13.11.2007

SONDAGE IFOP...

Dans « La Province », Pierre Kroll : « 54 %, ce n’est pas assez ! » - lundi 12 novembre 2007, 19:20:00 | Claude Thayse - « 54 %des Français veulent bien de nous? C’est bien mais ce n’est pas assez. - Cela en laisse encore 20 millions qui ne nous veulent pas. Vaut-il mieux 20 millions d’hostiles Français ou 6 millions de Flamands? » Derrière la boutade, il y a Kroll l’inquiet et Kroll le francophile. L’inquiet? « Je ne connais pas de pays qui se donnent sans combattre. La politique, c’est la loi du plus fort. Si on se donne à genoux et à quatre pattes, comment sera-t-on considéré ? Et puis, pas de leurre: même si on est rattaché, on aura la même météo, les mêmes politiciens. C’est vrai que, tout à coup, on sera devenu un pays méditerranéen. « Le francophile? « J’ai toujours pensé que le rattachement, de la Wallonie et de Bruxelles, à la France était une hypothèse d’avenir dans laquelle je me retrouve. » Merci Pierre, nous allons te rassurer ! © http://www.sudpresse.be

12.11.2007

Le blogue-note de Claude THAYSE... Sondage IFOP

Pris à froid, 54 % des Français sont pour la réunion de la Wallonie à la France - dimanche 11 novembre 2007, 19:34:00 | Claude Thayse - Pour mémoire : Le Sondage Ifop (*) pour « Le journal du Dimanche » de ce jour. Même la RTB(f) en a parlé aux informations. La question : « Vous savez qu'il existe actuellement en Belgique de fortes tensions entre Flamands et Wallons. Vous personnellement, en cas d'éclatement de la Belgique, seriez-vous favorable ou pas favorable au rattachement de la Wallonie, c'est-à-dire des provinces francophones, à la France ? » 44% Plutôt favorable, 23% Pas du tout favorable, 18% Plutôt pas favorable, 10% Tout à fait favorable, 5% Ne se prononce pas . - D’après Jacques Espérandieu, Rédacteur en Chef, les résultats les plus favorables sont obtenus dans les Régions du Nord, ce qui n’est évidemment pas étonnant. Le taux atteint les 66 % dans les régions et départements du nord (Région Nord-Pas-de-Calais, Ardennes, Meuse). Ce sont nos voisins ; ils nous connaissent le mieux. Rassurant aussi, dans une opinion française cueillie à froid, comme partout, les politiques suivent leur opinion publique (Ce ne sont pas les Flamands qui me démentiront), c’est de bon augure ! La prudence obligée (et le silence diplomatique) des dirigeants français. Voici un résultat qui va faire mal à ceux qui vont répétant la litanie « Les Français ne voudront pas de nous »… mais qui ne me surprend pas. Deux exemples : Comme l’écrivait récemment un Alsacien (du 68) sur le forum du journal « Le Soir », « vu la détermination de la Flandre à prendre progressivement son indépendance à moyen ou à long terme, pourquoi se rattacher à des compromis toujours plus durs à obtenir. Pourquoi la Wallonie, pourtant de culture quasi identique avec la France et légèrement germanisée comme sa région ne demande-t- elle pas une union avec la France. En Alsace nous avons un code civil local indépendant du code civil français, une loi alsacienne, la régionalisation et les lois successives sur l'autonomie des collectivités locale ont poussée à donner un vrai pouvoir exécutif aux différentes régions. Il existe également d'autres statuts comme celui appliqué aux TOM. Par exemple à Wallis-et-Futuna, la France reconnaît même l'existence des trois monarchies traditionnelles, Uvéa, Alo et Sigave, basés sur le droit coutumier et disposant d'une autonomie quasi totale. La Polynésie française est également considérée comme un pays d'Outre-mer et les communes sont le grand organe de prise de la décision. Il existe déjà de nombreuses formes d'organisations qui permettent une large autonomie. En créant une Union avec la Wallonie nous pourrions mettre en commun nos moyens (pas uniquement financiers) et bénéficier de synergies dans la reconversion industrielle du nord de la France et de la Wallonie qui souffrent économiquement les mêmes problèmes. Cette Union (ou réunion pour certains) pourra être temporaire ou durable, elle pourra évoluer vers l'indépendance, le fédéralisme ou l'intégration totale. Dans tous les cas, si elle a lieu, elle sera négociée et l'usage de référendum permettra de consulter toutes les populations concernées. La France pourra financièrement prendre le relais de l'Etat fédéral belge. Quand je vois les réactions presque racistes de certains Flamands envers les Wallons, j'ai personnellement l'impression que c'est tout le monde francophone qu'on insulte et je ne suis pas le seul. En France, l'attitude des Flamands exaspère et nos concitoyens commencent à en avoir marre. Pourquoi une telle violence francophobe ? Oublient-ils que la France est aussi francophone ? Quand on insulte quelqu'un sur des bases linguistiques, c'est tous ceux qui parlent cette langue qu'on insulte. Quand je vois les Flamands interdire de parler français dans des réunions, j'ai l'impression de voir la situation de ma chère Alsace lorsque les Allemands durant la guerre nous interdisaient de parler français. Il y a en France un sentiment anti-flamand qui commence à naître. Il y a aussi un sentiment de solidarité totale envers les Wallons que nous n'avons jamais vraiment considérés comme des étrangers même si officiellement nous ne faisons pas partie du même pays... En tout cas je ne pense vraiment pas que les Français seraient opposés à une telle union... bien au contraire! Une Union franco-wallonne pourrait être une étape transitoire en attendant le rattachement définitif, qui nécessitera obligatoire un plébiscite (art. 53 de la Constitution française). » Et tant qu’à faire, je citerai Jean Dutour : (…) tout, à commencer par la langue (…) La Wallonie entière était chaque jour à l’écoute de la radio et de la télévision françaises et entendait avec ivresse les chants d’amour qui s’élevaient d’outre-Quiévrain. Cela la changeait agréablement des moqueries d’autrefois et des histoires belges dont s’esclaffaient les Parisiens. Une sirène lui disait ce qui est le plus doux au cœur des hommes : qu’une patrie l’attendait. La radio et la télévision sont l’artillerie d’aujourd’hui avec laquelle on arrose le terrain avant que l’infanterie ne l’occupe.» (Jean Dutour, Mascareigne, Editions Julliard, 1978, pp. 158-159) (*) Etude réalisée du 8 au 9 novembre auprès d'un échantillon de 958 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.