02.09.2010
FEDERALISME OU CONFEDERALISME : QUELLE BELGIQUE EN GESTATION ?
Qu'est-ce que Elio Di Rupo, président du PS, fédéraliste-unitariste, et Bart De Wever, président de la N.VA, nationaliste-séparatiste, nous concoctent-ils ? Un fédéralisme qui ne peut être que de coopération, sinon ce n'est qu'un leurre, ou un confédéralisme de transition dans la poursuite des avancées flamandes vers la réalisation de la Flamenpolitik", arrêtée en 1917 avec la collaboration de l'occupant allemand : une division de la Belgique en deux Etats, l'un, une Flandre indépendante, unilingue, avec Bruxelles comme capitale, et l'autre, une Wallonie satellite, aux services administratifs bilingues, centrée sur Namur ( dans l'esprit de l'occupant allemand : en attendant une intégration de la Belgique dans l'Empire allemand) ?
La tendance penche vers l'étape intermédiaire du confédéralisme.
Depuis que Yves Leterme ait déclaré que "le fédéral a atteint ses limites" et ait laissé entendre qu'il fallait se tourner vers le confédéralisme, le gratin du monde politique tant flamandophone que francophone glisse ce mot dans ses conversations. Du confédéralisme à toutes les sauces…. Elio Di Rupo, préformateur, ne dit pas autre chose en déclarant que "le centre de gravité est déplacé de l'Etat fédéral aux Régions".
Du côté flamand, Herman Van Rompuy, CD&V, à l'époque président de la Chambre des Représentants a fait mention dans une déclaration à la RTBF : "Mon parti, le CD&V, est pour le confédéralisme". Le SP.A et l'Open VLD se sont prononcés "pour"; Groen penche vers le confédéralisme, sans vouloir le dire dans son alliance fraternelle avec Ecolo ; les autres partis flamands, nationalistes, N-VA, Vlaams Belang, Lijst Dedecker, admettent un confédéralisme de durée transitoire, comme antichambre au séparatisme.
Du côté francophone, il y a belle lurette que José Happart, PS ancien président du Parlement wallon, appelle le confédéralisme de tous ses vœux. Philippe Moureaux, PS, sénateur-bourgmestre, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, Didier Reynders, MR/PRL, président du MR, et Gérard Deprez MR/MCC, président du MCC, ont publiquement affirmé qu'il fallait "oser le confédéralisme". Olivier Maingain, MR/FDF, député-bourgmestre MR, président du FDF est partisan d'un fédéralisme de coopération ; Joëlle Milquet, CDH, députée, président du CDH, et Jean-Michel Javaux, Ecolo, député-bourgmestre, coprésident de Ecolo, ne se prononcent pas clairement pour l'un ou l'autre système tout en ne se disant pas opposé fermement au confédéralisme avancé par l'ensemble de la classe politique flamande. Un souci les traverse : maintenir une solidarité nationale".
Qu'est-ce que le confédéralisme ? Au sens du droit international, "le confédéralisme est une association d'Etats indépendants". C'est la gestion en commun de certaines matières par des Etats souverains avec l'alternance de la présidence. Ce concept conditionne donc un éclatement - violent ou doux - de l'Etat Belgique en deux, trois ou quatre Etats, suivi d'une union des "moignons" dans une Confédération. On observera que, dans le monde, aucune confédération ne fonctionne ; celles qui se sont constituées se sont toutes dissoutes après quelques années seulement de fonctionnement et se sont transformées en fédération.
Pour les Flamands, "confédéralisme" signifie un transfert massif de compétences du fédéral aux Régions, l'antichambre au séparatisme.
Pour les Francophones, "confédéralisme" par défaut signifie la préservation de la solidarité nationale dans l'unité du pays.
Et le fédéralisme ? Les spécialistes en la matière disent qu'un fédéralisme à deux ou à trois ne peut être vivable! Il y aura toujours un dominant et un dominé.
