14.01.2009
BHV : HET CAROUSSEL DRAAIT...
C’est reparti pour un nouveau tour de manège ! Le Parlement wallon votera à l’unanimité, ce mercredi 14 janvier, le lancement d’une procédure de conflit d’intérêt. BHV le retour au frigo ! Que reste-t-il de l’arrêt 73/2003 de la Cour constitutionnelle sur BHV qui oblige le législateur à adapter la législation électorale ? Les députés se concertent, annonce-t-on, pour trouver une solution « négociée » au dossier ! Une « solution négociée », qu’est-ce à dire ? Une très profonde reculade ? La déroute francophone ? = = Voyons ce que deux professeurs d’université pensent du problème BHV. = = Alain Verbeke, professeur ordinaire aux universités de Leuven et de Tilburg, Visiting Professor of Law à Harvard, avocat au barreau de Bruxelles, a son idée là-dessus : se mettre à l’anglais ! Il précise : « … Dans le monde du commerce, de l’industrie, du tourisme, de la culture, de la recherche et même dans l’enseignement universitaire, il existe une langue qui nous réunirait tous, néerlandophones, francophones, européens et citoyens du monde. Beaucoup d’entre nous utilisent déjà cette lingua franca internationale dans leur milieu professionnel. Il s’agit de l’anglais. Avec l’anglais comme seconde langue, nous pourrions mettre un terme à la problématique BHV, à nos problèmes linguistiques d’une manière générale et tous autant que nous sommes, nous en sentir mieux… Fini le complexe d’infériorité du néerlandais. Finie la supériorité du français. L’anglais deviendrait notre langue commune, le lien entre les Flamands et les Wallons. Nous pourrions nous parler et nous comprendre. Enfin ».Jacques Thisse, professeur d’économie à l’UCL, a une autre idée : l’étalement urbain, la communauté urbaine. Il précise : « … En se fondant sur les travaux de géographes flamands et francophones, il est possible de délimiter une communauté urbaine dont les limites seraient bien plus larges que celles des dix-neuf communes. Elle comprendrait des communes flamandes, mais aussi wallonnes. Cette communauté aurait des compétences bien définies et des modalités de financement propres… Il souligne qu’ « il est possible d’assurer une continuité territoriale entre la Wallonie et Bruxelles sans rattacher de communes flamandes à Bruxelles. Il suffit de « redessiner » les frontières d’une ou deux communes flamandes ».Les ukases politiques, nordiques et sudistes, voient le problème BHV sous l’angle nationaliste. Une formule aux contours plus alambiqués. Les contacts, à la sauce bilatérale, pris en juin 2008 par les deux démineurs, Armand De Decker, président du Sénat et par Herman Van Rompuy, président de la Chambre des Représentants, feront-ils sortir d’un haut de forme un lapin aux oreilles bien pointues. Il semble que Armand De Decker ait sa « petite idée ». A Herman Van Rompuy, devenu depuis lors Premier ministre, à avoir la sienne : le fruit d’une synthèse, le fruit d’une solution négociée…une réponse équitable ( ?) à l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui demande qu’il soit mis fin à la discrimination entre les électeurs du Brabant flamand, ceux de l’arrondissement de Hal-Vilvorde et ceux de l’arrondissement de Leuven.Pour l’heure, la Flandre est piquée au vif par le lancement d’une nouvelle procédure de conflit d’intérêt avant qu’elle ne se prononce sur la scission de BHV. Sa réplique ne s’est pas fait attendre ; des associations flamandes ont annoncé qu’elles inviteront leurs adhérents à ne pas siéger dans des bureaux de vote le 7 juin prochain si BHV n’est pas scindé ! Certaines d’entre elles inviteront les bourgmestres du Brabant flamand à boycotter les élections. Le ministre de l’Intérieur flamand Marino Keulen, Open VLD, famille libérale, les appuie indirectement en annonçant qu’il ne les sanctionnera pas ! Une forme de rébellion !Les partis francophones vont-ils porter le problème au niveau fédéral ? Les ministres du PS, du MR, du CDH interviendront-ils au Kern ? Ne serait-ce pas le moment pour eux de faire taire leurs divisions internes et externes ? Travailleront-ils avec une vision de l’avenir de leur Communauté française ? Mettront-ils, une fois de plus un genou par terre au nom des intérêts du clan ?Les citoyens sont en plein désarroi. Ils ne savent plus que penser ; ils doutent. La confiance s’envole. Au départ, c’était : « Pas de scission de BHV sans élargissement de Bruxelles ». Puis, un début de reculade « stratégique » ( ?) : « Pas de scission pure et simple de BHV sans élargissement de Bruxelles ». Puis, une nouvelle et profonde reculade : « Une solution négociée du problème BHV. Puis, … la trappe ! BHV est scindé et Bruxelles ouvre ses portes au nationalisme flamand.
15:51 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bhv, communaute urbaine, jacques thisse, solution negociee, alain verbeke, etalement urbain |
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21.10.2008
BRUXELLES-HAL-VILVORDE, C'EST REPARTI...
B H V , C’EST REPARTI…Les politiciens francophones tiendront-ils parole dans la problématique BHV ? + + Le carrousel BHV est relancé par la sainte grâce des partis flamands qui veulent contre vents et marées la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Pour la deuxième fois, la Commission sénatoriale des Affaires institutionnelles, présidée par Armand De Decker, M R, président du Sénat, a repoussé la semaine dernière la proposition de loi flamande ; elle revient cette semaine au Sénat… + + Rappelons qu’à la suite du vote de la proposition de loi flamande de scission de BHV en Commission de l’Intérieur de la Chambre des Représentants, par tous les partis flamands, à l’exception du vote d’abstention de Groen, contre tous les partis francophones, la Commission sénatoriale doit remettre un avis motivé au Comité de concertation réunissant l’Etat fédéral et les Régions, en vertu de la procédure juridictionnelle. + + La Commission sénatoriale doit émettre un avis qui ne lèse ni la Communauté flamande ni la Communauté française. Que se passera-t-il cette semaine ? Une crise gouvernementale ajoutée à la crise financière et à la crise économique qui s’enfle ? C’est vraisemblable dans l’hypothèse où les francophones s’estimeraient lésés par la scission de BHV tout comme si les flamandophones s’estimeraient incompris. Quoi qu’il en soit le groupe sénatorial du CD&V veut une reprise du travail parlementaire et l’adoption de la proposition de loi ! Ce qui fit dire à Philippe Moureaux, PS, sénateur-bourgmestre, négociateur au dialogue institutionnel de réforme de l’Etat : « Toute avancée importante dans la réforme de l’Etat ne se fera pas sans solution négociée pour BHV ». Avis que partage Armand De Decker, M R, également négociateur au dialogue institutionnel : « … La solution négociée pour BHV conditionne la survie du gouvernement et celle du pays ». + + Les Flamandophones accepteront-ils la vague « solution négociée ». C’est douteur. Les francophones resteront-ils fermes ? C’est douteux. + + Sint ut sunt, aut non sint ! Qu’ils soient ce qu’ils sont ou qu’ils ne le soient pas !
15:18 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophones, bhv, armand de decker, philippe moureaux, flamandophones, solution negociee |
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