02.09.2010

LE LACHAGE ANNONCE DE LA PERIPHERIE...

 

La déclaration de Elio Di Rupo, préformateur, président du PS annonçant que "Le centre de gravité est déplacé vers les Régions" fait craindre fortement au lâchage des Francophones habitant dans des communes à facilités linguistiques, en particulier celles situées en périphérie bruxelloise. 

Au demeurant, pour la N-VA, c'est une question de fiabilité. La scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde est un des points majeurs de son programme électoral. La N-VA a clairement annoncé vouloir avancer par étape dans la liquidation de la Belgique. Or, BHV est la première étape dans son processus de liquidation de la Belgique ; elle ne peut attendre.

Pour le PS, la scission de BHV est une possibilité de se débarrasser - comme il l'a fait pour les Fourons - des électeurs votant majoritairement MR et de larguer un arrondissement qui l'a empêché d'obtenir un siège supplémentaire.

Pour le CDH, la scission de BHV est aussi une possibilité de se séparer d'un arrondissement qui lui a provoqué le perte d'un siège.

Et l'on sait que l'arrondissement de BHV avait déjà permis en 1985 l'élection d'un membre de la Volksunie domicilié en Flandre.

De plus, les Wallons semblent se désintéresser des Francophones de la périphérie bruxelloise, ces Francophones "égarés" comme l'écrivait Jules Destrée en 1929 ! Ajoutons, la branche PRL du MR, personnifiée par De Decker, proche de la bourgeoisie flamande, qui ne s'opposerait pas à une intégration en Flandre de la partie Hal-Vilvorde de l'arrondissement dans laquelle se trouvent les communes à forte densité francophone : Crainhem, Wezembeek-Oppem, Linkebeek, Rhode-St-Genèse, Wemmel,  Beersel, Dilbeek, Zaventem…

08.04.2010

PEUT-ON DOUTER DE L'IMPARTIALITE DE JEAN-LUC DEHAENE ?

PEUT-ON DOUTER DE L’IMPARTIALITE DE JEAN-LUC DEHAENE ?« Au cours de l’émission de la VRT, télévision flamande, du dimanche 4 avril 2010, rapporte le quotidien Le Soir du 7 avril, il a été révélé que des communes flamandes bordant la capitale (Vilvorde, Gooik, Overijse…) engageaient (en douce, verbalement) les entrepreneurs à vendre leurs logements à des néerlandophones ». <><>On devait s’en douter. Mais, plus ahurissante est la déclaration faite le mardi 6 avril 2010 par l’échevin de Vilvorde, Hans Bonte, député SP.A, affirmant que ces pratiques existaient à Vilvorde depuis longtemps. « Je n’ai jamais connu autre chose et je suis échevin depuis dix ans déjà ». C’est-à-dire à l’époque où Jean-Luc Dehaene était bourgmestre de Vilvorde ! <><>Tout le monde politique devait le savoir. Et tout le monde s’est tu. Tout le monde complice de l’application de pratiques illégales informelles. Cela se pratiquait oralement. Ce que nous ne pouvons comprendre, c’est la désignation de Jean-Luc Dehaene par le Palais royal « à une fonction de neutralisation du terrain communautaire », un champ qu’il a lui-même miné ! <><>Alors, serait-il permis de se poser la question : Quel crédit peut-on avoir en Jean-Luc Dehaene pour l’élaboration d’une « vraie et équitable solution » au dossier BHV ? « On trouvera bien quelque chose », affirme un parlementaire CD&Vlaams ». Evidemment, on fait tout avaler aux Francophones en échange de promesses (jamais tenues) ! Le coup de la réforme de 1988, négociée par Jean-Luc Dehaene (CD&Vlaams) et Philippe Moureaux (PS), pourrait bien se répéter : « Un refinancement (pas de trop) de Bruxelles et l’entrée du PS au gouvernement fédéral contre le transfert du Fédéral aux Régions de compétences touchant à la vie communale ». Pour ce coup-ci, ce serait le maintien du PS au gouvernement fédéral.<><>La Périphérie, pour le PS, ne compte pas ! Electoralement, elle ne lui rapporte presque rien, comme les Fourons dans le passé ! Alors, il adopte une position qui flatte : « Verser de l’huile sur le feu communautaire n’est pas notre marque de fabrique, répète Rudy Demotte, mais notre détermination reste forte ». Et l’on charge Olivier Maingain à qui on prête une comparaison indécente avec l’occupation nazie dans ses propos face au refus flamand de nommer trois bourgmestres francophones légalement élus.<><>Entendez-vous une voix PS qui réclame une sanction contre les bourgmestres de Overijse, Gooik et Vilvorde qui ont déclaré avoir conclu des accords (informels) avec des promoteurs immobiliers pour que les nouveaux logements soient exclusivement vendus à des Flamands ? Pourtant, Marino Keulen, Open VLD, l’ancien ministre flamand de l’Intérieur, qui a refusé de nommer les trois bourgmestres francophones de Craainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem, a reconnu le caractère illégal de ces accords (oraux). <><>La FGTB bruxelloise prépare déjà le terrain du lâchage de la périphérie et de la scission de BHV ; elle demande un (re)refinancement (moins que juste) de Bruxelles en brandissant le spectre de la faillite de la Région de Bruxelles-Capitale ! Joëlle Milquet, CDH, ministre fédéral de l’Emploi, au nom du gouvernement fédéral, lui emboite le pas ; elle demande que les financements dévolus aux chômeurs à Bruxelles soient structurels « car il y a problème » souligne-t-elle. <><>La résignation s’installe.