Fédéralisme ou confédéralisme ? Un enjeu aux dés pipés !
15:19
Écrit par Raymond Watrice
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05.07.2010
QUE PEUVENT GAGNER LES FRANCOPHONES LORS D'UNE NEGOCIATION ?
Michel Legrand, président du Gerfa, Groupe d'Etude et de Réforme de la Fonction administrative, organisation syndicale agréée, donne une réponse claire et précise dans le mensuel n° 279, juin 2010, Diagnostic. "Si la négociation porte, souligne-t-il, sur des enjeux limités, elle n'aboutira qu'à retarder de quelques années l'échéance attendue ; si, par contre, elle porte sur des enjeux importants, elle risque de priver les Francophones des atouts dont ils disposent encore. De toute manière, que l'on se situe dans la première hypothèse ou dans la seconde, les "contreparties" effectives se résumeront à de l'argent pour Bruxelles ou à quelques aménagements linguistiques à Bruxelles. Or, alors que la Région bruxelloise se débat dans un sous-financement chronique et doit faire face à des défis démographiques et d'éducation importants, qu'elle contribue à près de 20 % du PIB, qu'elle finance la Flandre à hauteur de plusieurs milliards d'euros, son refinancement est considéré comme une concession faite aux Francophones qui doivent donc la payer ! Le refinancement de Bruxelles ne doit donc pas être monnayé, d'autant que, dans l'optique même de la Flandre en marche vers le séparatisme ou le confédéralisme, ce financement ne posera plus de problème une fois que chaque Région disposera de l'autonomie fiscale et notamment du droit de percevoir les impôts sur le revenu sur le lieu de travail ; à ce moment, Bruxelles pourra organiser sa solidarité avec la Wallonie à l'intérieur d'une nouvelle fédération. + + Quant aux "concessions" linguistiques qui auraient pour effet de réduire le bilinguisme de rente dont profite la Flandre à Bruxelles, elles compteront pour du beurre dès que Bruxelles pourra prendre son destin en mains et fixer ses propres règles linguistiques en respectant sa minorité flamande. + + Ce qui est extraordinaire dans cette affaire, c'est que la Flandre s'inscrit dans une visée séparatiste ou "confédéraliste" qui implique que TOUTES les concessions qu'elle pourrait faire, elle les fait dans des domaines qui relèveront de toute manière des attributions des nouvelles entités, alors que les concessions, en particulier la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, qu'elle veut imposer aux Francophones sont irréversibles. + +Bref, le peuple francophone n'a rien à gagner d'une négociation de dupes qui lui ferait céder des choses importantes contre des concessions fictives dont il aurait de toute manière la maitrise ! " + +Les Flamands connaissent bien les tenants et aboutissants des lois linguistiques. Ils couchent avec elles !
17:13
Écrit par Raymond Watrice
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12.06.2010
LE PLAN B : UNE FEDERATION WALLONIE-BRUXELLES? UNE FUMISTERIE ?,SECRET DEFENSE ?
