25.06.2010

QU'ADVIENDRA-T-IL DE BRUXELLES ?

… titre du" Stoemp flamand" de Jan Goossens, directeur artistique du KVS, traduit du néerlandais par F. Trefois. + + Selon Jan Goossens, " les hommes d'Etat devraient comprendre que la piste du condominium ne tient pas debout, mais qu'aujourd'hui, n'est pas non plus gérée de la meilleure façon possible. Bruxelles doit pouvoir décider de son propre avenir, mais elle doit tout aussi bien faire preuve d'autocritique nécessaire". Très bien ! + + Que veut la Flandre ? La limitation de Bruxelles aux 19 communes actuelles et son intégration dans son territoire en tant que capitale de l'Etat "Vlaanderen" autonome. Objectif du Mouvement flamand défini en 1917 en collaboration avec l'occupant allemand, et affiné par le Parlement flamand en 1999 et renforcé en 2003 par Patrick Dewael (Open Vld).+ + Que veut la Wallonie ? Un élargissement de Bruxelles aux six communes à "facilités linguistiques", sans élargissement aux communes wallonnes faisant partie de l'hinterland naturel de Bruxelles. + + Quelle conséquence ? Tant pour la Flandre que pour la Wallonie, Bruxelles doit rester dépendante financièrement de leur bon vouloir en n'accordant pas à Bruxelles le prélèvement de l'impôt professionnel sur le salaire des navetteurs, ainsi que les droits de "Région à part entière". Elle doit rester une Région-croupion, un condominium qui ne dit pas son nom. + + Quelle est la solution ? Si la Flandre maintient sa volonté d'indépendance et d'extension de pouvoirs de gestion, si la Wallonie refuse un élargissement de Bruxelles aux communes de La Hulpe, de Rixensart, de Waterloo…, un référendum des populations concernées par un choix d'Etat doit être organisé dans les communes jouxtant la frontière linguistique, à Bruxelles et au Fouron.+ + Respecter le citoyen.

18.02.2010

LA FLANDRE LANCE L'ASSAUT SUR BHV ... AVANT D'ABSORBER BRUXELLES...

« Ils », les Flamands, ne lâcheront pas ! Ils veulent forcer le dernier rempart de protection de Bruxelles à capituler, à passer sous son contrôle total : BHV.<><>L’un des Flamands les plus acharnés de la scission de BHV est le bourgmestre CD&Vlaams de Gooick, commune de la périphérie bruxelloise, Michel Doomst, député fédéral, un nationaliste flamand pure souche : cela symboliserait le respect de l’intégrité territoriale de la Flandre », proclame-t-il. <><>Un peu fort de café ! Le député-bourgmestre CD&Vlaams, Michel Doomst, veut tout de go s’approprier une partie du territoire de la Belgique. Car, soyons conscients que l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde est le dernier bastion de la Belgique de 1830, de la vraie Belgique. Scinder BHV en deux parties, d’une part, la circonscription électorale de Bruxelles, et, d’autre part, la circonscription électorale Hal-Vilvorde, pour ensuite céder celle-ci à la Flandre, c’est amputer une partie de la Belgique libérée de 1830 et participer à un agrandissement territorial de la Flandre. <><>Scinder actuellement BHV, c’est aussi donner à la Flandre une frontière d’Etat sans contrepartie, c’est renier l’accord constitutionnel signé de 1962-1963. Rappelons que le maintien de BHV est la contrepartie de la fixation de la frontière linguistique voulue par les Flamands en 1962-1963. Scinder BHV, c’est donc rendre à la Flandre ce qu’elle avait cédé en bonne et due forme pour assurer l’intégrité de son territoire. <><>Michel Doomst conteste : « L’accord de 1962-1963 fut une erreur… Ce pays (la Belgique, ndrl) a été organisé sur une base territoriale, avec Bruxelles bilingue. La Brabant flamand appartient à la Flandre. il n’est pas bilingue… Une fois la scission BHV obtenue, la situation va s’améliorer parce qu’on aura alors reconnu l’intégrité du territoire flamand. Nous serons respectés. Ce sera plus facile de faire des accords entre Bruxelles et la périphérie ». Et il place d’emblée, dès après la scission obtenue, le problème du respect du bilinguisme sur le terrain bruxellois. « Quand je vais à Bruxelles, dit-il, je sais que je suis sur un territoire bilingue. Nous avons le sentiment que le respect n’est pas réciproque. Il faut apporter une solution… ».Le règlement de Bruxelles est ainsi posé. <><> Scinder BHV, c’est intégrer Bruxelles dans la Flandre, c’est agrandir la Nation Flandre jusque La Hulpe, Waterloo, Braine l’Alleud. <><> Scinder BHV, c’est donner tous les atouts à la Nation flamande de s’agrandir jusqu’au Grand-Duché de Luxembourg. <><>Au demeurant, Stephan De Clerck, Open-VLD, ministre fédéral de la Justice, président de l’Eurométropole Lille-Tournai-Kortrijk, en réponse à Jean-Pierre Borloo et David Coppi, journalistes du quotidien Le Soir, interview publiée le vendredi 12 février 2010, s’exclame : « Mais enfin ! Wavre, dans le Brabant wallon, n’est pas liée à Bruxelles, n’est-ce pas, alors pourquoi est-ce le cas de Hal-Vilvorde et du Brabant flamand ? Deux régimes différents. C’est illogique… Il faut maintenant une solution consistante. Une vraie. Et passer à autre chose, aux problèmes du pays, à toutes nos possibilités de développement, nos ambitions… ». Et il enchaine sur Bruxelles : « Voyez Bruxelles. Quelle ville ! Quel potentiel européen, culturel ! Je reviens toujours à l’Eurométropole : c’est la bonne manière de travailler, vivons avec notre temps ». <><>Pour mieux « te manger Bruxelles », au tour suivant !

