17.03.2010

LA FLANDRE A L'ASSAUT DE BRUXELLES...

… Tous les moyens sont bons. « Une partie significative de la Flandre médiatique et politique, nous dit Serge Moureaux, Président honoraire du Parlement francophone bruxellois, dans l’éditorial de la Revue de la Maison de la Francité, n° 61 – 1er trimestre 2010, a décidé de lancer une original et subtile offensive (si l’on peut dire) contre les Bruxellois francophones. Le prétexte – l’insécurité – est quelque peu nouveau et artificiellement monté en épingle mais il s’inscrit sans que cela soit vraiment surprenant dans une certaine tradition nationale-populiste qui caractérise de très influents milieux au nord du pays. <><>Selon ces milieux, les dirigeants et commentateurs francophones bruxellois et les Wallons à leur suite feraient preuve de laxisme à l’égard d’une violence, engendrée par les immigrés. Ce décalage, cette nouveauté dans la manière de s’en prendre aux francophones ne manque pas d’habileté dans le contexte où baigne une partie de l’opinion publique d’aujourd’hui. <><>En réalité, l’objectif de cette péripétie téléguidée est de prendre à revers les francophones bruxellois dans leur obstination à refuser la scission sans contrepartie de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et à revendiquer l’élargissement de Bruxelles vers sa périphérie en fonction du respect de la volonté des habitants que l’on consulterait à cet effet. Quel que soit l’angle sous lequel on aborde le problème de Bruxelles, on s’aperçoit que ce qui sous-tend les revendications flamandes, c’est toujours la flamandisation de la Capitale dont on va jusqu’à contester, un peu sottement, le caractère francophone à 90 %. On croit quelque part qu’il suffit de nier les droits démocratiques des immigrés francophones pour isoler les 55 % de Bruxellois, Wallons de la première, la deuxième ou la troisième génération et prétendre que les 10 % de néerlandophones ont le même poids. La négation de toute démocratie réelle est au tournant. Le tout, à grand renfort de statistiques biaisées où les immigrés nés Belges (et ils sont des dizaines de milliers) sont tout simplement privés de leur appartenance à la francophonie. Comme ils sont ignorés dans l’emploi, le logement, les services publics alors que 34 % des emplois bruxellois sont occupés (parfois abusivement) par des Flamands. Sait-on que 10 % des emplois des habitants de la Région flamande sont logés à Bruxelles ? Mais notre Région serait à la fois mal gérée et dangereuse ! Pourquoi alors, s’en servir à ce point ? La question mérite d’être posée. […] <><>Car si nous savons bien que le français n’est plus la perle de l’univers, qu’il existe plus de locuteurs en chinois, en farsi, en indi, en espagnol, en anglais qu’en français ; que l’anglais, pour des raisons de domination impérialiste, tend à épouser la mondialisation économique ; nous savons aussi que le néerlandais n’existe pas sur le plan international, ce qui n’est nullement – d’après nous – une raison suffisante pour le maltraiter (comme on le fait du français en Flandre) sur le plan national et bruxellois. <><>La conception francophone est celle du bon sens, de l’équité et du respect d’autrui. On souhaiterait beaucoup que la Flandre moderne soit capable de se hisser à ce niveau qui, seul, légitime l’Etat de droit auquel elle aspire ».

17.06.2009

LE PARLEMENT BRUXELLOIS FRANCOPHONE A VINGT ANS ...