LE PLAN B : UNE FEDERATION WALLONIE-BRUXELLES ? UNE FUMISTERIE ? SECRET DEFENSE ? " Nous prendrons nos responsabilités si la Belgique se sépare " s'est exclamé Elio Di Rupo. Un Plan B ? Remous dans le monde politique. + +Joëlle Milquet, présidente du CDH, enchaine : "Notre Plan A, c'est un fédéralisme rénové… On réussira ce plan A… Mais si un partenaire (Ndlr : la Flandre) veut s'en aller, mais qu'il s'en aille… mais ce sera sans Bruxelles". + +Didier Reynders, président de la Fédération MR, se démarque : "Je ne comprends pas l'attitude des présidents du PS et CDH qui s'inscrivent dans la logique des nationalistes flamands de Bart De Wever en parlant d'un Plan B pour la Belgique en invoquant la fin de la Belgique… C'est une perspective qui n'est voulue ni par les Francophones de Wallonie et de Bruxelles ni par les germanophones". + +Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne, en accord avec son président Di Rupo, affirme : "La Wallonie n'acceptera jamais qu'on menace l'existence des Bruxellois flamands ou francophones". + +Olivier Maingain, président du FDF, dans la ligne de la Fédération MR, est net : "Sortir de la logique d'Etat fédéral, c'est se mettre en position de faiblesse… Le confédéralisme, c'est le plus grand danger pour Bruxelles… Nous pourrions assurer la continuité de l'Etat belge (Ndlr : création de la Fédération Wallonie-Bruxelles), mais nous n'assumerons ni le poids, ni la responsabilité, ni le désavantage de l'initiative du séparatisme… Les Francophones doivent se ressaisir sur une ligne de conduite claire : ni confédéralisme, ni séparatisme". + +Marcel Cheron, Ecolo, consensuel : " Ce n'est pas notre choix, ce Plan B, mais si la Flandre veut s'en aller, il faut qu'on fasse le choix de maintenir ensemble la Wallonie et Bruxelles, avec une solidarité interrégionale d'Arlon à Bruxelles". + + Le Plan B avancé par Elio Di Rupo, président du PS, serait-il "Secret défense" ou ne serait-il que fumisterie, l'expression de l'aboulie des partis politiques francophones ? En tout cas, à la question posée par la journaliste du JT de la Une sur l'existence d'un Plan B, Elio Di Rupo s'est lancé dans un salmigondis invraisemblable de paroles sans jamais dire oui, ni non, ni prononcé le mot Plan B, ni s'y référer ! Et il remet le couvercle sur le mot Plan B, au JT de Matin Première du mercredi 9 juin 2010 en éludant la question d'un auditeur : "Les francophones ont-ils un Plan B ?" Il répond : "Si un jour on doit arriver au stade de la séparation, alors, bien entendu, faites confiance aux formations politiques ; elles sont capables de répondre à une telle situation. Nous avons toutes les capacités, les talents, la force de travail, la productivité, l'intelligence et une jeunesse qui ne demande qu'à démontrer ses capacités… Nous n'allons pas parler de choses qui pourraient se produire dans 3 ou 5 ans ! + +La grande presse quotidienne s'interroge. "Et si, pour une fois, on n'était pas des nains ? N'y a-t-il pas, dans ce momentum, une formidable opportunité à saisir ? Et si c'était l'occasion qu'il ne faut pas rater ? se demande Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du quotidien Le Soir, dans son édito du jeudi 10 juin 2010. + + Vincent Laborderie, doctorant en sciences politiques de l'UCL, demande que l'on achève la refonte de l'Etat : "Il n'y a aucune raison d'évoquer le scénario d'un éclatement du pays. L'indépendance de la Flandre n'est pas à l'ordre du jour : les partis du Nord du pays ne sont d'ailleurs pas prêts pour franchir le pas… Il serait autrement plus périlleux d'organiser la scission du pays que de réaliser une réforme de l'Etat qui mette en place des structures plus efficaces. A cet égard, la Belgique est encore loin d'être le pays le plus décentralisé de tous les pays fédéraux". + +Le Gewif, Centre d'Etude pour la Wallonie intégrée à la France, est catégorique ; il ne faut pas se leurrer : "Un Etat Wallonie-Bruxelles