19.08.2009
L'AVENIR DE BRUXELLES : LA STRATEGIE FLAMANDE
Dans une lettre ouverte en juillet 2002, adressée aux présidents des partis francophones, aux membres du gouvernement et du parlement de la Communauté Wallonie-Bruxelles et aux membres de la presse francophone, Roland Gillet, M R/FDF, sénateur honoraire, dénonce l’emprise flamande sur le personnel subalterne des institutions publiques : «... Ceux qui ont à faire à Bruxelles aux institutions bicommunautaires comme le Sénat ou la Chambre des Représentants, les ministères fédéraux, les services publics, sont frappés du nombre de personnes s’exprimant en néerlandais et, dans certains cas, comme le Parlement, il est plutôt difficile de trouver un francophone dans le personnel subalterne...Et demandons aux politiciens du Nord de cesser de vouloir phagocyter Bruxelles qui... ne l’acceptera jamais ».+ + + La stratégie de la Flandre + + + La stratégie flamande est de veiller à ce que Bruxelles ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour assurer un fonctionnement normal de ses organes constitutifs ainsi que de marteler l’affirmation selon laquelle « il est difficile pour un Flamand venant à Bruxelles, capitale de la Belgique et de la Flandre, de se heurter à des gens qui refusent de parler sa langue ». L’antienne de Jozef Deleu, figure emblématique de la vie culturelle flamande. + + La stratégie flamande de « Bruxelles en Flandre » est clairement décrite par Matthias Storm : « Le minimum que nous demandons c’est que les Bruxellois qui le veulent soient citoyens à part entière de la Flandre... L’idéal serait de convaincre la grande majorité des Bruxellois d’accepter cette initiative ». + +Les manœuvres des différents gouvernements flamands ont pour but d’absorber et de flamandiser les territoires qu’ils veulent conquérir en y effaçant toute trace de langue française comme cela fut le cas en Flandre au siècle dernier. Ce processus est en train dans tous les domaines : la politique, l’économique et le culturel. + + Les Flamands, de tous bords, demandent voire même exigent l’intégration de Bruxelles à la Nation flamande, sous une forme quelconque. Selon Alain Maskens, médecin, essayiste, président de l’asbl Manifesto, le mot « Bruxelles » est effacé : « Relisez les articles et interview s récents des politiciens et journalistes de Flandre : vous y trouverez « Nord et Sud », « Flamands et Francophones », « Flandre et Wallonie », quasi jamais « Bruxelles ». Cette stratégie est simple : dialoguons de Communauté à Communauté... et oublions Bruxelles ». + + + L’installation de la Flandre + + +La Flandre investit une somme colossale pour installer la télévision régionale bruxelloise flamande TV-Brussel à la place Flagey dans l’ancien bâtiment de l’Institut national de Radiodiffusion, INR. Bert Anciaux, Spirit, ministre flamand des Affaires bruxelloises, ne cache pas son ambition : « faire du bâtiment un centre de communication et une future chaîne de radio flamande à destination des Bruxellois ». + + Le SP, parti socialiste flamand, et Agalev, parti écologiste flamand, coalisés au sein du cartel « SP.Aga » dans la majorité régionale bruxelloise, propose des aides substantielles aux médecins et paramédicaux néerlandophones, aux étudiants flamands en médecine en stage à Bruxelles, aux maîtres de stages flamands dans les hôpitaux, ainsi qu’une subvention pour l’organisation d’un service de garde néerlandophone et une prime de bilinguisme pour les médecins, les travailleurs du secteur paramédical et le personnel administratif dans un hôpital public.+ + La manne financière est là ; il suffit d’y puiser. Et elle servira non seulement au secteur de la santé mais également à l’enseignement flamand, à la problématique de l’endettement des familles, aux infrastructures sportives, aux communes qui accueilleraient un échevin ou un président de CPAS néerlandophone pour des projets en faveur de la population néerlandophone...