14.12.2008

LE PLAN DE RELANCE DE L'ECONOMIE BELGE... UNE PROFESSION DE FOI...

Ce ne sont que des cacahuètes, selon les uns ; ce n’est qu’un plan chèvrechoutiste, selon d’autres ; ce n’est qu’une simple bouffée d’air pur, selon d’autres encore… Pas de quoi pavoiser ! Du saupoudrage ! Soit ! + + Les politiciens ne sont pas tellement enthousiastes. Ils ont cependant le moral. OK ! + + Yves Leterme, CD&V, Premier ministre. L’horizon n’est pas bouché : Cinq semaines après les premiers chocs de la crise, la Belgique peut présenter son plan. C’est une performance agréable… En 2011, nous atteindrons à nouveau l’équilibre, suivi d’un surplus de 1 % en 2012. Nous aurons rattrapé le temps perdu à partir de 2013... ». + + Laurette Onkelinx, PS, vice Première ministre : « … Pour moi, c’est en plein la fin du laisser-faire… J’ai insisté pour que le Fédéral se montre entreprenant, un peu sur le modèle d’une politique keynésienne avec une série de mesures qui peuvent nous empêcher de glisser dans la dépression… ». + + Didier Reynders, M R, vice Premier ministre, président du M R. L’installation de la confiance : « … Chaque mesure ou presque a été pensée dans cet esprit… Le soutien aux banques a fait en sorte de protéger l’épargne… Les familles peuvent se lancer dans un projet d’investissement en réalisant un gain de 7 500 euros …Les PME peuvent obtenir du crédit au Fonds de Participation qu’elles peuvent compléter avec des emprunts bancaires… ». + + Joëlle Milquet, CDH, vice Première ministre, présidente du CDH : « …Moi, ce plan de relance j’y vois comme de l’oxygène pour les gens … pour les entreprises… pour le développement durable ». + + Jean-Marc Nollet, Ecolo, président du groupe écolo à la Chambre, colle un « zéro pointé » au Plan de relance. Une voix discordante. Rien de bon ! : « … C’est un plan de stabilisation pas de relance… ». Pour Ecolo, le plan de relance devrait prioritairement passer par l’isolation, les transports en commun, la recherche ! Ce qui fait dire à mon voisin de table : qu’est-ce qu’on va bouffer, si on laisse tomber le pouvoir d’achat ? C’est mal barré ! + +Nos politiciens doivent cependant savoir, beaucoup mieux que nous, que la Flandre a l’œil sur le trou de la serrure de la porte wallonne, prête à ouvrir la porte et à s’emparer sans coup férir l’ensemble Wallonie. Ils devraient, ils doivent, tenir un langage concret ! + + La Flandre a assuré son financement en sauvant sa banque, la KBC, la comblant de milliards d’euros. Or, la loi de financement, favorable outrancièrement à la Flandre, lui a pris d’amasser un joli magot d’euros grâce auquel elle va pouvoir investir non seulement chez elle, mais aussi pouvoir prendre le contrôle de ce qui l’intéresse en Wallonie : les formations techniques. Paul Van Avermaet, président du Voka, réseau flamand d’entreprises, déjà implanté en Wallonie, l’annonce implicitement ; il s’est dit « particulièrement impressionné par l’offre de formations, techniques notamment », faite par les instances wallonnes. + + Le plan de relance belge, une offre à la Flandre du renouveau wallon ? La question mérite d’être posée. La menace d’une submersion linguistique est réelle. Soyons en conscients ! Ce n’est pas une névrose phobique ! La réalité

20.10.2007

Aides européennes pour le Hainaut

Aides européennes aux régions en retard de développement pour le Hainaut, la dernière occasion de bien faire ?vendredi 19 octobre 2007, 14:02:00 | Claude ThayseSur son excellent blog, le journaliste économique Jean-Yves Huwart, auteur du livre « Le second déclin de la Wallonie. En sortir », a réagi à l’annonce par le gouvernement wallon de la mise en place d’un jury indépendant pour la répartition de la dernière tranche des aides européennes aux régions en retard de développement pour le Hainaut (1,5 milliard d’euros supplémentaires pour la période 2007-2013)… Il regrette que ce jury ne comptera pas d’expert étranger parmi ses membres alors que celui prévu pour le Plan Marshall et ses pôles de compétitivité, il y a au moins deux Français. Il rappelle que le gouvernement wallon a promis qu’on ne saupoudra plus ces moyens sur une série de projets de prestige, sans intérêt du point de vue économique… Et en effet, entre 1994 et 2006, 3,1 milliards d’euros ont été déversés sur le Hainaut dans le cadre du programme d’aides européennes aux régions en retard de développement. Avec des résultats à peu près désastreux puisque les statistiques macroéconomiques du Hainaut sont pires qu’il y a douze ans… Pour information, le jury sera présidé par Alain Schoon (Fucam), évaluateur des programmations précédentes. On trouve 3 autres experts dans la cellule commune du jury : Henri Capron (ULB), Jean-Marie Dujardin (HEC); Martine Durez (ex-UMH) et présidente de la Poste. Pour les projets économiques : Pierre Got (vice-président de la Commission régionale d'aménagement du territoire) et Benoît Macq (UCL). Pour les projets en formation : Jean-Pierre Pourtois (UMH) et Andrea Rea (ULB). Quatre entrepreneurs en font également partie : Pierre Cuisinier (ex-Caterpillar), Bernard Serin (CMI), Marie-Anne Belfroid (Ronveaux) et Emmanuel de Lophem (ECS).