n'est pas viable" faute de moyens. Mais alors, que devrait faire l'Etat Wallonie-Bruxelles ou la Fédération Wallonie-Bruxelles pour faire suite à l'indépendance de la Flandre ? La seule réponse à la question, selon Gewif, c'est se tourner vers la France. Mais, la France voudra-t-elle de la mini-Belgique ? Nous n'en sommes pas encore là. "Restons, comme dit Olivier Maingain, dans la logique d'un Etat fédéral respectant chacun de ses composants". Le tout est de savoir ce qu'est un Etat fédéral : ses attributions, ses pouvoirs, sa représentation ? Mais qu'est-ce qui nous attend ? + +Marianne Thyssens, présidente du CD&V, un tant soit peu ambiguë : "Pour Bruxelles, nous voulons renforcer le lien avec la Flandre. Nous voulons investir à Bruxelles mais aussi à améliorer la gestion. Bruxelles est une Région, mais pas une Région à part entière". + +Elio Di Rupo, président du PS, est tout aussi ambigu : "Bruxelles est capitale de la Flandre, capitale de la Communauté française de Belgique, capitale de la Belgique, capitale de l'Europe. Nous voulons que Bruxelles soit une Région à part entière… Nous avons été là à toutes les grandes réformes". + +Notre conclusion. + +Rien de bon tout cela ! Enfin, ça se négocie. Nous avons toutefois de grandes craintes pour l'avenir de Bruxelles française, de la Wallonie wallo-française. + +Il n'y a cependant pas lieu d'avoir peur d'une partition du pays. Selon un tout récent sondage effectué par un grand quotidien français, 68 % de Français accueilleraient à bras ouverts les Wallons et les Bruxellois ! Une nouvelle patrie ?
15:52
Écrit par Raymond Watrice
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05.04.2010
FEDERALISME DE COOPERATION...
…Un nouveau fédéralisme est né : le fédéralisme de coopération enfanté par Yves Leterme, CD&Vlaams, Premier ministre. <><>Si nous ouvrons notre petit dictionnaire Larousse, celui-ci nous enseigne que 1) le mot « fédéralisme » signifie un « mode de regroupement de collectivités tendant à accroitre leur solidarité tout en préservant leur particularisme ; 2) le mot « coopération » signifie, dans son acception économique, une « méthode d’action par laquelle des personnes ayant des intérêts communs constituent une entreprise où les droits de chacun à la gestion sont égaux et où le profit est réparti entre les seuls associés au prorata de leur activité ». <><>Deux mots se détachent : solidarité, égalité. Retournons dans notre dictionnaire de notre enfance ; il nous précise que le mot « solidarité » suscite un « sentiment qui pousse les hommes à s’accorder une aide mutuelle », et que le mot « égalité » établit ce « rapport entre individus, citoyens égaux en droits et soumis aux mêmes obligations ».<><>Une symbiose, une « union étroite entre des personnes et des choses ». <><>Une symbiose entre les présidents des éléments constitutifs institutionnels : Yves Leterme, CD&Vlaams (Fédéral), Ingrid Lieten, SP.A, (Flandre), Kart-Heinz Lambertz, socialiste (Communauté germanophone), Rudy Demotte, PS, (Wallonie), Charles Picqué, PS (Bruxelles).<><>Première rencontre euphorisante. Premier sourire béat. Première résolution inébranlable. La naissance d’un grand projet « BE2020 », le nom de baptême du fédéralisme de coopération. <><>Devant les fonts baptismaux, un engagement formel, un engagement divin. « Je n’avais jamais espéré une réaction aussi positive de mes collègues. Je suis content, jubile Yves Leterme… 50 à 60 dossiers socio-économiques ont été identifiés ; une dizaine pourra être sur la table dès avril, mai… On travaille dans le cadre actuel de répartition de compétences et dans le cadre budgétaire aussi… Le fédéralisme de coopération est essentiel et le sera encore après la réforme de l’Etat. Nous essayons de trouver des solutions par une meilleure coopération … ». « Des dossiers sur lesquels nous sommes d’accord de travailler ensemble, surenchérit Rudy Demotte… C’est une modification