12.10.2007
BHV - COUP DE FORCE FLAMAND !
Les partis flamands et la Flandre de La Panne à Tongres veulent la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) SANS CONTREPARTIE ET SANS DELAI. Le mercredi 10 octobre 2007, ils ont tenté – et réussi - un coup de force : mettre à l’ordre du jour l’examen article par article de la proposition CD&V de la scission de BHV et ensuite de mettre au vote la proposition du Vlaams Belang de terminer le débat général et la discussion de tous les articles des propositions acceptées de scinder BHV.Trop, c’est trop pour les francophones. Imbuvable. Olivier Maingain (FDF), député MR, président du FDF, sonne la révolte : Je demande aux francophones de ne pas jouer dans cette mauvaise pièce. Thierry Giet (PS), député, enchaîne : Ce qui se passe témoigne d’un manque de respect élémentaire de la communauté francophone. Melchior Wathelet (CDH), député, vice-président du CDH, tempête : Il faut se faire respecter. On ne peut pas accepter cette manière de travailler. Les francophones quittent la réunion. Deux d’entre eux rentrent peu après.Les Flamands n’ont que foutre ! Ils poursuivent l’examen des propositions nonobstant la demande pressante des députés Daniel Bacquelaine (MR) et de Melchior Wathelet (CDH), revenus en réunion, de suspendre la séance. Les deux députés francophones sortent, enfin.Un hold-up flamand ? Nenni ! Les Flamands sont majoritaires à la Chambre des Représentants et à la Commission de l’Intérieur ; ils usent et abusent de leur majorité sans respect de la Communauté française ! « Miserie, miserie » murmure Pieter De Crem, CD&V, président de la Commission de l’Intérieur.Que les francophones se mettent bien en tête : les Flamands veulent imposer leur programme commun ! Ils le feront appliquer ! Point à la ligne. Pourquoi n’ont-ils pas, face à la Flandre arrogante et méprisante, une position unanime ? Pourquoi ?Comme toujours les politiciens francophones sont divisés, montrant leur vrai visage de baronnets locaux plus soucieux de leurs intérêts personnels et partisans que de l’intérêt général de leurs concitoyens. David Coppi, journaliste au quotidien Le Soir, décrit très bien les courants partisans qui traversent la vie politique dans la Francophonie belge : Par la force des choses, l’« unité » francophone, proclamée, implorée, exaltée parfois, a montré une fois encore ses limites, in situ ». Misère, misère !
14:45 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophones, bhv, coup de force, flamand, scision, vlaams belang, partis flamands, flandre, respect, cd v, fdf, imbuvable |
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