LE PARLEMENT FRANCOPHONE BRUXELLOIS A VINGT ANS...Editorial de Serge Moureaux, président de la Maison de la Francité, publié dans « Francité », numéro 58, 2e trimestre 2009, 18 rue Joseph II 1000 Bruxelles. + + + C’est le 14 juillet 1989, jour où se fêtait – quel symbole – le bicentenaire de la révolution française que j’ai eu l’immense honneur et le très grand bonheur, récompense de plus de vingt années de combat pour Bruxelles, de présider la séance d’installation de l’assemblée qu’on nomme aujourd’hui Parlement francophone bruxellois. En réalité, celui-ci est le seul qui représente démocratiquement Bruxelles. Car, on le sait, le Parlement régional est affublé de règles non démocratiques qui imposent l’association des néerlandophones (soit 10 % de la population environ) à la gestion de Bruxelles, de façon automatique et quel que soit le résultat des élections, leur assurant même un tiers des mandats et emplois en son sein. + + + Cette situation est certes le fruit d’un compromis accepté par les francophones bruxellois dans le cadre d’un Etat fédéral bâti notamment sur trois régions, où Bruxelles acceptait de jouer un rôle de trait d’union entre les deux principales communautés culturelles. Mais elle ne peut se justifier que dans le mesure où le compromis fédéral est respecté par tous, ce qui est de moins en moins le cas et risque sous la pression d’une majorité hypernationaliste se dessinant au Nord du pays de ne plus l’être du tout. Dans une telle occurrence, le rôle de la seule véritable assemblée démocratique à Bruxelles, le Parlement francophone, représentatif de l’immense majorité de la population, sera décisif ou, en tout cas, devra le devenir. Il incarnera en effet la légitimité populaire au regard du droit international. C’est dire si ceux qui, sous couleur de simplification institutionnelle, veulent dissoudre la commission communautaire française et son parlement dans la région bilingue et/ou dans la communauté Wallonie-Bruxelles sont, en réalité, consciemment ou non des complices de la destruction d’une région vivant au sein de sa francophonie ouverte une multiculturalité qui lui évite de stagner dans un identitaire communautarisme réducteur. + + + Le Parlement francophone est et doit rester le symbole de la seconde région francophone du pays. + + + Dans le contexte actuel, il est, en outre le seul véritable protecteur de milliers d’emplois francophones à Bruxelles, menacés par un bilinguisme régional et fédéral de pacotille, qui réserve le plus souvent les emplois bilingues à des néerlandophones qui ne le sont pas et évince francophones et immigrés du marché du travail. Bruxelles, région la plus créatrice d’emplois du pays, procure à des centaines de milliers de personnes qui résident et paient leurs impôts en Flandre, des situations professionnelles enviables qui échappent à nos concitoyens. Si la commission communautaire était absorbée par la région, cette situation s'aggraverait encore. Notre parlement francophone est donc tout à la fois un recours irremplaçable pour les tempêtes qui nous attendent et un très réel acteur de la protection de tous nos concitoyens qui ne relèvent pas de la communauté majoritaire du pays. + + + Fêter notre vingtième anniversaire en le liant intimement aux valeurs portées par une révolution historique toujours à recommencer relève donc du réalisme et pas seulement de la rhétorique des discours convenus dont le creux masque mal l’imposture. + + + Serge Moureaux = =Président

20.05.2009

LETTRE OUVERTE AUX PRESIDENTS ET MINISTRES FRANCOPHONES...