dans l’approche institutionnelle ; tant qu’on n’a pas de réforme de l’Etat, c’est la meilleure manière de progresser… ». Benoitement, Charles Picqué observe : « Le Premier ministre utilise la présidence belge de l’Union pour pousser la coopération. Il n’a pas tort, car si la présidence belge prouve que le pays ne fonctionne plus, tant il y a une cacophonie sur les points de vue à exprimer, ce sera nuisible à tous… ». Ingrid Lieten, pragmatique, voit les convergences : « Sur certains thèmes comme la lutte contre la pauvreté, les politiques d’innovation ou les leviers de relance de la croissance, les entités fédérales sont souvent sur la même longueur d’ondes. On peut parfaitement, dans le respect des compétences de chacun, collaborer dans le cadre de la Stratégie UE2020 ». <><>Un rêve. Tout est beau ; tout le monde est gentil. Le monde des Bisounours ! Pendant combien de temps ? <><>La Flandre arrogante, la Flandre impérialiste, la Flandre autoritaire balise. Son ministre-président Kris Peeters, CD&Vlaams, accepte de « s’engager dans cette voie à condition qu’elle génère des améliorations concrètes ». Bart De Wever, président de la N-VA, plombe les bonnes résolutions : « Le gouvernement tente, par cette grand-messe inutile, de masquer son impuissance à réaliser la moindre avancée institutionnelle ». Philippe Muytens lui donne la main : « Nous nous voyons déjà au comité de concertation. Et le fédéral connaît nos revendications. Ce n’est pas dans ce grand pow wow que l’on avancera ». <><>Tout est déjà dit. La Flandre des partis, la Flandre institutionnelle veut peser sur la politique belge. La Flandre veut une reconnaissance pleine et entière. Un approfondissement de la réforme institutionnelle de 1993. Une Flandre dominante dans une Belgique aux compétences fédérales minimales. <><>Jean-Luc Dehaene, CD&Vlaams, démineur désigné par le Roi, donnera sa réponse dans quelques semaines : BHV sera-t-il ou ne sera-t-il pas scindé ? La Belgique de 1830 aura-t-elle vécu ? Bruxelles aura-t-elle des compétences institutionnelles ou sera-t-elle dotée d’un statut sui generis ? Les Régions seront-elles égales en droits ? Autrement dit : le concept « coopération » s’imposera-t-il ? <><>Au bout du chemin : Fédéralisme ? Confédéralisme ? Séparatisme ? Indépendantisme ? Résignation ? Soumission ? <><>Ne nous illusionnons pas… Les Flamands dorment avec les lois linguistiques ; elles façonnent leurs rêves d’hégémonie conçus dans la Flamenpolitik d’une autre époque.
15:39
Écrit par Raymond Watrice
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20.10.2009
UNE VOIX VENANT DU NORD...
UNE VOIX VENANT DU NORD...... déclare avoir marre de l’extrémisme de certains édiles flamands.<><>Tony MARY, président du groupe de pression BPlus contre le séparatisme, exprime son amertume à l’égard de l’attitude de certains de ses compatriotes flamands, dans une interview au périodique Le Vif/L’Express : « Je ne supporte pas le nationalisme de plus en plus envahissant en Flandre... On lit très rarement dans la presse flamande... que l’industrie du futur, à valeur ajoutée, se situe actuellement surtout sur l’axe Bruxelles-Wavre-Namur-Arlon... Je ne me retrouve plus dans ce que la Flandre, ma partie de ce pays, dit et fait... Si on continue sur la même route, avec des politiciens qui recherchent tout ce qui nous sépare et non tout ce qui nous unit, c’est la déroute... Au lieu d’insister sans cesse sur nos différences, nos politiciens devraient parler de ce qui lie le nord et le sud du pays... ». <><>Tony Mary garde foi, cependant dans son pays et lance un appel à tous les politiques : « Il faut à la Belgique un Etat fédéral qui fonctionne. Il doit être bâti sur la subsidiarité... Je te donne de l’argent, tu me donnes des compétences. Cela doit s’arrêter... ». <><>Et Tony Mary s’en va vers le soleil ; il va s’installer à Montpellier, dans le sud de la France...Chercher la tranquillité.
