les trois positions, selon le président du FDF. = = 1. Pas d’accord à Pâques. « Ce n’est pas un drame. On peut vivre sans accord ». = =2. Une solution d’attente. « On ne peut tout faire en si peu de temps, d’ici Pâques. La grande réforme de l’Etat, c’est pour après les prochaines élections législatives. On aurait alors plus de marge de manœuvre sur BHV ». = =3. Scission de BHV contre élargissement. « De toute façon, ce sera tabou contre tabou ; si nous devons être capables de parler de ce que demandent les partis flamands, notamment la scission de BHV, eux doivent être capables de parler de ce que nous demandons, notamment l’élargissement ». + + +Mais quel élargissement ? Un élargissement territorial ? Ou un élargissement administratif ? L’accord avorté de 2005, par la faute du parti flamand Spirit, sur la scission de BHV ne portait, selon notre impression, que sur un « élargissement administratif », à savoir : retrait des circulaires Peeters et autres du gouvernement flamand, compétences étendues de la Communauté française en périphérie, des « sous » pour Bruxelles… Donc, pas de rattachement des six communes à facilités à Bruxelles. Conséquemment, pas de liaison directe entre Bruxelles et la Wallonie.L’accord avorté de 2005, admis par tous les partis francophones, en fait, consacrait une nouvelle avancée flamande ; il reconnaissait l’appartenance définitive des six communes à facilités en Flandre ; il reconnaissait la mutation de la frontière linguistique en une frontière d’Etat ; il offrait, à terme, Bruxelles à la Flandre…

16.11.2009

ENSEMBLE, DONNONS-NOUS LA MAIN...

Le problème belge est-il un problème colonial ? Que constate-t-on en Belgique, pays composé de trois peuples : la communauté flamande, la communauté française, la communauté germanophone ? Un peuple, la communauté flamande, veut imposer sa langue, sa culture, ses traditions. La menace de submersion linguistique déclenchée par la Flandre est latente. La flamandisation est due en partie au puissant développement économique de la Flandre : besoin de terres, de forêts, d’eau, en un mot d’espace pour asseoir et assurer une pérennité à sa prospérité. <><>Le Mouvement flamand, consolidé pendant les deux guerres mondiales sous l’occupation allemande, a les yeux tournés vers le bassin de la Ruhr, qui lui assurerait la survie du port d’Anvers, son poumon ; il veut accélérer le cours des choses avec la ténacité qui lui est propre. Une liaison directe avec la Ruhr est indispensable. Le renouvellement des contrats Benelux en 2011, auxquels pourrait venir se joindre le puissant Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie lui ouvrirait les ports du bassin rhénan. Des négociations seraient, parait-il, en cours. <><>Mais le Mouvement flamand veut plus ; il veut le contrôle de la voie rhénane. Les Fourons sont tombés avec la bénédiction des francophones eux-mêmes. Tous les postes régaliens, à l’exception du ministère des Finances – et encore – sont sous direction flamande. Elle lui reste à démontrer sa puissance. Elle se borne à employer un système qui lui confère 100 % de pouvoir avec 60 % de citoyens ! La Flandre ne se gêne pas pour étaler sa force, son pouvoir dominant ; la succession des gifles est la preuve douloureuse que la Belgique est devenue sa chose. <><>La confiscation du pouvoir ne se limite pas au domaine politique. Des pans entiers du secteur économique sont trustés par les Flamands qui détiennent la quasi-totalité des leviers de commande. La suite est prévisible… La colonisation. <><>La perte de la souveraineté économique s’accompagne toujours du déclin de la langue parlée du peuple économiquement soumis. Le français ne sera plus chez nous qu’une langue d’ilotes ! Or, le processus du déclassement du français est lancé, ce qui est grave, par les francophones eux-mêmes : ouverture de classes d’immersion en langue néerlandaise – à Bruxelles, même dans les communes dirigées par un bourgmestre FDF -, promotion du bilinguisme néerlandais-français dans l’enseignement, dans les divers secteurs de la vie sociale et économique en faisant miroiter un emploi. Alouette… Pire, certains partis francophones, pour ne pas dire tous les partis francophones, sont disposés à scinder BHV contre encore une fois des sous. Mendier en se dépouillant ! Mais scinder BHV, c’est ouvrir une brèche où s’engouffrera une sorte de « bilinguisation », suivie inévitablement de la flamandisation généralisée : l’effondrement des frontières linguistiques, la déferlante flamande sur Bruxelles et sur la Wallonie.<><>Le Mouvement flamand sait qu’après quelque deux ou trois décennies de bilinguisme officiel, Bruxelles et la Wallonie basculeront dans son giron. Pour l’instant, il consolide son emprise sur la Flandre par des décrets de contrainte de la connaissance impérative du néerlandais. Les décrets se multiplient.<><>Les francophones, nous, les citoyens, devons être conscients que la situation est sérieuse ; elle est désespérée pour les Fouronnais ; elle est dramatique pour les francophones de la périphérie ; elle est critique pour les Bruxellois ; elle est préoccupante pour les Wallons… <><>Donnons-nous la main ! Nous pouvons faire obstacle à la Marche flamande. Dans cette dévotion, dans cette foi, la langue wallonne a reçu, au cours des dernière semaines, l’adhésion de : BUYDENS Jean-Pierre, 1180 Uccle ; ENGLEBERT Marie, 1200 Woluwe-St-Lambert ; M. et Mme FAUCONNIER-RASSART, 1190 Forest ; GREGOIRE Josette, 1410 Waterloo ; LAHAUT Jean-Paul, 1140 Evere ; MASSART Robert, 1050 Ixelles ; MICHEL Josepha, 1140 Evere ; MONCOMBLE Valentine, 1200 Woluwe-St-Lambert ; ORY Angèle, 5020 Daussoulx ; QUICHERON Jean-Bernard, 1780 Wemmel ; RASSART Philippe, 1150 Woluwe-Saint-Pierre. <><>Vous qui nous lisez, osez aussi dire « je t’aime » à la Communauté française ! Venez vous joindre à nous pour défendre, ensemble, avec ténacité la langue et la culture françaises. Adhérez à la Ligue wallonne. Le montant de l’adhésion est de 10 euros/an à verser au compte 145-0539031-61 (IBAN BE62 1450 5390 3161 - BIC GEBABEBB). Vous recevrez le périodique mensuel La Ligue Wallonne.