22.10.2007

LA TRAHISON EN MARCHE...

L’entretien de Didier Reynders au quotidien De Morgen étonne, déçoit, contriste, désole, consterne. Si l’on prend à la lettre sa déclaration, c’est clair, c’est net : les francophones, habitant sur un sol décrété unilatéralement et usurpativement flamand, sont largués. Bruxelles, la périphérie bruxelloise, les diverses communes de la frontière linguistique, les Fourons font désormais partie intégrante de la Flandre. La frontière linguistique, fruit d’un compromis inique, est bétonnée en frontière d’Etat. Didier Reynders imprime au MR un repli en Wallonie. Il s’autoproclame Premier de Wallonie. Son rêve suprême ! - Que propose-t-il d’accorder à la Flandre ? Une réforme de l’Etat et la scission de BHV sous certaines conditions, notamment la création d’un arrondissement fédéral, un refinancement de Bruxelles et la refédéralisation de certaines compétences…Un programme de Premier ministrable libéral… flamand. Une Flandre dominante. L’OpenVLD revient en puissance. Tout ça pour construire un stade de football à Schaerbeek et un nouveau centre de Congrès pour mieux accueillir les institutions internationales, pour ouvrir des écoles, des centres culturels et des bibliothèques dans la périphérie qui n’est plus dite bruxelloise, mais dite flamande… dont on devine que ces bâtiments ne pourront pas être fréquentés par les nouveaux arrivants… Fermeture à terme annoncée ! Aporétique ! - Le MR et le CDH, partenaires dans la négociation gouvernementale, sont dans l’embarras. Olivier Maingain, député-bourgmestre MR, président du FDF, tente de minimiser la portée des dires du président MR, son président : Chacun a sa manière de s’exprimer. Et de rappeler fermement le credo du FDF : Pas de scission de BHV sans contrepartie sous la forme d’un élargissement. Olivier Maingain martèle ses propos d’un catégorique non à l’apport des voix du MR bruxellois au parlement fédéral à un projet de scission de BHV sans contrepartie…Joëlle Milquet, député-échevine CDH, présidente du CDH, est sans voix à l’écoute de Didier Reynders qui la force indirectement à renoncer à l’exigence d’un élargissement de Bruxelles et même à accorder des concessions supplémentaires au N-VA, parti nationaliste flamand, pour sortir du blocage institutionnel !… Ambiance. - Le PS accuse ! « Pour céder aux exigences flamandes, le MR choisit de confiner définitivement Bruxelles au territoire actuel des 19 communes. En ce faisant, il brise à tout jamais l’espoir d’avoir un territoire continu entre la Wallonie et notre capitale nationale ». - Les partis flamands se réjouissent ! Pour l’OpenVLD : « Didier Reynders témoigne d’une attitude constructive » ; pour le CD&V : « Un signal positif ». - La porte est ouverte pour l’application des revendications flamandes… Ne m’appelez plus jamais Belgique… ! Les Pays-Bas méridionaux de 1815 unilingues néerlandais se reconstituent…. Honte à nous ! Aux Martyrs de 1830, pardon !