16:24
Écrit par Raymond Watrice
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20.05.2009
LE GOUT DU COMMENTAIRE EN PARTAGE...
OBJET : Lettre ouverte aux présidents et à des ministres francophones portant sur le devenir des francophones dans la Belgique de demain. + + + André TIRMARCHE et Agathe NASTORI, par courriel - En notre qualité de têtes de liste bruxelloises du RWF-RBF (Rassemblement Wallonie France – Bruxelles France), nous ne pouvons bien sûr qu’abonder dans le sens du cri d’alarme lancé par Monsieur Serge Moureaux dans « Perspectives francophones » de juin-juillet 2005 : « Plutôt le séparatisme que le confédéralisme » !+ + + A moins de 20 jours des élections régionales du 7 juin 2009, les propos de M. Moureaux, prononcés il y a déjà 4 ans, sont d’une importance fondamentale et d’une justesse cruciale.+ + + Mais son appel sera-t-il entendu ? Rien n’est moins sûr. + + + Il est évident aujourd’hui que le fédéralisme a sombré sous les coups de butoir du nationalisme flamand : les quatre partis habituels francophones persistent pourtant dans leur exécrable passivité pour se préparer à une énième série de concessions au détriment de la francophonie, dans l’unique but de conserver les avantages qu’ils retirent personnellement de leurs mandats, au nom d’un fallacieux « compromis à la belge » qui finira par offrir Bruxelles toute entière aux appétits flamands. Ils devraient plutôt informer leurs électeurs des échéances inéluctables – la fin de la Belgique avec la scission de BHV majorité flamande contre minorité francophone à la Chambre fin 2009 - et proposer une alternative crédible – et non un Wallobrux, petite Belgique ruinée qui perpétuerait les défauts de l’ancienne en étant toujours exposée aux appétits flamands. + + + C’est ce moment qu’attend la Flandre pour prendre son indépendance. Personne n’en est dupe. Mais cela n’empêche nullement nos mandataires francophones de se distinguer par leur immobilisme, voire leur aplatventrisme. + + + Aujourd’hui, la situation est devenue tellement insupportable qu’il ne reste plus qu’une seule solution honorable pour la minorité francophone : claquer la porte de l’état belgo-flamand et rejoindre un état digne de ce nom, qui partage nos valeurs de libertés. Cet état, c’est la France, avec laquelle nous avons en outre des liens culturels et historiques. La Belgique n’est pas une nation, mais une construction artificielle des grandes puissances du XIXème siècle : rejoindre la France c’est rejoindre nos racines romanes. Dans le conflit communautaire qui nous préoccupe, une réunion avec la France renverserait le rapport de forces avec la Flandre, et nous assurerait un cadre institutionnel stable et sûr une fois pour toutes. + + + André Tirmarche, Agathe Nastasi,1er candidat effectif du RWF-RBF 2ème candidate effective du RWF-RBF
09:25
Écrit par Raymond Watrice
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30.11.2007
DANIEL COHN-BENDIT : UN PAVE DANS LA GRENOUILLERE
… Il semble que le grenouillage belge intéresse de plus en plus les médias et les politiciens étrangers. L’un d’entre ceux-ci, et non des moindres, Daniel Cohn-Bendit, chef des Verts au Parlement européen, livre son impression à la rédaction du quotidien Le Soir du mercredi 28 novembre 2007. En extraits : - L’homme de Mai 68, en France, n’est pas tendre : « (…) Je dis que 80 % des électeurs flamands votent pour des partis sécessionnistes qui jouent avec le feu : la Liste Dedecker, le Vlaams Belang, la N-VA. Quant au CD&V, si un parti se met avec un parti sécessionniste pour gagner des élections, c’est que ce n’est pas contradictoire avec ce qu’il pense. La preuve, c’est qu’aujourd’hui on en est là ».- Ce qui exaspère le député européen, c’est la chasse au français. « (…) Ces menus dans les restaurants de Hal où les plats sont annoncés en néerlandais et en anglais, mais où le français est interdit… Je ne comprends pas comment des actions ne sont pas menées devant la Cour européenne. On se croirait en Turquie où l’usage de trois lettres kurdes est interdit. Faites-le savoir ! C’est dingue ! » -Son analyse : (…) Le processus de désintégration de ce pays (Ndlr : la Belgique) est frappant. C’est un séparatisme rampant. ( …) Vous savez la logique nationaliste est désintégratrice du bien-être qui existe en Flandre. Mais c’est à eux de le découvrir. Il faut que les gens aillent au bout de leur logique. Ce que l’on voit à Hal est une maladie très grave qui ne soigne pas par la raison. Il faut y voir une maladie psychologique très profonde. Vous ne responsabiliserez les gens qu’en les laissant aller jusqu’au bout de leurs fantasmes, de leur folie, de leurs erreurs ».