02.05.2008

B H V... LE GLAS QUI SONNE !

Mots prémonitoires ? Vraisemblablement. Une "solution négociée", annonçait Laurette Onkelinx, PS, à l'époque ministre de la Justice, en proposant l'idée d'une scission judiciaire de BHV qui ne ferait pas de mal aux francophones. +++Rien ne dit que la "solution négociée" est le sous-entendu du lâchage de lest dans l'affaire BHV et l'ouverture de la tuyauterie pour la scission pleine et entière de BHV en 2009 ! +++Pour faire à la fois "sérieux" et "terroriser" ces pauvres francophones à la vue du spectre de la Belgique "découpée" en différents quartiers, les Flamands remette sans cesseune couche d'exigences machiavéliques à faire pâlir d'envie les "macrales", les sorcières de notre enfance. +++A l'instar des Ecoloas, les trois autres partis francophones, CDH,MR,PS dans une fausse fermeté, s'écrieront la main sur le coeur et les yeux lévers le Ciel : 'C'est le moment de négocier avec les Flamands demandeurs"! +++Des sacrifices des deux côtés. Des sacrifices réels du côté francophone ; des sacrifices renégociables du côté flamand dans un nouveau round communautaire. Et ainsi des sacrifices consentis, en sacrifices renégociables, la Communauté française de Belgique sera absorbée par la Communauté germanique. Le français sera banni d'Ostende à Arlon.+++BHV. Jour J- (?) de l'honneur ou du déshonneur !

22.12.2007

LE BILINGUISME FLAMAND-FRANCAIS...

