25.03.2008

COMMUNIQUE PS DU 25 MARS 2008

Elio Di Rupo au Chili : Les solidarités sociales et environnementales sont nos priorités.++Elio Di Rupo, a présenté, à Santiago du Chili, le rapport introductif de la « Commission de l’Internationale socialiste pour une société mondiale soutenable » réunie sous la présidence de Michèle Bachelet, Présidente du Chili en compagnie du Président du Panama et d’autres personnalités internationales.++L’Internationale socialiste (IS) compte 160 partis socialistes et socio-démocrates provenant de 140 pays du monde. Elle constitue la famille politique internationale la plus importante du monde.++La Commission "pour une société mondiale soutenable", quant à elle, est notamment composée de Ricardo Lagos, ancien Président du Chili, Alexandr Kwasiewnski, ancien président de Pologne, Goran Persson, ancien Premier Ministre de Suède, de plusieurs ministres des affaires étrangères, des leaders socialistes du Mexique, du Maroc, de Russie, de suède,… Le Vice Ministre des affaires étrangères de Chine a également participé aux travaux.++La Commission « pour une société mondiale soutenable » prépare essentiellement les positions de l’IS dans le cadre des discussions actuelles pour « l’après Kyoto » sur base de la conférence de Bali.++La commission a tenu à rappeler que la nouvelle grande injustice sociale risque d’être climatique ! En effet, la dégradation de la qualité de l’environnement nuit à toutes les populations et aggrave les mauvaises conditions de vie des plus démunis.++Au même degré que la lutte pour une société plus juste, la lutte contre le réchauffement climatique constitue une priorité de l’IS dans le cadre d’une écologie sociale, c'est-à-dire une écologie qui tient compte des capacités d’intervention de chacun.++Selon les Membre de le commission de l’IS, si des programmes concrets et ambitieux ne sont pas rapidement opérationnel dans tous les pays en commençant par les plus industrialisés, nous pourrions assister à une concurrence de plus en plus hostile entre les Etats cherchant à acquérir les ressources mondiales qui s’amenuisent.++En effet, la diminution des ressources énergétiques fossiles (pétrole, gaz, charbon) ; la hausse du nombre d’inondations et de sécheresses prolongées ; la baisse des approvisionnements en nourriture et poisson ; la réduction du nombre de terres arables et l’importante pénurie d’eau vont rendre l’existence sur terre de plus en plus conflictuelle.++Des vagues d’immigration provoquées par le changement climatique se produisent déjà.++La Commission de l’IS propose que dans les prochaines rencontres internationales relatives au changement climatique les mesures soient basées sur la solidarité et soient liées à l’éradication de la pauvreté et, que la question du financement des investissements tant pour les entreprises que pour les particuliers soient également au centre des discussions.++Il est proposé de travailler non seulement par zone géographique dans le monde, comme le fait l’Union européenne mais également par pays et par secteur industriel.++Il serait utile que, par secteur producteur de pollution comme la sidérurgie, la chimie, etc., il puisse y avoir des contraintes édictées au niveau international. Ces contraintes concerneraient toutes les entreprises du secteur dans le monde. Cette manière d’agir éviterait que des sites de production ne soient mis en concurrence déloyale parce qu’il couterait plus cher de produire « proprement » dans un endroit du monde qu’en polluant dans un autre endroit.++La commission de l’IS encourage les partis membres et les gouvernements à agir, tant dans les mécanismes multilatéraux que dans des mécanismes nationaux et locaux.++A cet effet, elle a rappelé qu’au début du vingtième siècle, 90% de la population vivait dans les campagnes.++Aujourd’hui, un être humain sur deux vit en ville. Au sein de l’Union européenne, c’est plus de trois quart de la population qui vit en milieu urbain.++Les Maires socialistes et socio-démocrates vont être invités à s’engager concrètement en signant une Charte pour la lutte contre le Changement Climatique : diminution de la consommation d’énergie, performance énergétique des bâtiments construits et à construire ; information et la sensibilisation ; politique d’aménagement du territoire avec priorité aux usagers faibles, aux transports publics, aux espaces verts, …++