14:27
Écrit par Raymond Watrice
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13.10.2007
LE CD&V NE VEUT PAS LE SEPARATISME MAIS ...
migrantssolidarité, …Il le prouve dans un document « toutes boîtes » distribué en Flandre à quelque un million d’exemplaires. L’objectif est de rectifier « les malentendus de la formation du gouvernement ». Pardi, les francophones sont des intellectuellement incapables de comprendre les « subtilités » de la langue flamande. -Voyons : - La Flandre ne veut pas le séparatisme MAIS elle veut un renforcement de l’autonomie des Régions dans des frontières d’Etat, ignorant l’hinterland naturel de Bruxelles, ville européenne. - La Flandre ne veut pas une Wallonie pauvre MAIS elle refuse la solidarité entre les deux régions dans les secteurs sociaux, ignorant la Région de Bruxelles - La Flandre nie une législation flamande sur la nationalité MAIS elle veut que les nouveaux venus et migrants en Flandre prouvent une connaissance du flamand ou prennent l’engagement d’apprendre le flamand, que la loi fédérale sur l’acquisition de la nationalité soit mise en accord avec la politique d’intégration flamande, autrement dit que la loi flamande soit imposée sur l’ensemble du territoire belge. - La Flandre ne veut pas scinder les plaques de voiture MAIS elle veut que les compétences en matière de circulation et de transport soient transférées aux Régions. Autrement dit, la Flandre veut établir une frontière douanière entre les Régions du pays, renforcer ainsi la notion de frontière d’Etat entre la Flandre et les autres Régions de Belgique. - La Flandre ne veut pas scinder la Sabam MAIS elle veut une collaboration structurelle entre l’Etat fédéral et les Communautés. Autrement dit, elle veut la direction de la vie culturelle sur l’ensemble de la Belgique, étant majoritaire. - La Flandre ne veut pas scinder la SNCB MAIS elle veut que les Régions aient une voix dans les organes de direction de la SNCB. Autrement dit, elle veut être majoritaire dans les organes de direction de la SNCB en s’appuyant sur la clef de répartition inique 60/40 qui l’avantage outrancièrement. - La Flandre ne veut pas une rupture du pays MAIS elle veut unifier l’Espace francophone Wallonie-Bruxelles sous sa pax flandria par l’imposition d’une administration unique à langue unique… le flamand. Au rancard, les guichets « séparés » de Schaerbeek du temps de qui vous savez !« L’indépendance de la Flandre n’est plus tabou. Les Francophones doivent le savoir » selon Luc Van der Keulen, éditorialiste du Laatste Nieuws, le journal le plus lu en Flandre.- Paraphrasant Raymond Barre, concluons sur un apophtegme : « L’avenir des Wallons est en eux et en eux seuls ».