Le bilinguisme flamand-français « obligatoire » est le vasselage des franciens belges. C’est ce que veut le Mouvement flamand depuis 1883 ! - Madame Grouwels, CD&V, ministre flamande de la Région de Bruxelles revient à charge. Elle connaît parfaitement l’histoire du Mouvement flamand, ses revendications et ses reniements… Elle s’inscrit dans la doctrine flamingante en recommandant l’introduction généralisée des classes d’immersion linguistique flamando-françaises. Car elle sait que la Communauté dominante l’emportera sur la Communauté minoritaire… La nature humaine est ainsi faite. - Nous ne comprenons pas l’attitude des politiciens de langue française de recommander l’étude du néerlandais au détriment de langues étrangères de rayonnement mondial au nom d’une prétendue « real politik ». - Dans le numéro de décembre 2007 de La Ligue Wallonne, Pertinax s’insurge : « … Cette soumission des Francophones au nom de la raison d’Etat na aucun sens. Il faut se libérer de ces compromissions linguistiques diminuantes. D’autres solutions que l’Etat belge existent. Contrairement aux prophéties de certains milieux bruxellois, un récent sondage effectué en France, par un institut d’information très sérieux, montre que 54 % des Français accepteraient le rattachement de la Wallonie à la France et que dans les départements proches de la Belgique actuelle, ces pourcentages montent à 66 %. Les Francophones seraient donc loin d’être si mal accueillis que certains l’ont toujours prétendu. De plus, des solutions transitoires existent aussi telles que le regroupement des forces politico-économiques de la Wallonie et de Bruxelles, ne fut-ce qu’à titre transitoire. - En toute hypothèse, conclut Pertinax, les citoyens de ce pays qui relèvent de la langue et de la culture françaises doivent être maîtres de leur destin et s’habituer à raisonner non pas en fonction de compromis divers et boiteux mais en tant qu’Européens français ».

18.12.2007

BHV : LA SOLUTION A LA LIBERALE FLAMANDE ? ...

L’Open VLD, par la bouche de son chef de groupe au Parlement flamand, propose de résoudre le problème BHV en l’incorporant dans un système de renforcement de l’Etat par l’instauration d’une circonscription électorale fédérale. - Un nouveau piège tendu aux francophones ? Voyons, en d’autres termes dits : scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, incorporation entière des communes à facilités en Flandre, fin des facilités linguistiques, limitation de la Région de Bruxelles aux 19 communes actuelles, phagocytose à terme de Bruxelles CONTRE la possibilité pour les habitants de la périphérie de voter pour des candidats francophones ! - Voilà le menu dépouillé des libéraux flamands. Vous appelez cela « solution » ? Disons plutôt en termes vulgaires : « C’est se foutre de la gueule des Wallons, des Bruxellois et des Flamands d’expression française » ! Inacceptable ! - Veut-on que la Belgique vive ? Si la réponse est positive, il convient de chercher une solution simple et humaniste aux problèmes communautaires qui la minent. Quelle est cette solution ? Passe-t-elle par un compromis qui ne pourra se traduire dans son résultat que par une nouvelle avancée flamande puisque les partis francophones de toute tendance sont « demandeurs de rien » ? La Flandre triomphera, les Régions de langue française, bernées et trahies par leurs dirigeants, pleureront leur dignité bafouée. - Quelle est donc LA solution ? Référons-nous à la sagesse populaire ! A tout ce qui se bâtit, il faut de bonnes fondations et de bons murs porteurs. Les bonnes fondations, ce sont des frontières fixées à la suite d’une consultation des habitants des communes contiguës à la ligne frontalière actuelle ; les bons murs porteurs, ce sont des règles de vie gérées en commun. Ensuite, chacun des Etats partenaires aménagent sa maison comme il le veut. - Les partis politiques, qu’ils soient flamands ou francophones, accepteront-ils cette solution ? Des raisons partisanes pour les uns, des raisons idéologiques pour d’autres, lesteront les modalités d’appel à la population « frontalière ». Cela se pèsera à la bascule des intérêts matériels par « gain/perte » pour les uns et par « réalisation/fin » du rêve germanophile de regroupement des populations d’origine germanique pour les autres. - Le drame de la Belgique est d’être parasitée par le ver partisan et par le ver pangermaniste. La question revient, lancinante : Quelle solution ? Une solution notariale à l’amiable ? Une solution judiciaire exécutoire ? Une solution de sagesse ? - Optons pour la sagesse ! Le doute s’installe dans notre esprit. La voix de la sagesse s’invitera-t-elle à la Table des Bâtisseurs ? - En cas d’échec, sachez, francophones, écouter la parole de Serge Moureaux, parlementaire honoraire, président de la Maison de la Francité : « Remettre sur pied un rassemblement moderne de toutes les forces de la politique et de la société civile qui n’acceptent pas le déshonneur. Scinder BHV sans contrepartie territoriale pour Bruxelles signifierait une capitulation pétainiste. Elle susciterait automatiquement un nouveau 18 juin de la Résistance »… - Raymond WATRICE