+ + + La revendication du Vlaams Blok (actuellement Vlaams Belang) + + + Dans sa propagande écrite, le Vlaams Blok revendique « les territoires qui, à la création de l’Etat belge, étaient flamands et qui reviennent par conséquent à la Flandre ». Il affirme que « Bruxelles et sa périphérie appartiennent également à la Flandre. Bruxelles, capitale du futur Etat flamand indépendant, se voit attribuer un statut spécial. On continuera à utiliser les deux langues, uniquement dans un souci de réadaptation à la langue et à la culture flamandes des Flamands dénationalisés des 19 communes de Bruxelles afin de les intégrer totalement à la Communauté flamande ». + + Des personnalités flamandes prennent position. Johan Demol, leader du Vlaams Blok à Bruxelles, déclare en 2003 : « La Flandre indépendante devra retourner à sa patrie d’origine les Pays-Bas... ».Guido Tastenoy, député Vlaams Blok, propose d’organiser un blocus de Bruxelles, « cette petite île située en Flandre ». Philippe Muyters, administrateur-délégué de la Voka, coupole, regroupant la Fédération patronale des Entreprises flamandes et les Chambres de Commerce de Flandre, affirme : « ... Comme beaucoup de Flamands, je la considère (Bruxelles, ndlr) comme étant non seulement Capitale de l’Europe, mais aussi de la Flandre. Il suffit d’ailleurs de lire une carte pour s’apercevoir que Bruxelles est bel et bien située en Flandre... Si la Flandre est empêchée de se déployer à cause de Bruxelles, il faut que celle-ci mesure les conséquences de son blocage. Ce n’est pas du chantage, mais du réalisme économique... ». + + +Dans nos cœurs, une voix nous parle ; elle nous dit courage : Bruxelles humiliée… Bruxelles phagocytée… Mais Bruxelles renaissante… Bruxelles vivante… Bruxelles française.
15:27 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strategie flamande, matthias storm, roland gillet, sp, agalev, integrer, etat flamand, philippe muyters, voka, guido tastenoy, johan demol |
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02.07.2009
COMMUNAUTE GERMANOPHONE : GOUVERNEMENT LAMBERTZ III
BELGA MEDI SUPPORT : COMMUNIQUE DE PRESSE + + + Session constitutive du Parlement de la Communauté germanophone Gouvernement Lambertz III: libéraux, socialistes et ProDG + + La session constitutive du Parlement de la Communauté germanophone nouvellement élu a eu lieu hier soir, 30 juin 2009, à Eupen. La Chambre des belges de langue allemande a également procédé à la constitution du gouvernement communautaire. + + Comme prévu dans l’accord de coalition entre les libéraux (PFF), les socialistes (SP) et le parti indépendant (ProDG), Louis Siquet (SP) restera provisoirement Président du Parlement. Il a obtenu les 13 voix des membres de la coalition ; les 12 voix des membres de l’opposition ont été attribuées à Patricia Creutz (CSP). En janvier 2010, Louis Siquet prendra la relève de Berni Collas (PFF) en tant que sénateur communautaire ; le nouveau Président du Parlement deviendra alors Ferdel Schröder (PFF). + + +Sur proposition de la coalition, le Parlement a désigné Karl-Heinz Lambertz (SP – Ministre-Président sortant et futur), Oliver Paasch (ProDG), Isabelle Weykmans (PFF) et Harald Mollers (ProDG) comme ministres. + + +Compétences des ministres+ + + Les portefeuilles ministériels sont distribués comme suit : = =Karl-Heinz Lambertz (SP), Ministre-Président, sera chargé au niveau gouvernemental ente autres des Finances, des Relations extérieures, de l’Organisation administrative et de la Promotion économique. = = Oliver Paasch (ProDG), Vice-Ministre-Président, sera chargé de l’Enseignement, de la Formation et de l’Emploi. = = Isabelle Weykmans (PFF) sera chargée de la Culture, du Tourisme, du Développement durable, des Centres communautaires ainsi que – si cette compétence est attribuée à la Communauté germanophone – de l’Aménagement du territoire. = = Harald Mollers (ProDG) sera chargé de la Politique sociale et - si cette compétence est attribuée à la Communauté germanophone – du Logement. = = Défis + + Dans son bref discours de réception en tant que Président, Louis Siquet ne dressait pas de tableau positif de la législature à venir : « Nous savons déjà aujourd’hui que nous devons faire face à des temps difficiles. La crise financière, économique et sociale ainsi que le changement climatique sont les défis majeurs pour les années à venir. + + Un défi supplémentaire constitue selon M. Siquet l’attribution de nouvelles compétences de la Région wallonne aux germanophones pour renforcer davantage la situation de la Communauté germanophone en tant que composante à part entière de l’Etat belge. « C’est dans l’intérêt de la population, des entreprises et de toutes les institutions de la Communauté germanophone afin de construire notre avenir de manière cohérente. », a déclaré l’ancien et le nouveau Président du Parlement. + + Désaccord + + Les membres de deux partis d’opposition, CSP (parti social chrétien) et Vivant, n’ont pas participé à la réception organisée après la session constitutive. Le CSP n’est pas d’accord avec la répartition des présidences de Commission. Vivant avec seulement deux membres élus ne bénéficie pas du statut de groupe parlementaire reconnu et doit craindre une réduction des indemnités financières. Les membres du parti d’opposition Ecolo ont par contre participé à la réception, parmi eux Monika Dethier-Neumann, Présidente provisoire du Parlement de la Région wallonne et mandataire avec voix consultative au Parlement de la Communauté germanophone. + + Changements + + Le nouveau parlement communautaire a changé de visage par rapport à des législatures précédentes. Neuf des 25 députés n’ont jusqu’à présent jamais exercé de mandat politique communautaire. Le nombre de mandataires féminins est nettement plus élevé que dans le passé : Le Parlement compte 8 membres effectifs féminins ainsi que 4 membres avec voix consultative.+ +Pour plus d’informations : www.dgparlament.be + + + Personal Contacts: = =Mr. Gerd Henkes = = Phone: +32 087 590 745 = = Email: gerd.henkes@dgparlament.be
14:29 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lambertz iii, pff, sp, prodg, csp, gouvernement, defi, communaute germanophone, desaccord, changements |
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26.02.2009
UN REGARD SUR CEUX QUI NOUS GOUVERNENT ...
SP.A Le virus du changement de patronyme a atteint le SP, Socialist Partij, à la même époque que le CVP, Christelijk Vlaams Partij, en septembre 2001. Il a simplement ajouté « A », signifiant « Anders » (Autrement), à son sigle avec un point entre le « P » et le « A » pour le différencier de la boisson gazeuse. Désormais, il s’appelle SP.A. = = Les résultats des régionales du 13 juin 2004 ont été particulièrement décevantes pour le SP.A, Steve Stevaert, président du SP.A, a dû revoir ses prétentions à la baisse et se replier uniquement sur le Parlement flamand ainsi que de se donner un visage de « Flamand bon teint ». Un alignement des socialistes flamands sur le nationalisme flamand consécutivement à son rapprochement de Spirit. = = La piste avait été ouverte par Frank Vandenbroucke, SP.A, ministre régional flamand, qui, sous un air bon enfant, se profile un « bon » Flamand. A cette époque, une autre personnalité SP.A a ravivé les envies du passé de faire la « course » avec le nationalisme flamand : Renaat Landuyt, ministre fédéral de la Mobilité, ministre fédéral de la Mobilité poursuit la politique de Bert Anciaux, Spirit, dans la problématique du survol de Bruxelles par les avions. = = Le jeu du balancier constant de flatter tantôt la gauche, tantôt la droite auquel le SP.A s’adonne, n’enraie pas son déclin ; il dot céder la place de troisième parti flamand au Vlaams Blok. = = Les présidents qui se sont succédé ne sont pas parvenus à arrêter l’érosion de sa clientèle électorale. + + SPIRIT + + La problématique existentielle de Spirit se pose. Sous la présidence de Els Van Weert, Spirit adopté une attitude agressive dès que les questions d’ordre communautaires sont à l’ordre du jour. = =Né en novembre 2001 à la suite de l’éclatement de la Volksunie, Spirit faillit sombrer lorsque son père fondateur, Bert Anciaux, quitta brutalement le gouvernement flamand. Il dut sa survie à son alliance avec le SP.A en mal de reconnaissance sur le terrain politique. = = A ce moment, Bert Anciaux lui redonna un second souffle. Bruxellois de naissance, il n’a de cesse d’abord comme ministre fédéral de la Mobilité , auteur du plan de dispersion des vols au-dessus de Bruxelles, ensuite comme ministre des Sports, de la Culture, de la jeunesse et des affaires bruxelloise, d’avantager outrageusement les intérêts de la Communauté flamande et être un fervent partisan de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, BHV, du « respect intégral de la législation linguistique à Bruxelles et de l’abandon des bourgeois francophones de la périphérie à leur sort ». Un langage et une bonne bouille qui plaisent à la jeunesse flamande. = = Qu’adviendra-t-il de ce petit parti dépendant des humeurs versatiles de son père fondateur. Pour l'heure, il se fait muet !
14:22 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, mobilite, nationalisme, survol, spirit, renaat landuyt, steve stevaert, bouille, sp, bert anciaux, balancier, sp a |
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