17:15
Écrit par Raymond Watrice
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05.09.2007
APOPHTEGME
• Pieter DE CREM, président du CD&V, député. – La frontière linguistique et la délimitation de Bruxelles ont été fixées et confirmées au moins vingt fois lors des réformes de l’Etat ; et toujours par une majorité des deux tiers pour lesquelles les élus francophones ont fourni leurs votes.• Olivier MAINGAIN président du FDF, député. – Scinder l’arrondissement (Ndlr l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde) comme le veulent les Flamands, ce serait enfermer Bruxelles en Flandre définitivement, faire de la frontière linguistique de 1963 une frontière d’Etat. Tôt ou tard, Bruxelles se trouverait sous la tutelle de la Flandre. C’est écrit… Scinder BHV, c’est un danger que l’on ne peut courir. Nous, Francophones, réclamons dès lors l’élargissement de Bruxelles afin qu’il y ait un lien avec la Wallonie, entre les Francophones… On ne peut pas faire confiance aux autorités flamandes…• Philippe MARKIEWICZ, président du Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique (CCOJB). – L’importance que la Communauté juive de Belgique attache à l’unité dans la diversité de la Belgique, notre pays… Ce n’est pas dans l’aventure du séparatisme que l’avenir des citoyens belges réside mais bien dans une meilleure connaissance des cultures, valeurs et des langues de toutes les régions du pays. C’est la volonté d’harmonie et de progrès qui doit prévaloir.• Rudy DEMOTTE, PS, ministre-président de la Région wallonne. – Les Régions existent. C’est un fait. Les socialistes restent attachés au fait régional, mais tout autant à la relation intelligente entre les Régions, notamment entre la Wallonie et Bruxelles, où réside le peuple francophone… Je veux une Wallonie moderne, générant de la richesse… Je serai celui qui secouera le cocotier. Et qui dira à tous : voilà, tous les outils sont là, prenez votre place dans la chaîne de production.• Antoinette SPAAK, FDF, ministre d’Etat à propos de la crise gouvernementale. – La situation est grave, très grave. Il n’y a pas de désir d’un projet politique commun. Le CD&V, qui est resté sept ans dans l’opposition, a perdu ses relais… Je suis perplexe : la Belgique va-t-elle résister aux poussées nationalistes toujours plus grandes de la Flandre ?• André ANTOINE, CDH, vice-président du gouvernement wallon. – Il y a une bonne connivence entre humanistes et socialistes, entre les hommes. Les objectifs sont fixés, les budgets sont décidés, les réformes sont avancées. Et nous sommes, pour le dire vulgairement, condamnés à réussir ensemble. C’est le meilleur serment.• Jean-Luc DEHAENE, CD&V, ancien bourgmestre de Vilvorde. – Je constate qu’une nouvelle génération d’hommes politiques en Flandre ne parlent plus le français. Bientôt nos négociations gouvernementales se dérouleront en anglais !• Claude THAYSE, RWF, maître de conférences à l’ULB. – L’indépendance flamande étant inscrite dans les astres, les négociateurs francophones ont raison de refuser de discuter la scission de BHV. C’est le seul atout francophone qu’il serait stupide de galvauder dans le dernier quart d’heure… De plus en plus de citoyens parlent maintenant ouvertement de divorce. Ils ont raison de divorcer mais pourquoi faire ensuite ?• Charles PICQUE, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles. – La cogestion de Bruxelles, c’est un vieux rêve de certains au Nord du pays… Entrer dans une stratégie de cogestion équivaudrait à faire de Bruxelles un appendice flamand…• Jules GHEUDE, écrivain. – Il y a en Flandre, par-dessus les frontières des partis, un sentiment profond d’appartenance collective. Au fil des décennies, ce sentiment s’est fortifié pour déboucher sur le concept de Nation. Aujourd’hui, cette Nation flamande existe… Un peuple, un territoire, une langue.• Joëlle MILQUET, présidente du CDH, députée-échevine. La Belgique est dans l’impasse… Les Francophones doivent être respectés.
15:48
Écrit par Raymond Watrice
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