27.01.2009

FRANCOPHONIE : LES COMBATS DU FRACAIS...

En Belgique, nous avons trois combats à mener pour la pérennité de la langue et de la culture françaises. + + Le premier combat est celui contre la domination de la Flandre. L’objectif de la Flandre est l’épuration de la langue française sur « son » territoire, la « gangrènisation » de la Communauté française par une forme de « bilinguisation » flamando-française, suivie dans la décennie d’une flamandisation certaine, et la diffusion de l’image d’une Belgique de langue néerlandaise (flamande) à l’étranger. La Flandre s’y emploie avec la « complicité » des partis francophones divisés, englués dans l’ego surdimensionné de leurs dirigeants. Tous les postes ministériels régaliens, les ministères de premier ordre, sont occupés par des Flamands, à l’exception du ministère des Finances dont les Flamands critiquent la grande faiblesse pour se réserver un droit de direction ; la Flandre se réserve au surplus l’occupation exclusive du poste de Premier ministre en se fondant sur la loi du plus grand nombre. + + Le deuxième combat, le combat le plus douloureux, est celui contre l’aveuglement de nos édiles politiques et des médias francophones qui s’inscrivent dans cette politique flamande d’épuration du français par une publicité bruyante en faveur de l’étude du néerlandais et de l’ouverture de classes d’immersion linguistique flamande. Là, c’est subtil. L’étude du néerlandais est vivement recommandée sous le prétexte d’une ouverture au marché de l’emploi. Ce qui est faux. Il faut bannir de son esprit ce « tout-au-flamand » réducteur prôné par tous les partis et par tous les médias, les « Bootik », les « Kiosk », les graphies telles que « Bozar »… + +Le troisième combat est celui contre l’hégémonie étouffante de l’empire anglo-saxon. Il faut sortir du « tout-à-l’anglais » ; il faut bannir tous ces mots qui s’inscrivent dans la vie courante : les « deadline », « soft », « Brussels Louise », « Brussels studies », « clash », « establishment », « assist », « coach », « punch », « jogging», « car jacking »…Tout jeune bruxellois ou wallon en âge de scolarisation, doit d’abord acquérir une solide maîtrise de la langue française. Ensuite, une autre ou plusieurs autres langues peuvent être apprises devraient être apprises – dans des institutions spécialisées. + +Distendre les liens avec la langue française, c’est s’éloigner des valeurs qu’elle véhicule, c’est éteindre peu à peu l’essence même de l’âme wallonne et de l’âme bruxelloise : leur histoire, leur langue, leur culture. + + Nous devons dire et redire à nos élites politiques qu’elles se fourvoient en « poussant » une politique de bilinguisation renforcée à Bruxelles et d’extension du bilinguisme en Wallonie. Nous devons dire et redire à nos élites que le français doit être installé, voire réinstallé, dans toutes les activités de la vie citoyenne dans notre espace francophone.