08.05.2009

A JOELLE MILQUET, PRESIDENTE DU CDH...

Vous avez marre des sondages. On peut vous comprendre. On ne s’y reconnaît plus : les uns présentent des résultats « crémeux », les autres annoncent des résultats « vitreux », d’autres distillent des résultats « terreux » couvrant la même période. Et si l’on connaissait les résultats des sondages « secrets » commandés par les partis ? On serait dans la panade ! + + Vous implorez les dieux de la publicité : « Mais dites-nous où est encore sa liberté avec tout ce matraquage sur ses intentions de vote ? » Et vous donnez la réponse en tapotant sur votre sous-main : « Sa liberté, ce serait de pouvoir se prononcer en connaissance de cause… » + + Oui, mais voilà lorsqu’un petit communicateur vous interroge sur l’avenir de la Région dont votre parti gère la destinée, vous ne répondez pas ; si l’on interroge l’un de vos ministres, il vous répond invariablement que « la déontologie ministérielle ne lui permet pas de répondre mais qu’il vous transmet la demande… ». + + Ce constat vaut également pour les autres partis traditionnels, PS, M R, à l’exception d’Ecolo qui, depuis l’arrivée de Jean-Michel Javaux à sa direction, répond sans longue attente aux questions posées. Mais, il est dans l’opposition… Après, sera-t-il aussi miné par le virus de l’ego ? Vraisemblablement, sinon sûrement ! + + Vous invitez les Wallons et les Bruxellois à rester unis face à la pression flamande. Mais entre vous – les présidents des partis traditionnels -, c’est la lutte des ego pour la possession du pouvoir au profit du parti… + + Ecoutez la voix des petites gens, des citoyens d’en bas. Répondez à leurs attentes. Dialoguez avec eux… Ils ne sont pas des « intellectuellement incapables de comprendre les problèmes de gestion »… Ils ne sont pas des éternels naïfs…

31.10.2008

SEPARATISME ? INDEPENDANCE ? RATTACHEMENT ?

Des opinions manipulées : attention, danger ! + + Marcel Bolle De Bal, psychosociologue, professeur émérite de l’ULB, ancien conseiller communal à Linkebeek, nous a fait parvenir un texte publié dans le journal des anciens de son Ecole (l’Athénée Adolphe Max) en son numéro 30, texte dans lequel il nous met en garde contre l’usage pervers des sondages d’opinions, en reprenant, entre autres, un « courrier de lecteur » envoyé au Soir et publié dans sa presque intégralité par celui-ci. Il mérite, nous semble-t-il, de nous concerner et d’être pris en considération par nous, en tant que citoyens responsables. + + Les « sondages », aussi dits « études d’opinions », ont le vent en poupe. Ils peuvent être la meilleure et la pire des inventions humaines pour la gestion de la cité. La meilleure : ils sont susceptibles d’aider, grâce à la récolte d’informations précieuses et à leur vernis d’objectivité, à la prise de décisions politiques ou commerciales. La pire : ils risquent de fausser ces prises de décisions. Tout dépend, en effet, ce que ne peuvent ou ne devraient pas ignorer ceux qui commandent de tels sondages, surtout ceux qui s’en décrètent les experts et en vantent, contre monnaies sonnantes et trébuchantes, l’aura scientifique auprès de décideurs crédules, prédisposés à les croire sur parole – que ces décideurs relèvent du monde des médias, de la politique ou des organisations économiques. Or, tout réel spécialiste de ce type d’investigation psychosociologique sait que les réponses des sondés doivent être enregistrées et interprétées non seulement en fonction de la taille de l’échantillon, non seulement en fonction de sa représentativité (renseignements que la loi contraint les sondeurs à dévoiler), mais surtout par rapport à la façon dont les questions ont été posées, de leur pertinence théorique et pratique, du contexte dans lequel elles ont été posées...Vous pouvez lire la suite sur le site de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles via www.liguewallonnebruxelles.be