14.09.2009

CETTE BELGIQUE QUI NOUS VEUT DU BIEN...

Dans son blogue-notes, accessible via www.claude-thayse.net, Claude Thayse, maitre de conférences ULB, nous apprend que le Mouvement flamand s’est accaparé la gestion de l’économie depuis au moins 80 ans. <><>Il nous dit : Dans cette Belgique qui nous veut du bien et qui, aux dires de certains, aurait été dominé par les Wallons, imprévoyants et laxistes, il est intéressant de noter que ce n’est pas depuis la fin de la guerre que le mouvement flamand a fait basse sur l’économie. Si on ne commence à compter que depuis la création du VEV (Vlaams Economisch Verbond) en 1926, il faut observer que ses représentants (délégués) dans les gouvernements ont détenu la plupart des ministères à incidence économique entre 1929 et 1940 : <><>- Ministère des Affaires économiques : 75 % de la période = = - Ministère des Travaux publics : 75 % de la période = = - Ministère des Communications : 50 % de la période = = - Ministère des Transports : 50 % de la période = = - Ministère de l’Agriculture : 50 % de la période.+ + +Les agents économiques de la Flandre se sont ainsi donné la possibilité et les moyens d’infléchir les décisions du pouvoir central dans le sens du développement économique de leur seule Région. Et ça ne s’est pas arrangé après la guerre, jusqu’à la mise en place progressive de la régionalisation. On se demande encore comment certains peuvent regretter l’Etat unitaire... Stupidité ou ignorance ? + + +Le projet « Business Route 2018 for Metropolitan Brussels » - la langue anglaise n’est pas à ce que je sache reconnue comme langue nationale dans la Constitution - s’inscrit dans la politique du Mouvement flamand : étendre son pouvoir territorial jusqu’à la fusion avec le bassin allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie.<><>L’association, composée de trois organisations patronales BECI-VEB, Voka, Comité Brussels et l’Union wallonne des Entreprises, UWE, entend capter l’attirance économique de Bruxelles et de sa large périphérie, groupant 35 communes avec une population de quelque 3 millions d’habitants. Un ensemble de communes s’étendant sur le Brabant wallon, le Brabant flamand et le Brabant bruxellois. Une zone à haut impact culturel et économique. Une vitrine ouverte sur le commerce mondial. Le poumon économique de la Flandre qui pourra étendre ses tentacules vers la Ruhr à travers la Wallonie cadenassée par le patronat à prédominance flamande.<><>L’histoire de demain. L’histoire de la prochaine décennie

02.02.2009

AVEC OU SANS LiDé ? VENDRE OU PAS VENDRE LA WALLONIE ET BRUXELLES A LA FLANDRE ?...