Mesdames et Messieurs les Présidents,Mesdames et Messieurs les Ministres,Nous sommes très souvent interpellés – et davantage en cette période de campagne électorale – sur le devenir des francophones dans la Belgique qui se dessine à travers la lecture des médias. Une Belgique confédérale sous domination flamande ; le bilinguisme étendu à l’ensemble du territoire francophone. + + Dans une interview publiée dans Perspectives Francophones des 06-07/2005, Serge Moureaux, président honoraire du Parlement francophone bruxellois, président de la Maison de la Francité, lançait un cri d’alarme : « Plutôt le séparatisme que le confédéralisme ! ». Il s’en expliquait à l’interviewer Jean Bourdon : « Le confédéralisme est le piège majeur tendu aux francophones. Car la Flandre conserverait la haute main sur ce qui resterait de l’Etat belge et de ses emplois. Elle continuerait à confisquer taxes, impôts, cotisations sociales sur des milliers d’emplois bruxellois. Elle maintiendrait à Bruxelles ses privilèges exorbitants quant à la réglementation de l’emploi des langues, de la répartition des fonctionnaires et d’une présence garantie et usurpée au gouvernement et au parlement régional. Dans le même temps, elle larguerait l’économie wallonne, refuserait toute solidarité nord-sud, gardant jalousement pour elle son argent et celui des Bruxellois. Une telle éventualité signifierait un désastre politique pour les francophones. Je suis surpris que d’aucuns parmi eux ne puissent l’envisager sans frémir ». + + +Dans une carte blanche, parue dans le quotidien Le Soir du mercredi 24 octobre 2007, Serge Moureaux relançait son cri d’alarme : « Vendre son droit d’ainesse pour un plat de lentilles ». Il s’adressait au monde politique : « La Belgique francophone est à un tournant de son histoire. Car son avenir va dépendre dans les jours qui viennent du degré de conscience et de résistance de certains de ses principaux dirigeants. Bruxelles-Hal-Vilvorde est tout autre chose qu’un symbole… Il est plus évident que jamais, aujourd’hui la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde constitue une étape obligée pour le Mouvement flamand, dans son projet final de destruction de la Belgique… Puissent-ils (Ndlr : les négociateurs francophones) ne pas répéter les erreurs de 1970. S’ils le faisaient, nous serions nombreux à remettre sur pied un rassemblement moderne de toutes les forces de la politique et de la société civile qui n’acceptent pas le déshonneur. Scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde sans contrepartie territoriale pour Bruxelles signifierait une capitulation pétainiste. Elle susciterait automatiquement un nouveau 18 juin de la résistance ». + + +Ecoutez ces paroles d’un Sage. Ne nous décevez pas. Ne nous vendez pas à la Flandre. Vous savez que les demandes flamandes de confédéralisme, d’extension des compétences régionales au détriment du Fédéral cachent, dans les faits, un renforcement de l’emprise flamande sur Bruxelles par, entre autres, le maintien à Bruxelles des administrations flamandes et le départ vers Namur des administrations de la Communauté française…Isoler Bruxelles de la Wallonie, montrer à l’extérieur l’image Bruxelles-ville flamande…. + + +Nous comptons sur vous ; nous vous invitons à nous adresser un message d’écoute positive à l’intention de nos lecteurs internautes. Nous vous en remercions. + + + Nous vous de croire, Mesdames et Messieurs les Présidents, Mesdames et Messieurs les Ministres, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.+ + + Raymond WatriceSecrétaire de la Ligue wallonne de la Région de BruxellesCourriel : info@liguewallonnebruxelles.be

18.05.2009

LE GOUT DU COMMENTAIRE, EN PARTAGE...

OBJET : Lettre ouverte aux présidents des partis traditionnels portant sur le devenir des francophones dans la Belgique en mutation + + +* GASIA Christophe, par courriel - Je partage pleinement les positions que vous soutenez dans votre lettre ouverte. + +Il est primordial que les francophones ne cèdent pas, une nouvelle fois, face aux revendications flamandes.+ + Si la Flandre veut son indépendance, qu’elle le dise clairement et agisse en conséquence étant entendu que dans ce cas de figure (qu’elle prépare pourtant depuis des années) elle devra se passer de Bruxelles et des communes à facilités ainsi que respecter pleinement la convention cadre sur la protection des minorités nationales. + + En effet, cette dernière doit être appliquée par tout ( nouvel ) Etat qui souhaite adhérer à l’Union Européenne.+ + Compte tenu de cette évolution, la communauté Wallonie-Bruxelles a le devoir de se préparer en définissant utilement son projet et en choisissant les partenaires avec lesquels elle souhaite développer des liens privilégiés. + + + * FRANCKSON Robert, par courriel - Oui, je suis absolument d'accord avec vous et avec Serge Moureaux. Les mois qui viennent seront hiqtoriques. Espérons que, pour une fois, les politiciens francophones se montrent à la hauteur.

07.11.2008

LES PREMICES D'UN GRAND BRUXELLES ...