Dilemme ou pas dilemme ? Etre ou ne pas être ? Le choix pour le Wallon et pour le Bruxellois francophone est unique : OUI au français, sa langue, sa culture, OUI à son âme. NON au néerlandais (flamand). + + Nous l’avons dit, nous l’avons re-répété, la Flandre veut TOUT le territoire belge pour assurer la prospérité à son peuple laquelle est gravement menacée dans une et deux décennies : vieillissement de sa population, vieillissement de l’infrastructure de son économie, pénurie d’eau, de sol, de bras, extinction de sa langue… La Flandre sait. + + Qui est Rudi Aernoudt ? Un pur produit de la Flandre inquiète de son avenir, de la Flandre qui a conscience de sa fin ! Son programme est purement flamand, teinté d’unitarisme pour appâter les Wallons et les Bruxellois, les tenants du « tout-à-tout » par égocentrisme. + +Rudi Aernoudt cogne : « Le drame de la Wallonie, ce sont le PS et les syndicats ». Bien joué ! Il vise le maillon vulnérable de la Francophonie belge, alléché par le goût du pouvoir, tourmenté par le gène de l’anti-socialisme ; titillé par l’appel de l’ultralibéralisme. + + Son programme : scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, non-élargissement de Bruxelles, bilinguisation obligatoire et accélérée de Bruxelles et de la Wallonie, primauté du néerlandais, la langue du plus grand nombre, création du Grand Bruxelles, suppression des provinces, réduction des allocations sociales, régionalisation de l’enseignement… Tout centré sur le programme flamand de conquête de Bruxelles et de la Wallonie pour obtenir la liaison avec le bassin industriel de la Ruhr, vital pour le sauvetage des ports maritimes d’Anvers, de Gand et de Zeebruges… + + C’est avec raison que Olivier Maingain, président du FDF, la branche principale du M R à Bruxelles, exprime son inquiétude avec l’infiltration des idées flamandes dans les rouages du M R : « Ceux qui veulent rejoindre le M R, être sur les listes doivent adhérer à la charte du M R. Or, je ne peux accepter l’idée d’une régionalisation de l’enseignement comme le veut Rudi Aernoudt. Et nous n’avons pas la même vision de Bruxelles : il ne connaît pas Bruxelles et la juge d’un point de vue assez flamand – avec, par exemple, cette idée qu’il y a trop d’institutions à Bruxelles alors qu’il y a moins de mandataires qu’en Brabant flamand ! » Olivier Maingain souligne : « A Bruxelles, les deux composantes du M R sont les libéraux et le FDF ; il est difficile de considérer qu’il y ait un quatrième partenaire (Ndlr, le MCC de Gérard Deprez est le troisième partenaire), car il n’a pas une assise marquée et ne peut prétendre être un porte-parole avisé ». Olivier Maingain ajoute à l’égard du programme ultralibéral initié par Rudi Aernoudt : « Tous les chômeurs ne sont pas des volontaires du chômage ! Or, sa vision, c’est celle du Wallon profiteur de l’assistanat… ». + + Bruxelles phagocytée. La Flandre à la lancée de la conquête de la Wallonie, boostée par l’égocentrisme. Le Mouvement flamand triomphant !

29.12.2008

FAUT-IL REVER A UN ASSOUPLISSEMENT DU RADICALISME FLAMAND ? ...

La mainmise sur l'ensemble du territoire belge est l'objectif final du Mouvement flamand lancé en 1840 et renforcé durant l'occupation allemande de 1914-1918. Une découpe du pays entre deux Régions : une flamande avec Bruxelles comme capitale, une autre avec Namur comme capitale. C'est chose faite, La Flandre à sa capitale Bruxelles et la Wallonie a sa capitale Namur. Une intruse la boiteuse région de Bruxelles, sous financée, enserrée dans 19 communes enclavées en territoire flamand. Une mort progammée.La volonté flamande actuelle est de flamandiser l'ensemble du terrtoire belge pour sauver la Flandre du désastre socio-économique qui le frappera en 2050. Il lui faut à tout prix une liaison directe avec le bassin industriel de la Ruhr ; elle vient d'obtenir une liaison ferroviaire directe par Montzen. Ses ports maritimes de Gand, Zeebrugge, Anvers ont besoin du trafic rhénan pour survivre !La grande réforme de l'Etat annoncée et exigée par la Flandre a pour seul but est d'ouvrir à celle-ci les portes de l'opulente région rhénane. Que feront nos politiques ? Un nouveau lâchage ?

15:05 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anvers, gand, zeebrugge, flamandiser, ruhr |  Facebook |