Persévérants les Flamands ! Effectivement. Ils ont une identité culturelle. Ils suivent ponctuellement les lignes que le Mouvement flamand d’émancipation leur a tracées dès 1843, affinées pendant les deux occupations allemandes de 1914-1918 et de 1940-1945. = =Le Mouvement flamand rêve, entre autres, d’un Grand Bruxelles. Une seule entité dans un territoire cloisonné. + + Malins ! Ils procèdent par petites touches aux lignes séduisantes. Voyons Bruxelles, leur premier objectif avant la prise de la Wallonie. Ils ont accordé, dans un marchandage politico-communautaire, la création d’une Région de Bruxelles, baptisée Région de Bruxelles-Capitale, sans pouvoir législatif et limitée à 19 communes ; puis, tout simplement, ils ont désigné Bruxelles comme capitale de leur Région ; tout naturellement, ils y ont installé leurs institutions. Par diverses circulaires, ils ont isolé Bruxelles de sa périphérie. Maintenant, ils s’attellent au démantèlement des collectivités bruxelloises : la suppression des 19 bourgmestres et des 19 présidents de CPAS ! Ils s’attaquent d’abord aux CPAS. + + Doucereux ! Ils jouent sur la sensibilité. Un de leurs représentants bruxellois, Pascal Smet, SP.A, ministre flamand bruxellois, est allé d’un couplet charmeur dans la justification de l’instauration d’un CPAS unique pour l’ensemble des 19 communes : « Les frontières communales, susurrent-il, ne jouent pas pour un pauvre : ce pauvre doit recevoir le même repas chaud, les mêmes attentions dans les 19 communes bruxelloises » + + Hypocrites ! Ils sous-entendent une mauvaise gouvernance. Pascal Smet, socialiste flamand, toujours lui, lance une petite pointe de flèche visant la multiplication des fonctions de gestion : « A-t-on besoin de 19 conseils, de 19 secrétaires, de 19 receveurs de CPAS, d’une multitude d’assistants sociaux… s’exclame-t-il ? Populiste pour la circonstance, il pépie malicieusement : « Ces moyens pourraient être utilisés plus efficacement dans l’action sociale ! » + +La main flamande sur Bruxelles. + +Les mandataires bruxellois, comme d’habitude, râlement pour la forme, puis fléchiront le genou. + + Quand le nouveau 18 juin annoncé par Serge Moureaux, sénateur honoraire se lèvera-t-il ?

18.12.2007

BHV : LA SOLUTION A LA LIBERALE FLAMANDE ? ...

L’Open VLD, par la bouche de son chef de groupe au Parlement flamand, propose de résoudre le problème BHV en l’incorporant dans un système de renforcement de l’Etat par l’instauration d’une circonscription électorale fédérale. - Un nouveau piège tendu aux francophones ? Voyons, en d’autres termes dits : scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, incorporation entière des communes à facilités en Flandre, fin des facilités linguistiques, limitation de la Région de Bruxelles aux 19 communes actuelles, phagocytose à terme de Bruxelles CONTRE la possibilité pour les habitants de la périphérie de voter pour des candidats francophones ! - Voilà le menu dépouillé des libéraux flamands. Vous appelez cela « solution » ? Disons plutôt en termes vulgaires : « C’est se foutre de la gueule des Wallons, des Bruxellois et des Flamands d’expression française » ! Inacceptable ! - Veut-on que la Belgique vive ? Si la réponse est positive, il convient de chercher une solution simple et humaniste aux problèmes communautaires qui la minent. Quelle est cette solution ? Passe-t-elle par un compromis qui ne pourra se traduire dans son résultat que par une nouvelle avancée flamande puisque les partis francophones de toute tendance sont « demandeurs de rien » ? La Flandre triomphera, les Régions de langue française, bernées et trahies par leurs dirigeants, pleureront leur dignité bafouée. - Quelle est donc LA solution ? Référons-nous à la sagesse populaire ! A tout ce qui se bâtit, il faut de bonnes fondations et de bons murs porteurs. Les bonnes fondations, ce sont des frontières fixées à la suite d’une consultation des habitants des communes contiguës à la ligne frontalière actuelle ; les bons murs porteurs, ce sont des règles de vie gérées en commun. Ensuite, chacun des Etats partenaires aménagent sa maison comme il le veut. - Les partis politiques, qu’ils soient flamands ou francophones, accepteront-ils cette solution ? Des raisons partisanes pour les uns, des raisons idéologiques pour d’autres, lesteront les modalités d’appel à la population « frontalière ». Cela se pèsera à la bascule des intérêts matériels par « gain/perte » pour les uns et par « réalisation/fin » du rêve germanophile de regroupement des populations d’origine germanique pour les autres. - Le drame de la Belgique est d’être parasitée par le ver partisan et par le ver pangermaniste. La question revient, lancinante : Quelle solution ? Une solution notariale à l’amiable ? Une solution judiciaire exécutoire ? Une solution de sagesse ? - Optons pour la sagesse ! Le doute s’installe dans notre esprit. La voix de la sagesse s’invitera-t-elle à la Table des Bâtisseurs ? - En cas d’échec, sachez, francophones, écouter la parole de Serge Moureaux, parlementaire honoraire, président de la Maison de la Francité : « Remettre sur pied un rassemblement moderne de toutes les forces de la politique et de la société civile qui n’acceptent pas le déshonneur. Scinder BHV sans contrepartie territoriale pour Bruxelles signifierait une capitulation pétainiste. Elle susciterait automatiquement un nouveau 18 juin de la Résistance »… - Raymond WATRICE

30.11.2007

LA FLANDRE SE HATE D'OCCUPER LA PERIPHERIE BRUXELLOISE...

lLes coups de force, les baffes, se succèdent à un rythme accéléré envers les francophones de la périphérie bruxelloises en particulier, envers les francophones de Bruxelles, de la Wallonie, de la Belgique en général. -« Il y a une volonté d’écraser les plus faibles » s’exclame Jean-Louis Roefs, PS, conseiller communal UF à Rhode-Saint-Genèse et coprésident de l’Union francophone. -Après le vote de la scission de BHV en commission de l’Intérieur de la Chambre des Représentants, après la non-nomination ad vitam aeternam des trois bourgmestres francophones de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem, élus démocratiquement le 10 octobre 2006, « nous assistons aujourd’hui (Ndlr 29 novembre 2007) à un véritable coup de force ! Les discussions étaient en cours ( …) », affirme Jean-Louis Roefs. - En effet, le jeudi 29 novembre 2007, la commission du Parlement flamand examine une proposition de décret transférant à la Flandre l’inspection pédagogique et le suivi psyco-médico-social des écoles francophones des communes à facilités. En violation du protocole, signé en 1971, par les ministres flamand et francophone de l’enseignement, maintenant l’inspection pédagogique et le suivi PMS de ces écoles à la Communauté française. - En 1980 et 2001, des lois spéciales ont confirmé les garanties du protocole de 1970, « qui allaient de pair avec le bilinguisme des administrations bruxelloises », souligne Jean-Louis Roefs. « La Flandre peut légiférer en matière d’enseignement et d’inspection linguistique sur son territoire, confirme Maître Frédéric Gosselin, avocat, spécialiste en droit constitutionnel et assistant à l’ULB, mais les garanties retenues aux francophones de la périphérie ne peuvent être modifiées, au risque de violer une loi spéciale de 2001 confirmant implicitement les acquis d’une loi de 1963 ». - Qu’à cela ne tienne, le rouleau compresseur flamand, alimenté par une ténacité envoûtante et gluante, poursuit son œuvre, écrasant lois et décrets, engagements et promesses, respects et civilités, honneur et dignité ! En 2004, le ministre flamand de l’Enseignement, Frank Vandenbroucke, (SP.A – Spirit), famille socialiste, en charge de la « flamandisation de la périphérie » remet en cause le protocole et engage des négociations avec Marie Arena (PS), famille socialiste, ministre-présidente de la Communauté française, ministre régionale francophone de l’Enseignement obligatoire… Négociations toujours en cours… - La triste et légendaire naïveté francophone se laissera-t-elle envoûter, une fois de plus, par la ténacité flamande aux accents enchanteurs ? … Nous disons ASSEZ… Nous faisons nôtres, les paroles de Serge MOUREAUX, président honoraire du Parlement francophone bruxellois : Puissent-ils (Ndlr : les négociateurs francophones) ne pas répéter les erreurs de 1970. S’ils le faisaient, nous serions nombreux à remettre sur pied un rassemblement moderne de toutes les forces de la politique et de la société civile qui n’acceptent pas le déshonneur… »